Le problème c'est que s'il n'y a pas de "surchauffe" neuronale tu peux être sûr de ne pas avoir compris l'auteur. Par contre il est fort probable que tu comprennes celui qui en parle.
Mais tu peux toujours te contenter d'accorder du crédit à un homme sous prétexte qu'il parle avec aisance de l'oeuvre d'un auteur, c'est toi qui vois

En d'autres circonstances je n'aurais pas fait la remarque, mais je me méfie des "nietzchéens de gauche". Surtout lorsqu'ils déclarent que Nietzsche pensait que :
Le premier remède : les dieux ne sont pas à craindre
- « dieu est mort »
La mort de Dieu chez Nietzsche n'est pas qu'une bonne nouvelle, c'est surtout l'indice le plus clair que la civilisation eupéenne est sur le déclin. Qu'elle achève de décliner. Sans compter que la mort de Dieu signifie aussi la mort de toutes les valeurs, qui n'est pas non plus qu'une bonne nouvelle. Car aux yeux de Nietzsche seul le surhomme peut porter le cadavre de Dieu, c'est précisément lui l'enfant dont parle Zarathoustra, le créateur, l'homme pure, l'esthète solitaire, l'asymptôte de la sagesse, l'horizon innateignable.
Michel Onfray "gauchise" Nietzsche, alors que celui-ci ne voyait dans le socialisme qu'une forme moderne du christiannisme. En réalité Nietzsche est complétement infréquentable, et ce n'est pas un hasard s'il a été repris par Mussolini et Hitler (même si aucun des deux ne l'a compris

). Ce n'est pas non plus un hasard s'il s'est exclus par lui-même du monde des hommes, il y a quelque chose d'inhumain chez lui. En tous cas d'inhumaniste.
De même :
Le deuxième remède : la mort n’est pas a craindre
- La mort n’est pas un mal
- Douceur de l’eternel retourIl faut ne pas avoir compris ce qu'est l'éternel retour chez Nietzsche pour dire ça... lui qui déclarait que c'est la pensée la plus lourde à porter. L'éternel retour est un défi que Nietzsche c'est adressé à lui-même. Ce n'est pas un paliatif à l'idée que l'on est destiné à disparaitre, c'est au contraire une angoisse nouvelle qu'il veut surmonter. La conséquence la plus angoissante de l'éternel retour c'est que si tu es destiné à revivre la même vie un nombre infini de fois et que tu l'as déjà vécu un nombre infini de fois, cela signifie que si t'as une vie de m*rde tu vas devoir la revivre à chaque fois. C'est une sorte d'au-delà dont il t'appartient de définir la nature : soit tu considère que ta vie est bonne (c'est-à-dire qu'elle vaut la peine d'être vécu pour l'éternité) et tu supporte l'éternel retour ; soit tu considère que ta vie ne fut pas bonne et l'idée de devoir vivre éternellement un echec rend l'éternel retour insupportable.
D'un autre coté l'éternel retour n'est absolument pas un arrière-monde en ce qu'il n'est pas au-delà de la vie, il est la répétition de la vie. Ce qui fait ce cette pensée un défi plus qu'une théorie c'est qu'il n'est pas important de savoir si l'éternel retour est ou n'est pas, ce qui importe c'est de savoir si tu as surmonté les arrières-mondes, si tu as mis la vie au dessus de toutes prétentions métaphysique. Car supporter l'éternel retour reviens à considérer sa propre vie comme parfaite en tant qu'elle est sa propre vie. En bref, l'éternel retour est l'examen terminal qu'il propose à tous ceux qui le suivent et à lui-même ; portes-tu l'amor fati jusqu'au plus profond de toi-même ? Es-tu enfin libre ?
Pour sa part la réponse fut négative. Ce qui rend à ses yeux l'éternel retour insupportable, c'est l'existence de sa mère et de sa soeur...