Bon, j'ai hésité en SAR et Feu de camp...

Ce matin comme je le fait régulièrement, perception du sac a dos et direction les chemins et au bout a trois ou quatre kilomètres la forêt domaniale et ses 1200 hectare de verdure...
Deux ou trois heures de crapahutage avec des ondées passagère et une pose casse croute au couvert protecteur d'un chêne centenaire plus tard, je prend le chemin du retour.
Arrivé a l'orée du bois, près d'une maison forestière, je vois un petit monsieur qui fait les cent pas. Au moment ou je m'apprête a le saluer il m'anticipe et me demande si je n'ai pas croisé un autre monsieur ? n'aillant vue personne depuis le matin je lui demande quelque renseignements supplémentaire.
Ce brave homme est venu avec un copain ramasser des champignons, retraité, ils habitent tous deux a une porte au Nord / Est de la capitale (60 km).
C'est la première fois qu'ils viennent dans cette forêt. Arrivé vers 10h30 ils s'engagent dans les bois, bien que partant un peu chacun de leur coté, ils restent a porté de voie.
11h00 son collègue ne répond plus a ses appels, il revient sur ses pas et commence a s'inquiéter. 11h30 il retourne a la voiture, laisse un mots sur place et par avec la voiture dix minutes pour aller voir sur les parkings de l'autre coté de la forêt et revient a son point de départ.
Je suis arrivé a 13h30, voila déjà deux heures que l'autre est paumé avec sa b!te et son couteau (à champignons

), il me fait voir le mots, un bout de papier grand comme un Post-it accroché a un bout de ferraille qui dépasse d'un crassier en bord de national, TOTALEMENT INVISIBLE !!!
Au sujet du disparu, 70 ans, apriori pas de probleme de santé (cœur, diabète...) connu, alerte et une bonne habitude de la marche en ville. Mais il n'a pas de téléphone portable (le gars qui est avec moi en a un, mais n'a pas pensé a lui communiqué le numéro au cas ou), c'est un copain de pétanque il ne connais pas son nom, pour eux c'est juste "Popeye", il ne connais pas son adresse et n'est même pas sur qu'il est un téléphone fixe.
L'idée nous effleure que perdu, il a peut être fait du stop jusqu'à une gare a quelques kilomètres et est en route pour chez lui, mais ils s'étaient bien mis d'accord qu'en cas de probleme c'était rendez-vous a la maison forestière.
J'ai encore deux heures devant moi, en bon Humain et n'aillant pas cœur a laisser se pauvre homme dans sa mouise, je lui propose qu'il reste a coté de la voiture et que j'aille faire un tour dans le bois. Nous échangeons nos numéros de GSM, j'attrape mes jumelles dans le sac et en route mauvaise troupe.
14h00 prise de contact, rien ni pour l'un, ni pour l'autre. 14h30 ça fait trois heures sans nouvelle, si il a eu un malaise ou une cheville cassé et qu'il s'est épuise a gueuler, ça craint.
j'appelle l'acolyte, lui donne le numéro de la gendarmerie du secteur que j'avais dans le répertoire de mon téléphone et lui explique qu'il est nécessaire de signaler les faits.
15h30 J'ai du faire six ou sept bornes de forêt au pas de charge, je revient au point de départ, les gendarmes viennent d'arriver, ils sont deux, un gendarme et une gendarmette. Je passe les détails de la prise de contact, Je sort ma carte et leurs montrent le parcourt que j'ai déjà effectué, devant la situation ils appellent une autre patrouille en renfort qui arrive rapidement, quatre unités de plus. Voyant que j'ai une bonne connaissance de ce lieux, ils me propose de venir avec eux pour la "battu", je passe quelques coup de fil pour me libérer du temps et c'est parti.
16h15 la clarté commence a diminuer rapidement, nous partons du dernier point ou la personne a été vue, nous somme donc huit, espacé d'une quinzaines de mètres.
16h45 retour au véhicules, un OPJ est arrivé avec un collègue supplémentaire. L'idée qu'il est pu rentrer chez lui par ses propre moyen refait surface. Le brave monsieur essai désespérément de joindre sa femme qui elle, sais ou habite "Popeye", Mais ça sonne occupé depuis plusieurs heures
La gendarmerie prend contact avec leurs collègues de la ville ou réside les deux personnes, pour qu'il passe chez l'épouse de l'un, pour qu'elle les conduisent jusqu'à chez l'autre.
Pendant ce temps l'OPJ prévient le Capitaine de gendarmerie pour qu'il ouvre au prés du parquet une enquête pour disparition, avec quand même comme réserve les vérifications qui sont en cour au domicile du disparu. dans la foulé il prend contact avec la brigade départemental pour qu'il envoi une équipe cynophile.
17h30 la nuit est bien tombé et tous le monde sort les torches et les frontales pour repartir dans le bois. Je laisse ma carte du terrain et mon numéro de téléphone au Lieutenant et prend congé de tous ce petit monde, j'ai encore quatre bornes pour rentrer, moi ! (et des enfants chez la voisine, surtout)
17h40 un coup de fil du Lieutenant, ce pauvre clampin était chez lui depuis bien longtemps !!! il a juste dit a la Police "Ben, quand on est perdu, on rentre par ses propres moyen"
J'espère que je ne vais pas avoir le droit au

, en faite j'ai fait ce post "fleuve" pour souligner deux chose.

La c*n*erie des un, partir a l'aveuglette dans une forêt que l'on connais pas, ne pas avoir de moyen de communication, de ne pas connaitre de son binôme plus que sont surnom et
quand on se dit "en cas de lézard, rendez-vous a telle endroit" on y va et on y reste. 
Le dévouement des autres, on connais bien souvent de la maréchaussée que la répression routière, j'ai pu découvrir une autre facette et de l'intérieur, du personnel avec un but, retrouver ce brave homme paumé et mettre en œuvre des moyens pour parer au pire au cas où, sans perdre de temps.
A+ Tbi...
Et une petit photo souvenir pourave prise en loussdé avec le portable
