Pour devenir un bon marcheur, il faut marcher. C"est la base; Ensuite il y a la mécanique et le matériel.
Le plus précieux, ce sont les pieds. Le moindre bobo aux pieds tourne vite à l"obsession. Donc avoir de bons pieds peu sujet snaturellement aux ampoules. Et ça sa commence dès le plus jeune âge. Une bonne vascularisation des extrémités est essentielle pour éviter les ampoules. elle s"acquiert tôt par la pratique d'une activité physique. La console de jeu n"est pas considérée comme activité physique. admettons que notre marcheur ait des bons pieds, bien irrigués par un réseau de capillaires bien developpés. L'étape suivante consistera à se procurer les bonnes chaussures. Mais là, c'est une affaire personnelle; Pour ma part, j"ai essayé pendant 25 ans de me persuader que les rangers militaires sont de bonnes chaussures, ça n"a jamais réussi; J'ai donc compensé par quelques astuces.(voir plus loin).
Y'a plus qu'à marcher et additionner les kilomètres. Mais pas comme un bourrin. au moindre bobo, le marcheur doit s'écouter souffrir; "si ça fait mal, c'est signe qu'on se renforce" est une connerie monumentale. Quand on a mal, c'est qu'on abîme quelque chose donc il faut arrêter et réparer avant de couler une bielle. Pour les pieds, mon truc, c"était l'élastolplaste. Une bande de 8 centimètres dans le sens de la longueur sous la plante des pieds et qui remonte jusqu'à la cheville (ne pas négliger de raser les poils !); Une bande de 6 centimètres en travers sous les points d'appuis avant et une deuxième en travers sous le talon. Les pieds doivent être parfaitement secs. L'élasto ne doit avoir strictement AUCUN faux pli sinon le remède est pire que le mal. bien posé, l'élasto tient plusieurs jours. Pendant la marche, il conviendra de boire régulièrement et avant d'avoir soif. Les pieds emmaillotés d'élastoplaste montent vite en température; Un arrêt de 5 minutes toutes les heures permet de remédier à l'échauffement et de repartir comme neuf pour encore une autre heure. La vaseline est le meilleur lubrifiant pour éviter l'échauffement entre les cuisses.
Le gabarit : J'ai connu un fou-furieux qui mesurait 1,70 m en hauteur et presque autant en largeur mais rien que de la viande, pas de gras. Les week-ends étaient consacrés au triathlon. Il avait résolu une fois pour toutes le problème du contenu du sac. Quels que soient le lieu, la saison ou la durée, il trimballait tout en permanence. Donc son sac pesait 31 kg (trente-et-un) et il marchait à une allure telle que la plupart étaient obligés de courir pour le suivre.
Donc le gabarit n'a pas d'influence décisive.
Le souffle : le footing est une bonne méthode. Ce n'est pas la vitesse qui compte mais le nombre de kilomètres (que l'on peut courir sans être obligé de marcher). Les progrès sont très rapides jusqu'à atteindre un palier qui nécessite de passer à un degré supérieur d'entraînement pour pouvoir progresser à nouveau.
La vitesse : l'amélioration de la vitesse s'obtient davantage par l'allongement du pas que par l'accélération de la cadence.
Un dernier truc que je n'ai pas testé parce que je me satifsais de l'élasto. Un anglais m'a expliqué que plusieurs heures avant les marches il prend un bain de pieds d'eau tiède salée jusqu'à saturation. Il laisse sécher les pieds sans les essuyer pour qu'ils soient couvert d'une pellicule de sel qui contribue à assécher et durcir la peau. L'explication se tient.
Mon record = 16 heures.
Mais je pense que les meilleurs à ce jeu étaient les légionnaires romains qui se tapaient deux fois par semaine une marche de 40 kil en tenue de combat et avec tout le barda en alternant marche et course. Le service militaire durait 25 ans à cette époque.