Un petit truc de rien du tout sur les opinels. Quand on en a un tout le temps dans la poche, comme c'est mon cas, à longueur de jours, de mois et d'années, on s'aperçoit que la poche finit par se percer à cause des parties les plus anguleuses du couteau qui frottent le tissus.
On peut améliorer cette situation d'usure et donc prolonger la vie des poches simplement en adoucissant ces parties les plus anguleuses : quand le couteau est fermé, dans la poche, c'est l'endroit de la virole qui est le plus en cause ; il faut limer/meuler en les arrondissant les 2 angles à l'extrémité de la fente de la virole. Il sont trop pointus. Et de la même façon, on meule aussi les 2 angles de la bague qui est sous la virole, c'est même eux souvent les plus pointus. Bien sûr en faisant attention de pas trop bouffer le bois du manche. On peut bien bouffer du métal paske ces angles ne sont pas fonctinnel.
Ensuite, y'a un peu moins usant pour les poches, mais ça use aussi : c'est les extrémités de la cannelure de la virole, et puis tout le bord le plus externe de la virole. Il faut en émousser l'angle vif.
Et puis y'a le dos de la lame. Là, ça peut rebuter les puristes, mais j'arrondis les 2 arêtes vives tout le long du dos de la lame. Dommage paske parfois ces arrêtes vives sont bien utiles pour gratter. M'enfin, il faut choisir, et moi je préfère dans ce cas la longévité des poches ! Avantage d'arrondir le dos, c'est que quand on fait un usage prolongé du couteau, pour couper du bois ou sculpter par exemple, et bin on attrape moins vite des ampoules à l'index, celui-ci étant souvent obligé de déborder sur le dos de la lame pour qu'on ait plus de force.
Y'a encore un pointu mortel pour les poches : c'est l'extrémité du dos de la lame, l'angle droit, là où il butte sur la bague fixe quand la lame est ouverte. Il faut émousser cet angle vif, mais pas trop pour que ça puisse quand même butter convenablement sur la bague.
Enfin, dernier truc, c'est la partie "crosse" du manche. J'arrondis franchement toutes les arrêtes. Alors dommage, ça enlève le vernis d'origine ; mais comme souvent le vernis est dégueulasse, surtout sur les modèles d'il y a quelques années, c'est pas grave. Et alors du coup, pour ne pas rester avec un manche dans cet état partiellement dévernis, j'enlève tout le vernis du manche, et pour quand même protéger un peu le bois, je le cire. A la cire naturelle d'abeille de préférence.
C'est une manip dont le but est uniquement fonctionnel, pour la longévité des poches. Je ne fais pas ça pour le look, mais l'opinel s'en retrouve quand même customisé.