Je suis un fan de Cold Steel qui fabrique des lames absolument remarquables mais pourtant j'ai été déçu par ma dernière pièce.
Il s'agit du Finn Wolf. Il fait partie de la gamme taiwanaise pas chère de la marque. Comme je n'ai pas mon APN à portée de la main voici comment on peut le décrire : imaginez la lame d'un mora n°2 avec un manche de couteau à steack en polypropylène.
Si le manche est virtuellement incassable (selon l'argumentaire de Lynn C. Thompson), la lame n'a manifestement pas été taillée dans le même bois.
J'ai inauguré le machin lors du barbecue dominical (dimanche 8 août, c'était la Saint Dominique donc : dominical). Premier "crash test" : fendre des planchettes de palette en sapin par bâtonnage. Je tombe sur un noeud. J'insiste. Je frappe plus fort. Le noeud dit non. Je renonce et en examinant la lame je m'aperçois que le tranchant fait une vague au premier tiers de sa longueur. Bon, je me dis qu'on ne peut pas attendre de miracle d'un CS à moins de 20 €. Deux-trois coups de marteau à la sauvage sur le coin de l'enclume suivis de quelques passages de pierre et hop, ça repart pour un tour. Piquage des saucisses, ouverture des emballages, tranchage du lard : épatant, rien à redire. Grattage du fire steel = 0 pointé.
Dans l'après-midi j'empile mon bois. Grisé par la bonne odeur et tenté par la belle façade des sections de bûches qui me font face, je ne résiste pas à la tentation de tester le couteau sur le lancer. Au premier jet, c'est le manche qui frappe. Comme il est en polypropylène virtuellement incassable, il encaisse sans broncher. Deuxième lancer : j'ai le couteau mieux en main. La pointe arrive la première, le couteau rebondit (?). Surprise (bad) : La pointe est tordue. Pas de problème. Même motif = même punition. J'entreprends donc de la redresser à l'étau, avec délicatesse et subtilité. J'entends alors le "tic" caractéristique de l'acier qui vient de casser. Je viens de perdre un centimètre de lame. Cinq minutes et un meulage plus tard, le couteau a repris un aspect normal de couteau. Il est désormais affecté à la tâche qui lui convient le mieux : couteau à steack pour barbecue dominical (c'à-d une fois par an le 8 août).
La morale de l'histoire : passant si tu as la tentation d'acheter ce couteau, passe ton chemin et va t'acheter DEUX moras pour le même prix.
On m'a dit que le Finn Bear est vraiment costaud. J'en ai un en rab. Je vais tester pendant les vacances.