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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Question sur l'humanitaire.  (Lu 6291 fois)

16 octobre 2009 à 22:03:39
Lu 6291 fois

Urdjaby


Bonsoir,

J'ai pour projet de faire de l'humanitaire dans les prochaines années, cette idée m'est venu Après avoir lu les « chemins du katmandou « , (grâce a Paul, pour ceux qui ont lu le livre et connaissent l'histoire), mon père me soutient dans mon entreprise, ayant eu l'idée lui même étant jeune.
Dans le livre Paul part pendant 2 ans en Afrique (je sais plus où exactement ma lecture date un peu, ça fait un moment que ça me trotte dans la tête) on lui paye le voyage aller et retour, il est nourrit et logé (enfin ce sont de biens grands mots), mais c'est du bénévolat, il n'est pas rémunéré pour ce qu'il fait. Une phrase du livre m'a marqué, je la sort de tête, elle n'est pas exacte mais le principe est là:
"Peut être que je sauverais pas le monde, mais au moins si j'arrive a creuser un puits pour donner 3 gouttes d'eau qui feront pousser 3 radis pour faire manger un homme pendant 3 seconde, au moins, je sais que j'aurais pas perdu mon temps" Et là je me suis dis "lui, c'est un bon".
Donc voila, j'aimerai moi aussi partir, pendant 2 ans, loin de la France, pour faire de l'humanitaire.
Alors je vois déjà les gens qui vont me dire "mais ya des gens à aider en France, pourquoi aller en Afrique?"
Je réponds d'avance, il faut que je quitte ce pays! J'en peux plus des français, d'entendre tout les jours au lycée des jeunes qui ont tout et qui vont faire la Guelle toute la journée, et te parler comme une m*rde parce que leur père a pas voulu leur payer leurs nouvelles nike a 150 euros. Y'en a dans le monde qui ont plus de jambes!!!
Je veux aller dans un pays du tiers monde, car j'ai fait un stage de kung fu au viet nam, là bas, ils ont pas grand chose, c'est vraiment misérable, et pourtant, ils sont tous super souriant et aimable, t’a un problème ? Ils viennent tout de suite t’aider alors que t’es un touriste, et ils te quittent avec un grand sourire sans rien demander en échange, et je suis resté un mois là bas, et tout le long du mois c’était la même chose, et je suis allé de Hanoïe a Saïgon en passant par hué, donc j’ai vu du pays. Partout c’était la même chose, des gens qui n’ont rien, mais qui sont souriant, et qui vivent du mieux qu’ils peuvent, avec ce qu’ils ont. C’est eux que j’ai envie d’aider, du mieux que je pourrais, j’ai envie de fréquenter des gens qui ont des vrais problèmes et qui savent ce que c’est que de souffrir.

Bon voila j’arrête de raconter ma vie, et je suis preneur de tout renseignement, ou expérience vécues, merci d’avance, et bonne soirée ;).
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

16 octobre 2009 à 22:20:38
Réponse #1

Bart


Bonsoir,
Je n'ai rien a t'apporter car moi c'est en France que j'ai donné "1 coup de main", mais juste féliciter et t'encourager, j'ai un cousin qui était partis avec des amis 2-3ans au Burkina Faso et il ont addorré sauf 1 qui a choppé le palu.
Bravo c'est courageux et honorable.
 ;)

18 octobre 2009 à 16:45:58
Réponse #2

flocondavoine


Tout ce qui suit est à prendre avec des pincettes, c'est juste le fruit de recherches internet. N'hésitez pas à me corriger.

D'après ce que j'ai compris, l'époque des gars pleins de bonnes volonté qui partent avec un sac de riz et une pioche est derrière nous.
Aujourd'hui les associations (du moins les grandes, très structurées) recrutent majoritairement des gens diplômés, et surtout qui ont qq années d'expériences. Non que des gens sans compétences spécifiques ne soient pas appréciées, mais avec des ressources limitées, pour pouvoir agir un maximum pas de secret : rationalisation...

Après il faut voir ce que tu peux apporter (en plus de la motivation), et ce que l'association avec qui tu vas partir t'apporte.
Que voudrais/sais tu faire ?
Soins ? Enseignement ? Logistique ? Construction ? Agronomie ? Hydrologie ? etc

Perso j'ai fait un bac+2 logistique et transport en partie dans l'optique de pouvoir "faire de l'humanitaire". Mais pour le moment pas vraiment bilingue anglais, très peu d'expérience, pas spécialement confiant : je préfère attendre un peu avant d'y penser sérieusement.

Je mettrais un petit bémol sur l'accueil dans les pays du "tiers monde" : en tant que ressortissant étranger tu as une valeur, ainsi que tes objets (toi-même, affaires, véhicule etc). Si de grandes associations mettent en place des hommes chargés de veiller à la sécurité, dressent des plans etc c'est pas pour rien.
Après tout dépend ou tu vas, avec qui, du contexte, des dispositifs en place.
Une pensée pour tout les humanitaires disparus et tués.

Consulter le site d'associations permets de se faire une idée de ce que ces dernières attendent/recherchent comme bénévoles.
Certaines associations animent des réunions d'informations.

Pour les modalités (volontaire, expatrié) ne connaissant pas du tout la répartition je préfère ne pas dire de conneries.

Si certains d'entre vous ont une expérience je serais (et je pense pas être le seul), très impatient de vous lire.
Pourquoi ? Avec qui ? Ou ? Dans quelles conditions ? Objectifs ? Sur place ? Le retour ?


19 octobre 2009 à 03:55:50
Réponse #4

wolf


Anglais lu parlé et ecrit courament indispensable. Si tu as une deuxieme langue style espagnol, portuguais,........ c'est le top.

MSF fait des reunions d'info mensuel. Même si c'est pas avec eux que tu veux partir ca te donnera une idée plus précise de qu'une ONG attend de ses volontaires.

Un dernier conseil: sélectionne bien l'ONG avec qui tu pars.  Dans ce domaine la aussi y a du bon, du moins bon et du carrément pourri.
« Modifié: 19 octobre 2009 à 05:07:45 par wolf »
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

19 octobre 2009 à 07:23:38
Réponse #5

sharky


Salut,

J'ai une copine de promo d'Assistant Social qui a enchainé avec cette formation avant de partir:

http://www.iut.u-bordeaux3.fr/site/jsp/site/Portal.jsp?page_id=46

Stéphane
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

20 octobre 2009 à 17:15:13
Réponse #6

Urdjaby


Merci a tous pour vos réponses :p ça me fait pas mal de nouvelles infos, et comme vous me le conseillez, j'ai plus qu'a écumez les divers réunions a ce propos.

Bonne journée :)
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

22 octobre 2009 à 17:10:18
Réponse #7

Espadon


Urdjaby,
Les raisons qui te poussent à vouloir faire de l'humanitaire te sont personnelles. Mais voila ce que je pourrais te dire.
Je suis en ce moment au Tchad pour une ONG française et crois mois l'humanitaire n'a pas grand chose à voir avec ce que tu décris.
Premier conseil : c'est un milieu de professionnel, alors forme-toi (Logistique, administration, responsable de programme, Watsan..). Bon niveau d'anglais exigé, expérience des voyages, ou de bénévolat en France, capacité a résister au stress, a vivre dans un environnement hostile ( guerre...conflit, attaque..). Pour exemple ma copine qui est avec moi (aussi humanitaire) c'est fait attaquer et kidnappé hier. Heureusement le chauffeur a fait 4 tonneaux, ce qui a stoppé le vol des véhicules, et au final que des blessé légers .. une chance inouïe...L'humanitaire c est tout sauf un monde de "bisounours" qui veulent changer le monde.
La plupart des pays ou interviennent les humanitaires sont des pays en conflit : le plus gros des troupes se trouvent, au Tchad, Soudan, RDC, Afga...des pays pas touristiques et peu sympa au premier abord. Ni au deuxiéme.
Faut surtout pas faire ce boulot pour vouloir changer le monde... c'est une utopie ! Et puis c'est typiquement le boulot qui dur qu'un temps...

Si tu veux voyager, rencontrer les populations dans des pays sympa, la OK , mais c est pas dans l'humanitaire que tu trouvera ta réponse. Certaine association propose des echanges de jeuens, ou des projets de developpement a plus ou moins log terme. MAis rien a voir avec l'humanitaire...
Forme toi, voyage a titre perso, acquiert des expériences ( y a plein de truc a prendre sur ce site, super utile.. si si ..) et après tu verras...C'est un boulot qui est une suite logique d 'expérience, pas forcement un truc qu'on décide le matin en se levant. Procède par étape, .. prends l'escalier plutôt que l'ascenseur...!!!
Comme je vois que tu es au lycée, rêve encore, c'est maintenant ou jamais! Moi je suis déjà devenue, à 33 ans, un vieux c*n cynique.. et trop réaliste... L expérience sans doute...!

« Modifié: 22 octobre 2009 à 17:25:54 par Espadon »
"Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient." (Confucius)

22 octobre 2009 à 17:34:25
Réponse #8

Espadon


Pour compléter, en effet les ONG recrutent à haut niveau d'étude ou d'expérience. En gros le minimum aujourd'hui c'est (hélas) un bac +5 pour passer la porte du recrutement, ou une forte comptétence technique dans un domaine recherché.
Une ecole qui forment beaucoup d'huma est Bioforce à Venissieux (Lyon)... Formation Logistique Humanitaire, Admin ou coordo de projet... A vérifier sur leur site.
A un autre niveau (Master I), en formation pro, il y l'IFAID à Bordeaux qui forme des cadres en gestion de projet orienté développement, mais après tu fais ce que tu veux. C'est, perso ce que j'ai fais. Y a à boire et a manger. Sinon il y a beaucoup de DESS humanitaire très théorique , ne servant a rien a part t'ouvrir des portes... Mais ça c'est le point de vue d'un gars qui n'en n'a jamais suivis.
"Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient." (Confucius)

22 octobre 2009 à 17:53:06
Réponse #9

Espadon


Envoyé par une copine ce matin.... Spécial dédicace a tout ceux du milieu qui se reconnaitront..

Tu es un humanitaire quand...
Contrairement à tes potes qui ont des vies normales, tu n’as ni femme, ni  enfants, ni maison, et quand tu reviens en France, tu dors chez tes parents.
Tu aimes bien te mettre des mines avec tes petits collègues des autres ONG.

Tu as un Bac +5, tu gères une équipe de 10 personnes et un budget de plusieurs millions d’euros, dans un contexte de guerre civile, mais tu  gagnes à peine plus que le SMIC.

Tu gagnes à peine plus que le SMIC, mais tu as une cuisinière, une femme  de ménage et un chauffeur 24h/24.
Tu critiques tout le temps les UN, mais secrètement tu aimerais bien y  bosser pour tripler ton salaire.

Quand tu rentres en France, tes potes et ta famille te posent toujours la même question : « Alors c’était comment ? », attendant que tu leur résumes un an de mission en 3 minutes (car après 3 minutes, ils décrochent).

Tu comprends les mystérieuses phrases suivantes :
 - « Le watsan envoie toujours son SITREP au CdM avant de partir en R&R »
 - « La nut’ et le food sec pensent utiliser du Plumpy Nut pour combattre le kwash des under-5 dans les CNT de MDM »
- « Le log de Sol bosse sur les kits NFI et les shelters pour la propal DAH en RDC».

 Le week-end, soit tu bosses, soit tu récupères de la soirée alcoolisée de la veille.

Tu te rases 2 fois par semaine maximum, et tu as oublié comment faire un nœud de cravate.

Lorsque tu rentres en France, tu adores faire la tournée des potes, mais quand tu vois leur vie quotidienne, tu as vite envie de repartir en mission.

Tu rigoles bien quand les jeunes du street marketing t’abordent dans la rue en te demandant « Vous avez déjà entendu parler d’Action contre la Faim » ?

Lorsque tu cherches du boulot, tu t’inscris sur Coordination Sud et tu expliques à la conseillère de l’ANPE qu’elle ferait mieux de ne pas
s’occuper de toi (de toute façon tu n’entres dans aucune de ses catégories).

Tu aimerais bien travailler en Amérique Latine ou en Asie, mais tu te retrouves toujours au Tchad, en RDC ou au Soudan.

Tu te balades toujours avec une radio VHF ou 3 différentes SIM cards.

Voir des hommes armés jusqu'aux dents à tous les coins de rue te paraît normal.

La malaria devient presque une mauvaise grippe que tout le monde se refile.

Tu n'aimes pas les UN mais une fois la bière à la main, les Mzungus sont tous des amis, surtout quand la présence féminine est limitée.

Le Nutella devient un produit de luxe que tu es prêt à acquérir à n'importe quel prix.

Faire 30 heures de bus sur des chemins pourris, avec l'intégrale de Jackie Chan en film, te semble aussi normal que faire Paris-Nice en avion.

Tu quittes ta maison de 200m² dans la pampa / ta tente de 10m² dans le désert / ton appartement duplex dans le quartier expat, pour te retrouver dans un studio en bordure de périph / chez des potes / chez tes parents (rayer les mentions inutiles).

Tu as un disque dur chargé à bloc de films, séries, musiques, et que Monsieur Hadopi viennes te chercher dans le bush !!!

Tu dis à tes connaissances que tu travailles dans l'humanitaire et ils te répondent "mais sinon tu fais quoi comme métier ?"

Tu prends l'avion comme d'autres prennent le métro.

Tu regardes les infos a la télé et tu te dis que tu ne risques pas encore le chômage.
Tu sais que Relief Web n'est pas un site pour géographes avertis.
Tu maitrises le language VHF style Tango Zulu à 8 point 00 avec india One et Mali Two. Over

Après avoir flingué 3 blackberry tu rachètes un nokia à 20 dol qui fera 2 ans... avec la petite lumière sur le dessus et l'écran en noir et blanc.

Des villages entiers en Afrique t'interpellent pas ton prénom mais tu ne connais pas ton voisin de pallier en France...
Tu as un laptop IBM Lenovo, moche mais indestructible.
"Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient." (Confucius)

23 octobre 2009 à 00:00:02
Réponse #10

wolf


« Modifié: 23 octobre 2009 à 02:31:13 par wolf »
"Be the type of person that when your feet touch the floor in the morning, the devil says: "aww shit, they're up"   Dwayne johnson

23 octobre 2009 à 10:30:58
Réponse #11

flocondavoine


Certaine association propose des échanges de jeunes, ou des projets de développement a plus ou moins long terme. Mais rien a voir avec l'humanitaire...
Les organismes/missions d'aides au développement ne sont pas considérées comme humanitaire ?
Question naïve peut-être (ou une histoire de vocabulaire...). Je divisais dans ma petite tête qui n'y connait rien le secteur de l'aide en "humanitaire urgence" et "humanitaire développement". La frontière étant plus ou moins visible.

Je me demandais si les humanitaires "urgence" commencent toujours par là, ou si certains/beaucoup ont commencés par des missions développement. Saurais-tu ?
Histoire de se familiariser avec le "secteur" dans des conditions moins rudes.
A moins que les métiers soient vraiment trop différents...

Bon courage à vous deux.

23 octobre 2009 à 12:01:32
Réponse #12

Espadon


Je ne vais pas faire un cours sur le sens du mot  "humanitaire", qui effectivement peut être utilisé dans plusieurs situation bien différente.
Par contre en effet on différencie l'intervention d'urgence, post -urgence et développement. Le premier étant une réponse à des conflits, des catastrophes naturelles, qui permet de prendre en charge les besoins vitaux des populations ( de la survie a grande échelle), secours, santé, logement, nourriture, ... La post urgence (après l'urgence) consiste a redonner aux populations les capités à pouvoir reprendre une vie normale ( infrastrucuture, travail..;). Le développement propose quand a lui d'améliorer les conditions des populations dans des pays plus ou moins stables, mais ou une intervention a long terme est possible ( éducation, système de santé, économie, agriculture..). Dans les 3 cas , bien sur la participation des populations n'est pas la même. Si dans l'urgence les populations bien souvent coupées de toutes capités a réagir sont "assistées", elles sont partie prenante de leur développement, dans les projet de développement.

Je pense , après, que professionnellement, il n'y a pas autant de cloison que ça entre les modes d'intervention. Perso je suis passé du développement à l'urgence.. Y a aussi des contextes ou l'intervention n'est pas toujours tres claire et ou tu retrouves des ONG qui travaillent a long termes et d'autres sur des thematiques d'urgence  parce que la situation du pyas c'est degradé d'un coups. C'est le cas ar exemple d'Haiti ou j'ai vécu 4 ans.Certaines ONG medicales presentes depuis 10 ans, travaillaient à structurer le systeme de santé, et quand le pays c'est effondré dans la violence en 2004, les urgentistes sont venus faire de la chirurgie de guerre.

Les compétences sont bien sur réutilisables dans l'un ou l'autre des contextes. Y a aussi des fondus de l'urgence qui ne peuvent intervenir que dans des pays ou sa tir partout, histoire de vibrer un peu...Aprés forcement bosser au Burkina, c'est pas la même chose que de bosser au Tchad ou au Darfour.

Merci pour les encouragements...J'ai pris conscience que la vie ne tient qu'a un fil depuis quelques jours...On a eux beaucoup de chance.
"Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient." (Confucius)

23 octobre 2009 à 16:49:20
Réponse #13

akiou


salut,
je vais être bref car l'espadon à déjà presque tout dit et en plus les connexions sont loin d'être stables en RDC.
 Formes-toi, formes-toi et...............................formes-toi.
après tu pourras être éventuellement utile sur le terrain. si tu veux être plus ou moins au centre des choses la logistique est faite pour toi.
tu peux aussi devenir médecin, infirmier,de nombreux métiers de la santé sont utiles.
Un cursus militaire est aussi utile pour les métiers de la sécu ONG
si c'est pour tenir une pelle, ils peuvent le faire à ta place.
désolé pour le ton

23 octobre 2009 à 17:36:30
Réponse #14

Urdjaby


Bonsoir,

Tout d'abord je tien a remercier Espadon, c'est vrai que je suis encore trop dans mon monde de bisounours, j'ai beau ne pas avoir une vie des plus facile, il m'est impossible de me rendre compte de ce que peuvent vire les gens là bas, et de leur situation réelle.
Enfin ça me déprime un peu, parceque avec la filière dans laquelle je suis actuellement, c'est a dire STG, j'ai l'impression que pour l'humanitaire c'est cuit, peut être que quand j'aurais de l'expérience en tant que pompier ce serait envisageable? (Je compte faire une licence, je sais pas encore de quoi, afin de passer directement officier, au moins, si je fais pas d'humanitaire, je ferai quelque chose qui s'en rapproche un peu ^^).
Je pensais pas qu'il fallait forcément être une "tête" pour pouvoir faire de l'humanitaire, au pire si je peux pas partir, je ferais des petits trucs de moins grande envergure, mais si j'ai encore une chance de partir je préfère tout tenter pour y arriver!
Je sais que ça sera dur, et qu'il faudra du mental, mais je pense pouvoir y arriver, enfin d'ici là j'ai encore du temps pour y réfléchir.

Merci encore pour toute vos réponses, et bon courage a toi espadon ;)
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

23 octobre 2009 à 18:24:54
Réponse #15

Espadon


Akiou : Connexion de m*rde aussi au Tchad, mais connexion quand même...pour quelques jours en "capitale" compte tenu des problèmes sécu en brousse...Un petit passage sur le forum s'imposait. Courage en RDC...

Urdjaby : L'humanitaire a en effet tendance a recruter haut..pour plusieurs raisons. Depuis des dizaines d'années les locaux des pays ou les humanitaires interviennent ont eux aussi été formés ( sur le tasparfois ) ou on eu accès à des formation pour bosser dans les ONG. Il y a donc des gens compétents ( pas toujours mais en général oui, et selon les pays). Par exemple au Tchad chaque expatrié doit fournir son CV pour que le gouvernement regarde si tu ne prends pas le boulot d'un Tchadien. C'est administrativement chiant, mais plutôt bon pour le pays, et justifié. Pourquoi faire venir un gars d'Europe , si tu as la compétence localement. Donc les expats sont souvent des cadres à fortes responsabilités et à au niveau d'études ( Bac + 4, + 5).Il y a des exception ou c'est la compétence qui prime : Logistique, gestion de la secu, responsable de construction etc.. selon le type de programme.

Je vois que tu te dirige plutôt vers le métier de pompier, boulot passionnant.. en effet. Il y a une ONG de pompier qui doit s'appeler Pompier sans Frontières je crois, qui a des programmes d'appui à la structuration des pompiers dans certains pays, Madagascar en fait partis, je crois. A toi de vérifier. Tu pourras toujours bosser avec les équipes de recherches lors de tremblement de terres... Donc en étant pompier , la porte n'est pas fermé et après tes études et quelques années d'expérience pourquoi ne pas reprendre une formation comme Bioforce pour faire Logisticien... ça devrait le faire sans problème. A toi de multiplier les expériences qui sont "vendables" lors d'entretien, et de faire en sorte que tu as un parcourt pro et perso cohérent...Les reconversions sont possibles dans ce boulot... il y a pas trop de profil type même si la tendance est à l'harmonisation, on aura toujours besoins" d'intello" et de gars plus terrain...Y ' a l'humanitaire talon aiguille et celui en pataugas... !!! Faut les deux..Perso j'essaye de faire les deux...(enfin les talosn aiguilles en 47 dur a trouver..).
DOnc te décourage pas? avance dans tes projets EN FRANCE.., voyage, implique toi dans des associations, passe ton permis, l'AFPS, bosse ton anglais , et des ports s'ouvriront sans doutes. Bien à toi ... L'espadon...
"Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient." (Confucius)

11 janvier 2010 à 19:55:26
Réponse #16

Lily


Envoyé par une copine ce matin.... Spécial dédicace a tout ceux du milieu qui se reconnaitront..

Tu es un humanitaire quand...
Contrairement à tes potes qui ont des vies normales, tu n’as ni femme, ni  enfants, ni maison, et quand tu reviens en France, tu dors chez tes parents.
Tu aimes bien te mettre des mines avec tes petits collègues des autres ONG.

Tu as un Bac +5, tu gères une équipe de 10 personnes et un budget de plusieurs millions d’euros, dans un contexte de guerre civile, mais tu  gagnes à peine plus que le SMIC.

Tu gagnes à peine plus que le SMIC, mais tu as une cuisinière, une femme  de ménage et un chauffeur 24h/24.
Tu critiques tout le temps les UN, mais secrètement tu aimerais bien y  bosser pour tripler ton salaire.

Quand tu rentres en France, tes potes et ta famille te posent toujours la même question : « Alors c’était comment ? », attendant que tu leur résumes un an de mission en 3 minutes (car après 3 minutes, ils décrochent).

Tu comprends les mystérieuses phrases suivantes :
 - « Le watsan envoie toujours son SITREP au CdM avant de partir en R&R »
 - « La nut’ et le food sec pensent utiliser du Plumpy Nut pour combattre le kwash des under-5 dans les CNT de MDM »
- « Le log de Sol bosse sur les kits NFI et les shelters pour la propal DAH en RDC».

 Le week-end, soit tu bosses, soit tu récupères de la soirée alcoolisée de la veille.

Tu te rases 2 fois par semaine maximum, et tu as oublié comment faire un nœud de cravate.

Lorsque tu rentres en France, tu adores faire la tournée des potes, mais quand tu vois leur vie quotidienne, tu as vite envie de repartir en mission.

Tu rigoles bien quand les jeunes du street marketing t’abordent dans la rue en te demandant « Vous avez déjà entendu parler d’Action contre la Faim » ?

Lorsque tu cherches du boulot, tu t’inscris sur Coordination Sud et tu expliques à la conseillère de l’ANPE qu’elle ferait mieux de ne pas
s’occuper de toi (de toute façon tu n’entres dans aucune de ses catégories).

Tu aimerais bien travailler en Amérique Latine ou en Asie, mais tu te retrouves toujours au Tchad, en RDC ou au Soudan.

Tu te balades toujours avec une radio VHF ou 3 différentes SIM cards.

Voir des hommes armés jusqu'aux dents à tous les coins de rue te paraît normal.

La malaria devient presque une mauvaise grippe que tout le monde se refile.

Tu n'aimes pas les UN mais une fois la bière à la main, les Mzungus sont tous des amis, surtout quand la présence féminine est limitée.

Le Nutella devient un produit de luxe que tu es prêt à acquérir à n'importe quel prix.

Faire 30 heures de bus sur des chemins pourris, avec l'intégrale de Jackie Chan en film, te semble aussi normal que faire Paris-Nice en avion.

Tu quittes ta maison de 200m² dans la pampa / ta tente de 10m² dans le désert / ton appartement duplex dans le quartier expat, pour te retrouver dans un studio en bordure de périph / chez des potes / chez tes parents (rayer les mentions inutiles).

Tu as un disque dur chargé à bloc de films, séries, musiques, et que Monsieur Hadopi viennes te chercher dans le bush !!!

Tu dis à tes connaissances que tu travailles dans l'humanitaire et ils te répondent "mais sinon tu fais quoi comme métier ?"

Tu prends l'avion comme d'autres prennent le métro.

Tu regardes les infos a la télé et tu te dis que tu ne risques pas encore le chômage.
Tu sais que Relief Web n'est pas un site pour géographes avertis.
Tu maitrises le language VHF style Tango Zulu à 8 point 00 avec india One et Mali Two. Over

Après avoir flingué 3 blackberry tu rachètes un nokia à 20 dol qui fera 2 ans... avec la petite lumière sur le dessus et l'écran en noir et blanc.

Des villages entiers en Afrique t'interpellent pas ton prénom mais tu ne connais pas ton voisin de pallier en France...
Tu as un laptop IBM Lenovo, moche mais indestructible.


 :doubleup: Rah, je l'avais pas vu ce fil, mais on a bien rigolé, Chéri et moi, qui avons à nous deux un budget mensuel de Nutella supérieur à notre loyer... ^-^
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

22 avril 2010 à 18:04:44
Réponse #17

phare2000


 :closedeyes: Trop réel "l'humanitaire..... on aurait pu ajouté roule en 4x4 et son chauffeur roule à fond la caisse.

Mais qu'elle est l'espérance de vie de l'humanitaire ? la crise... le manque de pétrole seront nous encore là-bas dans 15 ans. Peut-être qu'on ne reviendra plus voir papa et maman par manque d'avion.


« Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde ».Gandhi

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

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