
YEEESSSSS !!!




Après une longue période d'échec, de doute et, il faut bien le dire, de démotivation,

la visualisation des dernières vidéos dont les liens ont été publiés sur le forum m'a donné à réfléchir sur les raisons de mon échec.
Je me suis dit que je devais sans doute échouer pour les deux séries de raisons suivantes :
1° Le matériel que je préparais était inadapté. Je me suis aperçu que ma paumelle était inadaptée : sa forme ronde faisait que j'avais du mal à la stabiliser. Je croyais que c'était par manque d'expérience mais en la remplaçant par un bout de planche que je bloque sous mon avant-bras, j'ai bien vu la différence. Par ailleurs, mes planches à feu étaient trop épaisses et mes drilles trop grosses. De fait, la vitesse de rotation était trop faible, l'échauffement obtenu insuffisant et la sciure tombait de trop haut dans l'encoche de la planche à feu. J'étais pourtant "dans les clous" au niveau dimension par rapport à ce qu'utilisent certains : mes planches avaient une épaisseur de 1,5 cm environ et mes drilles un diamètre compris entre 1,5 et 2 cm. Mais intuitivement, je sentais que POUR MOI, c'était surdimensionné.
J'ai donc fouillé dans ma caisse de bois spécial feu par friction et choisi un petit bout de liane que j'avais négligé jusqu'à présent, l'estimant trop petit, sans compter qu'il était tout tordu ! Je l'ai recoupé en longueur et appointé.
Dimensions : 1,3 cm pour 16 cm de long.
Je craignais que sa faible longueur me gêne pour manipuler l'archet mais je n'ai pas eu de problème.
De même, j'ai retaillé une planche à feu en liane également pour l'affiner quasiment de moitié. Je l'ai réduite à 8 ou 9 mm d'épaisseur environ.
2° Ma technique, malgré toute l'attention que je lui prêtais était finalement trop "précipitée".

Je me focalisais sur le fait que certains membres disaient que le résultat arrive très rapidement et qu'il fallait que ça fume très vite. Or, en regardant la dernière vidéo publiée sur le forum, j'ai vu son auteur galérer cinq bonnes minutes pour arriver à ses fins et ceci m'a donné à réfléchir et décomplexé : chez moi, tout est humide et je me suis dit qu'il me fallait d'abord prendre le temps de manipuler lentement l'archet pour chauffer et sécher le matériel, puis prendre le temps de faire de la sciure avant d'accélérer pour échauffer suffisamment le temps et obtenir une braise. Bon, là, j'invente rien du tout, je sais bien, mais j'ai
compris senti qu'il fallait que je suive mon instinct pour arriver à un résultat et pas suivre bêtement le "protocole" indiqué par d'autres personnes. C'est comme quand étant plus jeune, mon père m'enseignait certaines choses (peinture, placo, menuiserie...) : si je refaisais tel quel, je n'arrivais à rien de bon, il fallait que j'expérimente moi-même et tout seul pour "comprendre" et intégrer la manière de faire.
Les conditions du test : dans ma cuisine (bah oui, ça pue mais vu que je me chauffe au bois, hein...

). Température : 20°
Après quelques minute d'effort, j'ai enfin obtenu ma première braise sous mes yeux incrédules !

Un tout petit point rouge de rien de tout. J'ai eu le temps de prendre une photo.
Par contre, je n'avais pas pris la peine de préparer un nid d'amadou. J'ai donc foncé dans le garage récupérer de la bouloche de sèche-linge que je gardais en réserve et en transférant la braise, j'ai constaté qu'en fait, elle était beaucoup plus grosse que je ne pensais. Mais dans l'excitation, j'ai fait ça en gougnafier et j'en ai perdu un peu. Je n'ai pas réussi à enflammer la bouloche car j'ai voulu retourner chercher mon téléphone dans la cuisine pour faire la photo tout en attisant la braise : pas top...
En tout cas : Achille, content !
