Tout d'abord, merci de vos remarques et pour vous rassurer, ce n'est pas la premiére fois que je vais là-bas. Je prépare ce projet depuis longtemps et je me suis entouré de la meilleure èquipe possible pour le mener à bien, j'ai fait l'effort d'apprendre la langue, les coutumes, et de nouer de bonnes relations. L'année derniére, j'ai même suivi des cours pour pouvoir écrire et lire, nécessaire pour déchiffrer la paperasserie administrative dont ils sont assez friands. En ce qui concerne les insectes et autres animaux, j'ai fait le tour de la faune et j'ai fait connaissance avec quelques bestioles pas toujours sensibles à ma curiosité et à mon sens de la courtoisie, mais j''ai toujours sur moi le nécessaire pour pallier au plus urgent et surtout, je n'hésite pas à questionner les autochtones sur certaines pratiques. Donc du côté équipement tout va bien et dans le doute, je file à Bangkok et j'achéte ce qui se fait de mieux en matière de sécurité, les Khmers ont une notion toute relative de la sécurité et un rapport à la mort bien différent de nous. Mais je n'ai pas non plus une expérience exhaustive et je sais rester humble, donc je prends toujours des notes. En ce qui concerne les mines, pour avoir crapahuté dans les massifs à la frontiére entre le Cambodge et la Thaïlande, ancien fief des khmers rouges, je peux vous dire qu'il ne faut pas plus d'une heure pour acquérir les bons réflexes et lors d'une envie pressante, il ne me vient pas à l'idée de quitter le chemin pour masquer mon occidental fessier à mes compagnons de route. Un krama autour de la taille et c'est joué. Quand au couteau et autres objets que dans certains pays la morale et la loi réprouvent, je n'ai jamais eu d'autres soucis que la curiosité des gens, même de certains policiers. Les Khmers sont dans l'ensemble un peuple relativement paisible et accueillant tant que l'on respecte le fait que nous ne sommes que des invités dans le royaume. Par contre si l'un de vous à une expérience quelconque en matiére de plantes médicinales et autres, je suis assez intéressé car malheureusement, les khmers rouges ont brulé tout ce qui ressemblait à du papier et ils restent trés peu d'anciens qui ont encore l'expérience des remédes. J'ai réussi à trouver des anciens traités sur les plantes médicinales du cambodge, mais aucune gravure, juste le nom latin. Nous essayons avec quelques amis de les répertorier, de les retrouver et d'en prendre en photo mais bonjour le boulot...