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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Licenciement à l'amiable...  (Lu 11263 fois)

19 octobre 2009 à 12:33:23
Lu 11263 fois

Sylvain74


Salut à tous,

Je prends mon clavier pour avoir l'avis des potes "forumeurs" compétents dans le domaine...

Le contexte :
Je suis dans la même "boutique" depuis 8 ans. En gros, dans le "conseil agricole". Activité en baisse régulière malgré mon acharnement à tenter de bouger le cul de mes coopératives dans leur propre intérêt. Du genre, quand je propose des formations, des démos, des pistes d'amélioration, à me répondre "bah bah bah, t'emmerde pas avec ça !" alors que je ne demandais que ça, de m'emmerder avec leurs problèmes, à une époque !
Bref je m'y suis épuisé, mon boulot ne m'intéresse plus depuis quelques années. J'ai donc pris l'initiative de passer un BEES dans le parapente, permettant une excellent complémentarité avec mon taf agricole (les agris sont encore moins enclins à la réflexion, réunions et visites... en été).
BEES dans la poche, content le Sylvain. D'autant plus que j'aime enseigner, c'est un plaisir immense d'apprendre à voler... Mais cette année il m'est extrêmement pénible de revenir au bureau, ma hiérarchie baisse les bras en me faisant comprendre que "de toute façon ils sont mous, je sais pas quoi faire, on a tout essayé, tiens si t'es pas content de ta situation je te rallonge ton salaire de 120 €, ça passera mieux".

Mais non ça passe pas, j'ai l'impression d'être le mec le plus inutile de la planète lorsque je suis au bureau. Inutile et pas mal payé, la belle affaire... D'un taf pas hyper intéressant je suis passé à un taf qui me ronge à petit feu, je deviens fou.  :o Pas envie de tomber sur les antidépresseurs et psychomachins, je suis pas d'une tendance dépressive. ::)

ALORS j'ai pris la décision de quitter la cause de mon mal-être, sortir de cette belle cage aux barreaux dorés, me barrer vite vite vite pour peut-être gagner moins mais respirer !!!

Comme je suis d'un naturel prudent, je veux m'entourer de garanties, et donc il paraît qu'il est possible de négocier un départ grâce à la rupture conventionnelle du contrat de travail, qui permet de bénéficier des Assedics. Ca me permettrait d'assurer mes arrières pour la période d'hiver si je ne trouve pas un petit boulot en station (je suis en Haute-Savoie), avant de rattaquer ma saison de parapente (dans une école qui tourne bien et qui apprécie mon boulot).

Qui a des infos sur ce système ? J'ai lu qu'il devait y avoir une négociation sur l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle, mais perso je m'en fout, je ne veux que partir, sans poser de problèmes à mon directeur qui a 20 autres personnes à gérer et ne touche pas terre (il gère d'autres structures qui, celles-ci, lui posent souci...). Partir la queue basse pour m'épanouir, respirer, être utile même si c'est juste à tendre des perches de téleski...

Merci d'avance pour vos réponses.

Sylvain.

PS : non non, vous inquiétez pas pour moi, je vais bien, depuis que j'ai pris ma décision de me barrer !  :-[

19 octobre 2009 à 12:51:49
Réponse #1

gurkhan


je suis passé par là, je sais ce que c'est et je ne doute pas que depuis que ta décision est prise tu es plus serein. je vais regarder ce que je trouve sur le sujet dans mes archives juridiques  ;)
"donner largement sans rien attendre en retour" GHC CONCEPT tous droits réservés             

19 octobre 2009 à 13:32:12
Réponse #2

mad


Bon courage Sylvain !
Je t'ai mis un MP  :) ...

19 octobre 2009 à 13:55:16
Réponse #3

Leif


j'ai fait un fil dessus cela m'a ete d'un grand secours, tout y est.

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,13408.0.html

19 octobre 2009 à 14:50:44
Réponse #4

Sylvain74


 :doubleup: merci les gars !
Leif, bien que ton cas ne soit pas le même que le mien (là c'est moi qui part) ton fil m'a apporté de bonnes infos.
Je suis juste un peu gêné par le côté obligatoire de l'indemnité : je n'ai rien contre mon employeur, la structure est fragile financièrement... Je ne veux pas tirer une balle dans le pied de mon éventuel pauvre successeur. Juste partir la tête haute !

Sylvain.


19 octobre 2009 à 21:02:11
Réponse #5

Rammstein


Salut,

En période faste, je t'aurais sans hésitation invité à foncer pour faire ce qui te plaît. Mais en ce moment, c'est la crise. Plusieurs camarades de promotion, ingénieurs avec plusieurs années d'expériences dans des domaines normalement "crise-proof" (mécanique, aéronautique, informatique, production...), se retrouvent sur le carreau, certains depuis fin 2008. Ils ne trouvent rien...

Bref, la crise pointant son nez, j'aurais tendance à faire la moule et à m'accrocher vaille que vaille à mon bout de rocher, même si ce n'est pas le plus joli de la plage !

Bon courage pour la suite !

Rammstein

19 octobre 2009 à 21:30:45
Réponse #6

Vulpus


Hello Sylvain,

Tout d'abord: j'admire ton courage.
Je ne connais pas grand chose des démarches en France, je ne peux que parler de la situation en Hollande. Je m'imagine que les employeurs en France en section loisirs/tourisme ne donnent pas de CDI à tous les nouveaux-venus dans leur entreprise. De plus c'est souvent des boulots saisonniers...
Sinon, il n'y a pas un bureau à Annecy où tu peux te renseigner? Et ton employeur ne peut-il pas te mettre en contact avec quelqu'un qui c'est spécialisé à guider des gens dans leur changement de carrière? Tu n'as pas fait des contacts pendant tes années de travail qui peuvent t'aider à trouver un autre emploi, basé sur les compétences et la connaissance que tu as acquis?
J'espère que tu trouveras une manière à sortir la tête haute, mais avec un bon projet d'avenir.

Courage,
Vulpus


La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

19 octobre 2009 à 22:35:58
Réponse #7

Sylvain74


Hello les potes,

Ehh oui, ça parait pas hyper prudent comme démarche, hein...  ;) Crise, chômage, etc etc...
En même temps en ce moment ce qui n'est pas prudent c'est que je reste : je pète les plombs, si je continue je vais finir mal mal. Vous ne voudriez pas entendre parler d'un carnage à la pelle cold-steel en Haute-Savoie, dans une organisation agricole, quand même ! ;)
Là je réagis à temps, avant de déprimer grave et de me bouffer sérieusement la santé.

J'ai pour moi une compétence me permettant de gagner de l'argent dans le parapente, en indépendant (non, effectivement, pas de salarié en CDI dans ce domaine, je suis travailleur indépendant avec ma déclaration URSSAF réglo ; mais je bosse dans une bonne école, et la saison prochaine je fais encore partie de la petite équipe). Des parents pas sur la paille, qui m'offrent une oreille attentive et me soutiendront si jamais ça va mal. Un célibat récent, pas de gamins, un appartement à moi, plein d'idées pour bosser avec mon BEES, des envies de voyager, des relations me permettant de trouver du boulot (même au smic...) relativement facilement, une compétence dans l'agriculture qui ne s'efface pas avec mon départ de ma boite. Je suis bosseur, les mains dans la bouse je connais, les yeux rouges de fatigue à animer des réunions à 1 h du mat' aussi, bref j'ai des atouts pour moi. Et comble de bonheur, ces atouts je ne les vois clairement et je suis capables de les mettre en avant que depuis que j'ai pris la décision de quitter mon job. Bizarre, hein...

Donc dans mon cas le courage il est juste de se donner le coup de pied au cul. Maintenant je lève la tête, je respire un grand coup et je me dis qu'à 30 ans la vie vaut la peine d'être vécue, même si je ne sais pas exactement de quoi elle sera faite dans les prochains mois. Bref je suis heureux maintenant que j'ai pris la décision, alors qu'il y a seulement quelques jours j'aurais foutu le cafard à une armée entière...

Donc mon post avait pour objectif d'en apprendre plus sur la rupture de contrat à l'amiable, notamment en ce qui concerne l'indemnité. Comme dit plus haut, je ne veux que partir, pas emmerder outre mesure mon employeur. En étant certain de ne pas galérer cet hiver, donc avec d'éventuels assedics. Je vous rassure, ce n'est pas moi qui vais les ruiner, je recommence à travailler comme indépendant dès avril-mai, et ne couterai donc plus rien à la nation à partir de là... En tant qu'indèp on n'a pas droit à la sécurité  ::)!

Merci de vos réponses,

Sylvain.

PS : Rammstein, ça fait maintenant quelques années que je fais "la moule bien accrochée à son caillou" !  C'est bien ça le problème ;D




19 octobre 2009 à 22:55:09
Réponse #8

Rammstein


Sylvain,

Des tas de gars exercent des boulots alimentaires pires que le tien (genre docteur de biologie caissier chez Mammouth). Que tu en aies marre est une chose, mais garde à l'esprit que tu as un job et qu'une multitude de chômeurs seraient comblés d'avoir un emploi, même rébarbatif. L'autre soucis, c'est que prof de parapente est une activité de loisir, hautement dépendante du tourisme de surcroît. Quand les clients de ton école commenceront à réduire la voilure et à faire des tailles sombres dans leurs dépenses (en premier lieu les cours de parapente), il sera trop tard pour toi : tu n'auras ni job alimentaire, ni revenus de ta passion.

Crois-moi, je suis originaire du département alpin voisin, je connais bien le tissus industriel local pour lui faire régulièrement appel à lui lors de projets dans l'automobile : ce qui se prépare dans les prochains mois promet d'être TRES moche. Sans doute que pour une infime minorité privilégiée de la clientèle de ton école cela ne changera rien, mais pour la grosse majorité cela se traduira au pire par du chômage, au mieux par une réduction d'activité importante.

Si te casser à tout prix est ton souhait, peut-être pourrais-tu envisager de faire cela progressivement ? Genre négocier un mi-temps pour les prochains mois afin de te garantir un revenu minimum ? Ou une année sabbatique ?

A+

Rammstein

19 octobre 2009 à 23:16:21
Réponse #9

frollo


mes deux cents...
la rupture conventionnelle je connais car j'en ai bénéficié en juin. pour des raisons que je développerai pas ce soir. disons que je comprends sylvain. même la crise ne suffit pas a surmonter ce qui nous rend mauvais ou a terme médiocre. bref...
la rupture conventionnelle n'est pas un droit mais une option, les deux parties doivent être d'accord...mais cela ne suffit pas, il faut l'accord de l'inspection du travail. pour obtenir cet accord il faut respecter le timing, les réunions préalables et les conditions de rupture. Même si tu veux minimiser l'impact sur la boite, tu ne pourras pas partir avec moins que ce que prévoit ta convention en matière de licenciement sous peine de refus d'homologation par l'InspTrav.
Dernière chose, si tu es salarié protégé, penses a d'abord demander l'accord du CE sinon tu recommences tout depuis le début(ce fut mon cas! :down:)
Compte entre 1 et 2 mois pour la procédure complète

Ensuite l'inscription "pole emploi" se déroule de facon standard.

a ta disposition pour des questions plus précises



19 octobre 2009 à 23:17:58
Réponse #10

Sylvain74


Hello,

Je serai donc une victime de son "optimisme à imaginer aller mieux en allant de l'avant". Je comprends parfaitement ton avis Rammstein. Mais je suis déterminé à quitter ce qui me mine depuis maintenant trop longtemps. Il ne s'agit pas d'un problème d'emploi rébarbatif, c'est maintenant plus profond que du simple "ennui" pour moi. :-\
Quant au milieu du vol libre, je vois les prochaines années pas si mal, en fait, si mon pif ne me joue pas de tours... L'avenir me dira si l'analyse était bonne. A savoir que le public capable de s'offrir notre prestation aura toujours les moyens et le besoin de voler.
Merci pour tes posts, ceci dit, voisin ! ;)

Sylvain.

19 octobre 2009 à 23:22:28
Réponse #11

Sylvain74


disons que je comprends sylvain. même la crise ne suffit pas a surmonter ce qui nous rend mauvais ou a terme médiocre. bref...

 ;)

la rupture conventionnelle n'est pas un droit mais une option, les deux parties doivent être d'accord...mais cela ne suffit pas, il faut l'accord de l'inspection du travail.

D'où l'intérêt de préparer correctement l'entrevue avec mon Directeur. S'il est aussi arrangeant qu'il l'a toujours été avec moi (notamment pour mes absences liées à ma formation, et la souplesse me permettant d'aller bosser un peu quand je veux avec mon chiffon volant) ça devrait aller. Mais merci d'avoir rappelé ce côté optionnel de la rupture amiable.

Sylvain.

20 octobre 2009 à 00:06:27
Réponse #12

corbak


Prévois bien ton plan de reconversion et fonce Alphonse.  ;)

On ne vit qu'une fois.

Croaaaaaaaaa

20 octobre 2009 à 10:56:51
Réponse #13

basic


 On trouve plein de choses sur le net, sur la question. Ce à quoi tu penses a été instauré dans le code du travail par une loi de juin 2008, dite "Loi de modernisation du marché du travail"

La rupture amiable du contrat de travail n'est pas une démission ni un licenciement, c'est juste la rupture d'un commun accord du contrat de travail.
Cette procédure est réservée aux titulaires d'un CDI.  Une indemnité de rupture est due qui  correspond à l'indemnité légale de licenciement. On peut évidemment revenir sur sa décision, dans un délai de quinze jour après l'accord, qui doit de toute manière être validé par la direction du travail

20 octobre 2009 à 18:49:19
Réponse #14

Jonathan


Attention si on rate une étape de la procédure c'est requalifié en démission qui elle ne permet pas de percevoir immédiatement des allocations de chômage.

Jonathan

20 octobre 2009 à 20:13:27
Réponse #15

Patrick


Nous sommes souvent prisonniers de nos obligations, de nos engagements, des traites de la casbah, de la compagne ou compagnon qui s'inquiète, de la pression sociale qui dit que ce con qui n'est plus chasseur cueilleur ou protecteur du clan, bein il a qu'à aller bosser à l'usine et ramener du blé.

Alors oui, quand on a des loupiots qui pourraient de plus avoir de toit, on rigole pas avec ça et on se force, quel que soit le job, on passe bien après.

Mais là, on a un jeune gars dynamique qui n'a pas encore d'obligations familiales, qui est sincère et honnête avec lui-même et surtout tel que je le connais qui assumera ses éventuelles erreurs, sans chouiner, alors ne lui brisons pas les ailes et le moral.

Vas y mon gars, fonce, t'as des burnes en tungstène, fais ce que tu sent, il arrivera bien assez tôt le moment ou le devoir remplacera le rêve.  :doubleup:

Et puis si ça ta copine ne voit en toi qu'un chasseur cueilleur au lieu d'un homme fier et droit qui veut vivre ses rêves, changes de copine.  ;D

21 octobre 2009 à 10:48:43
Réponse #16

Sylvain74


Vas y mon gars, fonce, t'as des burnes en tungstène, fais ce que tu sent, il arrivera bien assez tôt le moment ou le devoir remplacera le rêve.  :doubleup:

Et puis si ça ta copine ne voit en toi qu'un chasseur cueilleur au lieu d'un homme fier et droit qui veut vivre ses rêves, changes de copine.  ;D

 :love: Merci mon Pat... Je vois normalement mon Directeur demain. Je suis toujours déterminé à quitter ma job. Après l'entretien ce sera recherche d'emploi, tout en assumant mon départ (formation de mon éventuel remplaçant et/ou négos avec d'autres structures pour faire tourner la boutique. Eventuellement un tour au Québec où j'ai des attaches.

Quant à la copine c'est fait depuis juin. Libre, je vous dis !!

Les gars, sincèrement vous m'avez aidé en étant constructifs, quitte pour certain à tenter de me dissuader. Ca a fait son bonhomme de chemin, du coup !

Sylvain.

« Modifié: 13 novembre 2009 à 20:15:39 par Sylvain74 »

21 octobre 2009 à 11:29:18
Réponse #17

Peyo


Bonjour Sylvain,

Je sors de l'ombre pour évoquer ce sujet avec toi car je comprends parfaitement tes motivations et encore mieux le licenciement à l'amiable pour l'avoir utilisé il y a quelques mois.

Pour faire le point sur l'expérience que j'en ai, moi aussi mon emploi me rongeait de l'intérieur, ma boite aussi avait une petite santé financière, moi aussi j'avais un projet.
Le truc principal a savoir dans ce cas de figure c'est que à chaque étape de cette procédure, l'une des partie peut "enfler" l'autre, donc le tout se base sur une grande confiance réciproque et obligatoirement par beaucoup de discussions. Le danger comme cela a été dit c'est de te retrouver avec une démission de fait et ça c'est réellement pas glop. Bien suivre le calendrier imposé par la loi est une condition sine qua non.

Concernant, l'indemnisation elle n'est pas obligatoire et uniquement allouée sir les deux parties s'y sont accordée.

En tout cas, la loi est assez claire et facile à mettre en pratique dans ce cas de figure (c'est pour cela que ce procédé a été créé - entre autre). L'argument massue a mettre en avant face à ton employeur c'est que cela ne lui coutera rien s'il peut se prévaloir d'un motif économique réel (baisse d'activité...)

Voilà, n'hésite pas à me contacter par MP, je serai heureux d'en parler avec toi.

Amicalement.
Be Light - Be Alive

21 octobre 2009 à 11:47:25
Réponse #18

Sylvain74


Merci Peyo pour cette réponse hyper constructive.
Connaissant mon employeur je ne pense pas qu'il y ai d'enflure. Mais je resterai vigilant.

Je vais appeler la DDTE cet après-midi pour avoir plus d'infos sur le caractère facultatif de la prime. De toute manière je tente le coup de la rupture conventionnelle (une prime pourrait m'aider à réaliser certains projets), et si ça tique et qu'il est possible de s'affranchir de la prime je fais sauter.

Je vous tiens au jus, si ça peut en aider d'autres...

Sylvain.


21 octobre 2009 à 14:41:57
Réponse #19

Sylvain74


Donc, réponse de la DDTE (ouah ils sont difficiles à joindre, doivent avoir du taf en ce moment...) :

Pas de possibilité légale de déroger à l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle. Toute convention ne mentionnant pas d'indemnité supérieure ou égale à [(nombre d'années d'ancienneté) X 1/5 X salaire brut mensuel de référence] sera refusé.

Sinon c'est démission ou licenciement (même problème : dans ce cas il y a une indemnité). Et j'aimerai autant éviter de faire chier mon boss pour qu'il me licencie...

Ou je peux aussi faire un don à l'association...  ::)

Sylvain.

21 octobre 2009 à 19:22:06
Réponse #20

frollo


Encore une petite intervention et je m'en vais....
Tu aurais tort de considérer ton indemnité comme une prime "a priori".
Ainsi, les sommes que tu percevras seront portées sur les documents nécessaires à ton inscription au pôle emploi. Or, que ce soit l'indemnité conventionnelle minimale, ou une indemnité supplémentaire, elles vont rentrer dans le calcul de tes droits. Ces "sous" ne constituent donc une prime que dans la mesure ou tu retrouves une activité rémunérée immédiate.
Sans étaler ma vie, je te précise que dans mon cas, la rupture a eu lieu le 1° Juin, et mes droits à indemnisation chômage commence le 2 Octobre.
DONC ANALYSE BIEN LA SITUATION AVANT DE FAIRE TON CHEQUE A UNE ASSOCIATION ET SURTOUT RENCARDE TOI AU PLUS VITE AU POLE EMPLOI DES QUE LA RUPTURE EST "CONSOMMEE"!!!!

Bonne soirée

21 octobre 2009 à 23:24:49
Réponse #21

Sylvain74


Merci Frollo !
Ne t'en fais pas je ne vais pas non plus m'asseoir sur mes droits.

J'ai eu brièvement mon Directeur au tel tout à l'heure. Nous nous rencontrons vendredi "en coup de vent", ce sera suivi d'un entretien plus formel lundi. Il comprends parfaitement mon souhait de quitter le job.

Mais peut-être va-t-il falloir batailler pour la rupture conventionnelle. Il se pourrait que ça se termine en démission. J'ai pas mal de pistes de boulot avec mon "réseau" d'amis et connaissances dans les milieux qui m'intéressent. Je vais trouver un job pour l'hiver. Ma barbe à couper...

La suite au prochain "épuisode"  ::) et après j'arrête d'exposer ma petite vie de nanti mécontent de sa situation.

Sylvain.


31 octobre 2009 à 11:12:04
Réponse #22

Sylvain74


Salut tous,

Quelques nouvelles de mon feuilleton à rebondissements...

1ere étape : Directeur hyper arrangeant. Il me comprend, ça fait 8 ans que je bataille, en faisant un rapide calcul de mon indemnité de départ il considère ça comme normal. YESSS !

2nde étape : Comptable hyper sympa mais qui fait très bien son taf. Elle me calcul mon indemnité. Plus de 18 000 € !!!!! Grosse surprise, j'avais calculé 20% de cette somme. C'est sans compter la convention collective qui s'applique à mon poste et qui me donne droit (obligation...) à "Salaire brut x ancienneté". Bref, à 18 000 €, je ne peux plus demander de rupture conventionnelle. On me les donnerai que j'en voudrais pas... Pas en départ volontaire, j'ai ma fierté...

3eme étape : Je me bouge le cul pour trouver un boulot saisonnier, ça a l'air plus difficile que prévu sur certains postes (remontées mécaniques) où les recrutements ont lieu tôt. Mais je vois pas mal d'annonces en vente de matériel, locations de skis, et restauration. Motivation supplémentaire : j'aurais pas droit aux assedics en "parachute de secours"... Je flippe à mort...

4eme étape : Directeur de nouveau très sympa : "Sylvain, je peux te proposer de rester ici tant que tu veux, pour te sécuriser avant que tu trouve un boulot"  :love: mais  :down: aussi : si je me bouge pas le cul je risque de passer mon hiver au bureau comme redouté. Allez hop, re-motivation supplémentaire !!!

Comme quoi tout ne se passe pas toujours comme on espère, mais qu'à force de discussions, d'explications les yeux dans les yeux, nos interlocuteurs peuvent comprendre et même proposer de l'aide.

En ce qui concerne le boulot, je me suis heurté à l'espace emploi de mon canton, incompétence total de la grosse de l'accueil qui faisant barrage. ANPE et son site Internet ? Bof bof... Par contre, encore une fois ça se vérifie, jouer le réseau est vraiment efficace. En quelques coups de fil bien placés, j'ai touché des personnes-ressources vraiment importantes pour la suite !

Allez j'y retourne !!

Merci à tous pour vos conseils,

Sylvain.


31 octobre 2009 à 13:35:36
Réponse #23

Draven


Comme d'hab' de toute manière, le pole emploi est la juste pour continuer de percevoir ses aides, ils ne sont d'aucunes utilités réelles.

La majorité des CDI qui se signent ne sont pas passé par l'anpe, le bouche a oreille fait le boulot a leur place...

Bon courage pour tes démarches, et la prime ne crache pas dessus, surtout par les temps qui courrent ! Même si tu n'en a pas un besoin urgent, place... On ne sait pas de quoi demain sera fait !
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

12 novembre 2009 à 22:11:37
Réponse #24

Vulpus


Salut Sylvain!

Tu m'étonnes, quelle force qu'il y a dans ton persévérance. Je suis 100% d'accord avec toi, on ne peut pas rester planqué sur son boulot quand ça fait chier.

Surtout, tu as plein de tuyaux, tu t'es constitué ton propre ANPE les dernières années. La facileté avec laquelle tu établies des contact avec des gens (mêmes inconnus) m'a surpris quand je t'ai rencontré. T'es tellement sympa aux gens que moi je n'hésiterais pas à te proposer un boulot si j'en avais à offrir.


Bon chemin à toi!

Ed
« Modifié: 17 novembre 2009 à 13:02:37 par Vulpus »
La plus grande sagesse est de paraitre fou - Dionysius Caton

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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