T'sais Ipphy, tout ce que tu dis est aussi une vérité vraie, la désertification et la déforestation sont probablement parmis les fléaux de notre "monde moderne et civilisé".
OK, c'est terrible, le monde est à pleurer comme dirait Jean Leloup...
Je partage ton constat et ton indignation devant les cata écologiques.
CECI DIT...
Lesdits problèmes de désertification et déforestation, quand ils ne sont pas le fait de certaines grosses boutiques ayant des intérêts dans le bois exotique et autres industries minières, sont aussi et surtout le fait des populations pauvres voire crevant la dalle, dont la seule manière d'obtenir de quoi bouffer au jour le jour est de couper du bois, faire des cultures sur brûlis, chasser la "viande de brousse", passer la nature au peigne fin sans se soucier d'une gestion durable (les salauds !

). Ces gens là sont dans la survie quotidiennement, et pas pour jouer... simplement pour pas crever.
D'autre part NOUS, et nos ancêtre proches, avons eu l'idée merveilleuse de jouer les apprentis sorciers et les enfants gâtés en usant et abusant des énergies fossiles qui ont, et on ne le sait que depuis peu de temps, la facheuse conséquence de modifier le climat, climat qui faisait que bon an mal an les humains arrivaient à se sustenter dans leur pay d'origine. D'où des sécheresses, des inondations, des cyclones, l'érosion, la salinisation des sols, j'en passe et des aussi rigolotes.
Et pour finir de dresser ce joli tableau, le contexte géopolitique du siècle dernier a fait que les inégalités se sont accrues entre les différentes parties du globe. colonisation, décolonisation, guerres, guerres, guerres, et encore guerres. Beau tableau, non ?
Alors les zolies petites fleurs ne peuvent plus croître à l'ombre de grand papa chêne, à cause des vilains humains.
Certe...
En abordant l'agriculture par sa partie la plus technique, il se pourrait qu'on arrive à améliorer certains rendements, re-cultiver certaines zones devenues arides ou trop salées (c'est un problème dont on ne parle que très peu et qui est dramatique dans certaines parties de la planète). D'accord il ne faut pas que ça se fasse au détriment de l'humain, je parle de celui qui bine, gratte, retourne la terre. Ni au détriment de la nature déjà bien entamée.
Et ça ne doit surtout pas empêcher de se poser les question urgentissimes que sont la disparition des forêts primaires, dont l'intérêt dans les équilibres climatologiques et biologiques est immense, le réchauffement de la planète et tutti quanti.
J'essaie juste de comprendre comment éviter justement de dégrader encore la situation dans les pays dont la population rurale ne cesse de migrer vers les villes, pour y trouver de quoi survivre, dans une misère insoutenable.
En gros : les PGM (Plantes GM), si elles sont utilisées à des fins de développement local, peuvent devenir
une des (j'ai pas écrit "la seule" !) alternatives d'avenir. Si et seulement si, comme je le disais dans mon intervention précédente, elles sont utilisées avec l'objectif de développement des populations pauvres du globe.
Je ne parle pas ici des PGM actuellement développées par les grandes firmes (les vilaines capitalistes qui font des profits de milliards de dollars, soit... moi qund je bosse c'est pour gagner des tunes... ceci dit j'ai moins les dents longues que certains, c'est sûr !)), mais des PGM de seconde génération qui sont actuellement en phase de test dans certains labos. Pas de cultures de rente (coton, café, cacao, maïs, soja, qui n'engraissent que les firmes multinationales qui les commercialisent, et pas les producteurs...) mais des cultures plus ou moins vivrières, diversifiées, en tout cas qui seraient produites pour être consommées localement. Tout en gardant bien à l'esprit que l'objectif à terme est de faire en sorte que nous arrivions à réguler (stabiliser ? redistribuer ? réduire ?) notre population et limiter l'exode rural (les grandes villes du tiers monde sont des fléaux d'un moint de vue environnemental, avec leur développement démentiel et sans infrastructures de traitement des déchets). A réduire nos émissoions de gaz à effet de serre. A arrêter de couper du bois à tire-larigo (non je ne parle pas des "survivors" en missions test de couteau !

).
Ne nous trompons pas d'objectif, ni de moyens ! Arrêtons de nous lamenter sur un constat ( même si il est alarmant !) et agissons !
J'espère que vous n'aurez pas trop baillé à la lecture de ce roman décousu, et surtout que vous aurez compris le fond de ma pensée. Je suis loin (très loin...) de chanter à la gloire de Monsanto and Co, mais je considère que tous les moyens sont bons (si accompagnés de garanties) pour être dans l'action, et pas seulement dans la lamentation.
Bonne nuit !
Sylvain,
"Ecolo pas khmer vert"