Pour répondre à Patrik en premier, toutes les armes électriques sont interdites d'importation, achat, détention, port en Suisse. C'est surtout là que réside le problème, et empêche également la police de s'en équiper (bien que certains groupes d'interventions ont pu avoir quelques autorisations "spéciales" ici et là).
Le flashball est par contre sans restriction (mais port interdit, avec dérogation possible). Le problème est le volume de l'objet, nous n'avons pas envie de nous trimballer toute la journée une énorme poche (l'arme doit obligatoirement être cachée, quelle qu'elle soit, pour tous les agents de sécurité). Mais si vous connaissez un modèle "discret", voir un autre type de lanceur...
Pour le spray OC, pour l'instant, à l'intérieur, c'est NON! A cause de la ventillation, je vous laisse imaginer le b****l que ça pourrait mettre dans une unité de soins intensifs où des patients ayants des blessures en recevraient également.
L'idéal serait, comme je l'avais préciser, une autre sorte de spray ou arme non léthale ne contenant pas d'effet irritant, mais servant à créer une distance.
Je précise également que l'idée de se doter d'une arme de plus ne signifie pas que l'ASP ne suffit pas, bien au contraire. Le bâton tactique est bien trop souvent trop extrême pour régler une situation de violence, ce qui nous fait renoncer systématiquement à son utilisation autre que sur une personne armée et déterminée (ce qui ne nous est arrivé que très peu de fois, heureusement).
Ce que nous voudrions est quelque chose de déstabilisant, dissuasif, tenant à distance le bref laps de temps pour se regrouper et avancer ou contenir quelqu'un.
Nous allons également nous doter de lampes à flash stroboscopiques, notament en ce qui concerne les interventions sur les patients toxicomanes.
Pour votre information, nous avons réalisés plus de 1700 interventions sur des personnes agitées en 2006, dont un cinquième où nous avons dû avoir recours à la force (contentions physiques et/ou chimique, clés, frappes, mise au sol, inter police, etc). Toutes se sont déroulées sans blessures graves pour notre part, et notre travail a pu être réalisé comformément à ce qui est attendu de nous. Malgré tout, nous n'avons que trop rarement été confronté à des "Worst Cases Scenarios", ce qui fait fait que, comme toujours, les choses n'avancent que très très lentement.
Pour NDS j'y avait déjà songé, mais outre le fait que nous avons plusieurs instructeurs nous ayant préparés des cours spécifiques, tous mes collègues n'ont absolument pas les connaissances, l'envie et la préparation tactique que je m'efforce d'acquérir, et tous n'ont, malheureusement, pas vraiment envie d'en faire un peu "plus"...