En gros, ça a commencé en voiture (évidemment) les types ont considérés que j'avais commis en affront en ne leur cédant pas une priorité qui était à mon avantage, ont fait un détour et se sont retrouvés juste derrière moi quelques rues plus loin.
J'étais en voiture avec mon petit frère, et je devais passer chercher un ami ( que vous avez du voir au stage de Die), et mon petit frère (15 ans) était avec moi. Ils s'amusaient à me rentrer dedans avec leur voiture, me gueulaient des insultes à travers leurs ouvertes et m'exhortaient à descendre de voiture "pour s'expliquer".
Là, j'ai commis une première erreur : j'ai focalisé sur le fait d'absolument récupérer mon pote, pour voir après ce qu'il conviendrait de faire.
Quand je suis arrivé à l'endroit convenu, au moment où Jo ( le pote en question) a ouvert la porte, j'ai dit quelque chose du genre " Jo, les mecs derrière veulent la baston" (nouvelle erreur : j'aurai peut être dû dire juste : " monte vite, bouge toi!").
Il faut savoir que je devais les emmener tous les 2 à un cours de kung fu, et Jo devait charger, en plus de son sac, une épée et un bâton (

), ce qu'il n'a pas eu le temps de faire avant que les types soient descendus de leur voiture et s'approchent de la mienne.
Là, j'aurai peut être dû hurler à mon pote de rentrer, et démarrer en trombe alors que les mecs (quatre) étaient tous dehors, tant pis pour son bâton.
Donc, quand j'ai vu qu'ils s'approchaient, je suis vite sorti de la voiture, en "ordonnant" à mon petit frère de rester dedans et de bien observer ce qui allait se passer ( voyant tout d'un œil plus calme, il pourrait nous aider pour l'après).
Les types, menés par le conducteur, étaient déjà très chauds, j'ai essayé de calmer le jeu, de m'excuser sans trop faire acte de soumission, rien n'y faisait, le ton montait de plus en plus de leur côté, avec insultes, et menaces de plus en plus précises.
j'étais sur le point de me résigner à leur rentrer dedans avant qu'ils ne le fassent, quand Jo, qui était légèrement sur leur "flanc" a balancé une baffe au meneur, qui lui même était sur le point d'essayer de m'en mettre une.
Là c'est devenu très confus, le conducteur est venu vers moi et a essayé de me mettre un coup de pied, je lui ai mis un coup, il est tombé, j'ai encore essayé de dire " ça peut encore s'arrêter là, ya pas de blessé, du calme", en pure perte évidemment ( mais je l'ai dit très fort, en partie pour les témoins possibles) .
Il s'est relevé, et je ne sais pas trop comment on s'est retrouvés empoignés, lui essayant un peu vainement de me mettre des coups dans la tête pendant que je le martelais avec un stylo qui s'est retrouvé dans ma main sans même que j'y pense, ce qui l'a fait reculer, et il s'est mis en garde en me disant une joyeuseté du genre "viens p*d*", mais avec l'air beaucoup moins sûr de lui, et il avait l'air au bord des larmes. Là, j'ai vu qu'un des types venait de gazer Jo, qui s'était reculé derrière la voiture, donc provisoirement en sûreté, mais totalement hors de combat.
J'ai donc préféré éviter le "one to one" qu'il semblait de me proposer, et je me suis donc remis en "garde d'apaisement" (le stylo, sans que je m'en rende compte, était retourné dans ma poche) et j'ai dit quelque chose du genre " ça va c'est fini, ramasse tes affaires et retourne dans ta voiture, je vais faire pareil, ya pas de problème, ect."
Je lui ai même dit de ramasser ses lunettes qui trainaient sur la route, sans même me rendre compte qu'il venait d'écraser les miennes d'un air rageux.
Le mec a eu l'air de saisir l'occasion, et est retourné à sa voiture en me gratifiant de politesses comme " allez, rentre chez toi" et "on se retrouvera".
J'ai attendu que les 4 soient remontés dans leur voiture pour monter dans la mienne, mon frère a aidé le pauvre Jo qui crachait ses poumons à monter dans la voiture, j'ai vite conduit jusqu'à un endroit plus sûr et là on a appelé la police, et le reste de notre journée s'est passée entre les urgences, pour établissement de certificats médicaux, et le commissariant, pour le dépôt de plainte et l'identification des types.
En y réfléchissant à tête reposée, j'y vois vraiment de nombreuses erreurs, j'ai surveillé les mains de mon interlocuteur privilégié mais pas celles des autres, et en amont j'ai eu au moins deux occasion d'éviter tout ça.
Bref, bref, voilà.