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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Soyez prudents sur la route  (Lu 4665 fois)

24 mars 2009 à 21:49:48
Lu 4665 fois

DavidManise


Salut,

15h10, je me mets en route pour aller faire des courses...  je double une voisine comme un calu, et arrivé juste avant Die, des bagnoles arrêtées, des warnings dans tous les sens...  un arbre couché sur la route...  put**n c'est quoi ce bordel :o

Je m'approche doucement, les gens roulent au pas...  je vois des mecs qui s'activent pour débarasser des branches de la route, donc je me dis que c'est sûrement un arbre pourri qui a cassé avec le grand vent...  je m'approche encore un peu, puis quand ça bloque je mets les warnings et je descends pour aller donner un coup de main.  C'est là que je vois le camion...  ou enfin ce qu'il en reste ::)

CLICK.  Mode secouriste efficace (ca fonctionne vachement mieux sans la maladie de Lyme et sans l'encéphalite qui va avec pour réagir correctement sous stress ::)).

Je choppe le téléphone, j'appelle Amandine : tu vas devoir aller faire les courses en sortant du boulot. Accident, j'y vais.  Clac.  Je cours faire le premier bilan.  Un mec qui couine de manière cohérente.  C'est qu'il est bien portant pour l'instant.  Pas de sang en grande quantité.  Hop.  Je cours voir le conducteur du 4x4 (que je viens de voir dans le décor 150m plus loin)...  il couine pas, lui, il hurle "comment chuis arrivé là" et il pleure.  Dans le caniveau d'en face, bien loin de la route, un mec est en train d'appeler les pompiers.  Lieu ok, deux victimes, pas incarcérées.  Bon...  il gère la comm.  Je retourne voir le chauffeur, qui saigne un peu.  Y'a des gens qui lui ont mis une couverture sur le dos, il est à moitié couché, mais il est cool.  Il a un bon pet derrière la tête, vers le rocher, put**n...  pas passé loin.  Apparemment pas de déformation profonde, que de la peau... et il raconte l'accident, le 4x4 en face, donc il a pas perdu conscience.  Je lui dis de pas bouger, que les pompiers arrivent.  Il saigne pas trop.  Y'a du monde avec lui qui discutent et qui semblent le connaître.  Ca peut aller.

Zou, je recours voir le mec du 4x4 qui m'inquiète plus...  là il braille comme un veau.  Y'a 2 personnes avec lui qui le maintiennent pour ne pas qu'il glisse dans le fossé.  Il est à plat ventre juste au bord, engagé dans la pente.  Il bouge beaucoup sa tête et il gueule, j'aime pas ça...  mais il est tellement énervé que je sens que si je lui tiens la tête il va paniquer et que ça va être pire.  Donc je lui tape la causette.  J'essaie de lui faire dire son prénom.  Où il habite.  Je lui demande de ne pas trop remuer.  Je lui explique qu'il a eu un accident, qu'apparemment il n'a rien de trop trop grave, que les pompiers vont arriver...  il voit son 4x4 et il gueule "ma bagnole ma bagnole"...  et ensuite il recommence "où je suis, qu'est-ce que je fous là"...  bon pet sur la tête quand même...  ^-^ et jambe droite bien déformée aussi.  Péroné en vrac sûr...  tibia peut-être...  Je me place dans le fossé, et je le tiens un peu...  pour lui parler et le calmer.  Je lui caresse la tête (c'est con mais ça marche immédiatement, il se calme).  Je lui parle doucement.  Il arrive à discuter un peu correctement.  Il fait des phrases construites, il arrive à répondre à des questions simples.

Et voilà.  On attend la cavalerie. 

Check rapide à 360...  plein de véhicules qui font barrage, des gens avec des gilets qui s'occupent de signaliser.  Pasde risque de suraccident.Check rapide au mec à côté de moi qui le maintient.  Il tient bon.  La dame qui s'occupe des jambes aussi.  On attend les pompiers et on discute... 

Les pompiers arrivent.  Le mec est surpris par la sirène.  Il se remet à gueuler.  Ils allaient passer devant nous sans nous voir, donc je leur fais signe.  Le mec hurle deux fois plus, comme s'il venait de se rappeler qu'il est envrac dans le fossé.  Ca impressionne vachement un petit jeune pompier...  le chef d'intervention, super pro, lui fait "TOI !  Tu me ramasses la ferraille sur la route qu'on puisse bosser !  Grouille !"...  le jeune y va sans demander son reste, soulagé d'avoir un rôle simple à jouer.  Super mec, le chef.  La quarantaine avancée, avec des yeux calmes et intenses.  On sent le métier.  Il distribue les ordres, il est décisif.  Sa présence fait le même effet que la mienne, mais x 1000.  Je suis content qu'il soit là. 

Il pose les mains où j'ai les miennes, il pose les mêmes questions que moi au gars.  Je lui passe la main avec gratitude.  Quand le mec répond pas je lui passe les infos que j'ai réussi à avoir...  puis je me sens en trop.  Je m'éloigne et je les laisse bosser.  Je retourne voir le chauffeur du camion.  Il discute avec les pompiers et les gendarmes.  S'ils lui prennent la tête avec son identité, c'est qu'il va pas trop mal...  fin de l'histoire pour moi.  Je rentre chez moi à 70km/h ;D

Quelques réflexions :

1) c'est toujours le bordel sur les accidents où y'a plein de monde qui n'y connaissent rien...  là y'avait par exemple des mecs qui se grouillaient à libérer les voies pour que le trafic puisse reprendre...  en même temps un autre qui donnait des directives complètement à côté de la plaque...  des bagnoles qui voulaient doubler la file arrêtée pour gratter des places dans le bouchon sans savoir ce qui arrivait...  bref, le souk. 

2) même si globalement c'est le bordel, rapidement autour de chaque victime y'a un leader qui émerge. Ca se fait tout seul...  faut espérer que celui là soit formé et qu'il ne fasse pas trop de conneries...

3) un bon chef d'intervention, un vrai qui connait son métier et ses gars, put**n, ça change la vie...  :akhbar:

Wala.

Roulez doucement, ça cogne moins fort... ;)

David

P.S.: en fait le 4x4 et le camion se croisaient.  Coup de vent, 4x4 déporté à gauche, carton sur 40cm de large avec le camion, les deux dans le décor.  Heureusement que c'est le camion qui s'est pris le peuplier... l'énorme peuplier...  la cabine ressemblait à une boulette de papier.  Je sais pas comment le chauffeur est sorti de là.  C'était pas son heure, faut croire... 
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24 mars 2009 à 22:01:23
Réponse #1

Anke


Tu as pas regardé s'il ton gars ( enfin me gars auquel tu caressais la tête) était en myosis ( pupilles resserées ) ou mydriase ( élargies) et si les deux pupilles réagissaient pareil. ton gars me semble un brin obnubilé pour être tout bien partout dans sa tête ( sous dural, extra-duraletc...) bref, pour moi ( mais de derrière l'ordi, j'ai bonne mine !) l'est "neuro", donc "méfiotte".
Mais super reflexes, c'est lui dont tu t'es occupé ! T'as le nez fin pour un ours... ;)

24 mars 2009 à 22:09:55
Réponse #2

DavidManise


Pupilles normales et symétriques.  Vu que j'étais surtout préoccupé par ses cervicales qu'il remuait dans tous les sens et qu'il était à plat ventre, j'ai pas sorti la fénix pour lui faire bronzer les rétines, mais ses pupilles était ok, et surtout quand il se calmait il arrivait à discuter...  je pense que son état d'omnubilation était dû en bonne partie au stress...  mais clairement il était pas net, et j'étais content qu'il soit encore conscient quand les pompiers sont arrivés avec leur plan dur et leur collier et qu'on a pu le mettre sur le dos et le regarder droit dans les yeux...

Ciao ;)

David
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24 mars 2009 à 23:30:45
Réponse #3

Corin


Tu as pas regardé s'il ton gars ( enfin me gars auquel tu caressais la tête) était en myosis ( pupilles resserées ) ou mydriase ( élargies) et si les deux pupilles réagissaient pareil. ton gars me semble un brin obnubilé pour être tout bien partout dans sa tête ( sous dural, extra-duraletc...) bref, pour moi ( mais de derrière l'ordi, j'ai bonne mine !) l'est "neuro", donc "méfiotte".
Mais super reflexes, c'est lui dont tu t'es occupé ! T'as le nez fin pour un ours... ;)
Pas à tester avec une lampe tactique... ;) Sérieusement. Une lampe LED suffira.

A+

24 mars 2009 à 23:32:44
Réponse #4

DavidManise


La fenix en mode économique, ça passe encore, surtout le jour.  Mais tu fais bien de le souligner, des fois qu'un mec tente de mettre 180 lumens droit dans la rétine d'une victime en pleine mydriase...  pas bon je pense...

David
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25 mars 2009 à 08:50:07
Réponse #5

DavidManise


Bah de toute manière, concrètement je suis pas neurochirurgien et j'ai pas de scanner dans mon edc, donc à part au niveau de son état de conscience qui fluctuait un peu, difficile de poser un diagnostique et de soigner dans un caniveau...

Pour le coup, j'ai été vachement tenté de le retourner sur le dos et de le mettre à plat sur la route, mais on était à 600m de la caserne, donc j'ai opté pour en faire le moins possible tant que son état restait stable.  En plus, en cas de perte de conscience il était déjà plus ou moins en PLS donc bon... 

C'est dingue toutes les infos que le cerveau trie, analyse, expulse, écarte en deux secondes quand on évalue la situation.  C'est con à dire mais j'adore ça...  :-[  C'est grave docteur ? :-[

Ciao ;)

David
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25 mars 2009 à 09:25:21
Réponse #6

Moleson


Tu as pas regardé s'il ton gars ( enfin me gars auquel tu caressais la tête) était en myosis ( pupilles resserées ) ou mydriase ( élargies) et si les deux pupilles réagissaient pareil. ton gars me semble un brin obnubilé pour être tout bien partout dans sa tête ( sous dural, extra-duraletc...) bref, pour moi ( mais de derrière l'ordi, j'ai bonne mine !) l'est "neuro", donc "méfiotte".
Mais super reflexes, c'est lui dont tu t'es occupé ! T'as le nez fin pour un ours... ;)

OK mais le David il aurais fait quoi d'autre?

La basique restera toujours de sécuriser les lieux (pas de suraccident)
Appeler les secours
Appliquer le 4 règles:

- Réponse?
- Respiration?
- Coeur qui bat?
- Saignement?

Avec cela on fait le 99.99% du travail que fait un professionel qui n'as pas une équipe médicale avec les matos ad-hoc derrière lui.

Le plus important est de ne pas secourir nécéssairement en premier ceux qui geulent, mais ceux qui ne disent rien.
Un bon truc s'il y a plusieurs blessés, est après un check rapide d'atribuer un surveillant à chaque blessé qui a la responsabilté de se rendre compte si le blessé part dans les pommes ou fait d'autre variantes néfastes pour la santé.


Moléson

25 mars 2009 à 11:31:24
Réponse #7

vz


Citer
Roulez doucement, ça cogne moins fort...

Ah, si les automobilistes qui empruntent la départementale à côté de laquelle je réside pouvaient t'écouter ... ::) ::), on verrai moins de petites croix et de bouquet de fleurs aux différentes entrées de mon village  :'(

vz
"Timéo danaos et dona férentes"  Laocoon

25 mars 2009 à 11:45:36
Réponse #8

Pics (Vincent.D)



C'est dingue toutes les infos que le cerveau trie, analyse, expulse, écarte en deux secondes quand on évalue la situation.  C'est con à dire mais j'adore ça...  :-[  C'est grave docteur ? :-[


Hé,hé... l'intervention c'est une drogue dure, ;D
C'est les effets positifs du "bon stress"... Sainte adré quand tu nous tiens, tu nous tiens bien!
@++
KISS

25 mars 2009 à 12:23:22
Réponse #9

DavidManise


OK mais le David il aurais fait quoi d'autre?

Bah juste m'assurer qu'il continuait à ventiler si perte de conscience.  Sinon LVA, évaluation, RCR au besoin...  C'est con de perdre un mec qui arrête de ventiler parce qu'il est à plat dos alors qu'il pourrait respirer en PLS ou avec la mâcheoire bien relevée (ce que j'aurais privilégié vu le carton et ma peur qu'il ait une m*rde aux cervicales)...

Là en l'occurence j'ai eu tendance à retourner voir le chauffeur du camion parce qu'il gueulait pas, mais en fait pour le coup c'est celui qui gueulait le plus fort (et surtout de manière pas très cohérente et d'une manière qui montrait que sa mémoire à court terme était encore à l'ouest) qui avait le plus besoin de mon monitoring.  Ce qui m'a fait décider qu'il était plus mal en point est justement cette incohérence, et c'est pour ça que je suis resté près de celui là.  L'autre avait peut-être une super hémorragie interne mais avec les infos que j'avais j'ai fait au mieux.

Ciao ;)

David
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25 mars 2009 à 12:42:02
Réponse #10

Moleson


Bah juste m'assurer qu'il continuait à ventiler si perte de conscience.  Sinon LVA, évaluation, RCR au besoin...  C'est con de perdre un mec qui arrête de ventiler parce qu'il est à plat dos alors qu'il pourrait respirer en PLS ou avec la mâcheoire bien relevée (ce que j'aurais privilégié vu le carton et ma peur qu'il ait une m*rde aux cervicales)...

Là en l'occurence j'ai eu tendance à retourner voir le chauffeur du camion parce qu'il gueulait pas, mais en fait pour le coup c'est celui qui gueulait le plus fort (et surtout de manière pas très cohérente et d'une manière qui montrait que sa mémoire à court terme était encore à l'ouest) qui avait le plus besoin de mon monitoring.  Ce qui m'a fait décider qu'il était plus mal en point est justement cette incohérence, et c'est pour ça que je suis resté près de celui là.  L'autre avait peut-être une super hémorragie interne mais avec les infos que j'avais j'ai fait au mieux.

Ciao ;)

David

Ce que je voulais dire, c'est qu'elle info suplémentaire tu aurais obtenu en regardant ses pupilles.
Ben à part que ca risque de mal aller prochainement, rien de plus. 8)

C'était une remarque qui se voulait plus globale. Quand sa m*rde, faut rester avec des systeme KISS et pas essayer de de faire mieux que mieux. Le risque est qu'en parasitant un système basique mais efficace par des infos suplémentaire on risque de tout faire foirer.

Dans le cadre du problème que tu as décrit c'est les 4 règles au départ et l'observation par la suite.
Et là juste le petit truc, c'est de responsabiliser une autre personne pour la surveillance, ce qui te permet de garder une vue globale du problème. Car comme tu le dit, c'est impossible avec les infos à disposition de prédire la suite.

Bref c'est surtout pas une critique concernant ton action, mais en fait une réponse à Anke (qui à réagit comme professionel).

Moléson

25 mars 2009 à 12:53:57
Réponse #11

Anke


Bien vu Molésonn et j'approuve à 100%, c'est bien que tu recadres ( en fait j'attendais ton intervention ou celle de Cubitus et Vincent), d'autant qu'au niveau neuro si on constate, c'est que le mal est déjà fait. ça donne une orienation, ni plus ni moins. Se focaliser sur les fonctions vitales reste l'essentiel ( tu confirmes ?).

25 mars 2009 à 13:10:46
Réponse #12

Karto


Belle gestion mon pote :)
En plus j'aime bien ça, dans des coins comme la Drôme le péquin moyen met la main à la pâte sur un accident, même si c'est le bordel y'a encore cette volonté d'aider. Je me souviens souvent de ce truc sanguinolant à Paris où les gens passaient leur chemin en laissant le mec se vider...

La prévention routière n'excite pas les foules, mais pourtant pour moi c'est une des premières formes de violence auxquels on est soumis. Je reste encore épaté par la gêne que certains passagers expriment quand je laisse quatre secondes de distance, quand je roule bien en dessous des limites de vitesses si je le juge plus sain, au lieu de chercher les limites à longueur de temps ainsi que beaucoup de conducteurs le font sans s'en rendre compte. Tiens ça me rappelle j'avais posté une fois un message resté sans réponse sur les stages Centaure : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,1086.0.html





25 mars 2009 à 13:30:21
Réponse #13

DavidManise


Ce que je voulais dire, c'est qu'elle info suplémentaire tu aurais obtenu en regardant ses pupilles.

La confirmation que son état bizarre était dû à un trouble neuro et donc j'aurais pu décider à l'avance que j'allais devoir le mettre en PLS ou lui faire une RCR...  Ca permet juste d'anticiper un peu plus, de précharger mentalement le programme "PLS", le programme "RCR"...  Peut-être bien que si j'avais vu une mydriase asymétrique j'aurais plutôt opté pour le rouler prudemment sur le bitume pour pouvoir réagir vite et bien en cas d'arrêt ventilatoire... 

Je pense que c'est pas trop d'infos qui sont le problème.  C'est le fait qu'elles soient de fiabilité inégale, ou mal maîtrisées...  beaucoup d'infos dont on est sûr, ça confirme la marche à suivre.  C'est pas gênant. 

Citer
Quand sa m*rde, faut rester avec des systeme KISS et pas essayer de de faire mieux que mieux. Le risque est qu'en parasitant un système basique mais efficace par des infos suplémentaire on risque de tout faire foirer.

J'aurais tendance à être d'accord avec toi...  il faut avoir une structure de décision et d'action simple.  Cependant si des détails viennent se greffer à une structure qu'on maîtrise, je pense pas que ça gêne.  Mais bon chuis pas un pro.

Citer
Bref c'est surtout pas une critique concernant ton action, mais en fait une réponse à Anke (qui à réagit comme professionel).

Y'a pas de souci, t'aurais le droit de (et sûrement matière à) critiquer.  Mon but c'est pas de montrer que j'ai tout bien fait, mais bien de discuter du truc pour évoluer et partager cette toute petite expérience.

Ciao ;)

David
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25 mars 2009 à 13:32:31
Réponse #14

DavidManise


En plus j'aime bien ça, dans des coins comme la Drôme le péquin moyen met la main à la pâte sur un accident, même si c'est le bordel y'a encore cette volonté d'aider

Clairement. 

Y'a encore du lien social.  Avec le chauffeur du camion, y'avait son chef et un pote...  ils se connaissaient, ils débriefaient déjà...  on sentait vraiment plein de bienveillance de tous les côtés.  Sans dec ça fait chaud au coeur de voir qu'il existe, en fait, autant d'humains au sens propre du terme... :love:

David
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25 mars 2009 à 14:06:12
Réponse #15

Moleson


La confirmation que son état bizarre était dû à un trouble neuro et donc j'aurais pu décider à l'avance que j'allais devoir le mettre en PLS ou lui faire une RCR...  Ca permet juste d'anticiper un peu plus, de précharger mentalement le programme "PLS", le programme "RCR"...  Peut-être bien que si j'avais vu une mydriase asymétrique j'aurais plutôt opté pour le rouler prudemment sur le bitume pour pouvoir réagir vite et bien en cas d'arrêt ventilatoire... 
Oui mais cela signifie que tu maitrise et finalement on rentre déjà dans un cercle de décision qui se professionalise.

Citer
Je pense que c'est pas trop d'infos qui sont le problème.  C'est le fait qu'elles soient de fiabilité inégale, ou mal maîtrisées...  beaucoup d'infos dont on est sûr, ça confirme la marche à suivre.  C'est pas gênant.
J'aurais tendance à être d'accord avec toi...  il faut avoir une structure de décision et d'action simple.  Cependant si des détails viennent se greffer à une structure qu'on maîtrise, je pense pas que ça gêne.  Mais bon chuis pas un pro.

Pas tout à fait d'accord. Plus il y a d'info, même si a prioris au calme tu maitrise, plus le risque de se perdre dans la foultitude d'info existe en cas de stress.
Le problème c'est le stress engendré par les situation extrême, qui nous rendent peu apte à fonctionner correctement.
C'est très personel, mais je pense que moins j'ai à gérer intellectuellement et physiquement en cas de stress, plus efficace je suis.

C'est un peu l'illusion de la perfection qui n'existe pas.



Je vais prendre un autre exemple qui parlera certainement a Anke.
J'ai donné récemment un cours sur la lecture de  l'électrocardiogramme à des médecins de premier recours.

Mais au lieu de parler de l'ECG pathologique, j'ai parlé de l'ECG normal. Pourquoi car dans 95% des cas ils voient un ECG normal. Donc au lieu d'essayer d'enseigner les 1000 anomalies ECG existante, j'ai enseigné l'ECG normal.
J'ai simplifié la lecture par 8 points ultra simples, avec lesquels le médecin peut dire Normal-Pas normal.
10 Minutes de présentation. 1 heure de drill, chacun devait dire devant des ECG normal-pas normal. Et c'était étonnant au début, ils se perdaient tous dans des détails totalement superflu, reste d'apprentissage de l'ECG pathologique, mais ne voyaient pas la forêt en analysant l'arbre. A la fin chacun était capables en 20 seconde de dire Normal/Pas normal.
Succès total, beaucoup de bonne critique et surtout l'application du système KISS.


Moléson

25 mars 2009 à 14:12:49
Réponse #16

Anke


Je crois que le pb en l'occurence, ce n'est pas d'avoir trop d'info, mais de les trier ( les mettre dans le tiroir adéquat) et d'en tirer les priorités en se concentrant sur l'essentiel : genre fracture du fémur : la priorité c'est la douleur ou un litre de sang diffusé dans la cuisse ? Tout en oubliant pas que la douleur est un facteur majorant d'autres troubles...
Autre exemple sur une cata : qu'est-ce qui est important ? Evaluer le nombre de victimes, le nombre de polytrauma etc.. ( de telle sorte à envoyer les bonnes équipes au bon endroit) ou de commencer à soigner le premier blessé que l'on voit ?
On en revient toujours au même truc : évaluation, estimation, "refléchissage" et action, dans le dernier exemple l'objectif, c'est d'en sauver le plus possible.

La difficulté dans ton accident David, ça a été surement d'évaluer la situation, d'évaluer tes capacités, de "déléguer" les accidentés à des tiers dont tu ne connaissait pas les capacités, bref d'avoir une vue d'ensemble des "impliqués directs" et de déterminer les priorités ( en l'occurence, le mec dont tu t'es occupé). ça c'est très difficile à faire et à mettre en oeuvre ( on a ses propres barrières, interdits et limites, pas facile à braver tout seul. C'est pas pour rien qu'on travaille souvent en binômes dans les services d'urgence mobiles).
Difficile aussi d'endosser le rôle du leader ( et si je me trompe,si je fais les mauvais choix, qu'est-ce qui va se passer ?), un travail sur soi préalable est sans doute aucun nécessaire ( formation et confrontation à des scénarii similiaires) avec un débriefing post exercice.
En plus la volonté d'aider qui rassemble les acteurs sur un carton, les met ( les acteurs) dans une position d'écoute et d'attention particulièrement aigüe.
Il faut ajouter que tout ça se passe à une vitesse phénoménale ( dans les premiers temps, les premières minutes) puis tout va super lentement ( jusqu'à l'arrivée des professionnels). Pendant ce laps de temps, tu vides tes surrénales et ton adrénaline.
Méfiance juste après quand on se retrouve seul et que le relais a été pris.
Prendre soin de soi : aller boire un café, fumer une cloppe ( je sais c'est mal !), prendre le temps de récupèrer et passer à autre chose( momentanément) avant de reprendre le volant pour rentrer à la maison( encore sous la pression on est moins attentif, en général, on revit les évènements... Donc s'accorder un moment pour revenir au calme et aux trucs quotidiens).

Dès le retour à la maison, en parler de ce qu'on vient de vivre, ça permet une sorte de "debriefing tiède", pour peu que l'on ait été soumis à des images choquantes : verbaliser et chercher l'écoute de l'autre en lui racontant les évènements( ne serait-ce pas ce que l'on fait ici, dis donc ?), c'est toujours du bénéfice, au niveau du sommeil par ex...

Je crois qu'en cas de gros carton, les "impliqués indirects" ( ceux qui vont faire les premiers gestes et qui sont les pékins lambda) doivent bénéficier d'une prise en charge psy ( je parle de gros gros carton, genre mec qui prend l'autoroute à contre-sens et qui "encornifistibule" 5 à 6 bagnoles, patés de bonhomme dans la ferraille) ou au moins d'une écoute privilégiée.

Ah oui, un dernier truc : avant d'intervenir, mettre le gilet jaune qui est moche et qui ne va avec rien (Lagarfeld  :lol:) pour se sécuriser... ;)

Moleson, ton exemple sur l'ecg est particulièrement bien choisi ! put**n, t'arrètes dis ! Je referais bien du smur moi (  ;) Pics !), tu devrais avoir honte ! ( qu'est-ce que ça me manque  >:(!)

25 mars 2009 à 14:35:56
Réponse #17

DavidManise


Le problème c'est le stress engendré par les situation extrême, qui nous rendent peu apte à fonctionner correctement.
C'est très personel, mais je pense que moins j'ai à gérer intellectuellement et physiquement en cas de stress, plus efficace je suis.

C'est un peu l'illusion de la perfection qui n'existe pas.

Ouaipe. 

Je pense que l'important reste de fixer des objectifs clairs dans le cadre d'un contexte et d'une stratégie globale...  pour le coup, qu'un médecin secouriste ne sache pas lire tous les micro-détails d'un ECG, c'est pas grave.  Que toi, cardiologue, tu ne saches pas, ça serait grave.  Pourquoi ?  Parce que dans le contexte global c'est ton rôle de spécialiste de savoir ça.  Alors que le rôle du secouriste c'est de faire un premier tri et de t'amener le mec sans aggraver son état... 

Pour le reste, je pense qu'on peut très bien fonctionner en KISS pour aller vite, puis ensuite voir les détails...  autrement dit je pense qu'on a tort de croire qu'on ne peut pas être à la fois capable de faire du simple-robuste ET de la dentelle par la suite.  Exemple simple : tu changes de place avec moi dans mon histoire, t'aurais sans doute agi en KISS à peu près comme moi, et attendu les pompiers et leur matos pour prendre le moins de risques possible sur le moment.  Et ensuite, une fois les mecs stabilisés, t'aurais pu remettre le chapeau de médecin et t'occuper de les ausculter plus en détails.

Bref...  avoir une MARCHE A SUIVRE, un ARBRE DECISIONNEL simple, voire stéréotypé, c'est utile dans l'urgence, mais je pense qu'on peut avoir ça ET une bonne connaissance des détails. 

Là où je suis d'accord avec toi, c'est qu'on ne peut pas instantanément analyser et traiter tous les détails, surtout pas sans temps, sans recul, sans matos, et en devant éviter de nuire à une victime pas stabilisée... 

Bref.  Beaucoup de blabla pour dire qu'en fait je suis d'accord avec toi ::) ;D

Anke : plein de sagesse dans ce que tu dis, comme souvent.  Perso (très humblement) je suis doué pour ça.  Je retrouve super vite mon calme...  j'ai repris la bagnole direct ensuite, et j'étais concentré.  Par contre quand après j'ai appelé ma femme pour lui parler de la liste de courses qu'elle devait du coup faire, et qu'elle me prenait un peu la tête sur les menus et le fait qu'elle en avait marre des poêlées surgelées, je me revoyais parlant au gus et le décalage entre les deux niveaux d'importance des trucs m'a subitement gonflé.  Style y'a 10 minutes y'avait du sang et de l'adrénaline, et là j'argumente poêlée paysanne...  Oh ! c'est quoi ces prises de têtes superficielles ! ;D

Bref je pense que j'avais juste "remis le couvercle" sur le stress pour conduire sans risque, et que de retour au vrai calme à la maison ça refaisait surface. 

Mais bon la gestion psy post-stress, même sans parler de traumatismes psy, c'est un sujet à part entière...  et chacun gère différemment.  L'important reste de reconnaître le fait qu'on n'est pas des machines froides et insensibles, et que les tonches qu'on a au niveau psy sont des problèmes bien réels.  Encore trop de fois les équipiers nient ça...  font l'autruche...  excluent les mecs qui sont en arrêt à cause d'un syndrome post traumatique...  c'est nul à chier.  Et on voit le résultat avec des vieux officiers de pompiers qui sont alcolos, dépressifs, agressifs...  ils ont juste pas été formés à se prendre en charge au niveau psy.  "Après tout on est pas des lopettes m*rde" ::) :branleur:

Moi je le dis tout net : les mecs qui se moquent des gars qui se tapent des syndrômes post traumatiques, je leur chie dans la bouche.

Wala, ça c'est fait ;D

David
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25 mars 2009 à 16:01:25
Réponse #18

Anke


Hum
Citer
ils ont juste pas été formés à se prendre en charge au niveau psy.  "Après tout on est pas des lopettes m*rde" 

Moi je le dis tout net : les mecs qui se moquent des gars qui se tapent des syndrômes post traumatiques, je leur chie dans la bouche.


Et je crois que tu fais une erreur ! Ceux qui justement tiennent ce genre de discours, sont àmha les plus fragiles. Ils "recouvrent" et serrent bien fort la cocotte minute, sauf qu'à force de serrer, le joint pête un jour et tout explose. Il est nécessaire de leur présenter les choses de telle sorte qu'ils puissent considèrer le pb autrement. C'est pour ça que l'étiquette "psy de garde" ou "je suis là pour vous aider", n'est pas toujours la bonne identité ( entité) qui doive intervenir. pour ma part, je crois très fort à la régulation de l'équipe, d'abord en circuit fermé ( dans l'équipe) puis au sein du service tout entier.
Mais ce doit être en premier lieu une volonté du chef d'agir dans ce sens, et d'être prêt de ses hommes ( je pense que force999 pourrait nous en apprendre pas mal sur le sujet) car il détient à la fois l'autorité reconnaissable et reconnue ( hierarchie) et plus encore ( et ça c'est vachement personnel comme démarche de "chef") il doit gagner le coeur de ses hommes.
On pourrait reprendre le fil qui parlait du rôle du leader dans un groupe...
( hs, c'est marrant, c'est écrit tout gros maintenant !)

25 mars 2009 à 16:27:08
Réponse #19

DavidManise


Hum
Et je crois que tu fais une erreur ! Ceux qui justement tiennent ce genre de discours, sont àmha les plus fragiles. Ils "recouvrent" et serrent bien fort la cocotte minute, sauf qu'à force de serrer, le joint pête un jour et tout explose. Il est nécessaire de leur présenter les choses de telle sorte qu'ils puissent considèrer le pb autrement.

C'est très précisément ce que je fais, mais violemment au début.

Ce genre de comportement, même s'il s'explique -- comme la plupart des comportements débiles que les gens ont, moi le premier -- par des phénomène psys parfaitement connus sont malgré tout EXTREMEMENT dommageables pour les équipes.  Il suffit qu'un mec, une fois, se moque d'untel qui psychote pour que pendant 6 mois personne n'ose révéler la moindre """faiblesse""" (j'ai mis 6 guillemets c'est pas pour rien) de ce côté là.  Le résultat est simple : ils refoulent, cachent, tentent de gérer seuls, et même devant le psy, planqués et en privé, ils font comme si tout allait bien. 

Donc je leur chie dans la bouche.  Je gueule, je pique ma crise avec une violence énorme pour que tous recoivent bien le message que ce genre de comportement est terriblement destructeur pour TOUTE l'équipe. 

Après, on peut discuter.  Après, on peut donner des infos.  Après, il FAUT leur faire comprendre le truc.  Mais il faut d'abord un message extrêmement clair pour capter l'attention de tous.  Enfin AMHA.

Ceci dit là j'ai le cul bien au chaud sur ma chaise alors ce que je dis c'est beaucoup de la branlette hein.  J'en suis conscient.

David, qui retourne à sa muscu.
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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25 mars 2009 à 17:11:31
Réponse #20

Anke


Je n'avais pas compris la méthode de l'électrochoc, c'est pas con !

25 mars 2009 à 17:39:19
Réponse #21

Moleson


Ouaipe. 

Je pense que l'important reste de fixer des objectifs clairs dans le cadre d'un contexte et d'une stratégie globale...  pour le coup, qu'un médecin secouriste ne sache pas lire tous les micro-détails d'un ECG, c'est pas grave.  Que toi, cardiologue, tu ne saches pas, ça serait grave.  Pourquoi ?  Parce que dans le contexte global c'est ton rôle de spécialiste de savoir ça.  Alors que le rôle du secouriste c'est de faire un premier tri et de t'amener le mec sans aggraver son état... 

Pour le reste, je pense qu'on peut très bien fonctionner en KISS pour aller vite, puis ensuite voir les détails...  autrement dit je pense qu'on a tort de croire qu'on ne peut pas être à la fois capable de faire du simple-robuste ET de la dentelle par la suite.  Exemple simple : tu changes de place avec moi dans mon histoire, t'aurais sans doute agi en KISS à peu près comme moi, et attendu les pompiers et leur matos pour prendre le moins de risques possible sur le moment.  Et ensuite, une fois les mecs stabilisés, t'aurais pu remettre le chapeau de médecin et t'occuper de les ausculter plus en détails.

Bref...  avoir une MARCHE A SUIVRE, un ARBRE DECISIONNEL simple, voire stéréotypé, c'est utile dans l'urgence, mais je pense qu'on peut avoir ça ET une bonne connaissance des détails. 

Là où je suis d'accord avec toi, c'est qu'on ne peut pas instantanément analyser et traiter tous les détails, surtout pas sans temps, sans recul, sans matos, et en devant éviter de nuire à une victime pas stabilisée... 

Bref.  Beaucoup de blabla pour dire qu'en fait je suis d'accord avec toi ::) ;D
Ouais on dit a peu près la même chose ;D

Bon dans le déroulement, je mets d'abord le chapeau de médecin ;), pour éviter les contestataires mais après je fonctionne selon ton schéma.
Ensuite c'est sur, si l'on as une info aditionelle on ne vas pas la négliger pour rester puriste dans le KISS.
Ceci dit, il toujours très important dans ce type de situation de faire régulièrement un retour sur soi même et les principes de bases, car autrement on risque subitement de s'occuper d'un détail et d'oublier l'essentiel. Les situations sont dynamiques et pas fixe.

Ensuite il y a le côté être leader du problème.
S'il y a qu'un seul blessé pas de problème on peut fonctionner en solo. S'il y a plusieurs blessé et si l'on se sent capable. C'est bien de prendre le leadership. Ceci signifie, dans un premier temps règler les problèmes urgents, puis de déléger la surveillance et ainsi de pouvoir garder un oeil sur l'ensemble du pandémium. Et déléger 'est pas difficile, vous continuez à parler avec le blessé Z, s'il part dans le pomme ou devient bizarre vous m'appellez, ensuite tu peut naviguer de l'un à l'autre sans trop d'inquiétude et intervenir ou celà va mal.

Le syndrome post-traumatique, c'est sur que cela existe mais plutôt rare dans ce genre de situation
Ce qui se passe surtout c'est une fatigue émotionelle intense.
Il y a quelques années, j'ai réanimé sur une plage de Sardaigne un jeune homme de 16 ans qui s'était noyé. Tout froid, les yeux en mydriase fixe et bien sur plus d'activités cardiaque.
Ca a bien terminé pour le jeune homme en question.
Mais sans entrer dans les détails, j'étais mort pour les 2 jours qui ont suivit, que j'ai passé affalé dans un fauteuil.

Moleson


25 mars 2009 à 18:57:05
Réponse #22

DavidManise


Je n'avais pas compris la méthode de l'électrochoc, c'est pas con !

Si, c'est con et brutal...  mais si au final ça permet à tous d'accepter le fait qu'ils sont des êtres humains tous ligués contre le chef et vraiment solidaires jusque dans la trouille, ça peut être utile.  Je sais pas.

Le syndrome post-traumatique, c'est sur que cela existe mais plutôt rare dans ce genre de situation
Ce qui se passe surtout c'est une fatigue émotionelle intense.

Tout dépend du contexte, de l'hostilité des connards autour, de la quantité de la bouillie qu'on trouve...  aussi de l'âge et du sexe de la personne en face.  Les jolies filles c'est pas cool.  Les gamins c'est pire que tout.  Mais bon.  Je vais pas m'appesantir. 

Allez gardez le sourire...  et faites des RCR sur mannequin ;)

David
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