"Tous ces chênes sont malades, fort malades, d’un bout à l’autre de l’Europe, la faute au réchauffement climatique. Un innocent champignon parasite du Chêne, l’Oïdium, avec lequel il a jusqu’ici plus ou moins bien cohabité, parait soudain en mesure de lui faire la peau. Il semblerait tout bêtement que la température montant, le champignon, plus réactif que le chêne, commence sa croissance légèrement plus tôt dans la saison. Et qu’au lieux d’étendre ses filaments dans les tissus déjà solides de feuilles déjà grandes, il s’attaque au contraire à des bourgeons, à un moment où l’arbre est plus fragile (lire les explications de l’Inra). Et celui-ci en meurt. En masse. En 2004 déjà l’ONF (document PDF) évoquait des taux de mortalité de 10 %, des forêts lorraines aux massifs de L’Esterel. Au Portugal, certaines plantations de chêne-liège ont déjà perdu 20 % de leurs arbres."
http://www.demain-la-terre.net/Le-changement-climatique-c-etait"Des scientifiques estiment que nous vivons actuellement la sixième crise biologique. Cette appellation est justifiée au vu du nombre d’espèces aujourd’hui menacées. Mais cette crise est en revanche inédite par sa cause, unique, l’activité humaine, ainsi que par la rapidité du phénomène : le rythme de disparition des espèces est 100 à 1 000 fois plus élevé que le rythme naturel.
La liste rouge des espèces en danger d’extinction publiée par l’IUCN [2] nous fournit des chiffres affolants : en 2004, un oiseau sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, trois insectes sur quatre ou huit crustacés sur dix sont menacés de disparition [3]."
http://www.demain-la-terre.net/Arretons-le-massacre