Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Petite leçon de barbarie  (Lu 4152 fois)

27 juillet 2009 à 22:56:56
Lu 4152 fois

Rouri


Une émission qui fait réfléchir... ;)

Extrait du site de la RSR:

***
Petite leçon de barbarie

L'écrivain Jean Teulé publie "Mangez-le si vous voulez", aux Editions Julliard.

Le nouveau roman de Jean Teulé raconte un fait divers réel, survenu en Périgord sous Napoléon III.

Nul n’est à l’abri de l’abominable. Nous sommes tous capables du pire!

La folie s'empare de villageois, qui torturent, brûlent et dévorent un jeune homme innocent. Hystérie collective, chemin de croix d'une victime et petite leçon de barbarie sont les ingrédients de ce livre qui ne laissera pas indifférent.

Avec une précision redoutable, l'auteur a reconstitué chaque étape de cet atroce supplice qui constitue l’une des anecdotes les plus honteuses de l’Histoire du XIXe siècle en France.

Source:
http://www.rsr.ch/la-1ere/a-premiere-vue/selectedDate/27/07/2009/#lundi

27 juillet 2009 à 23:07:16
Réponse #1

aurelxv


Ah le Périgord!
Hautefaye c'est le périgord du nord, limite charente, une terre qui m'est inconnue, moi j'y traine pas.
Le seul lynchage collectif connu dans mon bon périgord du sud, c'est un saligaud qu'avait donné un coin à champignons aux boches! A la limite des résistants pourquoi pas, mais des coins à cèpes, jamais!!!

Sinon, la psychologie des foules, ça reste vraiment effrayant...

28 juillet 2009 à 08:58:18
Réponse #2

basic


Je viens de terminer le livre... Ce qui est effrayant est que tous ces gens connaissaient bien la victime, qui était un jeune notable, l'appréciaient, l'avait même élue au conseil municipal mais que, dans un moment de folie collective, tous ont décidé de lui donner l'identité d'un "prussien" et de le traiter comme un ennemi à massacrer. Durant les deux heures de démence généralisée, seuls deux ou trois personnes ont essayé à plusieurs reprises de protéger le malheureux, répétant sans succès "mais enfin, vous le connaissez tous, c'est..."  Et de la vingtaine des meurtriers les plus enragés passés en jugement, aucun n'a été capable d'expliquer son geste.
Quatre exécutions capitales à la guillotine montée sur la place du village, et des déportations aux travaux forcés. Et un village encore traumatisé qui aimerait bien qu'on l'oublie un peu.

28 juillet 2009 à 10:04:40
Réponse #3

Humain


Dans une foule, les cerveaux ne s'additionne pas, mais semblent abdiquer leur intelligence au profit de la partie la plus animal d'eux même. La foule dédouane de toute responsabilité morale individuelle.

Quand un leader se détache et donne une direction au groupe, les conséquences peuvent être encore plus funestres. Le groupe formé a un esprit de corps qui exclu du cercle des égaux tous ceux qui n'en font pas partie.

Il y a des exceptions mais il me semble qu'elles sont rares. Elles sont le fait d'un leader conscient de sa responsabilité, de son pouvoir, mais aussi des limites des êtres humains. Et surtout, qui ne cherche pas le pouvoir par amour de celui-ci mais pour le bien de ces contemporains.


  l'Humain

28 juillet 2009 à 10:25:59
Réponse #4

Humain



Certains timorés diront que cet un retour à l'animalité ; c'est faux, l'animal est incapable de cruauté réfléchie.


L'animal est incapable de cruauté réflèchie...  Je n'en suis pas si sûr... Qu'est ce que la cruauté réfléchie? C'est être cruel en sachant qu'on est cruel? Qu'est ce que la cruauté alors? Si on la définit sur une échelle de bien et de mal, alors oui , elle est purement humaine puisque bien et mal sont des notions à cent pour cent subjectives et humaines. Mais si on veut la définir par rapport à des faits, on se heurte à la complexité des causes qui provoquent ces faits. À ce moment là rien ne nous permet d'être sûr que les animaux en soient dépourvus de cruauté réflchie puisque nous ne pouvons appréhender avec nos yeux d'humains ce qu'est la pensée d'un animal.

Donc qu'est ce qu'on appelle un retour à l'animalité?
C'est se laisser aller à nos pulsions, avec l'excuse dédouanante de l'animalité qui serait en nous de manière refoulée.

Bon mon raisonnement fait un peu  :branleur:  ;D mais je crois la conclusion valable.
   
« Modifié: 28 juillet 2009 à 10:35:31 par Humain »

28 juillet 2009 à 10:37:58
Réponse #5

force999


l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

28 juillet 2009 à 11:17:22
Réponse #6

vagabond


Le siècle des lumières répandit la légende du bon sauvage (j'ai failli moi-même le rencontrer si ses congénères ne l'avaient pas mangé la veille), disant que c'était la société qui pervertissait l'homme. Vue partiale et partielle, mais assez réaliste.
C'est l'étude des sociétés huronnes qui a donné naissance à cette légende, Jean-Jacques ROUSSEAU himself en avait fait un cheval de bataille mais il est plus facile de tourner en dérision ce que l'on ne veut pas comprendre que de faire l'effort de s'investir ne serait-ce qu'intellectuellement.

Barbarie, non, simple retour au naturel, toutefois pas si naturel car perverti par la réflexion.
Le naturel ne provoque pas de mouvement de foule qui peuvent être assassin.

Je vais émettre une idée qui peut sembler décalée, si les hystéries collectives qui mènent au meurtre n'étaient que l'impunité offerte par le nombre face à ses propres peurs. J'ai remarqué que les reproches injustifiés que beaucoup font aux autres sont en général liés à leur propre façon de penser et d'agir. Je me dit qu'il doit en être de même dans le groupe, plus de peur de ce que je suis car la masse est là pour me protèger du courroux des autres et en même temps autant que le courroux tombe sur quelqu'un d'autre.

heureusement d'ailleurs parce que ce serait le chaos ou l'anarchie.
Wapiti, le chaos et l'Anarchie sont deux états contraires, il serait sympa de rendre à césar ce qui est à césar.

Donc qu'est ce qu'on appelle un retour à l'animalité?
C'est se laisser aller à nos pulsions, avec l'excuse dédouanante de l'animalité qui serait en nous de manière refoulée.

Bon mon raisonnement fait un peu  :branleur:  ;D mais je crois la conclusion valable. 
:love: :love:

Vagabond

28 juillet 2009 à 11:36:30
Réponse #7

Urdjaby


Citer
c'est faux, l'animal est incapable de cruauté réfléchie.


Je ne suis pas d'accord, comment peut on appeler l'acte que commet un chat en jouant avec une souris avant d'en faire son casse croûte? Ou un orque jouant avec un phoque? Si ce n'est de la cruauté gratuite?

Quand il y a un groupe, forcément ça engendre l'effet de groupe, on prend le Q.I le plus bas du groupe et on le divise par le nombre de personne dans le groupe, et tout ce joli monde aura toujours un souffre douleur (c'est rare un groupe sans souffre douleur) et c'est lui qui prendra tout pour les autres. C'est un comportement très humain, vu que ça n'arrive pas chez les annimaux, les annimaux de même race ne se tuent pas entre eux, sauf en cas d'extreme nescésité ou par accident (famine ou combat qui finit mal)
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

28 juillet 2009 à 11:58:00
Réponse #8

Bartlett


Citer
  Different Types of Fights
Rory Miller (Meditations on Violence) describes three different types of fights:
The dominance display sometimes goes to a fight. Not usually, unless you let your ego get involved. I call that one the Monkey Dance and it is common, predictable and seemingly genetically imprinted to be safe. On the rare occassions someone dies in a Monkey Dance it is by falling and hitting their head.

There's also a display of solidarity, the Group Monkey Dance. There are two levels of this. Both suck, but one can be brutal and pitiless beyond what too many people are ready to accept in their comfortable, safe worlds. The high level GMD is the one type of attack that scares me most, because it is the one that I have least experience dealing with and the one that I have trouble even imagining a high percentage response. I know two strategies to survive them, I've used one of those... but I have no evidence that my survival had more to do with what I did than it had to do with what the bad guys didn't do.

The third is the Predatory Assault. This is the one I think of when I am writing about survival and self defense. This is the one that I plan and train for. [...] The person attacked has to be trained for immediate action regardless of the nature of the attack. What kind of immediate action? It really doesn't matter. Turning and running could work. I'm partially to irimi. One guy I knew could reliably kick the knee from almost any position. Palm heel to the face is good. But it must be immediate, must bypass the cognitive process.         

http://209.85.229.132/search?q=cache:llubfXszYVEJ:www.isegoria.net/labels/Martial%2520Arts.htm+global+monkey+dance+gmd&cd=3&hl=fr&ct=clnk&gl=fr
Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

28 juillet 2009 à 12:09:28
Réponse #9

dolgan


Citer
Quand il y a un groupe, forcément ça engendre l'effet de groupe, on prend le Q.I le plus bas du groupe et on le divise par le nombre de personne dans le groupe, et tout ce joli monde aura toujours un souffre douleur (c'est rare un groupe sans souffre douleur) et c'est lui qui prendra tout pour les autres. C'est un comportement très humain, vu que ça n'arrive pas chez les annimaux, les annimaux de même race ne se tuent pas entre eux, sauf en cas d'extreme nescésité ou par accident (famine ou combat qui finit mal)

pas d'accord, chez les groupes d'animaux les souffre douleur existent aussi. observé personnellement chez les poules, les chiens et les chevaux. dès qu'il y a une relation dominant dominé, celui qui est tout en bas s'en prend plein la tête par les autres en général.

Et les meurtres interraciaux existent aussi chez les animaux. le male qui tue les bébés pour pouvoir s'accoupler. les guerres de territoire. les conflits pour devenir dominant.

il y a vraiment très peu de cas où l'on peut dire: ça c'est un comportement uniquement humain. Tout simplement parce que nous sommes des animaux.

28 juillet 2009 à 12:13:23
Réponse #10

Humain


( ... ), les annimaux de même race ne se tuent pas entre eux, sauf en cas d'extreme nescésité ou par accident (famine ou combat qui finit mal)

Dans ce cas tu exclus du monde animal beaucoup d'espèces d' insectes, arachnides, poissons. sans oublier le lion qui tue les petits de ses rivaux détronés pour rendre les femelles fécondes, le chat opportuniste qui n'hésitera pas une seconde à confondre jeunes chatons et souris si la mère n'est pas là, et d'autres encore. Chaque espèce est différente, il est amha risqué de généraliser un comportement à l'ensemble des animaux.



28 juillet 2009 à 14:49:20
Réponse #11

Chris-C


Citer
Je ne suis pas d'accord, comment peut on appeler l'acte que commet un chat en jouant avec une souris avant d'en faire son casse croûte? Ou un orque jouant avec un phoque? Si ce n'est de la cruauté gratuite?

ben pour les deux cas que tu cites c'est le jeu, peut être même qu'ils analyse les réactions de leur casse croute favori pour améliorer la chasse.
Pour les orques je crois même que c'est un but éducatif pour les jeunes.

Si c'était de la cruauté, ils se feraient un malin plaisir à l'appliquer à tout ce qui les entoure....

juste mon avis.......

désolé Rouri, ça part dans tout les sens..... merci pour l'info

28 juillet 2009 à 15:18:26
Réponse #12

basic


Il serait pas mal de revenir au sujet de départ et le voir dans une optique de survie. Qu'auraient pu faire le jeune homme agressé ou ses défenseurs ? Leur seule arme a été la dénégation :  "Mais enfin vous savez bien que ce n'est pas un Prussien"  (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, quelques éléments : les évènements ont eu lieu durant la foire locale d'où forte concentration d'hommes pour la plupart étrangers au village qui ne comptait qu'une cinquantaine d'habitants et durant les premières semaines de la guerre de 1870. Les premières défaites françaises ont été annoncées par un cousin de la victime, connu comme républicain notoire (mal vu dans le pays)  qui, sentant le roussi,  s'est rapidement enfui tandis que la victime, ignorante de ce qui se passait à quelques centaines de mètres d'elles, continuait paisiblement son tour de foire.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //