Bonsoir Boem,
Ton post/question m'a fait immédiatement pensé à ma toute première fois:
J'était Ado,14ans.début de l'hivers,dans les alpes,aucunes connaissances sur quoi que se soit à propos de la suvie,à part une vie"mouvementée"qui m'obligeait à l'adaptation.
OBligé de quitter un lieu très rapidement,je n'ai sur moi qu'un pull,un tee-shirt,un jean,une paire de chaussettes de sport et des santiagues( ::)c'était la mode à l'époque

)...Pas de briquet,pas d'eau,pas de veste...
N'ayant aucune connaissance,donc aucun endroit sûrs pour me réfugier à l'endroit que je quitte,on dira que je n'était pas en terrain ami.
La connaissance la plus proche à vol d'oiseau,se trouve derrière un mouvement de terrain de 1200m.
comme la situation m'interdit de prendre les routes,je trace tout droit sur ce mouvement de terrain....Je cours jusqu'à perdre haleine dans la forêt.Je m'arrête essoufflé...Je suis déja bien monté et Il fait déja presque nuit.
Je sais sur quelle montagne je suis mais où exactement...?
À ce moment là,je fait une sorte de point:Je ne peux évidement pas redescendre,et continuer à monter de nuit,je ne le sent pas.J'était quand même un peu perdu face à la décision à prendre alors je decide de rester sur place et de passer le mouvement de terrain demain.
Je me pose donc,il fait nuit noire,et je me dit qu'une nuit à attendre,c'est pas la mort.Je m'assoit sur une souche et commence à penser à la suite des évènements quand je commence à ressentir le froid...
D'abbord,c'est inconfortable;puis cela devient vite une idée fixe:Il faut que je me réchauffe!
Je souffle dans mes mains,je les met dans mes poche av.du pantalon,là où c'est naturellement le plus chaud....Je remonte mon pull sur mon nez et souffle dedans pour tenter de réchauffer l'air à l'interieur.
Au bout d'un moment,je m'apperçois que l'exterieur du pull givre un peu à l'endroit où je souffle.Il fait froid bo**el...!
J'ai l'impression que mon cerveau"marche"tout seul à essayer de trouver un solution...
Redescendre?Non,trop risqué.
Marcher?Pourquoi pas,mais le terrain est assez escarpé,il fait nuit et ça glisse...Je ne retiendrais pas non plus cette solution.
Dans ma tête d'ado,je me souvient aujourd'hui que je ne savait vraiment pâs quoi faire.
Je sautillait sur place,bougeais mes doigts de pied dans mes chaussures,j'avait l'impression que mes pieds étaient tout bleu...
D'instinct,comme une résolution,j'ai remplis un creux au sol de feuilles,me suis recouvert d'une bonne grosse couche et ais passé le reste de la nuit en position du foetus à grellotter tout ce que je pouvait,en me relevant de temps en temps pour faire quelques mouvements et me recacher sous les feuilles.
Le froid me saisissait le crâne!
Je me souvient que j'ai même faillit pleurer tellement j'en avait marre.
Dès que le ciel a commencé à s'éclaircir,à pointer le jour,je n'en pouvais plus.
Je me suis levé et j'ai marché(au début,j'avait très mal aux doigts de pied) sur la même courbe de niveau(je croie que j'avait penser ne pas avoir assez de forces pour monter)pour contourner cette petite montagne et suis arrivé dans l'après midi en lieu sûr....au chaud,avec tout ce qu'il faut pour me restaurer...
Cette marche reste un peu floue dans ma mémoire...Je croie que cette nuit là,je ne suis pas passé loin du drame et j'ai eu une des trouilles de ma vie....
Comme j'ai eu une "hors piste" jusqu'a mes 30ans,j'en ai encore quelques unes...