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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Travail à la boussole.  (Lu 22430 fois)

11 juin 2009 à 15:43:12
Réponse #50

ghorm


@paccif

Oui, tu as tout à fait raison, je me suis laissé un peu embarqué dans mon propos. Je voulais en fait signifié qu'une pénurie de sattellite au point de brouillé le signal n'est pas courant dans nos régions.

En fait le problème se pose plus dans l'hémisphère Sud ou en montant vers le pôle nord, endroit où la couverture satellitaire américaine est moins bonne (ce qui est de moins en moins vrai). D'aileurs il n'est par rare de voir des cargo équipé d'un système Glonass ( équivalent russe du GPS ) lorsque ceux-ci sont amené à monté haut dans les lattitudes nord. En effet les "vieux" satellites russes couvrent mieux cette partie du globe.

11 juin 2009 à 20:24:59
Réponse #51

Outdoorsman


Oui, tu as tout à fait raison, je me suis laissé un peu embarqué dans mon propos. Je voulais en fait signifié qu'une pénurie de sattellite au point de brouillé le signal n'est pas courant dans nos régions.

Pas tout à fait d'accord : il m'est arrivé plusieurs de ne pas capter de satellites ou très peu dans une forêt très dense ou dans un vallon très encaissé. Cependant mon GPS commence à prendre de l'age et je crois qu'ils ont amélioré la réception sur les nouveaux modèles.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

11 juin 2009 à 21:13:01
Réponse #52

Woodrunner


J'ai très souvent pas de réception par chez moi,... en forêt et dans certaine vallée boisée,...  :down:
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

11 juin 2009 à 21:30:54
Réponse #53

gahús


J'ai acheté ce petit livre (73 pages)
Il est relativement récent (juin 07)
Il faudrait que je le relise en détail...


12 juin 2009 à 07:38:13
Réponse #54

Corin


J'entends des voix. Qui me parle?
Mon modèle préféré pour le travail qui demande de la précision à la fois sur carte ET sur le terrain est celle qu'a Corin, avec le compas de relèvement intégré...  ça c'est de la pure balle, précise à 0,1° près...

Bon Dieu de bois! Depuis presqu'une semaine le sujet roule et je n'ai pas eu le temps de me mettre dedans... >:( Mais à le relire, c'est du tout bon.

Alors, ma boussole, c'est celle-là:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=443.0
Je pense qu'elle valait même que 25 euros quand je l'ai acheté, il y a longtemps. Aujourd'hui, elle en vaut près de 100. Laissez tomber. En dehors d'un pro, je ne vois pas l'intérêt.

Pour ce qui est de la DM, je ne m'en occupe pas. Je suis tellement vorace en carte que je n'ai jamais eu de dérive très importante à corriger ces derniers temps et comme je ne m'amuse pas à traverser l'équateur tous les jours, ça roule.

Ensuite, je crois que notre monde hyper techno nous fait oublier les évidences:
mais comment faites vous pour savoir ou vous etes sans cartes?

que faut il savoir?
Sans carte, comme en gros toute la planète, il y a un siècle, tu te déplaces au soleil et avec des points de repère.
Un constat manifeste dans les groupes de rando ou d'alpinisme, beaucoup de gens marchent sans faire attention aux points de repère.
Du coup, certains se croient perdus dès qu'ils ne voient plus la trace du GR.

On n'est pas perdu quand on sait où l'on va. Si j'ai perdu la trace du chemin balisé mais que je vois toujours le col, je ne suis pas perdu.
Après, comme le dit David, on se situe très bien à l'altitude.

En conséquence, je crois qu'avant de chercher l'infiniment petit dans une zone (où suis-je?), il faut d'abord situer l'infiniment grand (les montagnes, les rivières, les villes et villages, forêts et cultures,...). Une fois que l'on a à peu près la zone dans l'oeil, si l'on repère où est le nord, il doit être possible de naviguer sans avoir recours systématiquement à la carte.

Je me suis paumé un grand nombre de fois mais j'ai constaté que j'étais bien plus à l'aise en m'imposant une lecture de carte rapportée au paysage sur l'espace d'une vallée environ plutôt que de suivre la carte au fur et à mesure de la progression. Enfin, se fixer des limites (pas de rivière à franchir, pas de route, pas de forêt...) permet d'éviter de se planter.

Perso, j'aime bien la manière de travailler des gens qui font de la CO:
Celui qui nous entrainait à la course d'orientation était vraiment balèze. Quand il nous disait "c'est facile, vous n'avez qu'à suivre la falaise..." ou " vous y arrivez directement juste en suivant la courbe de niveau..." on ouvrait de grands yeux pour trouver cette falaise ou la fameuse courbe. (en C.O, une falaise c'est une paroi abrupte d'au moins 20 cm).
Alors notre moniteur nous expliquait qu'en orientation, il y a 3 notions à mettre en oeuvre :
1-la boussole
2- la lecture de la carte
3- la mesure des distances

En fonction de la nature du terrain, il faut appliquer avec précision deux de ces notions et on peut se permettre d'être plus vague avec la troisième et toutes les combinaisons sont possibles.
Par exemple (1+2)+3 ou 1+(2+3).
Pour la distance, nous disposons d'un moyen de mesure très fiable, le double-pas (au lieu de compter tous les pas, on ne compte que sur le pied gauche ou sur le droit). Avec un peu d'exercice, on parvient à une erreur de l'ordre de 2%.

suite : Il faut d'abord étalonner son pas. Pour cela, mesurer 100 mètres sur sol plat avec précision. Parcourir la distance plusieurs fois, en comptant les double-pas et en marchant à l'allure normale d'une personne avec son sac à dos. Recommencer plusieurs fois et faire la moyenne.
En descente ou en montée, rajouter 1/10°.
Par exemple, pour moi, c'est 71 DP en marchant ou 40 en courant.
Avantages du système : précis. Sur 700 m, je suis tombé juste à 10 m près.
Ca occupe l'esprit. On n'écoute pas les revendications syndicales des pieds qui gueulent la quille, des genoux qui menacent de démissionner et du dos qui veut se coucher dans le fossé pour mourir.
:doubleup:

Enfin, pour le bouquin, rien à dire

S'orienter facilement et efficacement de J-M Lamory au édition Glénat.
http://livre.fnac.com/a2185900/Jean-Marc-Lamory-S-orienter-facilement-et-efficacement?PID=1
Perso j'avais la version IGN du même auteur.
http://www.priceminister.com/offer/buy/827317/Lamory-Jean-Marc-S-orienter-Livre.html

J'imagine que c'est la même chose.
Ca manque un peu de SAS et Spéchial Forssizes (oui il y a une madame en collant fushia sur la couverture) mais c'est bien quand même.

Idem, très bon bouquin, surtout sur les techniques sans point de repère qui sont très bien expliquées:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,589.0.html

Ca me permet aussi de confirmer que depuis 3 ans (date à laquelle j'ai écrit plusieurs de ces posts sur du matos utilisé depuis près de 10 ans), je n'ai changé ni de matos ni de bouquin et que ça fonctionne très bien. En revanche, je ne suis toujours pas passé au GPS.

A+



« Modifié: 12 juin 2009 à 07:49:09 par Corin »

12 juin 2009 à 07:46:18
Réponse #55

DavidManise


J'ai un GPS mais concrètement je m'en sers JAMAIS.  Il est dans le sac en cas de pépin, comme ça je peux donner des coordonnées précises aux secours, et basta.

Première règle de l'orientation, chose que je dis TOUJOURS au début du cours orientation : ça se fait DU GENERAL AU PARTICULIER.  On commence par se situer dans un grand ensemble, et ensuite on affine. 

- est-ce que j'ai la bonne carte ?  (question con mais j'ai un pote aux USA qui a été parachuté sur un feu de forêt dans le mauvais ETAT...  le pire c'est qu'il a trouvé plein de corrélations entre sa carte et le terrain, alors qu'il était à 500km d'où il devait être ;D)

- globalement je suis dans quel coin de la carte ?

- est-ce que je peux orienter ma carte (faire correspondre des points remarquables du terrain avec ma carte : une tour, une montagne, un clocher, une forêt ?) ?

- est-ce que je peux croiser deux lignes, deux courbes, peu importe lesquelles (ruisseau + route, azimut + altitude, ligne de crête + altitude, route + sentier, route + route, ETC.) pour me situer avec précision sur la carte ?

La première chose à maîtriser, avant de parle de boussole, c'est déjà de bien savoir lire une carte et l'utiliser pleinement.  La somme d'infos qu'il y a, surtout dans les cartes IGN, est ahurissante.  Ce sont de véritables bases de données.  Faut en profiter ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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12 juin 2009 à 08:48:59
Réponse #56

ghorm


Heu.. ben voilà, je crois que tout est dit, avec un minimum de technique et de savoir faire  un GPS ne sers à rien. Sauf, peut être, à crée un faux sentiment de sécurité au point de ne même plus s'intéresser à un vrai travail de carte-boussole...

Le monde maritime est assez peu évoqué ici mais je trouve la comparaison interressante:

En navigation côtière l'utilisation du GPS est devenu une banalité. Même le plus petit canot qui pars à la pêche aux maquereaux est maintenant équipé d'un GPS traceur avec lecteur de carte.
 Resultat: les gars embarque une carte à bord exclusivement parcequ'elle est obligatoire ( bien souvent la carte est d'une échelle tellement grande qu'elle ne peut absolument pas servir à une navigation fine). Même pas la peine de leur demander dans quel relèvement ils situeraient la terre, le compas est pour eux une sorte d'instrument maléfique relevant de la marine à voile...
Le souci, c'est que les GPS fonctionne sur la batterie du bord qui est elle même rechargé par le moteur...
Il n'est pas rare que les secours recoivent des appels de gens qui ont perdu leurs GPS d'une façon ou d'une autre et qui panique (les gens parfois... >:().

Ceci alors que la navigation à vue sur nos côtes est plutôt simple, les amers sont nombreux, une triangulation est donc souvent trés aisée. La précision des sondeurs permet de pratiquer les mêmes techniques qu'à l'altimètre mais avec les lignes de sondes. Et le problème du poid ne se posant pas, il est possible d'embarquer de gros compas à la lecture facile et précise.

Par contre, il est en général difficile de ne pas tenir compte de la déclinaison magnétique. En effet, un bateau tenant un même cap parfois pendant trés longtemps, une erreur, même de 2-3° peut se payer par une grosse difference à l'arriver. La déclinaison est d'ailleurs souvent plus facile à trouver sur une carte marine que sur une IGN.

Un instrument que l'on utilise en bateau et dont on ne parle jamais sur terre c'est la règle cras. C'est vrai on ne peut pas forcément l'emmener partout, mais pour préparer (a la maison) une serie d'azimut par exemple elle peut être trés pratique et trés précise. Ca ne pèse pas lourd et il m'arrive souvent d'en glisser une derrière les bretelles de mon sac.

12 juin 2009 à 09:05:08
Réponse #57

François


Heu.. ben voilà, je crois que tout est dit, avec un minimum de technique et de savoir faire  un GPS ne sers à rien.
:lol:
La carte, la boussole, l'altimètre, le GPS. On peut se passer de l'un ou l'autre, et même de tous. Mais dire que l'un d'entre eux ne sert à rien !!!
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

12 juin 2009 à 12:25:28
Réponse #58

Hatari


:lol:
La carte, la boussole, l'altimètre, le GPS. On peut se passer de l'un ou l'autre, et même de tous. Mais dire que l'un d'entre eux ne sert à rien !!!

Tout à fait d'accord, il faut choisir l'instrument ad hoc en fonction du lieu...Ça sert à rien d'utiliser un GPS pour aller au supermarché du coin :D
A l'inverse j'ai connu des situations ou seul le GPS permettait de retrouver une piste bien loin dans la savane africaine à 500km de tout point civilisé, la carte, ben à la lecture il n'y avait aucun point de repère, la brousse à perte de vue :blink: Avec une boussole j'y serai peut-être encore ;D

A l'inverse aussi, une anecdote de chasse vécue :
Départ de Dar es salam (Tanzanie) 11H00min en Cesna via le camp de chasse (Selous), durée du vol 1H30min, le pilote a 2 GPS à bord.
Il introduit les coordonnées de destination et faisons vol vers le lieu.
La savane est splendide, mais tout se ressemble.
Après 1H30min, la mine du pilote marque l'inquiétude, je lui demande ce qui se passe : Nous sommes normalement arrivé me dit-il mais je ne vois pas la jeep et les pisteurs sur la piste d'atterrissage (une piste en terre battue +/- nivelée), il revérifie plusieurs fois les coordonnées sur les 2 GPS, et bizarrement le lieu de destination est différent, les GPS donnent une position "aberrante" ?!?
Un passage en rase-mottes pour faire fuir quelques oies (impact aviaire) et il me dépose sur la piste, après 30min, aucun signe du guide et pisteurs, le pilote reprend contact avec Dar es salam pour revérifier la destination.
Je suis avec mon épouse qui marque elle aussi l'inquiétude, le pilote me propose de nous laisser sur la piste et de redécoller seul(plus léger) pour tourner en rond en plein ciel et de repérer le vrai point de chute. A défaut c'est retour à Dar es Salam!
Je lui répond OK pas de problème, il sort de son cockpit une arme de poing me la donne si en cas de pépin (Il faut savoir que dans ces zones, les pilotes ont l'obligation de porter une arme) et m'invite à monter ma carabine en sus.
Le soleil est de plomb, le ciel bleu avec le coucou qui fait des cercles de plus en plus grands pour étendre son secteur de recherche.
Après 1/4H, je vois un cynocéphale venir s'asseoir sur une termitière à 50m, je ne prête guère attention, 10min plus tard, il y a 8 cyno. qui nous entourent mais à 30m, je les vois déambuler tranquillement, ils tournent en rond intrigués par notre présence.
Je cherche le gros mâle dans le groupe car c'est lui qui va décider de la suite des événements, nada.
Quelques minutes plus tard, le patriarche arrive et s'installe tel un chef sur un monticule, la gueule grande ouverte avec une mâchoire impressionnante, il commence à pousser des cris et ses subalternes s'avancent doucement vers nous.
Dans cette situation ou j'arrive à leur faire peur en tirant en l'air, à défaut, il faut éliminer le chef de bande.
Le cercle se resserre, je tire une fois en l'air mais ça n'a pas l'air de les impressionner.
A cet instant le Cesna revient se poser et la bande de cyno. déguerpis au plus vite.
1/2H plus tard, je raconte les faits au guide retrouvé et il se met à rire en me disant : Si tu n'avais pas eu d'arme, tu ne serais plus ici  :blink:
J'en ris encore mon épouse beaucoup moins.
La navigation électronique, c'est bien quand ça marche mais quand ça déconne, tout peut basculer très vite ;)
La vraie trahison est de suivre le monde tel qu'il est et d'employer l'esprit à le justifier.

12 juin 2009 à 12:45:09
Réponse #59

Humain



12 juin 2009 à 13:03:42
Réponse #60

ghorm


A l'inverse j'ai connu des situations ou seul le GPS permettait de retrouver une piste bien loin dans la savane africaine à 500km de tout point civilisé, la carte, ben à la lecture il n'y avait aucun point de repère, la brousse à perte de vue :blink: Avec une boussole j'y serai peut-être encore ;D

Bof, je dirais que si tu n'avais pas eu de GPS tu te serais servis d'autre chose, peut-être même aurais tu appris à te servir d'un sextant avant de partir.

Bon OK j'ai une petite dent contre le GPS mais ça m'énerve tellement qu'un tas de gens ne se servent que de ça (même si je pense bien que c'est pas le cas ici).

12 juin 2009 à 15:19:57
Réponse #61

François


Soyons sérieux, j'ai navigué 15 ans au sextant puis 15 ans au GPS. Le sextant c'est devenu un jouet de masochiste ou un ultime recours, cela n'est plus un outil de navigation normal. Le mien dort au fond d'un équipet dans un bateau, il en est sorti de temps en temps pour faire une balade en Afrique au fond d'une soute de Land, mais jamais il viendrai à l'idée de le prendre en randonnée, ni de l'utiliser pour faire ce que je fais avec un GPS.
Faire le point au sextant, ce n'est faisable que par temps clair, cela demande de l'adresse, du calme et de la réflexion, plus l'heure juste et les tables qui vont bien, plus beaucoup de temps. Tout çà pour une précision dérisoire comparée à celle d'un GPS, qui lui est totalement idiot-proof une fois paramétré et pris en main.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

12 juin 2009 à 15:41:30
Réponse #62

Outdoorsman


J'ai un GPS mais concrètement je m'en sers JAMAIS.  Il est dans le sac en cas de pépin, comme ça je peux donner des coordonnées précises aux secours, et basta.

J'avoue que c'est rare quand je prends le GPS, en général je me sert surtout de la boussole.

Je vois tout de même un avantage majeur au GPS : quand on fait un azimut à la boussole, on doit toujours garder son cap et ça oblige parfois à se taper du terrain de m**de. Avec le GPS, on peut contourner une zone escarpée, trouver un meilleur passage de gué, etc... et l'instrument recalcule l'azimut aussitôt.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

12 juin 2009 à 16:31:05
Réponse #63

ghorm


Soyons sérieux, j'ai navigué 15 ans au sextant puis 15 ans au GPS. Le sextant c'est devenu un jouet de masochiste ou un ultime recours, cela n'est plus un outil de navigation normal. Le mien dort au fond d'un équipet dans un bateau, il en est sorti de temps en temps pour faire une balade en Afrique au fond d'une soute de Land, mais jamais il viendrai à l'idée de le prendre en randonnée, ni de l'utiliser pour faire ce que je fais avec un GPS.
Faire le point au sextant, ce n'est faisable que par temps clair, cela demande de l'adresse, du calme et de la réflexion, plus l'heure juste et les tables qui vont bien, plus beaucoup de temps. Tout çà pour une précision dérisoire comparée à celle d'un GPS, qui lui est totalement idiot-proof une fois paramétré et pris en main.

Je suis tout à fait d'accord! Moi non plus je ne me sers plus jamais d'un sextant. Ce que je veux dire c'est que si je pars en plein désert (comme en haute mer) il me parait vital de savoir faire autrement qu'avec le GPS( le contraire serait suicidaire). Et pour ça, le mieux, c'est d'arreter de croire que sans lui on serait perdu et arreter de marcher/courir/naviguer le nez sur cet écran de m...e .
C'est pratique mais ce n'est que de l'éléctronique...

« Modifié: 12 juin 2009 à 16:38:24 par ghorm »

12 juin 2009 à 17:50:55
Réponse #64

François


AMHA, ce qui est dangeureux ce n'est pas d'avoir ou ne pas avoir tel matériel, c'est de ne pas prendre en compte les limites de son matériel, ni envisager que celui ci puisse manquer. C'est de ne pas avoir de "plan B", de solution dégradée si la carte s'envole, si on perd la boussole, si le GPS tombe en panne, si on perce la réserve d'eau, si le brouillard ou la tempête de sable s'installe, etc :)
Les premiers qui ont traversé et cartographié le Sahara l'ont fait sans GPS, sans carte (bien sur), sans sextant et avec de mauvaises boussoles. Mais avec un surplus d'eau et de chameaux.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

12 juin 2009 à 18:34:42
Réponse #65

ghorm


Merci François, je suis tout à fait d'accord avec toi. Tu as formidablement clarifié ce que j'aurais bien voulu écrire ( Hé, n'est pas sachem qui veut !).

Puisque l'on parle de cartes et de boussoles: Faites vous beaucoup d'annotation sur vos cartes?

Tracé préalable?
Marquage des dernieres positions certifiées?
Surlignage de points interessants?
Notes pour plus tard?

J'ai tendance à ne jamais rien notés sur une carte terrestre. Je trouve que ça encombre énormément mais j'ai vu des types avec des cartes fluos et des trous de crayons...

22 juin 2009 à 17:34:40
Réponse #66

Bison


Salut à tous!

Je reviens de vacances, et je choppe ce fil ...

Ma petite contribution.

1.
Citation de: François
Je n'ai toujours pas compris l'intérêt d'orienter la carte au nord. Pour moi c'est une complication inutile. Et c'est impossible dans, ou à proximité d'un véhicule.
L'orienter dans le sens de la marche, je vois l'intérêt : c'est plus simple en navigation à vue quand on a peu d'attention à consacrer à la navigation.
Mais s'astreindre à le faire à l'arrêt ???

Note que quand la carte est orientée dans le sens de la marche, elle est aussi orientée "haut de carte vers le nord" ... et vice versa!

C'est vrai que, si on n'est pas paumé, on se demande à quoi cela sert à l'arrêt ...

Maintenant, imaginons que, après avoir un peu cafouillé, on ait plus ou moins "perdu le nord". On sait à peut près où on est, mais on est "désorienté".

Alors, mettre le nord de la carte vers le nord, à l'aide de la boussole, c'est déjà un bon début pour retrouver son orientation. Si des gros repères sont visibles, ils tomberont "à leur place" et on retrouvera confiance.

Exemple banal :  départ d'une rando depuis une place avec une église, dans un petit village. On est pas trop famillier avec le coin, on a eu du mal à trouver le parking, on sort, on s'équippe ... et puis on se demande "Où se trouve le départ?".

Bon, j'ai fait cela plusieurs fois avec ma femme, parce que c'est un (petit) problème récurrent ...

On "oriente la carte", on voit (par exemple), en regardant vers le nord que l'église est sur notre gauche, et on voit directement sur la carte où on est garé (flanc est de l'église) et par où il faut aller pour prendre le départ ...

Je sais, c'est tellement élémentaire ...
 _ _ _ _ _

2.
Pour ce qui est du GPS, un point qui n'a pas été abordé jusqu'ici :  l'importance de prendre en considération l'indication d'erreur donnée par le GPS, ainsi que les informations relatives à la qualité de la réception (nombre de satellittes, force du signal, corectionWAAS/EGNOS ...)

Quand l'indicateur d'erreur sur un Garmin moderne donne "2 m", il s'agit de l'erreur la plus probable (grosso-modo, l'erreur moyenne). Bref, il y a une chance sur deux que la position réelle soit à deux mètres de la position affichée.
Plus de 9 chances sur dix que la position réelle soit à moins de 4 m
Plus de 99 chances sur cent que la position réelle soit à moins de 6 m
Une quasi certitude que la position réelle soit à moins de 8 m.
Distribution de Rayleigh (combinaison de deux distribution normales ...)

J'ai eu plusieurs fois l'occasion de comparer la position GPS et les coordonnées d'un repère géodésique (les fameuses "bornes" de l'IGN). Chaque fois j'avais une erreur pratiquement égale à l'erreur affichée.

Attention ... en fait les coordonnées des bornes sont légèrement biaisées (une cinquantaine de cm) du fait de la dérive des continents depuis 1993 ...
 _ _ _ _ _

3.
Pour ce qui est de l'altitude GPS :  compter sur une erreur moyenne double de l'erreur dans le plan horizontal. Cela reste excessivement précis quand on a une bonne réception satellite. En aviation, on a constaté une erreur (2 fois l'eqm) de l'ordre de 7 m à l'atterrissage. C'est mieux que n'importe quel alti barométrique, mais moins bien que le radar alti et le plan de descente électronique dit "glide path".

Quand un GPS dispose en plus d'un alti barométrique, celui ci amortit les fluctuations de l'altitude GPS qui ne correspondent pas à une variation de pression athmosphérique. L'alti en mode "auto", c'est super ... non seulement l'altitude indiquée est précise, mais on a aussi en continu un baromètre et sa courbe de fluctuation dans le temps ...
 _ _ _ _ _

4.
De l'utilité du compas électronique intégré au GPS.
Futilité? Celui qui répond "oui" n'a pas encore compris un des bons trucs pour se paumer avec un GPS ...

Car s'il est vrai que le vecteur vitesse déterminé par le GPS permet de connaître le nord par rapport au sens du déplacement, ce "nord" affiché, une fois l'utilisateur à l'arret, va tourner avec le boitier du GPS.
En clair :  je marche plein nord d'un bon pas, le GPS me montre le Nord devant moi. Je m'arrête, je me retourne plein sud, je regarde le GPS ... il me montre toujours le nord "droit devant", c'est-à-dire "plein sud". De quoi être perplexe, non? Si le GPS a un vrai compas électronique, il ne me montrera jamais le nord dans la direction du sud ...
 _ _ _ _ _ _  _

5.
Pour David ...
Un gps est un instrument complexe.
Il vaut mieux en connaître les limites et les pièges - par la pratique!
Si tu ne t'en sers pas régulièrement, ce n'est pas le jour où tu en auras vraiment besoin que tu pourras compter sur lui, car tu vas t'embrouiller les pinceaux ...
Le GPS, c'est beaucoup plus "délicat" que la déclinaison magnétique!
Rapporter simplement une position GPS sur la carte ... cela demande un peu de paratique, à entretenir régulièrement.
Faire un "backtrack" (retour sur sa trace) ... il faut avoir pratiqué, il faut retrouver le bon menu facilement, afficher le bon display ...

Bon, si c'est simplement pour appeler les secours en donnant ses coordonnées ... c'est déjà moins compliqué. Mais n'empêche, même pour ce cas d'utilisation simple, il y a une ou deux astuces que la pratique rend plus "naturelles". Exemple : se déplacer si on n'a pas une bonne réception, au lieu de perdre immédiatement confiance dans l'appareil ...

 Bonne route à tous!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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