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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La désescalade. Les mots pour y parvenir.  (Lu 16680 fois)

24 août 2009 à 14:11:27
Lu 16680 fois

jeremy


Bonjour à tous,

En premier lieu, je conseille à tous ceux qui seraient tenté de cliquer sur le bouton réponse de consulter en premier lieu l'excellent fil intitulé "désescalade": http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5065.0.html
Oui, c'est long à lire pour ceux qui l'ont jamais lu  ;D
Ainsi, j'espère qu'on va éviter de refaire le monde ;)

J'ai ouvert ce fil parceque les mots je les ai pas. Je veux dire par là que lorsqu'on simule des situations, ou dans la vrai vie. J'arrive souvent dans des impasses de discussion. Dès "non" cathégoriques ou des "ordres" (ne faites pas si, ne faites pas ça, ne vous énervez pas).
Si je réfléchi 10 min à la réponse au calme et tout, je vais trouver un truc bien. Mais dans la réalité, ou même à l'entrainement, un oeuil sur les mains, un autre sur le copain... Mon cerveau passe en mode "réponses basiques"

J'aimerai savoir si les pros de ce forum (et les autres) ont des automatismes, des astuces...
ex : "Ca sert à rien de se mettre dans des états pareils monsieur" qui est une phrase "type" que l'on entends dans la bouche des forces de l'ordre et des portiers et qui me semble être productive car elle suggère à l'autre de relativiser sans lui donner l'ordre de le faire.
De la neuropogrammation linguistique appliquée à la self quoi...

Merci d'avance,
 :)
Jérémy
« Modifié: 24 août 2009 à 15:55:20 par plumok »
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

24 août 2009 à 14:48:27
Réponse #1

DavidManise


J'ai essayé pas mal de trucs, au fil du temps. 

Des trucs hyper chiadés en apparence, du genre "vous comprenez bien que je ne peux pas vous laisser tabasser votre copine devant 12 témoins comme ça"...  perso, j'ai testé, et la réponse devient vite "ah non et alors tu vas faire quoi ?"...  voire "ah non, t'as une suggestion pour que je fasse autrement" ? :)

Les mecs énervés sont cons.  Faut le savoir à l'avance et parler simplement.

La désescalade, c'est possible seulement tant que le mec en face n'est pas vraiment monté dans les tours.  Une fois qu'il est dans le rouge, il va jauger très instinctivement la situation et la désescalade ça va plus devenir de l'intimidation un peu faux-cul, du genre double langage...  Style en surface, tu restes très poli et très courtois, et tu le vouvoies et tout, mais tout ton corps et ta position et tes phéromones trahissent ton envie de lui arracher le coeur pour le bouffer.  De là, le mec n'a pas de prise pour justifier son agressivité, et en plus il reçoit un message clair de "fais pas chier".  Si en plus tu lui laisses une porte de sortie honorable ou une alternative, la voie de moindre résistance en général c'est de passer à côté de toi pour aller faire chier quelqu'un d'autre.

Pour reformuler : c'est pas tellement ce que tu dis qui compte.  C'est la manière dont c'est dit.  Dès que l'adrénaline monte, t'es pas très apte à formuler des dialogues intelligents...  mais le mec en face n'est pas très apte à les analyser finement non plus hein.  Faut pas croire...  il est stressé aussi.  Bref...  pour moi ce qui a toujours marché le mieux, ça a été des trucs très simples et basiques, du style demande polie, dont le ton monte progressivement si le mec n'obtempère pas. 

- "SVP, monsieur, vous avez assez bu il est temps de partir, vous reviendrez demain si vous le souhaitez".  Répété en boucle, d'abord gentiment avec le sourire, ensuite froidement, ensuite froidement avec positionnement du corps... le mec qui se fait dire ça trois fois sans bouger en général, il a déjà une idée derrière la tête donc tout le reste c'est du spectacle pour s'attirer les faveurs d'éventuels témoins...  (c'est pas politiquement correct, ce que je dis là, mais bon concrètement le mec a déjà choisi la confrontation, et il est en train d'évaluer ses chances, voire de préparer sa tactique).

Et quand je dois moi refuser quelque chose à un mec, style le mec doit rester dehors :

- "Non, désolé, je sais que vous aimeriez rentrer mais la soirée est finie, plus personne n'est admis.  Vous pourrez revenir demain si vous le souhaitez...".    Ou plus simple "Non désolé on ferme, revenez demain" avec le sourire pour commencer.  Froidement ensuite.  "Poliméchamment" ensuite...  etc.

Toujours, si possible, finir la phrase en offrant des alternatives...  "revenez demain", "demandez au chauffeur"...

Gavin De Beker utilise l'acronyme JACA pour évaluer le risque de passage à l'acte des gens.

Justification
Abilité (Ability en fait, sorry pour l'anglicisme de m*rde...  faudrait dire capacité)
Conséquences
Alternatives

Il faut les 4 pour que le passage à l'acte soit possible.  Une justification (du point de vue du gars), la capacité de le faire (la capacité quoi...), la certitude que les conséquences seront positives (l'évaluation des conséquences étant une chose ultra-perso et subjective), et l'absence d'alternatives.

Le mec arrive et te provoque : il cherche une justification.  Il te jauge.  Il ne doit pas sentir qu'il est capable de te niquer.  Il évalue les conséquences : t'as des potes, tu vas porter plainte ?  T'es une vitcime facile ?  T'es un trophée prestigieux ?  Il cherche des alternatives, ou va accepter d'en voir si tu lui en offres.

En disant poliment (pas de justification), mais fermement (démonstration de ta capacité à te défendre) "désolé mais revenez demain" ou "désolé, j'ai pas d'argent, demandez à quelqu'un d'autre" (alternative), on prive le gars déjà de 3 points sur les 4... 

Un autre bon point de départ c'est de toujours pratiquer à commencer ses phrases par "je".  "je n'ai pas d'argent, désolé", "je vous ai confondu avec un pote à moi, désolé", "j'étais dans la lune, pardon, je vous ai fixé sans faire exprès..." des conneries comme ça.  Quand on commence la phrase par je, c'est difficile de dévier vers un ordre, vers une insulte, vers un truc agressif.

Mes deux bastos...

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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24 août 2009 à 15:19:09
Réponse #2

jilucorg


Gavin De Beker utilise l'acronyme JACA pour évaluer le risque de passage à l'acte des gens.

Justification
Abilité (Ability en fait, sorry pour l'anglicisme de m*rde...  faudrait dire capacité)
Conséquences
Alternatives

Il faut les 4 pour que le passage à l'acte soit possible.  Une justification (du point de vue du gars), la capacité de le faire (la capacité quoi...), la certitude que les conséquences seront positives (l'évaluation des conséquences étant une chose ultra-perso et subjective), et l'absence d'alternatives.

David est trop modeste pour s'auto-citer, alors faisons-le pour lui : pour ceux qui ne connaissent pas, lire à tout prix ;) le premier post du fil (cité ici par jeremy et à lire dans son ensemble avant celui-ci si on s'intéresse) 'Désescalade verbale' —> http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,5065.msg94491.html


jiluc.

24 août 2009 à 16:09:29
Réponse #3

Patrick


Si tu permets, mais effectivement on en a déjà parlé, il me semble qu'il faut réunir plusieurs paramétres :

  • une vision claire de mon rôle et de ma marge de manoeuvre (suis-je un simple citoyen ou un insitutitonnel, puis-je, dois-je contraindre ou résister y compris par la force
  • identifier le mode de fonctionnement de la personne cible, ce qui motive son opposition (est-elle plus intéressée par la solution ou le problème par exemple, quel est son niveau, de comprehension, culturel
  • en fonction de cette analyse, adapter le discours afin que la cile le comprenne et l'assimile
  • que la communication non verbale soit congruente avec le discours
  • ne jamais cesser d'observer l'évolution de la personne et la réaction des témoins qui pourraient devenir des supporters

Vous aurez compris que c'est autrement plus complexe que de mettre son poing dans la gueule de quelqu'un.

24 août 2009 à 16:33:47
Réponse #4

pieton


pour moi ce qui a toujours marché le mieux, ça a été des trucs très simples et basiques, du style demande polie, dont le ton monte progressivement si le mec n'obtempère pas
Donc finalement la bonne désescalade c'est l'escalade.

24 août 2009 à 17:00:11
Réponse #5

DavidManise


Oui mais pas n'importe quelle escalade.  Faut pas justifier son agressivité.  Faut justifier, au contraire, sa propre légitimité à devenir méchant, et ça, ça se fait en demandant la chose gentiment au moins une fois et de manière très courtoise.

L'autre jour à 4h du mat on bivouaquait près d'un lac et des mecs sont arrivés comme des tarés en bagnole, on sorti les bières et ont continué la fiesta en beuglant et en jetant des cailloux dans le lac...  ils étaient trois avec des cailloux dans les mains, tous bourrés...  quand je suis descendu leur demander de baisser le niveau sonore, ça aurait pu très mal tourner pour ma gueule.  J'ai demandé gentiment une fois.  Ils ont fait style d'argumenter, je leur ai proposé d'aller 500m plus loin et là ils m'ont dit qu'ils s'étaient déjà fait jeter par l'auberge d'à côté...  et là j'en ai rajouté une couche du style "bah c'est un peu normal non ?  Vous avez vu le bordel que vous mettez les gars ?"... mais style sympathique quoi.  Et je rajoute sur le ton de la blague "vous devriez au moins arrêter de jeter des cailloux là, parce que mes potes, ma femme et mes gamins ils ont bien envie de vous en lancer à VOUS, des cailloux"...  j'ai dit ça en rigolant, l'air sympa et tout, mais bon y'avait plusieurs messages à décoder "il est plusieurs", "y'a des gens qui regardent", "ils sont fâchés"...  Tout ça plus le fait que j'étais descendu les voir sans me dégonfler et que j'étais plutôt calme et zen, ils se sont dits que c'était pas bon pour leur karma de faire chier...  mais JE NE LES AI JAMAIS MENACES, ils sont repartis dignement, sans avoir été humiliés... 

Bref, l'art d'être implicitement menaçant, tout en étant ouvertement poli.  Style "là je suis cool mais ça pourrait changer".

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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24 août 2009 à 17:19:11
Réponse #6

Moleson


Oui mais pas n'importe quelle escalade.  Faut pas justifier son agressivité.  Faut justifier, au contraire, sa propre légitimité à devenir méchant, et ça, ça se fait en demandant la chose gentiment au moins une fois et de manière très courtoise.

L'autre jour à 4h du mat on bivouaquait près d'un lac et des mecs sont arrivés comme des tarés en bagnole, on sorti les bières et ont continué la fiesta en beuglant et en jetant des cailloux dans le lac...  ils étaient trois avec des cailloux dans les mains, tous bourrés...  quand je suis descendu leur demander de baisser le niveau sonore, ça aurait pu très mal tourner pour ma gueule.  J'ai demandé gentiment une fois.  Ils ont fait style d'argumenter, je leur ai proposé d'aller 500m plus loin et là ils m'ont dit qu'ils s'étaient déjà fait jeter par l'auberge d'à côté...  et là j'en ai rajouté une couche du style "bah c'est un peu normal non ?  Vous avez vu le bordel que vous mettez les gars ?"... mais style sympathique quoi.  Et je rajoute sur le ton de la blague "vous devriez au moins arrêter de jeter des cailloux là, parce que mes potes, ma femme et mes gamins ils ont bien envie de vous en lancer à VOUS, des cailloux"...  j'ai dit ça en rigolant, l'air sympa et tout, mais bon y'avait plusieurs messages à décoder "il est plusieurs", "y'a des gens qui regardent", "ils sont fâchés"...  Tout ça plus le fait que j'étais descendu les voir sans me dégonfler et que j'étais plutôt calme et zen, ils se sont dits que c'était pas bon pour leur karma de faire chier...  mais JE NE LES AI JAMAIS MENACES, ils sont repartis dignement, sans avoir été humiliés... 

Bref, l'art d'être implicitement menaçant, tout en étant ouvertement poli.  Style "là je suis cool mais ça pourrait changer".

Ciao ;)

David

la désescalade, je trouve très dur et dans les simul, je suis plutôt nul. Ton truc du je...intéressant.

Mais quand même il y a des gabarits quand ils te disent quelque chose t'as tendance à les écouter, car le message implicite s'il est donné par 120Kg ou 60Kg c'est pas le même message, surtout si les 120Kg ont une certaine expérience pour mettre des baffes.
Donc la désascalade c'est un peu favorisé par rapport à la personne qui la pratique, même topo d'ailleurs si tu as un rôle officiel et qu'en dernier recours t'as le droit d'imprimer au quidam la marque de ton bâton  téléscopique dans la gueule.


Moléson

24 août 2009 à 17:56:01
Réponse #7

DavidManise


Mais quand même il y a des gabarits quand ils te disent quelque chose t'as tendance à les écouter, car le message implicite s'il est donné par 120Kg ou 60Kg c'est pas le même message, surtout si les 120Kg ont une certaine expérience pour mettre des baffes.

C'est sûr.  Mais 120kg qui se chient dessus, ça a toujours fait bien moins peur que 60kg qui se tiennent debout.

David
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24 août 2009 à 17:58:25
Réponse #8

pieton


Bref, l'art d'être implicitement menaçant, tout en étant ouvertement poli.  Style "là je suis cool mais ça pourrait changer".
Je crois qu'il y a quand même un problème de compréhension parce que tout ça c'est justement de l'escalade. Tu vas te coltiner à des mecs qui, si ils sont des connards qui font te dérangent, n'ont pas a priori d'intentions belliqueuses envers toi. Et grosso modo moins ils réagissent plus tu les provoques même de manière voilée en les menaçant de leur lancer des pierres. En gros c'est toi qui amène l'idée de violence physique dans une situation ou il n'en était a priori pas question.
On peut comprendre que le concept de désecalade soit difficile à appréhender pour des gros balaises méchant mais tout le monde n'est pas en permettre de menacer les gens même de façon voilée, et même les méchants finissent par tomber sur plus méchants qu'eux.

C'est sûr.  Mais 120kg qui se chient dessus, ça a toujours fait bien moins peur que 60kg qui se tiennent debout.
Là encore tu pares du principe que tu peux faire peur au gars. Même en admettant que ce soit dans l'intérêt du gars lui même c'est pas toujours évident notamment pour les gars bourrés, drogués ou autres.
Et dans ce cas là ta méthode de menaces subtiles à des mecs plus capables de les comprendre c'est justement doucement mais sûrement pavé le chemin jusqu'au moment où tu te seras assez justifié pour leur défoncer la gueule.
« Modifié: 24 août 2009 à 18:04:01 par pieton »

24 août 2009 à 18:15:17
Réponse #9

DavidManise


Mouais, bon.  Mon exemple n'étais justement pas une situation de désescalade, mais plutôt une négociation pour qu'ils arrêtent de faire du bruit.  J'ai demandé une fois gentiment, ils ont commencé à argumenter sur leur bon droit de foutre le bordel.  J'ai monté la tension d'un cran.  Volontairement.  Donc là oui, c'était de l'escalade...  mais dans un cas comme dans l'autre, on est dans un rapport de force et de négociation.  

Mon exemple était surtout là pour illustrer le fait qu'il faut envoyer deux messages à la fois :

1) je cherche pas la m*rde et je suis sympa, et ma demande est légitime ;
2) je suis potentiellement dangereux et t'as pas envie d'aller sur ce terrain là...

Le tout avec zéro provocation explicite, pas de menace directe, et pas d'humiliation.

On confond trop souvent désescalader et baisser son froc...  Dans une situation tendue, parfois baisser son froc va faire en sorte que le mec en face passe à l'acte, parce que parfois la seule chose qui les retient est leurs doutes sur leurs capacités à avoir l'avantage...  Si tu te retrouves face à un c*nnard qui jauge ta capacité à te défendre et que tu fais trop dans la politesse et la non-violence, tu risques aussi de bouffer tes c*u!lles en tartine...  parce que tu ne lui auras pas semblé être un adversaire ayant le moindre répondant.

L'idée, justement, c'est de jouer sur plusieurs niveaux simultanément : le faire douter de sa capacité à te défoncer facilement SANS fournir de justification à un passage l'acte.  

moins ils réagissent plus tu les provoques même de manière voilée en les menaçant de leur lancer des pierres. En gros c'est toi qui amène l'idée de violence physique dans une situation ou il n'en était a priori pas question.

Non, ils cherchaient à argumenter et à me faire gober par A + B qu'ils avaient parfaitement le droit de jeter des pierres s'ils en avaient envie...  Ceci dit, si j'avais vraiment voulu être sûr de ne pas avoir d'ennuis avec eux, je serais resté tranquillement planqué dans mon hamac et j'aurais attendu le lendemain pour dormir... ;)

Là en l'occurence, c'est une illustration du principe du double message, pas un exemple de désescalade.

Là encore tu pares du principe que tu peux faire peur au gars. Même en admettant que ce soit dans l'intérêt du gars lui même c'est pas toujours évident notamment pour les gars bourrés, drogués ou autres.

Sans même parler de faire peur, c'est rare d'avoir un mec en face qui soit déchiré au point de ne plus du tout avoir le sens du danger...  Et quand ça arrive en général, tu perds pas trop trop de temps à discuter...  tu les évites et/ou tu réagis... 

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

24 août 2009 à 18:42:20
Réponse #10

Thanos


Pour les quelques cas de désescalade que j'ai connu, j'ai l'impression que la redondance des arguments est importante, utiliser les mêmes mots sur le mêmes ton posé tout en faisant remarquer le ridicule du quiproquo.

J'ai réussi à me faire rendre mon portable par un pick-pocket belliqueux qui me tenait par la gorge dans le métro en appliquant ce principe. :-\

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

24 août 2009 à 18:45:19
Réponse #11

Patrick


Attention aux recettes miracles. Il y a des choses qui marchent ce jour là (dans un état d'esprit donné) avec ce mec là et qui ne marchera pas une autre fois.

24 août 2009 à 18:48:44
Réponse #12

Thanos


Attention aux recettes miracles. Il y a des choses qui marchent ce jour là (dans un état d'esprit donné) avec ce mec là et qui ne marchera pas une autre fois.

Ah c'est certain, de toutes façon il ne faut pas se focaliser sur une "méthode" et toujours être prêt à embrayer sur autre chose (que ce soit une action psychologique ou physique) si on voit que ca ne "marche" pas...

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

24 août 2009 à 18:54:11
Réponse #13

sharky


Salut,


Je pense aussi que celà doit rester assez spontané et ne pas ressembler à un mauvais jeu d'acteur en recherchant des phrases toutes faites.

J'ai commencé mon boulot de d'assistant social à 22 ans et j'appréhendai les situations un peu chaudes (qui sont quasi quotidiennes). Peur de ne pas réagir, peur de la façon de réagir, peur d'avoir peur.
Il m'a fallu du temps pour travailler çà et développer des compétences en désescalade.
Je prends maintenant ses situations de façon très sereine, je me connais, je connais les limites de ce que je peux entendre.
Et puis des fois quand çà veut pas, çà veut pas. Il faut aussi être deux pour la désescalade, quand le mec laisse le curseur sur "gros c*n énervé" malgré les perches que tu lui tends faut savoir arrêter de se prendre la tête.
Celà m'est arrivé il y a pas longtemps, le type a laissé le curseur pour m'impressionner malgré mes tentatives d'apaiser, je lui ai dit que je n'étais sensible  à sa volonté de m'impressionner.
Il a franchi la ligne en me menaçant de me retrouver hors des murs de l'institution pour... J'ai mis fin à l'entretien et l'institution va déposer une main courante.

Stéphane

Edit: je rédigais mon post pendant que Patrick postait.
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

24 août 2009 à 19:13:52
Réponse #14

Gros Calou


Il faut aussi tenir compte des interventions extérieures ou surprises.

Un exemple pour illustré.

A l'époque pour mettre du beurre dans les épinards, j'étais "surveillant, videur" dans un bowling. Le bowling était en sous-sol, c'était l'été et les portes battantes à l'entrée étaient ouvertes. A un moment on entends un petit bordel, des éclats de voix et des rires venant du hall à l'étage supérieure. Je monte et trouve un groupe de 5 lascars en train de fumer des joints et rigoler. L'un m'apostrophe, je pense pour la frime car leur pétards étaient allumés en me disant "tiens toi tu tombes bien, donne moi du feu", pas de problème j'avais toujours des pochettes du bowling dans les poches au cas où. Le gars ne me remercis pas et me rétorque "qu'est ce que tu viens nous casser les c*u!lles en se levant" je lui réponds très calmement "non je viens pas vous casser les burnes, mais vous avertir, vous êtes dans une propriété privée, des gens habites au-dessus, si ils entendent un peu de bordel ou si il vous voit fumer des pètes, il vont appeler la police et ça va faire un foin du diable, vous vous allez être embarqué et moi je vais devoir allez au commissariat pour m'expliquer, j'ai autre chose à faire, je veux éviter des désagréments pour vous et pour moi" les esprits se calme et le gars me réponds un ton en dessous "ouais ok on fument des pètes, mais on fais pas de mal quoi", je lui réponds "ok, pour moi y a pas de problèmes, mais je gère pas les habitants de la résidence et croyez-moi c'est arrivé plusieurs fois la police a débarquée pour moins que ça, y a un square à 30 mètres en sortant du porche, c'est l'été, allez vous éclater là-bas, personne viendra vous emmerder" là le groupe se lève et le même gars, me dit t'es un mec bien, ouais on va y allez dans ton square" et là le gérant du bowling débarque exité comme un con avec une demi queue de billard à la main. Résultat des courses, on s'est battu, on en a pris plein la gueule et oui 5 contre 2, la police est venue, ça a été un bordel pas possible, l'établissement à failli être fermé.

Donc je pense AMHA, qu'il faut calmer les nervis et faire attention aux éventuels intervenants, si c'est possible.

Je sais ce sont des situations à multiples facettes et très compliquées, mais je tenais à le souligner.

Si cela ouvre des portes sur trop de citations ou trop de "moi j'aurais fait ceci cela", dites le moi, je fais voler mon post.

Amitiés.

 ;)






24 août 2009 à 19:21:24
Réponse #15

Patrick


Donc je pense AMHA, qu'il faut calmer les nervis et faire attention aux éventuels intervenants, si c'est possible.
Dans une boite où je bossais y'avais comme ça un barman nervi qui chauffait les mecs et qui s'abritait ensuite derrière nous quand ça partait en live un jour qu'il faisait encore son nerveux, je l'ai jeté dehors et fermé la porte.

On a trouvé ensuite des traces de griffures profondes sur la porte et quand on l'a sortit de la fosse au lion il a plus jamais fait le méchant  ;D

24 août 2009 à 19:31:49
Réponse #16

Gros Calou


Ca met arrivé aussi au petit matin un pseudo pote qui cherchait la baston et au point de rupture nous avait dit "bon les gars j'vais acheter les croissants", un matin il a fini dans une poubelle.

Il est vrai que bosser dans des boîtes, bar etc... Forme, tu rencontres toutes sortes de population et cas de figure, j'ai énormément appris dans ce bowling, jusqu'à ce soir (situation précèdante) ou j'ai pris ma veste et je me suis barré  ;)

Mais il y aurait des heures à raconter ces anecdotes, j'en ai plein mon sac à dos et qq traces sur le corps.

 ;)



25 août 2009 à 01:10:29
Réponse #17

jeremy


Salut,

Tout d’abord, ça me tue que vous ne m’ayez pas déjà sorti au moins 5 références de bouquins qui traitent de la question dans les deux premiers post. Ca se relâche les gars !
 ;D

Ensuite, ce fil peut sembler être issu d’une pulsion masturbatoire, mais il ne l’est pas.

J’en veux pour preuve que face aux grosses situations de crise, l’armée et la police ont mis en place des groupes d’intervension spécialisés. Dans chacun de ces groupes il y a un négociateur. Ouai, moi aussi j’ai vu pleins de films. Ce gars là
- Essaye de trouver une issue soft au conflit
- Renseigne son équipe sur l’état psychologique du forcené et les forces en présence

En gros, on est l’équipe à nous tout seul. Et pour moi en tous cas, la formation du négociateur est ultra lacunaire. Je sais pas si il jouait à la play toute la journée pendant que les autres s’entraînaient mais c’est le boulet de l’équipe  ;D .

J’espère avoir convaincu les sceptiques sur l’intérêt du sujet.

Un truc que j’ai remarqué c’est que quand je vouvoie les gens, direct ils tiquent et se disent « il y a un truc bizarre ». Je ne sens pas dans leur regard « Oh comme ce monsieur est poli, quelle agréable entretien ». Je crois que ça n’a rien à voir avec la politesse en fait. Je pense que c’est plutôt du domaine de l’autorité.

J’explique par un exemple: Quelqu’un dans votre dos vous appelle dans la rue. Vous ne le voyez pas, mais vous l’entendez vous héler :
 « Yo mec ! »



Mais si cette personne vous crie plutôt : « Mon frère ! »



ou « jeune homme s’il vous plait !»,

Vous aurez formé dans votre cerveau trois personnages différents avant même de vous être retourné.
Le premier, plutôt jeune, étranger à la politesse, donc mal élevé, de culture HipHop donc plutôt urbain ; le deuxième qui se sent le frère de tout le monde sur terre, plutôt babacool, le troisième une génération au dessus de vous, poli il essaye d’attirer votre attention sans être cavalier. Il est donc respectueux.
Vous aviez peut-être déjà mis une casquette au premier, un chapeau au troisième…On a plein d’ancrages comme ça.
Tout ça pour en venir au fait que je crois que celui qui dit « vous », c’est l’autorité à l’école, c’est la police, c’est les portiers, c’est l’administration, le médecin. C’est l’étranger, la froideur. La personne que l’on doit respecter parce que c’est dans les codes de la société. Dans les reportages sur la justice on voit souvent les personnes dire Mr XXXX. Ca renforce encore l’autorité je trouve. Mr XXXX, venez. Qu’avez-vous fait Mr XXXX.

J’en viens au fait que je me demande s’il n’est pas stratégique d’employer le « nous » à un certains moments du processus. J’explique, je ne sait plus qui a expliqué très clairement sur le forum qu’on détruit l’autre, l’étranger (tiens c’est David je crois d’ailleurs ?!). Le fait de dire « nous » à la place de « vous » crée une communauté :

« Restons courtois s’il vous plait » ; « Nous allons régler ça » ; « Nous allons dresser un constat » « Nous nous sommes mal compris » « Nous ne sommes ni l’un ni l’autre là pour créer des problèmes »…
Je sais pas, peut être le « nous » pour les verbes d’action, le « vous » pour faire pression par l’autorité ?

Quand au « je », je perçois parfaitement l’intérêt pour éviter de dire des conneries et de donner des ordres peu subtils et contreproductifs. Mais le « je » ne risque t’il pas de diriger l’agressivité sur soi ? Il y avait cette super vidéo de Richard Dimitri je crois ou on le voyait expliquer qu’il fallait rediriger l’agressivité vers l’extérieur. On le voyait montrer du doigt un chose côte à côte avec la personne plutôt que face à face…

Autre question aussi : Patrick, :) tu as lu le fil et tu as posté une réponse mais tu n’es pas intervenu précisément sur la question. Ton silence est une réponse par elle-même mais elle demande quelques précisions de ta part si tu veux bien. Peux-tu m’éclairer stpl ?

Merci à tous en tous cas pour vos éléments de réponse et retours d’expérience,

Bien à vous, (le « vous » là, c’est parce que vous êtes plusieurs hein, c’est pas pour la distance ;D )

Jérémy
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

25 août 2009 à 12:25:12
Réponse #18

Humain


Salut  :)
Ma toute petite expérience en tant que femme face à un ou plusieurs hommes:
si une confrontation n'offre pas de possibilité de "fuite" et que l'agresseur à visiblement envie que la situation dégénère, il est possible  de le déstabiliser en réagissant exactement à l'inverse de ce qu'il attend. Le but est de changer la vision que l'agresseur a de l'agressée. Passer du statut de proie, d'ennemie, de "chieuse", etc selon les cas, à celui d'alter ego, ou bien tout simplement le rassurer sur sa positon de mâle alpha, éventuellement digne de l'intéret de toutes les femelles du coin et du respect des autres mâles (même si on en pense pas un mot). Chaque cas est différent et nécessiste de s'adapter instantanément pour offrir une défense verbale crédible. Et cette adaptation doit ce faire au fur et à mesure de la résolution du conflit pour éviter d'aller dans une voie encore olus dangeureuse à terme.

  l'Humain
« Modifié: 26 août 2009 à 06:59:55 par Humain »

25 août 2009 à 12:53:42
Réponse #19

Patrick


Autre question aussi : Patrick, :) tu as lu le fil et tu as posté une réponse mais tu n’es pas intervenu précisément sur la question. Ton silence est une réponse par elle-même mais elle demande quelques précisions de ta part si tu veux bien. Peux-tu m’éclairer stpl ?
Franchement, en l'absence de situation, précise et vécue je ne peux que me contenter de mes interventions plus haut :

Si tu permets, mais effectivement on en a déjà parlé, il me semble qu'il faut réunir plusieurs paramétres :

  • une vision claire de mon rôle et de ma marge de manoeuvre (suis-je un simple citoyen ou un insitutitonnel, puis-je, dois-je contraindre ou résister y compris par la force
  • identifier le mode de fonctionnement de la personne cible, ce qui motive son opposition (est-elle plus intéressée par la solution ou le problème par exemple, quel est son niveau, de comprehension, culturel
  • en fonction de cette analyse, adapter le discours afin que la cile le comprenne et l'assimile
  • que la communication non verbale soit congruente avec le discours
  • ne jamais cesser d'observer l'évolution de la personne et la réaction des témoins qui pourraient devenir des supporters

Attention aux recettes miracles. Il y a des choses qui marchent ce jour là (dans un état d'esprit donné) avec ce mec là et qui ne marchera pas une autre fois.

Parce que les recettes toutes prêtes ça ne marche pas selon la situation.

Par exemple le "restons courtois" c'est l'archétype du truc qui marche jamais parce que soit le gars s'offusque que tu les prenne de haut, soit il comprend totu simplement pas ce que tu lui dit (je me vois bien tenter un "restons courtois" avec mes clients  :lol:).

Donc je suis tout simplement infoutu de te répondre car pour recommander une chose plut^to qu'une autre il faudrait que:
  • je connaisse le good guy
  • je connaisse les bad guy
  • les circonstances
  • l'historique éventuel des rapports
  • l'humeur du moment

Le seules choses que je peux te dire c'est que d'une façon générique quand je suis amené à intervenir en milieu d'accueil social,

1. je veille à préserver la sécurité des agents d'accueil et des visiteurs (c'est à dire prendre le relais du dialogue ou de l'opposition en éloignant les autres personnes de l'individu

2. ensuite collecter le maximum d'informations en le faisant verbaliser, reformuler et croiser les informations afin de me faire une idée la plus précise possible sur la réalité de la situation et ma marge de manoeuvre.

3. lui faire comprendre les sorties qui lui sont possibles et les limites

4. que dans le cadre de ces possibilités je suis disposé à l'aider s'il me respecte comme je le respecte

5. que pour le cas où il voudrait en passer par le mode méchant il soit persuadé que je vais lui poser des problèmes.

En dehors de cette trame, trop de paramètres différents endogènes et exhogènes.

25 août 2009 à 22:57:22
Réponse #20

jeremy


Salut Patrick,

Merci pour ta réponse.
Effectivement, sans exemple précis c'est difficile. Il doit bien y avoir des gens qui se sont penchés sérieusement sur le problème. Au moins des anglophones...

Jérémy
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

26 août 2009 à 09:31:40
Réponse #21

sharky


Voici quelques notions de communication venant de la systémie, de la PNL et l'analyse transactionnelle.
Elles viennent de mes notes prises lors d'un séminaire sur la gestion de l'agressivité et de la violence en institution médico-social.
A chacun de voir ce qui est bon à prendre pour sa pratique de la désescalade.
J'en ai d'autre si celà intéresse

L’OBSERVATION

Visuel

Attitude/ Posture
Mouvement/ Gestes
Angle corps/ Tête
Micro mouvements
Respiration
Tonus Musculaire
Couleur de Peau (blafard, empourprée… Pas noir/blanc)
Mimique
Regard/ Sourcils
Lèvres/ Narines
Déglutition


Auditif

Volume de la voix
Débit
Rythme
Amplitude
Ton
Changement de tonalité
Timbre
Articulation
Choix des mots
Niveau du langage
Structures des phrases


Kinesthésique

Forme
Poids
Volume
Texture
Température
Densité
Consistance
Degré d’humidité
Elasticité
Mouvement





LA CALIBRATION

Calibrer, c’est reconnaître, lorsqu’elle se représente, la configuration des paramètres sensoriels observés précédemment.

La calibration permet de repérer chez une personne à un moment précis, les indicateurs externes qui correspondent à un état interne donné. Ainsi, si nous retrouvons la même configuration de paramètres, nous savons que notre interlocuteur expérimente le même état interne.

LA CONGRUENCE

Une personne est congruente lorsqu’il y a accord entre ce qu’elle pense et ressent d’une part et ce qu’elle dit et montre d’autre part. Elle a alors le sentiment d’être aligné, en accord avec ses valeurs.
Cet état est observable au travers des messages verbaux et non verbaux qu’elle communique et qui vont dans la même direction.
Une personne est incongruente lorsqu’il y a écart entre ce qu’elle pense et ce qu’elle dit. Dans ce cas, on peut remarquer une divergence entre certains messages verbaux et non verbaux observables.

LE NŒUD  RELATIONNEL

Chaque être humain a toujours raison compte tenu de sa façon de voir le monde. Il ne dispose parfois pas d’autres options conscientes dans un conteste donné.
Quels que soient les situations les comportements d’une personne, la rencontrer nécessite de rentrer dans son monde.

LES PRECEPTES DE BASE

La carte n’est pas le territoire
Bien que le monde soit réel, nous n’opérons pas directement sur cette réalité. Chacun de nous construit sa vision du monde, et celle-ci diffère d’un individu à un autre.

Une personne fait le meilleur choix parmi ceux qui lui paraissent possibles
Le comportement humain est cohérent  avec le modèle du monde dont il découle, et une personne fait le meilleur choix parmi ceux dont elle est consciente

Plus on a de choix, mieux çà vaut
Dans une situation donnée, c’est la personne qui a la plus grande marge de manœuvre qui prend le contrôle. Ayez plusieurs cordes à votre arc.

On ne peut pas ne pas communiquer
Qu’on parle ou qu’on se taise, et qu’on le veuille ou non, tout comportement est une communication

Rencontre l’autre dans son modèle du monde
Pour établir et maintenir le rapport avec un interlocuteur, commencez par le rencontrer sur son propre terrain.

Le niveau inconscient de la communication est le plus important
Dans un entretien, c’est le niveau inconscient de la communication qui détermine le tour que prend la relation

La signification d’un message est donnée par la relation qu’il suscite
En matière de communication efficace, le résultat compte plus que l’intention. C’est la réaction de votre interlocuteur qui vous renseigne su l’impact réel que vous avez sur lui.

Les être humains sont toujours plus complexes que les théories qui lui décrivent
Les théories sont à double tranchant. Ne réduisez pas une personne à ne explication.

Les ressources sont dans la personne
Quelque part dans son histoire, un individu possède les ressources dont il aurait besoin

Le cadre dans lequel une situation est perçue détermine le sens qu’on lui accorde



« Modifié: 26 août 2009 à 13:06:02 par sharky »
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

26 août 2009 à 10:52:50
Réponse #22

sharky


L’ECOUTE ACTIVE

Créer un climat de confiance  et de respect mutuel, propre à recueillir des infos, sans jugement, ni interprétation.

Les différentes modalités :

L’écoute silencieuse :
2 Raisons d’intervenir :
Montrer que vous suivez « hum », « c’est çà », hochement de tête
Montrer que vous ne suivez plus en partant de ce que vous avez saisi : « ce que je comprends c’est… par contre, je n’ai pas compris… »

La relance
Reprise de la dernière phrase sous la forme interrogative
« Cliquer » sur un mot important pour chercher l’expérience qui lui est associée
« Et là, je me suis senti bien ! »
« Quand tu dis « bien » ? (silence et contact non verbal) »

Le résumé
Synthèse de ce qui a été dit et ressenti, sans ajouter d’info.
But : arrêter votre interlocuteur en lui montrant que vous l’avez entendu, accuser réception de l’info donnée
Attention : Ne présenter votre point de vue que lorsque que vous avez résumé avec succès, celui de l’autre


LES JEUX PSYCHOLOGIQUES


Nous jouons, parfois, des jeux inconscients qui faussent la relation.
Qu’est ce qu’un jeu : c’est une transaction ayant un mobile caché, qui est inconscient. Elle se répète, entraîne de la confusion et le désir de rejeter la responsabilité sur l’autre. C’est à terme une pratique perdant-perdant.

Victime
Elles lancent des appellent au secours et oublient quand cela les arrange. Elles disposent de comportement confus.
« C’est de ma faute, chaque fois que je fais quelque choses voilà ce que cela entraîne… »
Contre proposition : Je suis responsable de ce qui m’arrive
Pour en sortir : Refuser d’être sauvé et réclamer la sincérité.

Sauveur
Ils sont faussement serviables pour garder les autres sous leur dépendance. Ils n’aident pas réellement et au fond ne le désirent pas véritablement. Ils travaillent à maintenir l’autre dans sa position de victime afin de perpétuer leur propre rôle.
« Ne vous inquiétez pas, je suis là, je m’occupe de tout »
Contre proposition : Je ne peux sauver l’autre à sa place…Je ne le mets pas en position de victime
Pour en sortir : Rendre sa responsabilité à la personne. Induire qu’elle a les ressources en elle pour faire autrement. Exiger qu’elle fasse sa part de travail. Ne faites pas ce que vous ne voulez pas vraiment faire. N’acceptez pas de déclaration d’infériorité. Eviter tous signes de supériorité. Passer des contrats.

Ces deux rôles mènent inévitablement au 3ème :
Persécuteur :
Ils établissent des règles irréalistes et les mettent en pratique avec dureté. Ils s’en prennent aux plus faibles.
« Vous êtes pires que les autres, il faut tout faire à votre place, si j’étais à votre place, il y a longtemps que cela serait réglé… »
Contre proposition : Je ne donne ni ordre, ni reproche, ni conseil, je ne parle pas sur l’autre, je dis ce que je ressens, je ne défie personne.
Pour en sortir : Je rends à l’autre ce qui lui appartient , ses objectifs, sa motivation.


SITUATIONS EXTREMES

Triangulez la situation
« Et Pierre arrive justement, nous allons pouvoir en parler avec lui »

Prescrivez le comportement

« Je suis content qu’il y ait des personnes comme vous qui vérifient tout et disent tout haut ce que d’autres pensent tout bas »

Prenez les positions extrêmes pour permettre à la personne de se recadrer elle-même

« Je vais tout casser dans votre baraque »
« Après tout, je pense que c’est une bonne idée, moi, si j’étais à votre place, je commencerais directement par le siège régional c’est à deux pas d’ici »
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

26 août 2009 à 12:08:21
Réponse #23

jeremy


Merci beaucoup Sharky!  :up:
 :)

Merci pour la restranscription des notes et le temps consacré à faire un truc bien propre bien compréhensible.

C'est exactement le type d'info que je cherche, même si j'avais ciblé mon post sur le phrasé afin que le fil ne parte pas dans tous les sens.

Si tu as d'autres truc et le courrage, ça m'intéresse. Et je suis sûr de ne pas être le seul.

Je suis persuadé que tout ce qui est du domaine de la NLP est ultra intéressant en Self. Dans une grosse situation de stress les comportements sont très marqués, et à mon avis il n'y a pas besoin d'être un super expert pour détecter les intentions. Pareil, pour communiquer efficacement, je suis sûr qu'avec quelques bases il y a moyen de bien améliorer le bordel

 ;)

Jérémy
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

26 août 2009 à 12:45:07
Réponse #24

** Serge **


Dans une grosse situation de stress les comportements sont très marqués, et à mon avis il n'y a pas besoin d'être un super expert pour détecter les intentions.

Vrai, mais faux.
Car tous les protagonistes connaissent l'Adrenal Dump Stress. Donc, c'est celui qui sera le plus apte ( par expérience et/ou entraînement/induction ) à en gérer les effets qui sera le plus capable de lire et d'analyser les signes.

Donc, et malheureusement, si ... il y a un certain niveau d'expertise ( au sens littéral du terme ) à acquérir pour détecter correctement les intentions ( au-delà de l'artifice, des techniques d'interview, des stratégies d'embuscade ).
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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