Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La SP vue par un criminel  (Lu 6425 fois)

29 mai 2009 à 21:51:21
Lu 6425 fois

Bartlett


Extrait du livre « The criminal mind »

C’est…surprenant.

Citer

Un jeune prisonnier craignait que sa mère, vivant seule, puisse être la victime d’un criminel. Il lui écrivit une lettre de conseil depuis sa prison, «  tu dois consacrer plusieurs heures  à un pur exercice de survie simplement en bougeant d’une place à l’autre dans ta maison, en imaginant exactement ce que tu ferais et dirais si tu étais confronté à un cambrioleur ou un agresseur.

Qui va t’entrainer ? Toi même ! Que peux-tu dire qui peut calmer un rodeur ? « Je ne vous ferais pas de mal » est le meilleur début .Si il craint d’être blessé, il se calmera, mais tu ne peux pas raisonner des gens terrifiés.

Je vais changer de sujet car ca me dévaste de penser que tu puisse te retrouver dans la situation dont je suis en train de parler, mais s’il te plait, prépare toi a la possibilité de faire les choses que je t’ai dites.

Tu te sentiras stupide en hurlant sur toi même au milieu du salon, et alors ?

Si tu peux jouer ce rôle correctement, tu pourras aussi bien faire spontanément ce qu’il faut le moment venu et ne pas être tuée.

Sais-tu pourquoi la plupart des gens tués dans un cambriolage sont tués ?

Ils ne savent pas comment être cambriolés. Ca te semble absurde, j’en suis sur, et c’est terrible de vivre dans un monde ou les gens devraient s’entrainer à être une victime.  
 

Le prisonnier en question était un cambrioleur multirécidiviste.
« Modifié: 31 mai 2012 à 18:43:01 par guillaume »
Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

29 mai 2009 à 23:04:36
Réponse #1

Eric Lem


Horrible, mais so true dans certains environnements...


beau post  :up:

Rico
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

30 mai 2009 à 14:01:57
Réponse #2

magiccerbere


Effectivement, interessant...

Le reste du bouquin parle de quoi?
"J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre..." H.D Thoreau

31 mai 2009 à 18:35:12
Réponse #3

Bartlett


Salut Magiccerberre .

Ca parle de l'état d'esprit criminel. L'auteur soutient que tous les criminels ont en commun un certain état d'esprit et une facon de penser qu'il décrit minutieusement.

Pour lui c'est cette facon de penser et les valeurs que le criminel refléte sans forcément s'en rendre compte qui sont les causes de la criminalité.

Pour qu'un criminel se repentisse, il ne faut pas seulement qu'il le veuille. Il doit travailler sur lui méme et penser sur sa pensée.

C'est un livre intéressant et polémique qui va contre courant de toutes les idées généralement admises sur la criminalité,( qu'elle vient de l'éducation, de la pauvreté, des mauvais parents, de la drogue etc...).

Pour lui, c'est par leurs libre arbitre qu'ils ont commis ces actes et c'est pas leurs libre arbitre qu'ils peuvent s'en sortir (si ils le veulent bien sur).

C'est bien pour la culture générale et aussi sur un plan personnel parcqu'il n'y a pas  que les criminels qui sont victimes de leurs habitudes, par contre ca ne me semble pas étre une lecture indispensable dans une optique self defense. Une fois que t'a compris que certaines personnes te considére comme un steak et que seule la crainte d'étre frappés en retour les empéchent de t'agresser, t'a tout compris. :closedeyes:


 
 

Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

31 mai 2009 à 20:04:43
Réponse #4

Joca


Super intéressant je trouve...  Ca donne à reflechir...
Mais qui est l'auteur? Il fait quoi comme profession? Psychanalyste? Journaliste?


Joca.
Récits de voyages et de rencontres : https://noteslointaines.wordpress.com/

31 mai 2009 à 20:31:11
Réponse #5

Bartlett


Salut Patrick

Pour résumer grossiérement :

Un énorme besoin de dominer et de confirmer leur estime de soi gonflé a bloc. Ce n’est pas qu’ils sont contre les règles en théorie, c’est juste qu’ils sont trop bons pour s’y conformer. Les autres par contre doivent le faire, en particulier quand ce sont leurs règles. Corolaire ; ils ne supportent pas la contradiction et refusent de voir la réalité.

Les autres sont des pions à utiliser pour leurs besoins, il n’y pas de réciprocité qui tiennent ; Il est juste et normal qu’ils les utilisent, et les manipulent a leur profit ( ils ont toutes les bonnes raisons du monde pour ca), la encore le contraire est impensable.

L’envie d’une vie excitante, ils veulent être numéro un en tout et être reconnu comme tel, mais pas se faire chier a travailler pour cela, ni d’obéir ou d’être patient. La vie c’est fait pour se marrer, c'est fait pour étre un caid. Les autres sont juste trop stupides pour voir leurs qualités .Ils ont des prétentions et des fantasmes de réussite sans aucun rapport avec la réalité.

Un mécanisme de rationalisation qui tourne 24h/24, ils ne sont pas VRAIMENT des sales types, ils y a pire qu’eux et c’est la faute de la société, et tout le monde fait ca, et ils aiment leurs mamans etc.…C'est d'ailleurs pour illustrer ce dernier point que la la lettre a été citée.


Une précision ; L’auteur veux faire comprendre qu’il y a une nuance a avoir, on a tous certains de ces traits en nous, c’est leur intensité et leurs synergie qui donne l’esprit criminel.
Ce n'est pas de temps en temps qu'ils font ca, mais tout le temps et souvent depuis l'enfance.

De plus le Nous contre Eux est une rationalisation en elle même, on est tous potentiellement des criminels et eux ont le potentiel de faire partie de la société.

Salut Joca

L'auteur est psychanalyste a la base mais le peu de succés qu'il a recontré avec les criminels l'a fait s'éloigner du dogme Freudien.

Le livre est t'il proche de la vérité ? je n'ai aucune compétence pour répondre mais il faut savoir qu'il est une lecture requise pour le personnel pénitenciaire US. C'est pour moi une bonne indication de sa pertinence.




Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

31 mai 2009 à 21:22:04
Réponse #6

BULLYSSON


Pour qu'un criminel se repentisse, il ne faut pas seulement qu'il le veuille. Il doit travailler sur lui méme et penser sur sa pensée.

C'est un livre intéressant et polémique qui va contre courant de toutes les idées généralement admises sur la criminalité,( qu'elle vient de l'éducation, de la pauvreté, des mauvais parents, de la drogue etc...).

Pour lui, c'est par leurs libre arbitre qu'ils ont commis ces actes et c'est pas leurs libre arbitre qu'ils peuvent s'en sortir (si ils le veulent bien sur).

+ 1

Il semble que le contexte social, familial soit plus un terreau propice pour ce type de personnalité que réellement sa cause...
Dans un même fraterie on peut avoir des avocats et des voyous...

Seulement un voyou dans une cité deviendra un délinquant, dealeur, etc... (visible au jt de tf1)
et dans le XVIème il fera en plus des études et sera un businessman impitoyable... (invisible au jt de tf1)
La condition social permet juste "au départ" de commencer tout de suite dans le légal... ou pas. Mais un voyou reste un voyou.

AVIS PERSO

Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

01 juin 2009 à 20:30:28
Réponse #7

Joca


ok, ça prouve qu'il sait au moin de quoi il parle. (bien qu'il n'est pas non plus obligatoire d'être psychanalyste pour ça)

il a l'air pas mal ce bouquin, une bonne raison d'aller à la bibliothèque cette semaine...

Joca.
Récits de voyages et de rencontres : https://noteslointaines.wordpress.com/

01 juin 2009 à 21:20:37
Réponse #8

voodoo


Un énorme besoin de dominer et de confirmer leur estime de soi gonflé a bloc. Ce n’est pas qu’ils sont contre les règles en théorie, c’est juste qu’ils sont trop bons pour s’y conformer. Les autres par contre doivent le faire, en particulier quand ce sont leurs règles. Corolaire ; ils ne supportent pas la contradiction et refusent de voir la réalité.

Les autres sont des pions à utiliser pour leurs besoins, il n’y pas de réciprocité qui tiennent ; Il est juste et normal qu’ils les utilisent, et les manipulent a leur profit ( ils ont toutes les bonnes raisons du monde pour ca), la encore le contraire est impensable.

L’envie d’une vie excitante, ils veulent être numéro un en tout et être reconnu comme tel, mais pas se faire chier a travailler pour cela, ni d’obéir ou d’être patient. La vie c’est fait pour se marrer, c'est fait pour étre un caid. Les autres sont juste trop stupides pour voir leurs qualités .Ils ont des prétentions et des fantasmes de réussite sans aucun rapport avec la réalité.


Cela me rappelle le profil qui était décrit dans le fil concernant les pervers narcissiques.
Pour info:
http://sbibif.spaces.live.com/Blog/cns!4939D24161772C23!792.entry
http://pervers-narcissique.blogspot.com/
http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2007/05/petite_leon_de_.html

ça m'a servi ...ça peut servir à d'autres


16 juin 2009 à 20:18:07
Réponse #9

Artic Killer


Bartlett, pourrais-tu me donner la référence du bouquin en question stp ?
J'arrive pas à le trouver sur Amazon... :-[

Merci, à+
"Et du chaos une voix vint à me dire: souris, sois heureux, ça pourrait être pire.
Alors j'ai souris, je fus heureux, et ce fut pire."

16 juin 2009 à 20:52:14
Réponse #10

Bartlett


Hard habits are hard to kill. If you don't kill them, they kill you.

17 juin 2009 à 15:34:10
Réponse #11

Artic Killer


"Et du chaos une voix vint à me dire: souris, sois heureux, ça pourrait être pire.
Alors j'ai souris, je fus heureux, et ce fut pire."

24 juin 2009 à 06:58:48
Réponse #12

GZF


Oula, ca fait trop longtemps que je suis pas venu sur le forum moi!  :-[

Tres bon poste, merci les gars :D

24 juin 2009 à 10:20:36
Réponse #13

g-dag


Pour le reste, si vous voulez rester dans des lecture française de bon niveau de vulgarisation qui ne sont ni trop techniques ni trop démagogiques, je conseille dans "La tête des tueurs en série" par Daniel Zaguri, psychiatre, expert à la CA Paris, membre de l'association française de criminologie et qui a expertisé Guy Georges, Patrice Allègre et Michel Fourniret.

Il donne une première approche des troubles et maladies mentales en étant très clair et insiste bien sur le fait qu'au final ces individus sont très proches de nous et surtout qu'aucun d'entre eux n'est fou au sens pathologie mentale.

Ainsi que je le dis à mes étudiants. Nous sommes tous des délinquants potentiels (ne serait-ce qu'au volant) sauf que tous ne disposons pas tous de ressources individuelles, sociales, culturelles, psychique pour éviter un passage à l'acte gravissime.

A titre personnel, les explications selon lesquelles les délinquants sont des types rationnnels qui pèsent le pour et le contre avant d'agir (très en vogue dans la criminologie nord-américaine même si les québécois en reviennent), ont toujours très vite trouver leurs limites.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //