Bonjour,
Même "torse nu", lors d'un effort violent la transpiration se transforme en sueur qui dégouline...donc pas de miracle, des couches en plus feront toujours moins bien.
L'intérêt principal de la couche "imper/respi" c'est de pouvoir évacuer
lentement l'humidité accumulé dans les couches inférieures lors d'une phase d'arrêt. C'est donc valable/indispensable quand la seule source de chaleur c'est celle que l'on dégage.
Durant l'effort, si on sent sa transpiration....c'est que l'on est trop couvert ou que l'on force trop pour sa condition physique du moment.
Il faut donc :
1. Ralentir
2. Aérer (ouverture du col, ouverture de la fermeture frontale/sous les bras, ouverture des manches, ouverture du dessous, retarder l'usage de la capuche par l'utilisation d'un chapeau, remonter les manches...)
3. Retirer des couches d'isolation.
(ou si l'humidité est d'origine externe se mettre à l'abri)Le problème c'est que dans certain cas (pluie violente, vent catabatique, encordement, passage aérien) on ne peut pas employer les moyens 2 et 3. Reste le moyen n°1 : ralentir.
Mais ce n'est pas toujours possible/souhaitable de ralentir (voir le fil sur l'hypothermie de muleskinner). C'est dans cette situation que l'ensemble "trois couches" peut aider à gérer la situation.
-Le sous vêtement hydrophobe va éviter la stagnation de l'eau à proximité de la peau. Il utilise un (ou plusieurs des effets suivants :
soit par absorption de la fibre comme la laine
soit par évacuation de l'humidité comme le polypropylène ou les Damart (fibre totalement hydrophobe)
soit part adsorption comme le polyester traité (fibre cœur hydrophobe, surface hydrophile)
soit par diffusion comme les tissus "double tricotage" (diffusion par capillarité vers la couche suivante)
soit parce que le rapport surface/matière du tissu permet de sécher vite. C'est le cas des fishnet.
-La couche isolante hydrophobe garde une partie de sa capacité d'isolation saturée d'eau.
soit parce que c'est de la laine qui reste isolante même humide.
soit parce que la fibre n'absorbe pas d'eau et que le tissu continue à immobiliser de l'air même mouillé
-La couche imper/respi même si elle n'est plus capable temporairement d'évacuer l'humidité, protège toujours du vent et/ou de l'humidité externe.
Si on est obligé de s'arrêter dans une situation exposée alors que l'on trempée sous la goretex sans pouvoir se changer ni se permettre d'ouvrir la coque externe pour évacuer rapidement l'humidité et/ou la chaleur accumulée en interne (risque de "flash off" décrit par snow crystal)...le mieux c'est de mettre la "belay parka" :
Une surcouche hydrophobe isolante que l'on viens placer sur la couche imper/respi. Il existe des produits dédiés (veste avec capuche avec isolant primaloft one ou à fibre longue genre polarguard), mais un gilet de ouate synthétique "pas cher" un peu large éventuellement traité nikwax fonctionne déjà très bien.
Par temps froid (peu d'humidité) ou en haute montagne (froid ET soleil plus chasse aux grammes superflus) l'utilisation du gilet en duvet peut être efficace...mais il n'est pas hydrophobe et perd de son efficacité par grand vent (le duvet est plus compressible que la ouate synthétique donc le vent peut l'écraser, d'où perte d'isolation). S'il stocke une grosse quantité d'humidité et que l'on ne peut pas sécher entièrement le vêtement, c'est la cata....sachant que même un isolant synthétique n'est pas insensible à l'humidité, sa marge de sécurité est seulement supérieure.
Aucune technologie ne garantie contre la c*nnerie. 