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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Une nuit dans la nature... de 45 minutes  (Lu 16640 fois)

23 avril 2007 à 17:48:32
Réponse #25

Geni


Merci à Olcos pour ses liens sur les cris d'animaux...

Cela m'a éclairée sur les gloussements de grosse dinde énervée (anormal à 4 h du mat !) que j'entends parfois de mon lit (je dors fenêtre ouverte sur la cambrousse) : un blaireau !

Certains cris que je croyais "ruts de matous se disputant le territoire d'une belle", sont peut-être dus aussi à des blaireaux qui se chamaillent. Certains matous ont de la voix comme dit Pierrot (les siamois et les rouquins surtout) mais à ce point ça m'avait étonnée !

Mais les blaireaux sont hyper timides, ils auraient fui dès que nos amis ont bougé une oreille. Je n'en ai jamais vu un vivant, pourtant je sais qu'il y en a beaucoup par chez moi, et j'en ai trouvé une fois un mort sur la route, shooté par une voiture dans la nuit.

Un autre animal bien connu pour semer sa zone dans les campings : le hérisson. Habituellement il ne crie pas, mais il ronfle, siffle, respire très fort, et remue sans aucune discrétion les sacs et les gamelles en espérant y trouver un truc comestible.

23 avril 2007 à 18:03:25
Réponse #26

goupil127


Bonjour

C'etait peu etre des lievres, c'est le momment de le reproduction et parfois ils se battent et font de drole de grognement et ce deplacent vite. j'ai eu le cas la semaine derniere :D mais de jour et a 5-6 m de nous.

goupil

03 juillet 2007 à 13:00:11
Réponse #27

Woodrunner


Je pense avoir une certaine expertise en peur bleu la nuit en forêt, lors que j'étais plus jeune j'étais scout et ce qu'aime particulièrement un scout ben s'est foutre la trouille aux autres scouts,... surtout les petits ou les petites, ::) ;D
Le problème s'est qu'a force on se fout les chocotes tout seul, pis qu'après s'et vachement dur de s'endormir,...
Bref, j' ai vachement mal dormis et ça très souvent.Bon maintenant ça va mieux, j'ai grandit un peu pis je suis militaire mais ça n'empêche pas d'avoir des petites montées d'adrénaline de temps en temps par ex:
l'automne passé je vais faire un petit bivouak avec un pote (t'inquiéte pô je dirais point ton nom,...)on part super équipé dans la verte; moi j'installe mon bardas par terre et lui très fièrement monte son hamacs avec sa basha, ne connaissant pas le système, j'admire l'artiste et suis déjà en train de prévoire l'achat du dit hamacs,....Après une soirée à chasser le Cyalume(s'est un sport qu'on a inventé ) et papoter sur les bien fais  de la vie en plaine air, on s'endort du sommeil des justes. Soudain vers 02H00 du matin, j'entend un immense CRACABOUM,FLATPAFFPAFF;VLAMM!!! Après un salto arrière dans mon sac de couchage, je me retrouve debout en slip et à poil la Surfire et mon poignard a la main, la bave aux lèvres et le coeur qui cogne comme un marteau sur l'enclume, près a occire le sinistre animal ou Zulu qui nous attaquait,...

Quelle ne fus pas ma surprise  :o(voire la décéption :down:,...!) de voir mon camarade le c*l par terre entortiller dans son hamac (made in taïwan) le regard vide et entrain de me faire une crise de fou rire grandiose,... Les coutures du maudit hamac ayant lachées, mon ami finit la nuit à mes côté sur le planché des vaches,...Morale de l'histoire, contrôler vos coutures, (et surtout analyser votre cible avant de l'engager :sgt:,...)
Pour revenir au thème principal, je n'ai jamais entendu un blaireau hurler, mais par contre les renards, et les chevreuils font des cries sinistres et assez surprenant et le hérisson autant petit soit il fais un raffût de tout les diables,...!
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

03 juillet 2007 à 14:08:50
Réponse #28

Ishi


Je me rappelle d'une nuit à l'aigoual ou avec mon pot on avait un peu trop embrassé la bouteille. Nuit à la belle étoile. Mon pot étant tombé comme une masse, je tourne en rond afin de trouver le sommeil.
Tout d'un coup, des grognement horribles éclatent. Je me lève et essaye de voir de quoi il s'agit. Mystère, surtout que çà s"arrête.
Le lendemain matin, nous nous sommes réveillés au milieu d'un véritable labour.
Les sangliers avaient retournés le sol à moins de 20 cm de nos pieds.
Quel bon somnifère qu'une petite overdose de vin  :love: :love:
Steph.
La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

17 novembre 2010 à 20:25:35
Réponse #29

taillefer


J'avais plus ou moins l'intention d'ouvrir un sujet sur "Comment se débarrasser d'un invité nocturne collant dans la nature ?", mais je pense que ce fil, finalement, traite peu ou prou le même sujet. (Si j'ai tort, je m'en excuse, j'ai l'habitude de fréquenter un forum où il est déconseillé de multiplier les ouvertures de sujet). Et j'invite également ceux qui ne l'auraient pas fait à lire les autres posts, dont celui du dénommé kartoffel en première page, qui m'a fait exploser de rire.

Bien. Nous parlons donc de ces bestioles qui s'invitent dans les bivouacs, et même si nous les aimons, nous les aimons mieux à distance respectable de nos corps vulnérabilisés par le sommeil, la relative cécité nocturne et la paranoïa afférente.

Cet été, je suis allé dormir près du lac des Monges (04) avec un pote et deux copines. A la belle, vu le temps. Mais là-bas, il y a un individu désormais célèbre : le goupil du lac des Monges. J'avais déjà eu loisir de le rencontrer cet hiver, alors que j'avais passé la nuit dans le refuge à proximité, lors d'une randonnée en raquettes. Le goupil est célèbre, puisque dans le refuge de l'ONF, on peut lire écriteau indiquant de "ne pas donner de sucreries au Renard". De sucreries, oui. On en pensera ce qu'on en veut. Bref, là-bas, le renard renarde et mendie, avec un air de pas y toucher :


avec son air de renard empaillé sur la commode de Mamie

Je craignais donc de le revoir en juillet, mais naïvement, j'espérais qu'il se cantonne à chiner les occupants du refuge, et non notre joyeuse troupe installée plus haut dans la forêt. Que nenni. Nous n'avions pas commencé à festoyer depuis 30 minutes que déjà nous étions alertés par un bruit de feuilles, qui se confirma par l'apparition de deux jolis disques verts dans le faisceau de la maglite. Saloperie, me dis-je, nous voilà repérés, avec saucisson et pâté. Le mendiant opéra une approche discrète mais inexorable, tournant autour de nous, se cachant régulièrement pour réapparaître toujours plus près. A plusieurs reprise, j'essayai de l'éloigner, vociférant des insultes qui semblaient lui passer tout à fait au dessus (j'ai toujours été assez mauvais pour vexer les renards), lui lançant des branches... Ce fut pour moi l'occasion de réaliser que l'orgueil humain en prend un coup lorsqu'un animal réputé craintif nous tient tête avec opiniâtreté. Je finis par ravaler mon orgueil, une double dose de rhum pour la peine, et pris le parti d'aller percher la nourriture loin de notre litière, et suffisamment haut pour que le renard réalise combien il demeure limité par sa condition de renard. Alors que moi, j'ai du saucisson, et je sais grimper aux arbres. Ah.

Sans nouvelles du délinquant, nous nous couchâmes vers minuit, les filles au milieu, les hommes sur les bords. Mes compères trouvèrent le sommeil instantanément, alors que je prenais le temps d'admirer la voûte céleste. Forcément, alors que je glissais lentement vers l'autre côté, les feuillent se remirent à craquer. Dans un premier temps, je pensai que l'animal se contenterait de négocier avec le pin auquel j'avais confié la nourriture. Au lieu de cela, le renard repris sa marche d'approche, trottant par à coups de part et d'autre du camp. Les yeux fermés, j'essayais d'évaluer la distance des pas, irrité à l'idée que le renard nous narguait tranquillement, avec probablement, un petit sourire en coin. Le bruit des feuilles se fit de plus en pressant, et paraissait venir de plusieurs endroits, de sorte que j'en vint à penser que Monsieur avait peut-être invité sa renarde. Mais cette cacophonie finit par me bercer.

Je touchais enfin le repos du doigt (façon de parler), lorsque que le bruit des feuilles muta en bruit... de bouteille en plastique. Je me redressai d'un coup, en allumant la frontale, pour constater que le renard tentait, toujours avec un air innocent, de se saisir d'une bouteille d'eau que mon pote avait laissé derrière sa tête. Bref, la gueule de la petite racaille se tenait à 10 centimètres de celles de mon ami, qui ne s'en trouvait aucunement perturbé dans son sommeil. La tentative de vol se solda par une retraite, suite à une tentative de chaussure de marche dans sa tronche de ma part. Je restai assis là un bonne dizaine de minutes, me roulai une clope, pantois devant tant d'impuissance. Après une intense réflexion, j'en déduis qu'il n'y avait pas de solution, mis à part l'appât et l'exécution sauvage. Je pris donc le parti de serrer la capuche de mon duvet, et me tournai vers ma voisine, décidé à ignorer ce petit être aussi roux qu'espiègle.

C'est donc une histoire sans chute spectaculaire, aussi longue à écrire qu'à vivre, et j'ai finalement dormi jusqu'à l'aube. Tout ça pour en venir à cette simple question : y'avait-il quelque chose à faire ?

« Modifié: 17 novembre 2010 à 20:43:27 par taillefer »

17 novembre 2010 à 21:49:13
Réponse #30

JB


Bonjour

Voici à petit récit de la nuit que nous avons passé, Mijour et moi, samedi soir. Nous arrivons dans un petit coin de forêt sympa pour dormir, il est 02H40. Pas de feu, on pose nos tapis de sol, nos sacs de couchages sur un sol tranquille. La végétation est de type: grands arbres et feuilles mortes par terre. C'est à peu près tout. Limite un sous-bois.
Nous sommes crevés et nous nous endormons très vite. Enfin surtout moi. En gros, à 02H45, je pionce. Je suis reveillé par ma chérie vers 02H50 qui a peur d'un bruit inquietant mais connu: une chouette effraie qui doit être à quelques mètres de nous dans les arbres. "Bah, c'est rien, rendors toi!"
02H51, je dors.
Mais voilà que nous entendons vers 03H20 des bruits de feuilles qui se déplacent. Trop rapide et léger pour être des humains, des lapins me dis-je: il y en a pleins dans cette forêt. Je me rendors.
03H30 je suis reveillé en peur par des hurlements et par ma chérie qui par reflexe m'attrape mon bras droit en me faisant comprendre qu'il y a un problème imminent  :'(. Ah les reflexes  ::)
Dans la seconde qui suit, j'essaye d'attraper la lampe, le couteau et une branche. Mais on me retient au bras. Un mauvais reflexe fera que ma chérie goutera d'un peu trop près à mon coude (et bing, dans le nez: "mais vas-tu me lâcher oui !!   >:(;D)
Bon pas fort heureusement. Ca y'est, la frontale est à ma tête, le baton dans ma main gauche et le couteau dans ma main droite (vais-je avoir l'occasion de tester ce nouveau couteau gagné dans un corps à corps sanglant ?)

Concernant les bruits, c'est à 15m de nous maximum. On dirait un Yorkshire en train de se faire sodomiser par un renard enragé, le tout en courant dans les feuilles... C'est assez horrible !  ^-^ Les sons sont aggressifs, font peur. J'éclaire, fait du bruit. On voit des yeux près d'un arbre à une dizaine de mètres. Des renards ? J'y crois au départ, mais le son se déplace vers la gauche alors que les yeux ne bougent pas. Des lapins alors. Mais quid de lapins quand un ou plusieurs renards sont à quelques mètres.
Un chien errant peut être. Un yorkshire affamé et errant ? mais quid du renard qui le travaillerait au corps  :D
Bref, la lumière, les bruits d'humains rien y fait. Et les cris sont quand même bien flippants. Première fois que j'entends cela. Et la phase de sommeil n'est pas la cause. Cela me rappelle une fois ou j'avais entendu un renard que je voyais, et qui faisait des bruits vraiment bizarres, je me dis donc que ca doit être un autre renard enroué peut être.
Bon impossible de dormir de toutes façons: avec des renards qui n'ont pas peur des humains, ni de la lumière ou des bruits, je ne joue pas. Surtout pas avec ma chérie et en étant crevé comme ça.
Donc 03H35 on prend nos affaires, et on déguerpit vite fait dans la voiture pour finir la nuit (y'a pas de place dans la voiture, les sièges bacquets éclatent les jambes, la circulation sanguine coupée quelle m*rde !  :()
,
Il paraît que nous réentendrons ces cris au milieu de la nuit. Moi je dormais  ::)

Bref, voilà de quoi passer une courte nuit très fatigante, et sans savoir ce que c'était exactement en plus.

Avez-vous des idées, cela vous est-il déjà arrivé ?

Bonjour,

Je ne découvre cette question de Maximil que maintenant, à cause d'une remontée du sujet.
Pour donner quelques éléments de réponse et des pistes (de bêtes sauvages) :
- En forêt, il n'y a pas de chouette effraie. C'est une espèce des milieux ouverts, des bocages, qui niche le plus souvent dans des greniers... Son cri est un chuintement long, légèrement aigu, mais un gamin qu'on égorge ne devrait pas faire ce bruit là a priori. La chouette forestière la plus commune, c'est la hulotte. La femelle fait un cri (à mon sens) plus "terrifiant" que l'effraie.
- En forêt, il n'y a pas de lapin de garenne non plus. C'est une espèce des haies, des lisières, des talus... pas des sous-bois.
- En avril, il y a plusieurs possibilités pour la bête que tu vous avez entendue : une femelle de renard qui défend son territoire (par des glapissements secs, c'est assez commun comme comportement, parfois ça peut durer jusqu'à ce que l'intrus ait quitté complètement la forêt - lire Robert Hainard, les mammifères d'Europe, ça lui est souvent arrivé), un brocard qui fait la même chose (là, c'est rauque, et le cris est connu), un mustélidé (la martre est forestière, a presque la taille d'un yorkshiere, gueule fort... mais son rut, en janvier-février et son "faux rut", en août, ne correspondent pas trop au mois d'avril (période à laquelle vous auriez fait cette observation)...
- Autre possibilité, le hérisson. Ca fait un bruit de folie dans les feuilles, en trainant ses épines partout, surtout si c'est un mâle qui en suit un autre. Dans ce cas, en plus, ça gueule, ça grogne, mais jamais très fort. J'ai déjà eu droit au spectacle, c'est impressionnant. Et à 15m, avec une frontale, ça ne se voit pas très facilement, car c'est au ras du sol.
Au contraire, un renard ou un chevreuil, c'est très visible, puisque les yeux reflètent la lumière de la frontale !

En espérant que ça aide...

17 novembre 2010 à 22:40:14
Réponse #31

Namerf


Cela me rappelle une nuit avec LOKNAROK, à côté de Toulouse, un petit feu, chacun son hamac.
Vers 1h du matin, des aboiements tonitruants (à telle point que je croyais à un gros chien).
Ni une ni deux, il descends du hamac machette à la main et se met aussi à gueuler comme un dingue pour faire peur au bestiau  ;#
L'autre s'y remet de plus belle en tapant des sabots (au final c'était un brocard -apparemment un beau modèle).
Et moi pendant ce temps là ? Toujours dans le hamac (la bête à moins de 10m dans mon dos) en train de gueuler et insulter aussi tout ce qui bouge   >:( pour que les deux ferment leur g....le, ben oui, à cet heure là je dors, moi  :lol:
Bon, au final, un qui part en gueulant, l'autre qui ne veux plus regrimper dans son hamac et qui se couche à côté du feu, moi mort de rire. 15min plus tard je roupillais à nouveau.
A moins de 100kg le bifteck, je me lève pas  ::)

17 novembre 2010 à 23:35:58
Réponse #32

Svava (alias Hedera)


(j'ai toujours été assez mauvais pour vexer les renards)

 :lol: :lol: :lol:

Le saut de l'ange dans le sapin, trop bon aussi  :D

Dingue les anectodes du genre que l'on peut trouver sur le forum, une saine lecture qui me fait le plus grand bien aux zygomatiques, héhé!!

Bon, je n'ai pas d'expériences aussi intéressantes hein...

Il m'est souvent arrivé de me retrouver (en journée) nez à nez avec un chevreuil en forêt parce que je me tenais tranquille... et c'est fou de constater à quel point un jeune de cette espèce est curieux (même avec sa mère qui gueule derrière)!
Ceci dit, le jour et la nuit... ben c'est justement le jour et la nuit : quand il fait noir (et sacré nom d'un chien, qu'est ce qu'il peut faire noir en forêt la nuit!), les sons les plus tenus prennent une proportion incroyable.
J'ai ainsi passé un nuit en forêt, dans une grotte, en Haute-Savoie il y a quelques années.  Je n'ai rien vu, mais j'ai beaucoup entendu... avec la trouille de voir débarquer "quelque chose" dans ma grotte... Je n'ai pas dormi, je n'ai pas osé allumer ma lampe torche de crainte de signaler ma présence au "quelque chose" (qui m'aurait reniflée avant même que j'allume, mais on devient con quand on a la trouille  ::)) et je n'ai pas lâché mon bâton non plus  ;D
Victor Hugo disait "c'est une triste chose de savoir que la nature parle et que les hommes n'écoutent pas"... mon credo est de le faire mentir...


18 novembre 2010 à 03:37:29
Réponse #33

Kam


J'ai vécu exactement la même chose un soir près de Briançon, taillefer. Il était une heure du mat, la toile de tente bougeait, je pensais que c'était le vent. Mais je ne sais pas... le bruit était étrange, ça n'était pas ça. Encore à moitié endormi je balance un petit coup de l'arrière de la main sur ma gauche en direction du bruit. Au lieu de toucher la toile tente je touchais un truc tout dur. Je sors de la tente, frontale sur la tête, pour voir ce dont il s'agissait, et rien. Je me recouche donc en me demandant si je n'avais pas rêvé (même si les hallucinations tactiles ça aurait été une première pour moi), et me remets à dormir d'un oeil. Une dizaine de minutes plus tard, le bruit bizarre de la toile de tente recommence. Je ressors aussitôt, rien.

C'est au bout de la troisième fois que j'ai enfin aperçu le renard qui se cachait derrière une petite butte à chaque fois que je sortais. Et comme toi, rien n'y a fait: j'ai tenté de l'impressionner avec un cri qui a dû s'entendre jusque dans la vallée, quelques coups de bâtons (retenus au début - j'avais pas envie de me lancer dans un match de catch en pleine nuit avec la bestiole), il ne bougeait pas. En fait au début je ne faisais que pointer mon bâton vers lui de façon menaçante, le c** croyait que c'était pour jouer et venait mordiller le bout. Il a fallu que je lui mette une bonne grosse volée pour qu'il se décide enfin à partir.

Mais à 5 heures du mat, le cirque recommence. Et c'est là que je me suis aperçu qu'il avait éventré ma toile intérieure sur une dizaine de centimètres et qu'il venait carrément à l'intérieur pour sortir la bouffe petit à petit. Il devait se souvenir du bâton parce qu'il est parti directement en me voyant sortir, avant de freiner sec, et de revenir sur ses pas en me regardant droit dans les yeux pour venir rechercher le paquet de gâteaux secs qu'il avait fait tomber dans sa course, à moins de trois mètres de moi.

Ce jour-là, j'ai perdu face à un renard. A 5 heures du mat, avant que le jour ne se lève, j'ai plié bagage et repris la route au clair de lune (ce qui n'était pas du tout prudent mais tout de même très sympa à faire... tout du moins si ça avait été pour d'autres raisons, ça l'aurait été). Depuis ce jour, je déteste ces bestioles...

Bref, je suis moi aussi preneur pour les "trucs" pour s'en débarrasser, même si je doute qu'il y ait quoi que ce soit d'efficace (sans avoir à sortir les barbelés à placer autour du camp).

18 novembre 2010 à 14:27:40
Réponse #34

lambda


Bah, aucune raison de détester le visiteur impromptu... si on s'estime faire parti d'un tout, on est autant chez lui que lui chez nous... mais plus realistiquement parlant, c'est plutot nous les intrus du moment quand même, en situation de bivouac...  ;)

Il a simplement très bien fait ce pourquoi il est "conçu"... être opportuniste... :oD comme beaucoup dans le règne animal...

plutôt que de chercher
Citer
les "trucs" pour s'en débarrasser
tout simplement s'organiser un peu différemment?

par exemple, typiquement ce que je pratique, ranger toutes ces affaires "sensibles" et surtout la bouffe autant que possible dans son sac bien fermé, et ce servir de ce sac comme oreiller bien callé sous la tête...

Ca n'empèchera pas les visiteurs de tourner autour du camp, mais ca diminuera fortment les chances de le voir farfouiller et piocher dans les réserves... je vois mal un renard ou blaireau me pousser la tête pendant que je roupille pour avoir accés au casse-dalle...  :D

Après, dans ces conditions, si il a envie de tourner et fureter dans le camp pendant que je pionçe, perso, j'y vois pas d'inconvénient...  :D

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

18 novembre 2010 à 15:09:01
Réponse #35

JB


Autre bon truc pour éviter les intrus : les connaître, donc les ignorer.
C'est très bête, mais un bruit connu -une chouette hulotte, un glapissement de renard, pour ne reprendre que les exemples dont on parle ici- passe comme une lettre à la poste pour celui qui bivouaque à côté. Sauf si, évidemment, le renard est habitué aux sandwiches dans les sacs à dos. Là, c'est autre chose.
Le psychotage nocturne au fond des bois est quasiment anéanti quand on sait où on est et ce qu'on est susceptible d'y trouver. Surtout si c'est en France, où les pumas sont rares. Un chien con, c'est un autre problême, mais ce genre de bestiole ne fait pas forcément "le kador" seul et en pleine nuit.
Alors pour rebondir sur ce que dit Lambda : l'intrus dont il faut se débarrasser, c'est le manque de connaissance de la nature qu'on a souvent. On se prend parfois la tête sur rien du tout, juste par ignorance... Les autres "intrus" -les bêtes autochtones- disparaissent quand on les connaît !
Méthode à mettre en place pour chasser l'intrus qui est en vous : des dizaines et des dizaines de bivouacs, accompagnés (obligatoirement) de centaines et de centaines d'heures d'observations et de bonnes lectures. Et il n'y paraîtra plus, promis.

18 novembre 2010 à 15:09:19
Réponse #36

taillefer


Bah, aucune raison de détester le visiteur impromptu... si on s'estime faire parti d'un tout, on est autant chez lui que lui chez nous... mais plus realistiquement parlant, c'est plutot nous les intrus du moment quand même, en situation de bivouac...  ;)

Il a simplement très bien fait ce pourquoi il est "conçu"... être opportuniste... :oD comme beaucoup dans le règne animal...

plutôt que de chercher  tout simplement s'organiser un peu différemment?

par exemple, typiquement ce que je pratique, ranger toutes ces affaires "sensibles" et surtout la bouffe autant que possible dans son sac bien fermé, et ce servir de ce sac comme oreiller bien callé sous la tête...

Ca n'empèchera pas les visiteurs de tourner autour du camp, mais ca diminuera fortment les chances de le voir farfouiller et piocher dans les réserves... je vois mal un renard ou blaireau me pousser la tête pendant que je roupille pour avoir accés au casse-dalle...  :D


...C'est quasiment ce que "mon compagnon" était en train de faire... Mais c'est vrai qu'un renard acclimaté à l'homme doit nous voir comme de véritables porte-sandwich. Après coups, je me suis dit, qu'on aurait pu manger à un autre endroit que là où nous avons dormi. Lorsque je suis seul en montagne, c'est ce que je fais... et je perche la poubelle à quelques dizaines de mètres de la tente, en me disant que son odeur plus forte que la bouffe emballée dans mon sac est susceptible de détourner l'attention des "invités".

Mais sinon, je suis assez d'accord sur la relativisation de la notion d'intrusion, quand on est dans la verte. ;)

18 novembre 2010 à 15:15:00
Réponse #37

gustuvi


comme dis plus haut nous sommes chez eux donc faisons avec meme si parfois c'est pénible de ne pas dormir mais bon on l'a choisi non ? Sinon on reste chez soi derrière son double vitrage insonorisé .

cela dit comme dis plus haut aussi , un bruit la  journée on sait que c'est un lapin , le même bruit la nuit on est persuadé que c'est un éléphant qui charge !!!!!

Quoique moi depuis quelques années je connais le cas inverse c'est un rongeur qui vient bivouaquer chez moi dans les cloisons mais seulement l'hiver et la oui je cherche primo a l'identifier, deuzio le capturer sans le blesser si possible et tertio aller le relâcher dans la verte et seulement après j'irais l'em***** dans les bois VOila !!!
a quoi ça sert de vouloir avoir raison quand c'est tellement simple de laisser les autres avoir tort

18 novembre 2010 à 16:17:06
Réponse #38

Stephane


Ici, la bouffe va pendue dans un arbre a cause de ours. Surtout dans les zones ou ils sont nombreux.
C'est de toute manière toujours une bonne idée de ne pas dormir la tête sur sa bouffe.
Personnellement, je place tout ce qui "sent", donc, la bouffe, la vaisselle ET la pate a dents, dans un sac que je pend a au moins 4m du sol. Ca évite bien des désagréments.
Stephane Deshaies
Estrie, Quebec

Pour conserver la même opinion en politique, il faut souvent changer de parti!

18 novembre 2010 à 16:25:43
Réponse #39

lambda


C'est de toute manière toujours une bonne idée de ne pas dormir la tête sur sa bouffe.

Dans ton cas, ou la présence de l'ours est loin d'être une vue de l'esprit, c'est sûr que éloigner la bouffe de soi est ce qu'il y'a de mieux à faire. tu fais bien de le souligner.
Disons que pour nos contrées européennes (typiquement France, benelux, Allemagne, Suisse...) relativement exemptes de prédateurs dangereux pour l'homme, je pense que c'est une mesure pas forcément nécessaire pour passer une nuitée en paix, (vis à vis du cas de rencontre ou de visite d'un ours). ce qui n'empêche pas de la pratiquer si on le souhaite. ;)

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

18 novembre 2010 à 17:06:06
Réponse #40

Kam


Citer
comme dis plus haut nous sommes chez eux donc faisons avec meme si parfois c'est pénible de ne pas dormir mais bon on l'a choisi non ?

Justement, la problématique est quelque peu différente avec des animaux qui ont l'habitude d'être au contact de l'homme, et qui de ce fait on changé leurs habitudes (y compris leurs habitudes alimentaires). Et c'est le cas des renards dans beaucoup de coins, mais pas uniquement (même les marmottes dans certains endroits fréquentés des Alpes se nourrissent de chips maintenant...).

Par contre, avec ce genre de bestioles, je ne pense pas que manger dans un autre endroit change grand-chose. Même si tu ne fais rien cuire, ils sentiront quand même ton odeur et viendront faire un tour voir s'il n'y a pas quelques provisions qui trainent (y compris dans ton sac - j'avoue que quand ça m'est arrivé il n'était pas fermé mais le renard a quand même été jusqu'à faire un trou dans la tente intérieure pour passer son museau et sortir la bouffe qui se trouvaient dans mon sac). Donc oui, suspendre son sac à bouffe serait surement le mieux, pour autant qu'il y ait un arbre dans le coin...

19 novembre 2010 à 11:55:04
Réponse #41

aurochs


Pour ma part, je penche pour un farfadet...

Aurochs

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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