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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand...  (Lu 12791 fois)

18 mars 2007 à 20:45:47
Lu 12791 fois

DavidManise


Salut :)

Cette nuit, alors que j'étais en stage, j'ai composé ce petit "poème" post-moderno-pritimif juste pour vous ;D

Tu sais que tu VAS passer une longue nuit à te cailler quand,
en te couchant de bonne heure au moins froid de la nuit, tu sens tout de suite le froid qui rampe et s'installe dans ton corps...  et que tu te rends compte que t'as pas plus de couches isolantes, que le feu est éteint, et que t'as la flemme de commencer à aller couper du bois à cette heure là...  Et c'est parti.

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
tu as pu te dire environs 627 fois, seul dans le noir, que t'es vraiment trop con de faire tout ça pour le plaisir...

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
subitement tu réalises que tu pourrais être avec ta femme, dans ton lit, bien au chaud, tranquille, et que ça t'énerve juste d'y penser :)

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
t'as tellement grelotté que le lendemain t'as des courbatures...

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
pendant la nuit tu te retrouves limite en hypoglycémie, et qu'à 3h du matin du bouffes des barres de céréales pour continuer à grelotter...  mais que t'as du mal à mâcher normalement à cause des dents qui claquent (ça fait un peu robot mixeur en fait ;D)...

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
ton corps retrouve d'instinct la position foetale...  je veux dire vraiment foetale...  avec les genoux dans les aisselles et la tête dans la région ombilicale, le tout à l'intérieur d'un sursac ;D

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
tu vois sur ta montre 1h, 2h, 3h...  qu'à 4h tu penses plus trop à regarder l'heure parce que ça t'obligerait à quitter la position foetale...  puis à 5h tu te dis "put**n encore deux heures à tenir"...

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler
quand vers 4h17 du matin ta Nalgene Pipi est pleine, et que t'as pas le courage d'étendre un bras pour la vider...

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
t'as dormi deux heures : entre 6h et 8h du mat, à partir du moment où le soleil te réchauffait la couenne...

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
à 7h30 tu rêves que quelqu'un te recoud les pieds et les mains, que tu te réveilles en sursaut pour te rendre compte qu'en fait c'est le sang qui se remet à circuler et que ça te fait un mal de chien... 

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
à midi t'as encore froid à l'intérieur des os et qu'en te chauffant au soleil comme un lézard épuisé t'as une grosse boule de gratitude envers l'astre solaire qui te serre la gorge...

Tu sais que t'as passé une longue nuit à te cailler quand
à 5h du mat, en grelottant comme un dingue, tu te surprends à composer des poèmes dans ta tête pour tes potes, histoire d'essayer de penser à autre chose ;D

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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18 mars 2007 à 20:51:03
Réponse #1

Cynry



18 mars 2007 à 20:56:39
Réponse #2

DavidManise


Deux moralités :

1) même s'il fait chaud la journée, la nuit ça pèle encore énormément...  et que c'est facile de sous-estimer le froid qu'il fait la nuit même quand on est un pro de la chose...

2) quitte à pas dormir, autant ne pas dormir en coupant du bois et en restant près du feu.  Au moins t'économises tes précieuses calories et le lendemain tu encaisses pas les séquelles de la légère hypothermie de la fin de nuit...

J'ai jamais été en danger.  Juste très inconfortable.  C'était de la survie...  j'étais à la limite.  Avec juste une polaire ou un petit duvet en plus, j'aurais pu passer une bonne nuit.  500g de plus dans le sac.  Pensez-y ;)

David
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18 mars 2007 à 20:57:41
Réponse #3

Irys


 :up:

Et oui, ça fait aussi partie de la survie de se mettre la tête ailleurs pour oublier un problème.  ;)

18 mars 2007 à 21:25:10
Réponse #4

guillaume



18 mars 2007 à 21:30:49
Réponse #5

Baptiste


Tu avais quoi comme matériel, David, pour cette sortie ?
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

18 mars 2007 à 21:31:59
Réponse #6

bloodyfrog


Citer
ta Nalgene Pipi est pleine
:o

Tu t'étais envoyé 6 litres de Cervoise ou bien?

C'est ça le problème, t'étais saoul!

Tu peux pas lutter contre le froid dans ces conditions!

 ;D

Manu.

Note: Saoul et poète! C'est du propre... ::)

18 mars 2007 à 22:28:01
Réponse #7

SurvivalFred


Hou ... douloureuse expérience, mon Manitou, que ça sent le vécu ça !!

T'as oublié de parler de la taille de ton pen!s, qui, lorsqu'il fait si froid, est si replié sur lui-même (ben, oui, c'est timide ces choses là) que t'arrives même plus à le mettre dans la nalgène  >:( :o ;D

Fred  ;)

PS : Persea, rigoles pas, tu ne peux pas savoir  ::)
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

18 mars 2007 à 22:33:19
Réponse #8

Olcos


Ca donne froid, juste en le lisant. Y'a encore des stades que j'ai pas experimenté, mais bizarrement je suis pas presse.

Que celui qui n'a jamais eu froid la nuit dehors lui jette la premiere Nalgene a pipi (pleine, of course)
"Le chien apprend à l'enfant la fidélité, la persévérance... et l'obligation de tourner trois fois sur lui-même avant de se coucher."

Robert Benchley

18 mars 2007 à 22:50:59
Réponse #9

huskbarthai


ah... souvenirs, souvenirs...
pas pressé de le revivre encore... ;)

à plus, eric  :)
"Moi j'aime trop mon prochain pour le laisser souffrir, sans cesse je tends la main pour l'aider à en finir..."


19 mars 2007 à 08:10:38
Réponse #10

Diesel


tu as pu te dire environs 627 fois, seul dans le noir, que t'es vraiment trop c*n de faire tout ça pour le plaisir...
  ça résume bien ce que j'ai souvent pensé et que je risque de penser encore.  ;D

Eeeeeeeeeeeeet oui, on est des cons..... Surtout quand on sous-estime le froid qu'il va faire la nuit.
Mais on aime ça, ça reste des moments uniques.  ;)

Je crois que mon obsession à avoir faire du feu vient de là d'ailleurs. ::)

« Modifié: 19 mars 2007 à 08:33:26 par Diesel »

19 mars 2007 à 08:48:36
Réponse #11

DavidManise


Tu avais quoi comme matériel, David, pour cette sortie ?

- Un tapis de sol trop mince
- Un sursac
- Un mini duvet de m*rde, très très léger (600g)...  très très caillant.

En fait j'avais la flemme de porter plus de 5kg pour ce stage.  Avec 2L de flotte et la bouffe pour deux jours, mon sac pesait 6,8kg.  J'aurais dû monter à 7,5 ou 8kg et prendre un vrai duvet, et un peu plus de fringues, tout simplement.  Ou alors j'aurais dû ne rien prendre du tout, mais me bricoler un abri.  Là, j'étais juste dans un entre-deux. 

Bon, évidemment, j'aurais pu commencer à me faire un abri à minuit.  Je savais que j'allais pas fermer l'oeil de toute manière.  Je savais que j'allais passer une sale nuit.  Mais quelque part, en plus de la fatigue et de la flemme, j'avais un peu envie que mon corps enregistre une fois de plus ce que c'est que de passer une sale nuit parce qu'on a la flemme de transporter 500g de plus dans le sac.  Pas vraiment une auto-punition...  plutôt de la pédagogie par l'erreur ;)

En clair, j'ai passé une nuit entre 5-6 et 1°C (avant le lever du jour) dans un sursac, un duvet bon pour environs +20°C et une micropolaire. 

J'ai posé des sachets chauffe-mains sur ma nuque et dans mes aines pour avoir un peu de chaleur en plus.  La nalgene pipi a été utilisée aussi comme bouillotte, posée sur le coeur, sous la micropolaire.

Ça a aidé, bien sûr.  Mais ça n'a pas suffi. 

Ciao ;)

David
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19 mars 2007 à 08:52:52
Réponse #12

DavidManise


Ce mec ne s'arrête jamais de cogiter d'analyser et en un mot de progresser.

Merci grand frère :)  Ceci dit je recommence un cycle où je teste mes limites.  Je refais régulièrement des conneries, comme quand j'étais gamin...  comme pour vérifier que les précautions sont réellement utiles.  Bref j'ai quasi l'impression de régresser par moments...  ou alors je retombe déjà en enfance ;D

Bon bref...  ;)

Ciao ;)

David
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19 mars 2007 à 08:53:21
Réponse #13

Diesel


une autre victime de la mouvance MUL.  ;D

Non  je déconne, c'est pas drôle du tout.
Ce genre de connerie je le faisais quand j'étais jeune. J'avais au moins l'excuse d'être inconscient des risques que je prenais.  ::)

M'enfin Manitou ???.  >:(

19 mars 2007 à 09:01:36
Réponse #14

pan48


C'est très instructif pour des nouveau comme moi parce a force de lire certain récit on pourrait croire que c'est presque simple la survie,alors que même un survivor experimenté peu ce laisser surprendre. :)

19 mars 2007 à 09:06:14
Réponse #15

DavidManise


Eh oui, je sais :-[

Ça fait un peu "faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais"...  :-[

En même temps c'est bien de se rappeler aussi que c'est pas parce qu'on fait une connerie ou qu'on se caille pendant la nuit qu'on meure automatiquement la seconde suivante.  Parfois j'ai l'impression que notre petite communauté a tendance à trop tenir compte des risques, et à surévaluer le danger d'une nuit passée à se cailler, tout ça.  Bref, à force de vouloir trop bien gérer ou oublie que notre corps aussi peut nous sauver les miches, et qu'il est capable d'encaisser un minimum, surtout quand on est un mâle encore assez jeune et très bien portant comme moi.  Bref j'étais inconfortable, ça c'est sûr, mais concrètement et honnêtement je n'ai jamais été vraiment en danger.  Ma température centrale a dû descendre à 35,5 ou 36 au plus bas.  Les frissons ont bien fonctionné.  J'ai conservé mes facultés mentales.  Je "monitorais" mon état d'hypothermie à chaque minute et je voyais bien que je n'étais pas en danger.  Je sentais le froid, je grelottais, je gambergais...  je pouvais même toucher mon petit doigt et mon pouce ensemble...  Donc ça allait. 

Si j'avais eu réellement l'impression que j'étais en danger, dans les faits j'aurais pu me lever et me taper 100m de dénivelé positif à la frontale.  Puis revenir et couper du bois, me faire un grand feu, et attendre le soleil...  J'avais le matos sur moi pour faire ça.  Pas de problème.

Bref...  relativisons ;)

David
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19 mars 2007 à 09:14:19
Réponse #16

lunar


Ca me rappelle un petit matin dans une lodge au Sikkim. Le dortoir était immense, super haut de plafond avec de grandes baies vitrées et on était tout seuls dedans. Un truc certainement  construit par des anglais, pas du tout adapté en hiver, un frigo ! Il y avait un carreau de cassé sur l'une des baies. C'était fin novembre, à 3200 mètres. Ce matin là, à mon habitude, je demandais à mon pote si il avait bien dormi. Et puis quand j'ai vu ses cernes, sa sale gueule et son regard sombre avec des couteaux dedans tant ma question lui paraissait c*nne, j'ai compris que son tout petit duvet de camping de m*rde qu'il avait loué "pas cher" à Darjeeling n'avait pas suffi. Mais vraiment pas. ;D

19 mars 2007 à 09:16:27
Réponse #17

Maximil


La question est à quel moment on va se dire "je vais aller couper du bois et me bouger le c.l": ce moment là ne peut-il pas être parfois trop tardif par rapport à notre faculté de reflechir, bouger etc... (en gros, on ne se rend pas compte que la limite à laquelle on aurait bougé en temps normal a été dépassé depuis plusieurs heures... ?)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

19 mars 2007 à 09:51:31
Réponse #18

kai


Si j'avais eu réellement l'impression que j'étais en danger, dans les faits j'aurais pu me lever et me taper 100m de dénivelé positif à la frontale.  Puis revenir et couper du bois, me faire un grand feu, et attendre le soleil...  J'avais le matos sur moi pour faire ça.  Pas de problème.

Bref...  relativisons ;)

C'est un bon message pour ceux qui pratiquent la MUL trop à la lettre, trop limite. L'envie parfois maladive de diminuer le poids se fait au détriment de la sécurité, le challenge de porter toujours moins, cela finit par devenir de la survie. Le MUL extrêmiste à bien intérêt à connaître les techniques de survie car cela sera son dernier recours si il a mal adapté son matériel aux conditions.

Génial ton message, je n'ai pas été à ce point là mais la positions foetale, l'envie d'aller couper du bois, la bouteille pipi, manger des fruits secs au milieu de la nuit et tout ça je l'ai vécu et lire ton texte m'a fait revivre ce moment, merci :up:.

Kai

19 mars 2007 à 09:54:22
Réponse #19

DavidManise


À partir du moment où tu commences à perdre ta dextérité manuelle, tu sais que tu commences à toucher la limite.  Le test de toucher son petit doigt et son pouce est pas mal pour ça.

Si tu veux te laisser une vraie grosse marge, tu vas te débrouiller pour ne jamais sentir le froid du tout, même au repos.

Si tu veux te laisser une marge "correcte", tu vas agir à partir du moment où au repos tu grelottes pour maintenir ta température.

Si t'es un gros c*nnard d'instructeur de survie, tu vas analyser en temps réel les symptômes de ton hypothermie pour sentir exactement le moment où tu vas tomber sous 35°C de température centrale...  et ne pas bouger avant d'être VRAIMENT en danger.

Question de choix ;)

Évidemment, si on me pose la question, je vais recommander de tout faire pour rester toujours parfaitement confortable.  Bref pouvoir avoir BIEN chaud sans bouger du tout (au repos, allongé par terre).  Ça c'est l'idéal.  Ce que j'ai fait, ça s'appelle de la connerie, faut être clair là-dessus.  C'est comme les pilotes de Rallye de Monte Carlo qui font du dérapage contrôlé au-dessus des précipices.  Tant que tu maîtrises, ça va.  Et pis si tu te loupes, tu crèves.

Ciao ;)

David
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19 mars 2007 à 10:32:34
Réponse #20

Kilbith


À partir du moment où tu commences à perdre ta dextérité manuelle, tu sais que tu commences à toucher la limite.  Le test de toucher son petit doigt et son pouce est pas mal pour ça.

Si tu veux te laisser une vraie grosse marge, tu vas te débrouiller pour ne jamais sentir le froid du tout, même au repos.

Si tu veux te laisser une marge "correcte", tu vas agir à partir du moment où au repos tu grelottes pour maintenir ta température.

Si t'es un gros c*nnard d'instructeur de survie, tu vas analyser en temps réel les symptômes de ton hypothermie pour sentir exactement le moment où tu vas tomber sous 35°C de température centrale...  et ne pas bouger avant d'être VRAIMENT en danger.

Question de choix ;)

Évidemment, si on me pose la question, je vais recommander de tout faire pour rester toujours parfaitement confortable.  Bref pouvoir avoir BIEN chaud sans bouger du tout (au repos, allongé par terre).  Ça c'est l'idéal.  Ce que j'ai fait, ça s'appelle de la connerie, faut être clair là-dessus.  C'est comme les pilotes de Rallye de Monte Carlo qui font du dérapage contrôlé au-dessus des précipices.  Tant que tu maîtrises, ça va.  Et pis si tu te loupes, tu crèves.

Ciao ;)

David


Juste une remarque issue de ma période "instructeur" :

Le froid est un ennemi très insidieux : il annhile les capacités physques ET mentales. Il faut être préparé à se lever quand on est en position foetale pour faire 100m de dénivelé positf à la frontale.

On est typiquement dans un piège "abscon" : si je me lève, j'aurais plus froid, je vais me réchauffer tout seul....c'est là que l'enseignement de David est ++

A un certain moment, si on attends trop : effort physique violent, surtout si fatigué déshydraté, plus tout jeune : pour les chanceux on tombe dans les pommes (coup de barre), pour les malchanceux : arrêt cardiaque.



Mes deux balles....

did ;)
« Modifié: 19 mars 2007 à 10:50:15 par Kilbith »

19 mars 2007 à 10:42:07
Réponse #21

DavidManise


On est typiquement dans un piège "abscon" : si je me lève, j'aurais plus froid, je vais me réchauffer tout seul...

Vrai.  En fait on s'entête à continuer à trouver des trucs qui n'impliquent pas un changement radical de stratégie (exemple : sortir du sac et se cailler encore plus pendant 10 minutes le temps de rallumer le feu).

Citer
A un certain moment, si on attends trop : effort physique violent, surtout si fatigué déshydraté, plus tout jeune : pour les chanceux on tombe dans les pommes (coup de barre), pour les malchanceux : arrêt cardiaque.

Si t'es en hypothermie réelle et que tu commences à avoir les facultés mentales qui sont bizarres (< 35°C mais surtout < 34°C) oui, le risque de fibrillation et/ou arrêt cardio-respiratoire devient significatif.  Évidemment, plus t'es âgé, fatigué, déshydraté, en mauvaise condition physique, épuisé...  et plus le risque est grand. 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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19 mars 2007 à 10:48:03
Réponse #22

Cynry


Ce que vous dites me fait remettre en doute ce que j'ai retenu du stage la dessus...
Du moment qu'on est encore capable de se dire qu'on a froid, qu'il faudrait faire quelque chose pour se réchauffer, c'est que nos facultés mentales tiennent encore vaguement le coup non ? Et qu'on doit être capable de marcher, quitte à commencer à 4 pattes tout doucement...

Me plante-je ?

19 mars 2007 à 10:50:58
Réponse #23

Kilbith


Tafdak avec Manitou :

Conseil habituel : Entrainez-vous sérieusement de façon à vous connaître mentalement et physiquement avec un bon instructeur et/ou un filet de sécurité.
Pour le reste : soyez des chochottes ! Le "même pas mal" c'est le truc des amateurs, de ceux qui n'ont pas encore appris, ou qui choisissent le parti de la mort.

Did, :o ;D

19 mars 2007 à 11:22:59
Réponse #24

Diesel


Dans l'absolu c'est bien de se tester.
Seulement ça hypothèque vachement ce que l'on peut faire le jour suivant donc c'est à réservé sur une nuit et sans effort particulier à faire le jour suivant.
Alors oui on peut passer une nuit à se geler mais ce sera au détriment des réserves d'énergie disponible le lendemain.
J'ai vécu des trucs comme ça en hiver et je peux vous dire qu'on ne fais pas le fier quand on doit puiser le peu qu'il nous reste pour continuer.
De plus l'expérience montre que notre jugement est très vite altéré.
TAFDAK avec Kilbith quand il dit qu'à un certain niveau on préfère rester à ce cailler que de bouger un minimum parce que "on peut le faire".
La débauche d'énergie est considérable et on a tendance à avoir une idée fausse sur nos réserves.
De plus, comme d'autre l'on déjà souligné, selon son état on résistera plus ou moins bien au froid.
Avec du stress, de la fatigue, la peur, l'humidité on peut très bien ne pas résister.
L'erreur à ne pas faire est de se mettre une limite de température. Se dire qu'on a couché par plus froid n'est pas un critère objectif.
Ce ne sont pas les températures observées qui doivent être les limites mais sa propre réaction au froid.

ReTAFDAK avec Kilbith, soyons des chochottes le plus possible, le truc le plus intelligent à faire quand on a froid, c'est de se réchauffer avant d'avoir à lutter vraiment.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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