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Auteur Sujet: Faire plus avec moins...  (Lu 12110 fois)

13 mai 2009 à 21:15:42
Lu 12110 fois

DavidManise


Salut :)

Bon...  récemment, des conversations avec une personne que j'apprécie beaucoup m'ont fait me rappeler d'un truc central, pour moi.  Non pas que je m'en sois vraiment éloigné...  mais comme l'air qu'on respire ou l'eau qu'on boit, ça finit par faire tellement partie de nous qu'on les oublie, qu'on les perd de vue. 

Faire plus avec moins. 

La survie, la préparation à la survie, l'acte de survivre.  Par définition, tout cela est étroitement lié à l'indépendance, à la liberté.  Plus nous sommes dépendants d'autrui, des grandes et fragiles chaînes logistiques, des énergies non renouvelables, des compétences d'une personne qu'on doit payer, du bon vouloir d'un puissant...  tant qu'on est attaché, par un lien de dépendance, à quoi que ce soit, à qui que ce soit, on risque de se retrouver le cul à l'eau.  Aussi simple que ça.  C'est purement mécanique.

Evidemment nous le sommes tous, à divers degrés.  Nous ne sommes pas tous médecins.  Nous n'avons pas tous le temps ni les compétences de faire pousser des légumes ou de faire fonctionner une centrale électrique.  Mais il est possible, tout en restant attaché à tous ces services, à tous ces objets, à tous ces gens, de garder un pied en dehors du carosse.  De ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.  J'adore la fiabilité hallucinante du réseau électrique français, et je paye mes factures, mais j'ai quand même quelques bougies à la maison...  et un système de chauffage qui fonctionne sans électricité aucune.  Ce faisant, je limite tout simplement les rapports de dépendance entre les systèmes qui servent à maintenir ma famille en vie.  Notre système de chauffage peut rapidement devenir indépendant du système électrique.  Toute notre existence n'est pas pendue à une seule et unique mamelle logistique (un supermarché), mais bien à plusieurs producteurs locaux.  Par souci écologique, bien sûr, mais aussi pour limiter le nombre d'éléments du système qui assure notre subsistance.  Quel système est réellement le plus robuste ?  Celui qui se fait à la main avec le savoir faire du pays, et qu'on peut aller chercher à pieds ?  Ou celui qui implique 97 produits chimiques, des centaines d'employés, de gestionnaires, d'intermédiaires, de grossistes, de transporteurs, de douanes, de routes et de magasins ? 

Comme dans un tout système, plus il y a d'éléments, et plus ils sont interdépendants, plus le risque de dysfonctionnement est élevé.  C'est pour cette raison que les couteaux fixes et les ponchos sont plus robustes et plus polyvalents que les couteaux pliants et les vestes de pluie.  C'est aussi pour cette raison que le rasoir d'Occam tranche si bien.  C'est aussi pour cette raison que le silence est d'or...  C'est pour ça qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Faire plus avec moins.

C'est un mode de vie.  Simple.  Pourquoi avec 14 couteaux tous plus ou moins merdiques alors qu'on pourrait en avoir UN, mais un vraiment bien ?  Pourquoi devrait-on avoir 12 sacs à main, alors qu'un sac à dos fait le même boulot ?  Pourquoi, de nos jours, avons nous oublié le plaisir qu'on ressent quand on réussit à réparer son vélo avec un peu d'astuce, d'espièglerie, et un vieux bout de fil de fer ?  Pourquoi est-ce que mon fils a une canne à pêche en fibre de carbone avec un moulinet ultra machin truc, et le droit de pêcher nulle part ?  Pourquoi est-ce que derrière moi, là, j'ai une caisse pleine de magnifiques couteaux tous plus utiles les uns que les autres, alors que j'en utilise principalement un seul : mon vieux Mora tout pourri ?

Faire plus avec moins, c'est, en fait, limiter les rapports de dépendance qu'on entretient avec les objets.  C'est être, soi-même, un système plus robuste avec moins d'éléments qui peuvent merder.  Faire plus avec moins, c'est être forcé d'imaginer des solutions, c'est remplacer l'outil par un détour mental, c'est parfois être obligé de savoir, de comprendre, de réfléchir. 

Dans nos sociétés, faire plus avec moins se heurte souvent à un obstacle majeur : la tentation du bel objet, l'envie de posséder, l'envie de se faire valoir comme était celui ou celle qui possède LE truc qui va bien...  Mais comme le disait si bien Tyler Durden : les choses qu'on possède finissent par nous posséder.

Faire plus avec moins, c'est comprendre comment notre corps fonctionne.  Faire plus avec moins, c'est avoir une bagnole sans trop d'électronique, et pouvoir la bricoler soi-même.  Faire plus avec moins, c'est faire des pièces pour son vieux pantalon.  Faire plus avec moins, c'est s'arracher les grands dorsaux suspendu à un manche de pioche au grenier...  d'ailleurs c'est ce qui m'a d'abord séduit dans la méthode Lafay : c'est un joli détour mental pour arriver à s'entraîner bien avec peu de matériel.  Faire plus avec moins, c'est avoir 5 techniques qui fonctionnent bien pour se défendre, et les perfectionner vraiment.  Savoir les placer.  Savoir quand les placer.  Savoir quand ne pas les placer.

Faire plus avec moins, au final, c'est un peu être plus, et paraître moins, non ? 

Des contre exemples ?  :) 

- Le tuning.  Même moteur, même bagnole, mais plus de gueule. 
- Les mecs qui se mettent en valeur avec tous les trucs qu'ils vont faire, au lieu de juste se contenter de savoir ce qu'ils ont fait.
- Les bibelots.  Les sabres émoussés qui prennent la poussière sur les murs.  Les flingues décoratifs.  Les décorations de pacotille sur les tomahawk qui n'ont jamais servi.
- Les katas musicaux, les coups de pieds sautés et le karaté artistique.
- Les nichons en silicone, le botox, et les moumoutes.
- Les tigres à qui on a coupé les griffes, les c*u!lles et qui dorment l'estomac plein d'une viande qu'ils n'ont jamais tuée eux-mêmes.

Bah ouais, je sais.  Je vais pas me faire des copains.  D'ailleurs je pourrais bien m'en vouloir à moi-même, parce que je m'autodérisionne aussi, pour le coup.  Moi aussi j'ai déjà fait des coups de pied sautés qui ne servaient à rien d'autre qu'à me donner une fausse bonne image de moi-même...  Mais le fait est là.  Je cherchais à paraître, et pas à faire.

Et si la liberté, la robustesse, l'indépendance et la simplicité étaient liées ?  Et si tout ça était, en fait, un peu tout le même bordel ?

J'en sais rien.  Je veux juger personne...  mais je trouve quand même qu'on vit une époque formidable. 

Allez.  Je vais aller voir mon pote le Dr. House ;D

David ;)
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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13 mai 2009 à 21:32:58
Réponse #1

Outdoorsman


 :love: :love: :love:

Merci David, tout est dit; rien à ajouter, rien à enlever

Faire plus avec moins, au final, c'est un peu être plus, et paraître moins, non ? 

Et oui, n'oublions que notre société de consommation, dans laquelle le maître mot est CROISSANCE  :bheurk: , nous pousse à la sur-consommation jusqu'à nous faire croire qu'être c'est posséder. Heureusement que la nature, les copains sont là pour nous rappeler que tout cela n'est qu'un leurre qui sert à faire marcher le système.
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

13 mai 2009 à 21:36:38
Réponse #2

athlon


Salut

A la lecture de ton message... je vois que tu "as" ce que beaucoup ont régulièrement... un grand besoin de ménage de printemps.... je me souviens d'une discussion avec un ami... mais de 40 ans mon ainé... nous avions conclu que ce sentiment de tout vouloir changer au printemps et de faire simple / ranger ... est naturel et même signe de bon état psychique !!!

Alors oui faire plus avec moins.

Amicalement

Dr House : lui il fait un seul truc avec pleins d'idées... mais il doit pas y avoir de printemps pour les scénaristes !
"Sans déconner, les mecs...  La mort, ça dure longtemps..."

13 mai 2009 à 21:39:05
Réponse #3

Eric Lem


Superbe texte mon Nourson...  :up:
Ce qui va sans dire, va souvent mieux en le disant clairement et de façon répétitive...


Juste un truc concernant les contre-exemples...

- Les nichons en silicone, le botox et les moumoutes

Doit-on vraiment cracher sur les premiers ???  ;D (même si j'ai déjà mon idée sur la question... )
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

13 mai 2009 à 22:19:52
Réponse #4

onc roger


Habituellement je passe mon tour pour les "+1"
Pas par dédain mais plutôt parce qu'en général  je ne pense pas que mon approbation ajoute grand chose quand d'autres ont déjà exprimé leur enthousiasme  ...

Mais LA c'est, en mieux formulé et plus détaillé, EXACTEMENT ce que j'essayais d'expliquer à mes collègues avant-hier !
Bien sûr je suis passé pour (selon les personnes) :
- un sale rétrograde anti-progrès (déjà que je ne comprends pas les blagues sur les pubs ou les séries télé ...)
- un rabat-joie, voir un oiseau de mauvais augure
- un dangereux psychopathe (mais ça de toutes façons la plupart en sont déjà convaincus depuis qu'ils savent que je fait moi même des couteaux avec des bouts de métal au lieu d'aller juste au rayon cuisine du supermarché ou d'acheter des plats tout préparés)

Ce qui m'a rassuré c'est que malgré leur quasi-indignation certains ont quand même accepté d'y réfléchir un peu.

Donc pour une fois et même si je sais que j'ai vraiment pas mal de progrès à faire dans ce domaine je dis +1  :akhbar:

PS : ... et puis en plus je me suis regardé "Fight club" hier soir en faisant du sport  ;D

13 mai 2009 à 22:32:31
Réponse #5

philippe13


Pas mal de temps que je  raisonne comme ça suite à

1) la pratique de la voile dans une extrème simplicité aux Glénans et ça marchais (voir fil);

2) Une sévère crise financière de quelques années  m'a fait revoir les priorités en urgence (voir fil) pour ne pas finir SDF;

3) la découverte de "Walden ou la vie dans les bois" de Thoreau suivi de divers  autres stoïciens et assimilés ainsi que la découverte du bouddhisme (je ne suis pas devenu bouddhiste pour autant mais si on approfondi ça marque quand même );  

J'ai donc entrepris de maitriser ma consomation et ma vie, bricoleur à la base je cherche à faire tout le bricolage, de préférence à la main, nécessaire à domicile en appartement tout du moins. Tout achat est réfléchi: comment,  pourquoi, nécessaire ou pas? plus heureux avec?

Après avoir rompu avec les loisirs couteux: voile, ski, je me suis rendu compte que le vélo, dans ce que j'aimais, cela pouvait être très bon marché en occasion et si on répare tout soi-même. Mais je me fait  un plaisir de réparer dans les règles de l'art, avec des pièces de récupération en priorité mais surtout pas des bouts de fil de fer. Le fin du fin du dépouillemnt cycliste? Un vélo en pignon-fixe : une vitesse, pas de roue libre et un seul frein à l'avant (a l'arrière, puisque pas de roue libre on freine en résistant) monté un avec un Mercier de 1970.  

Par contre je me suis un peu laissé aller sur le nombre de vélos, si vous saviez le nombre de beaux vélos qui passent en brocante à 10 20 euros et ceux aux encombrants (là en géneral il y a à réparer)....

Voili voilà
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

13 mai 2009 à 22:35:54
Réponse #6

nemesys



Juste un truc concernant les contre-exemples...

- Les nichons en silicone, le botox, et les moumoutes.
Doit-on vraiment cracher sur les premiers ???  ;D (même si j'ai déjà mon idée sur la question... )
tsss, rien ne vaut le naturel eric ...

13 mai 2009 à 22:36:44
Réponse #7

DavidManise


un grand besoin de ménage de printemps....

C'est fait, attends...  JE VOIS LE PLANCHER DE MON BUREAU ;D

Eric : moi je préfère les vrais, même petits ou flétris.  Mais je vois bien où tu voulais en venir ;D

Tous : :calin: ;D

David ;)
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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13 mai 2009 à 22:38:50
Réponse #8

Gros Calou


Salut David  :)

Toi tu as trouvé de l'espace et du temps pour ranger tout ton brol !  ;D

Plus sérieusement oui tu as raison, il ne faut pas oublier les valeurs simples.

 ;)


13 mai 2009 à 22:57:04
Réponse #9

stefalive


Très bon fil David, :up:
Ça me rappel la simplicité volontaire qui consiste à adopter un mode de vie moins dépendant de l'argent qui vise à satisfaire ses vrais besoins, c'est-à-dire tracer la ligne entre ses besoins et ses désirs.
On doit être quelques uns à partager cette philosophie sur le forum... ;)
Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page...

13 mai 2009 à 22:57:43
Réponse #10

Kilbith


Citer
C'est un mode de vie.  Simple.  Pourquoi avec 14 couteaux tous plus ou moins merdiques alors qu'on pourrait en avoir UN, mais un vraiment bien ?

Pour ton primal : PREUMS !

 8)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

13 mai 2009 à 23:01:45
Réponse #11

philippe13


« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

13 mai 2009 à 23:07:31
Réponse #12

Rod


La piqûre de rappel est toujours intéressante pour ceux qui arrivent ou ceux qui n'ont pas encore compris... ;)

Mon opinion reste la même que par le passé... Le problème n'est pas de consommer mais de ne pas être dépendant de sa consommation...
J'achète plein de trucs, j'adore ça... Après je joue avec, j'utilise, je fais le tri et je revends ou j'offre... Cela fait tourner l'économie et peu parfois même faire plaisir aux autres! :up:
Les factures sont payées, le frigo est plein, j'ai du boulot, tout le monde est en bonne santé donc je ne me prive pas. Mon Père a l'habitude de me dire qu'on n'a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard. :blink:
Mais comme je le disais également à un pote il n'y a pas longtemps, si la maison brûle demain et que je n'ai plus rien, cela me fera bien sûr chier 5 minutes. Et puis la vie reprendra ses droits et basta...
Je sais que ma valeur n'est pas dans ce que je possède mais dans ce que je suis et surtout les liens précieux qui m'unissent à ma famille et mes amis... :love:

Bien à vous,

Rod

13 mai 2009 à 23:38:49
Réponse #13

Anke


Je partage la même opinion que toi Rod.
Il n'en est pas moins qu'un certain recul vis à vis des "choses" peut nous permettre de ne pas idolâtrer le "Veau d'Or" en quelque sorte. Ce détachement peut êter compris comme une certaine "inadaptation" à notre société voire à notre environnement . Combien me disent : " Oui mais toi, c'est pas pareil..." Genre tu es un doux dingue un peu rigolo. Pourtant je consomme je vis pratiquement comme eux, mais la seule différence c'est que si demain, je ne peux plus vivre sur le même mode, ça n'aura pas vraiment d'importance. Je veux dire, et c'est un avantage indéniable, que je suis capable aujourd'hui de séparer ce qui est vraiment important et ce dont j'ai vraiment besoin pour vivre, de ce qui ne l'est pas ( et donc de me passer). C'est une grande chance de pouvoir réfléchir comme ça, de pouvoir aborder la vie sous cet angle, de séparer le futile de l'important.
Je me permettrais d'apporter une petite précision à ton discours David. Amha, ce n'est pas vraiment mettre en avant ce que l'on sait faire ( réparer un vieux clou avec un bout de fil de fer par ex) mais plutot de pouvoir apprendre à le faire. Je réfléchis plutot en terme de capacités d'acquérir du savoir et surtout d'avoir accès à ce savoir ( dans un premier temps, l'apprentissage ensuite). Ce qui suppose qu'il faille entrenir certains aspects de nos personnalités ( je ne veux pas employer le mot "qualité") : la curiosité, la faculté d'être étonné, la soif d'apprendre, le doute aussi (donc la capacité de remettre en cause ce dont on est absolument certain, ça permet notamment de vérifier : le savoir évolue !). Mais pour cela, il faut travailler pour se défaire des idées toutes faites, des jugements à l'emporte-pièce, de la méfiance et du repli sur soi. On ne peut se remplir que lorsque qu'il reste de la place...Se "vider" laisse donc de la place pour un "demain" possible...

14 mai 2009 à 00:05:32
Réponse #14

Karto


Des contre exemples ?  :) 

- Le tuning.  Même moteur, même bagnole, mais plus de gueule. 
- Les mecs qui se mettent en valeur avec tous les trucs qu'ils vont faire, au lieu de juste se contenter de savoir ce qu'ils ont fait.
- Les bibelots.  Les sabres émoussés qui prennent la poussière sur les murs.  Les flingues décoratifs.  Les décorations de pacotille sur les tomahawk qui n'ont jamais servi.
- Les katas musicaux, les coups de pieds sautés et le karaté artistique.
- Les nichons en silicone, le botox, et les moumoutes.


C'est pourtant tellement plus beau quand c'est inutile :)

Avec des raisonnements aussi extrêmes que le tien là on jette plein d'autres trucs à la poubelle : la musique, la peinture, la sieste, les dessins sur les assiettes, toute la pacotille non productive en somme.
Bouh !

14 mai 2009 à 00:17:34
Réponse #15

Corin



C'est pourtant tellement plus beau quand c'est inutile :)

Avec des raisonnements aussi extrêmes que le tien là on jette plein d'autres trucs à la poubelle : la musique, la peinture, la sieste, les dessins sur les assiettes, toute la pacotille non productive en somme.
Bouh !
La beauté du geste, serait-elle menacée? Le superflu a-t-il un rôle dans nos vie? Où s'arrête le "pas assez" et où commence le "trop"?

Je vais aller dans le même sens que Karto. Je vous souhaite d'avoir la chance un jour de goûter un des plus grands crus de Bordeaux (Ausone, Margaux, Latour, Petrus,...) dans une de ses plus grandes années...

La différence dans l'approche est peut-être la même qu'entre consommer moins et consommer juste.

A+

14 mai 2009 à 00:26:17
Réponse #16

Rod


La différence dans l'approche est peut-être la même qu'entre consommer moins et consommer juste.
:up:
C'est ce que je voulais rajouter au post de Anke...
Ce qui a évolué pour moi c'est surtout que je pense consommer mieux... Que ce soit les motivations de mes achats (utiliser plus et stocker moins) tout comme les personnes chez qui je consomme... En effet même lorsque j'achète, même en ligne, c'est en général à des petits vendeurs ou des artisans, on échange des mails sur le matos, il y a du conseil, du feed-back...
Bref même là pour moi le relationnel reste fondamental...

14 mai 2009 à 00:34:16
Réponse #17

** Serge **


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

14 mai 2009 à 00:35:53
Réponse #18

Corin


 :up:

V'la autre chose... Si pour bien consommer faut qu'on s'mette en toge orange, je comprends que David ait un cas de conscience: y'a pas sa taille :D.

A+

14 mai 2009 à 00:39:18
Réponse #19

Rod



14 mai 2009 à 01:25:44
Réponse #20

Erben


Faire plus avec moins c'est un tres beau concept  que l'on melange souvent avec polyvalence. c'est aussi une voie qui est la mienne  que j'avais edictée dans ma presentation.
pourquoi avoir un ouvre boite, et plein d'autre outils specialisé  alors qu'un bon couteau ferai l'affaire.
mais aussi pourquoi vouloir quelque chose de beau ou de plus spécialisé  dans certain domaine. 3 ou 4 duvets different selon la saison..
et 12 sacs adaptés a chaque type de randonée...

pourquoi l'essentiel est souvent l'enemis du beau est agreable. les circonstances  tout simplement.
je vois que nous avons des discussions similaires de nos cotés. preuve que le sujet nous touche tous
en situation d'urgence, l'essentiel est vital. on s'en tient a l'utile qui peux servir a beaucoup de chose.
en situation normale et non stressante  l'outil spécialsé et le mieux adapté a notre situation sera souvent notre choix.

irons nous couper un arbre avec un couteau , non nous prendrons une machette ou hachette ,plus adpatée.
les exemples sont multiples mais de mes discussions il ressort que si nous ne pouvions posseder que le materiel que nous pourrions porter. notre choix se resoudrait a l'essentiel, au polyvalent. mais si nous etions posé et avions du temps pour nous equipé nous recomencerions a spécialisé nos outils pour les adapter au mieux aux situations presentes.

et pour repondre a une question l'art ou l'inutile est l'apanage de "l'oisiveté",  ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. il est aussi important de se distraire . mais dans une situation de survie  ce c'est vraiment pas une activité qui sera pratiquée.

je ne sais plus si c'est ici ou ailleur que l'on dit l'inutile est indispensable. je rajouterai quand on en a le temps.

et je rajouterai que tous ici (a vous lire) nous avons cet etat d'esprit de se rabattre sur l'essentiel en cas de crise pour etre le plus independant dans certain domaine comme par exemple celui de la bouffe.  que faisons nous lorsque nous sentons qu'un evenement grave peu se produire. nous faisons des reserves..alimentaires. riz , pates, eau, sel , sucre, farine, legume sec.... la base !.. et pas de produit super élléboré..  bien la preuve que nous savons nous rabattre sur l'essentiel et le polyvalent quand cela est necessaire.

Erben



14 mai 2009 à 08:08:11
Réponse #21

philippe13


Il y a longtemps, quand j'ai eu des grosses difficultés fianncières j'ai utilisé mes congés pour faire des boulots d'appoint. ALors que j'avais un travail régulier administratif je suis allé faire les vendanges régulièrement dan une région de coteaux (vignes en pente) et de la petite manutention. La vigne taille basse en pente c'est ce qu'il ya de plus dur.
Quand j'avais une pulsion d'achat je ne me disais pas:
ce livre vaut 100 fr,  ni 2 heures de bureau ou de préparation de commandes mais 2 heures  de vendanges le  dos cassé, les vaut-ils réellement? Je n'ai pas acheté moins  de livres mais tous d'occasion et de moins en moins d'objets, je n'ai pas remplacé la télé etc etc
J'éprouve une grande  satisfaction à vivre au plus simple enfin ce qui me parait simple, sans doute le niveau de consommation des années 70. Réparer, recycler, gratter le fond des pots, former les enfants à ces raisonnements.

Je m'intéresse a l' Oil-peak et à ce qui va le suivre: dépletion économique en ordre ou crise majeure? Disons que nous nous préparons à vivre avec beaucoup moins dans 10 ans masi dansun esiociété qui fonctionnera.

Depuis que je m'interesse a ces sujets je repense beaucoup à ce que j'ai connu enfant autour de moi, vivable pas vivable? Eh bien vivable à part l'unique WC sur le palier pour trois appartements. 

Parfois devant un objet ou un problème de réparation je me demande comment je m'y prendrais:
-avec le niveau de pénurie des pays de l'est autrefois
-avec le niveau de l'Africain moyen: presque rien mais du temps

Bon c'est un sujet de réflexion constant, ça occupe la vie... 




« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

14 mai 2009 à 08:16:54
Réponse #22

Anke


Je crois que ce qui est difficle aujourd'hui, notamment pour nos gosses c'est juste de différencier ce qui est "vital"( un toit et à manger dans la gamelle, pour faire court) de ce qui est "fun" ( la dernière nintendo).
Le but de la manoeuvre étant d'apprècier à sa juste valeur les choses et les évènements.
Avoir une cinémathèque à la maison ou une cave de grands crus, ça doit être vachement sympa. Mais savoir l'apprècier comme un "luxe" qu'on a la chance de pouvoir bénéficier n'en fait pas pour autant une chose indispensable. C'est un peu comme la grasse matinée : on apprécie super bien de pouvoir la faire de temps en temps, mais on sait bien qu'on ne peut pas vivre et ramener les euros à la maison en la faisant tous les jours.
A l'heure actuelle, il est difficile de se situer, les tentations sont grandes et bien orchestrées. L'appat du gain comme finalité de vie, la possession( si possible immédiate et avec le moins d'effort possible), la réussite sociale sont autant d'artifices ( de chimères ? ) avec lesquelles nous construisons ( ou croyons construire) nos vies.
Il arrive inévitablement un moment où tout ça s'écroule à l'occasion d'un moment dur à vivre, la réalité reprend ses droits et on s'aperçoit qu'on ne peut pas vivre indéfiniment avec "n" credits cetelem ou sofinco avec des taux d'intérêts à 20%, qu'on ne peux pas vivre avec un homme ou une femme que l'on aime plus ou à qui on est infidèle, qu'on ne peut pas vivre en faisant semblant d'être heureux etc... etc...
Les deconvenues de la vie arrivent vite. Celui ou celle qui n'aura pas mené cette reflexion là sera moins bien armé pour y faire face, pas tant sur le plan financier ou matériel, mais surtout sur le plan personnel. Une fois de plus, focaliser son attention ou son énergie sur des biens matériels quels qu'ils soient peuvent certainement empêcher un bonhomme de réagir en priorisant ses facultés d'adaptation, voire d'inventivité.
On peut avoir de jolies chaines aux pieds avec de jolis boulets à trainer( et avoir choisi de les trainer, mais en toute conscience), ils n'en restent pas moins des chaines dont il faut savoir se débarasser si le besoin s'en fait sentir.
Adaptabilité et mouvement, mais pas immobilisme ni rigidité.

Un concept rigolo concernant le matériel( on peut le transposer à plein de trucs)  m'avait plu. C'était un amerloque qui avait construit un camping-car dans un camion. On lui demandait comment il avait choisi le matériel qu'il avait installé dedans, sa réponse était toute simple : " Si ça rentre dans le camion, c'est bon, si ça rentre pas c'est que c'est pas utile..."
Un Porsche Cayenne, c'est une belle bagnole avec une finition en cuir couture cellier et tout et tout, super objet, mais je ne pourrais pas m'en servir pour aller chercher des parpaings ou du ciment par ex ( j'aurai trop peur de l'abimer), à la limite j'aurai peur de m'en servir. ça rentre pas dans "mon camping-car" à moi. Donc ça m'est pas utile, mais rien ne m'empèche d'aller passer un bon moment chez le garagiste pour m'assoir dans la voiture et renifler la bonne odeur du cuir neuf par ex( bon en plus j'ai pas les sous pour ! Et meêm si j'avais les sous, c'est pas un truc qui m'attire, c'était pour l'exemple) ...

14 mai 2009 à 08:49:18
Réponse #23

DavidManise


Eh, les gars...  je parle de faire plus avec moins, hein, mais je possède plein de trucs pas utiles hein ! 

Et oui, ça me fait plaisir aussi.  Tiens, dernier truc superflu que j'ai eu : on m'a filé un couteau suisse, nouveau modèle.  Concrètement j'avais pas besoin d'un schlass de plus, pourtant c'est un des trucs qui m'a fait le plus plaisir depuis longtemps (j'avoue une grande partie du plaisir venait du fait que j'ai pu faire la grimace à Woodrunner grâce à ça mais bon ;D)...  Je ne me pose pas en mec parfait qui réussit, lui, à s'extraire de tout ça.  C'est pas du tout le cas.  Surtout pas pour tout ce qui est outillage, matos outdoor, et trucs qui pourraient être utiles si j'en avais pas 9 exemplaires. 

Non, je voulais juste souligner un principe général : les rapports entre l'interdépendance des éléments d'un système, la complexité du système, la liberté, la simplicité, la robustesse...  tout ça tourne autour du même pot. 

Citation de: Karto
C'est pourtant tellement plus beau quand c'est inutile ;)

Avec des raisonnements aussi extrêmes que le tien là on jette plein d'autres trucs à la poubelle : la musique, la peinture, la sieste, les dessins sur les assiettes, toute la pacotille non productive en somme.
Bouh !

La musique est utile : elle sert à adoucir les moeurs.  Elle détend, elle inspire, elle émeut.  C'est pas inutile.  Ce qui est inutile, c'est la course à la plus grosse chaîne hi-fi, le trip du câble en or plaqué qui s'oxydera jamais, etc. 

La peinture est utile : elle parle d'une vision du monde, elle est histoire, trace, communication...  et elle est belle...  elle est significative...  C'est pas inutile non plus.  Ce qui est inutile c'est d'acheter des toiles de maître et de les foutre dans un entrepôt pour spéculer dessus.

La sieste est utile : elle repose, permet au cerveau de faire un petit reset, elle sauve des vies...

Les dessins sur les assiettes : bah ouais, là ouais franchement c'est inutile...  d'ailleurs j'ai des assiettes ikea toutes beiges, pas de dessin, c'est mes préférées... 

Tu vois l'esthétique, la beauté et tout, pour moi ça tient autant de ce qui n'est pas là que de ce qui y est.  J'adore, mais alors j'adore les grandes pièces VIDES avec de grandes fenêtres, où la seule chose qui remplit la pièce c'est la lumière.  Je trouve ça magnifique.  Je trouve aussi magnifiques les outils vraiment bien pensés, les lignes simples et ergonomiques, épurées...  Un bâton de marche en fibre de carbone fluo je trouve ça moche.  Un bâton en châtaignier, coupé à la bonne lune, redressé à la chaleur, poncé un petit peu, et huilé à l'huile de paume de main...  ça je trouve ça magnifique. Magnifique parce que ça contient plus de savoir faire, en fait, et moins d'éléments techno-machin.

La beauté, l'esthétisme, tu ne pourras jamais les supprimer du monde, de toute manière.  La beauté, on la trimballe avec nous.  Dans nos yeux.  Pas besoin de dessins dans les assiettes pour trouver de la beauté dans le monde...  Là moi je regarde par la fenêtre de mon bureau et par-dessus les vignes et la colline, je vois un magnifique anticlinal.  Les feuilles sont vertes de chlorophylle toute neuve, et y'a des hirondelles qui tracent et virevoltent dans tous les sens comme des folles... 

Enfin bon.  Ma gueule :)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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14 mai 2009 à 09:14:43
Réponse #24

DavidManise


Bah la vraie faïence de Kemper (qui est effectivement magnifique et pour moi, là, on parle de vrai savoir-faire artisinal et j'adore ça), j'ai pas les moyens de m'en payer...  donc c'est vite vu.  Par ailleurs, pour le principe, des assiettes chères et fragiles, pour moi c'est pas viable.  J'aime bien mes vieilles assiettes ikea : solides, pas chères.  Et elles sont belles aussi.  Surtout quand elles sont PLEINES ;D

Mais oui, on reste potes quand même hein. 

Allez ciao ;)

David
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