nik, je trouve que ton musashi, c'est de la coutellerie vraiment intéréssante:
qu'est-ce que tu en penses à l'usage( si tu as pu l'utiliser, car il est bien neuf sur la photo) ?
Tu as raison, le couteau était neuf !
Si j'ai acheté ce modèle, c'est parce que je le trouve sa ligne magnifique.
Mais après l'avoir admiré, je l'ai testé un peu à la manière de David avec son Primal, pour savoir ce qu'il avait dans le ventre. Il avait l'air tout heureux de se coltiner des bûches sèches et noueuses, de tailler des pieux, de chopper un vieux tronc couché et surtout, surtout, de servir la bûche de Noël. A la fin, il rasait encore les poils de bras (moins bien qu'au début, mais ça rasait quand même).
Ce qui apparut :
- La paracorde se détendant, je l'ai retirée. Dommage, un si beau laçage japonais, mais tant pis.
- A la volée, la main reculait, le petit doigt venait buter sur l'ergot du talon qui lui faisait mal au bout de deux minutes, même avec des gants. J'ai donc repris le profil de la plate semelle avec une petite meule électrique, car le cœur de l'acier est extrêmement dur (lime inopérante) ; je ne forçais pas et je refroidissais à l'eau chaque seconde pour être sûr qu'il ne détrempe pas.
- J'ai lacé un... lacet plat à la place de la paracorde (que j'utilise désormais comme appoint dans mon sac).
- La révélation du damas se "rayait" à l'usage, du coup, j'ai poli les surfaces et adouci les arêtes avec du corindon 600.
- Il s'affûte très bien avec une pierre biface de chez Ramacasto, et si on entretient le fil, pas besoin de la face à gros grain (mais on ne sait jamais).
Il est moins beau maintenant que sur la photo, mais il est déjà confortable ; et comme je compte confier à Mickael Moing la pose de plaquettes et d'un petit quillon inférieur, il sera alors exactement comme je veux.
Je ne peux qu'encourager ceux qui auraient des vues sur un couteau de Takeshi Saji, car c'est de l'excellente qualité !