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Auteur Sujet: Tenues de nos gamines  (Lu 64078 fois)

29 janvier 2010 à 17:06:11
Réponse #150

Anke


Et surtout, surtout, se reconnaitre capable d'avoir fait des erreurs. Bien sûr qu'on ne répond pas à toutes les attentes de nos enfants, ou qu'on y répond quelquefois mal, ou pas comme ils le voudraient ou l'auraient voulu. C'est vrai et ils ont surement raison.
Et il nous appartient AUSSI de leur montrer qu'un père ce n'est pas un dieu, et que même s'ils y ont cru et que nous fiers de passer pour nous avons pu être complaisants. Oui, il nous appartient de leur faire passer ça, qu'un père ce n'est jamais qu'un homme, avec ses faiblesses, ses failles, ses erreurs, au même titre qu'eux mêmes sont aussi des hommes. Je crois qu'au final, c'est là qu'est la "ruse", arriver à leur montrer que nous avons été un peu des guides, des gardiens pour eux, mais qu'une fois adultes ils sont des hommes comme nous, au même titre, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs, qu'ils sont nos égaux... Oui, je crois bien que c'est ça au final ma mission de père, que mes fils et filles soient mes égaux..

30 janvier 2010 à 14:34:05
Réponse #151

Kyle


:o C'est fréquent ça ?
C'est comme pour la dictature: Une, c'est déjà trop.
Alors, c'est sûr que tout le monde ne va pas faire, heureusement. Mais c'est, comme dit plus haut, des pratiques qui sont montrées à la tv en première partie de soirée. (De mémoire, Enqu**te D'action sur les drogues, interview d'une femme se prostituant pour sa dose)
C'est pas le genre d'idées qu'on a tout seul, à 13 ans, même en étant légerement dérangé.
Exactement comme le bidge-drunking (excusez mon orthographe) qui doit s'être aussi répendu par le biais des médias.

30 janvier 2010 à 14:48:30
Réponse #152

Wapiti


C'est sûr ! si l'enfant apprend le langage c'est parce qu'il l'entend, c'est pareil pour tout ce qui fait son éducation. Ou alors, il est vraiment très imaginatif.

01 février 2010 à 13:55:03
Réponse #153

ucorsu


Citer
Oui, je crois bien que c'est ça au final ma mission de père, que mes fils et filles soient mes égaux..
En fonction de la personnalité de chacun, il est probable que pour certains "on" aille au carton !
Quoi que nous fassions "malheureusement" dans les jeunes d'aujourd'hui, il y a forcément les c..s de demain, avant d'être la faute de l'éducation....c'est peut-être la faute de la génétique !! (lol)



Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

01 février 2010 à 14:23:24
Réponse #154

Wapiti


Oui, comme disait Liautey : J'ai déjà vu des crapules devenir honnêtes, jamais des imbéciles, intelligents.

01 février 2010 à 15:08:02
Réponse #155

BULLYSSON


Je n'ai pas lu toutes les interventions mais juste une chose, énormément de femmes sont chaque années agressées/violées alors qu'elles ne portent ni mini jupe ni décolletté... certaines victimes l'ont été un dimanche matin, en jogging, pas maquillée voir même pas encore lavée en allant chercher le pain ou le journal... En ce qui concerne les "gamines", les jeunes filles kidnappées par des pervers sexuels récidivistes n'étaient pas spécialement connu pour leur tenues affriolantes il me semble.
La Loi du "au mauvais endroit, au mauvais moment" semble plus déterminante que celle du "si tu t'habilles ras la touffe tu l'auras bien chercher"...
Rappelons aussi que la plupart des agressions sexuelles sont le fait de proches, voisin, collègue de travail, camarade de classe, ex petit ami, copain de la meilleure amie,  membre de la famille, etc.... on peut donc raisonnablement penser que l'agresseur a "estimé" en quelque sorte selon lui que sa vistime pourrait être consentante. On est là beaucoup plus dans le domaine de l'attitude et du comportement. La pudeur, au sens de attitude pudique, semble donc plus déterminante me semble-t-il que la pudeur vestimentaire. Certaines filles font complètement "p*te" même avec un voile sur la tête et d'autres ne laissent planer aucun doute, ne laisse transparaitre aucune envie de plaire alors qu'elles portent un jean's diesel et un petit haut... d'abord une question attitude donc...

A mon sens l'observation, la prévention, et le mode action/réaction SONT primordiales... ensuite avoir une tenue fonctionnelle (plus facile de soulever une jupe par derrière* que d'enlever un jean's) est un VRAI plus... le mode jupe talons aiguilles est donc forcément moins adaptée à la SP que le jean's/baskets... mais en même temps quelle femme n'apas envie des fois de shabiller comme bon lui semble pour sortir... donc sans lui conseiller de mettre un burqa on pourra au moins lui conseiller de le faire si elle se sait bien accompagnée et par exemple pas obligée de prendre les transports seule ou avec des personnes peu ou pas assez aptes à assurer sa défense en cas de problème.


A+


Bully, qualifié de terroriste (au sens de celui qui diffuse la peur aux masses) samedi en soirée au cours d'une discussion sur la prévention des agressions sexuelles/viols...  ::)
« Modifié: 01 février 2010 à 15:53:25 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

02 février 2010 à 00:57:11
Réponse #156

Rod


Attention que comme Bully, je pense qu'il faut souligner le "profilage" que le violeur fait de sa victime... Cela ne se limitera pas uniquement à la tenue... C'est un compromis apparence/attitude/environnement qui permet au prédateur de faire son choix.

A lire les documents sur Ed Kemper:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmund_Kemper
Le mec prenait des tas de filles en autostop mais ne les violait et tuait pas toutes...

Maintenant, jeune, naïve, habillé léger, avec 2 g d'alcool dans le sang et dans un grand centre urbain à heure tardive, on a sans doute statistiquement plus de chance de se faire violer que si on est bonne soeur dans un cloître...

Variation horrifico-humoristique sur le thème:
La Survivante/Incident on and off a mountain road de Don Coscarelli:
http://www.neopublishing.com/dvd.php?pdt_id=392

Bully, qualifié de terroriste (au sens de celui qui diffuse la peur aux masses) samedi en soirée au cours d'une discussion sur la prévention des agressions sexuelles/viols...  ::)
Tu m'étonnes John... ;D

02 février 2010 à 08:17:18
Réponse #157

g-dag


Tout ce qui s'est dit sur la prévention est extrêmement intéressant mais s'applique in fine à très peu de cas.

Je m'explique et prend pour base le retour et de l'observation que j'ai des affaires soumises aux tribunaux, les statistiques pénales en France, certaines expériences et observations de moi-même et de mes proches dans des foyers éducatifs et centres maternels ainsi que dans les centres médico-psychologiques des victimes d'infractions sexuelle.

Pour info, 80 % des affaires jugées par les cours d'assises sont à dominantes sexuelles et familiales. Il y a par an un peu moins de 8 000 condamnations criminelles pour agressions sexuelles dont viol.

Et bien il en ressort que la figure du prédateur qui cible ses victimes inconnues de lui n'existe quasiment pas. C'est rarissime. Il n'y a pas pléthore de Guy Georges, Patrice Allègre ou de Michel Fourniret.

On a plus de chance de se faire violer par son père, son oncle, son beau-père, qui, le soir venu "se trompe" de chambre à coucher ou de salle de bain. Le tout sur fond d'organisation familiale très particulière où le tabou de l'inceste n'apparaît plus et où l'apprentissage de la libre disposition de son corps est défaillant.
Idem pour les femmes dont beaucoup sont victimes de leur mari, conjoint, ex, etc.

Bref, l'agresseur sexuel est globalement quelqu'un qui connaît intimement la victime. Sa tenue s'avère indifférente.

Dans les autres cas, où l'agresseur et la victime de se connaissent pas et bien là aussi souvent on est pas forcément dans une délinquance de prédation.

Très souvent d'ailleurs, on se situe dans un schéma où il y a méprise chez l'un des intentions de l'autre et inversement. Pour caricaturer l'agresseur croyait la victime consentante. De son côté, elle croyait qu'il n'allait pas aller si loin. Elle n'a pu alors soit dire non, soit faire comprendre ce refus. On est bien loin de la simple tenue vestimentaire mais dans une terrible amiguité comportementale chez les deux protagonistes.

Mais ce qui est flagrant chez beaucoup de victimes, notamment des femmes adolescentes ou jeunes adultes, c'est le peu de conscience de leur propre corps et de ce qu'autrui a le droit d'y faire. Pas mal ne possèdent aucune connaissance ou respect de leur propre corps.

Combien de fois certains professionnels ont entendu des victimes leur dire "Mais moi au départ je croyait que l'amour c'était ça. Que faire l'amour ça voulait dire faire ça ou ça. Qu'il fallait dire oui". "Qu'il avait le droit de faire ça"?

Combien de demoiselles sont dans une telles détresse affective qu'elles sont prêtent à tout avec leur corps pour garder celui dont elles pensent qu'il les aime?

Et ce n'est qu'après, par ex. le lendemain de la relation sexuelle plus ou moins consentie à l'arrière d'une voiture au sortir d'une discothèque ou par ex. après avoir parlé à une amie sur la relation avec le petit ami du moment, qu'elles s'aperçoivent qu'elles ont été victimes d'une agression sexuelle.

Dans une affaire un peu glauque, je me souviens même avoir vu un auteur de viol offrir un café à sa victime et l'accompagner à l'arrêt de bus le plus proche puis appeler un taxi. C'est le chauffeur de taxi qui a compris ce qui s'était passé, a refusé d'amener la jeune femme chez elle et l'a conduite au urgence (devant la cour d'assises, ce chauffeur s'est effondré en larme en affirmant qu'il aurait bien aimé faire plus).

Pour en revenir plus spécifiquement au sujet, c'est donc moins la tenue des gamines qui compte que leur apprentissage de leur propre corps. De la conscience du fait qu'il n'est pas à la disposition d'autrui et de la capacité à dire sans équivoque "non".

La tenue peut servir à faire passer le message sans équivoque ou à empêcher l'auteur de passer outre le refus.

02 février 2010 à 10:43:13
Réponse #158

Wapiti


Bonjour !

Bullysson et g-dag sont absolument dans le vrai, ce n'est pas parce que la tenue est provocante que la personne sera victime d'une agression sexuelle. La conscience de l'image de son corps dans l'espace et comment elle est perçue n'est pas évidente, souvent même par les adultes.

Toutefois la nudité est moins choquante et provocante que certains déshabillés voire tenues vestimentaires. Ce sont eux qui génèrent les fantasmes, heureusement très peu sont assouvis.

Ce ne sont pas les plus excitantes, les victimes. Elles sont plus des détonateurs pour les pervers. Le prédateur sexuel, conditionné ou non par ce qu'il voit, s'attaque le plus souvent à des personnes moralement fragiles ou, comme cela est dit, sous leur autorité légale ou contrainte. Et ce sont généralement les moins affriolantes.

Comme on disait : La pucelle du village est vraiment très moche et court beaucoup plus vite que le curé. Triste réalité.

Pudeur n'est pas pudibonderie, son absence ne doit pas être exhibition.

Il y a un siècle, les hommes se seraient presque damnés pour voir la cheville d'une femme. À présent plus rien n'est caché. Je serai curieux de connaître le pourcentage de vieilles filles entre hier et aujourd'hui. De nos jours, il semble qu'on fasse davantage son « marché ».

Les choses tournent, partent et reviennent sans cesse, demain sera certainement plus sage pour de nouveau être turbulent. Mais tout ça se mesure rarement à l'échelle d'une vie humaine.

À +

 




02 février 2010 à 11:34:54
Réponse #159

Anke


Ne pourrait-on faire un parallèle entre la tenue vestimentaire de nos gamines (revoir les premières pages du fil) et nos tenues vestimentaires à nous ?
Je m'explique :
Prenons un ours au hasard... (:lol:). Il a les cheveux rasés ou tout du moins très court ( because il va faire le zouave dans les bois ou pour toute autre raison pratique), juste en se levant il s'est cogné le petit doigt de pied dans la commode, ça lui a pourri sa matinée d'entrée de jeu, l'est de mauvais poil, et pas l'air aimable. On lui colle un pantalon "camo" sur les fesses et une veste typée rando marron sur le dos. A dix heures, il a une petite faim, et s'épluche une pomme avec son couteau dont la lame se déplie d'un mouvement sec du poignet. Seulement voilà il fait ça dans la salle de reception de la maison de retraite où il allé voir une vieille copine....
Je vous fiche mon billet qu'il y a au moins cinq grand-mères qui font pipi dans leur culotte direct en appelant au secours...Qu'il y a un voyou patibulaire qui veut leur piquer leurs econocroques...
Idem, je ne sais plus qui habillé en gorka s'est fait peur en se voyant de profil dans le miroir de l'entrée de l'immeuble...
Pourtant c'est pas des mauvais gars... Mais l'un va se retrouver avec les archers du roy aux fesses et le second va se prendre un coup de poele à frire par son épouse en rentrant d'expédition...
Bref nos gamines et nous, c'est pareil.Faut juste savoir quel message on veut transmettre. Et elles , ben elles savnet pas forcément. Et pis nous, on zappe de temps en temps aussi.

02 février 2010 à 12:04:49
Réponse #160

choco


Salutations  :)
Citer
Faut juste savoir quel message on veut transmettre. Et elles , ben elles savnet pas forcément

Pour ma part, je pense plutôt que le plus souvent, malheuresement leurs tenues est plus ou moins en adéquation avec le "message" qu'elles souhaitent transmettre, par contre et pour simplifier je dirait simplement que ce ou ces "messages" ne sont pas toujours en rapport avec l'âge de ces Mlles, c'est ici qu'est le premier problème, le second est en effet quand elles n'ont nullement conscience de l'image ("message") qu' elles peuvent renvoyer, et c'est là que cela peux poser des problème plus incidieux entre très jeune ado et plus âgés (voir personnes adultes "plus ou moins" bien équilibrée  ^-^.)

Dans les deux cas AMHA il faut être vigilent, et tenter autant que faire ce peux, notamment pour les plus jeunes maitriser leur garde robe.
 

02 février 2010 à 15:19:34
Réponse #161

Patrick


Et elles , ben elles savnet pas forcément. Et pis nous, on zappe de temps en temps aussi.
Moi tous les matins y'à un mec dans ma salle de bain qui me fout une trouille bleue quand je regarde dans le miroir.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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