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Auteur Sujet: Trois gendarmes du GIGN blessés près de Toulouse  (Lu 13509 fois)

19 janvier 2007 à 23:09:12
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pat35


Trois gendarmes du GIGN blessés près de Toulouse

PARIS (AFP), 22:54
© AFP

Un gendarme
Trois gendarmes du GIGN ont été blessés vendredi soir au cours d'une opération pour interpeller un forcené à Gensac-sur-Garonne, à une cinquantaine de km au sud de Toulouse, a-t-on appris auprès de la direction de la gendarmerie à Paris.

Le premier gendarme a été blessé vers 18H30 au niveau de l'épaule et les deux autres gendarmes ont été blessés peu après 22H00 au moment de l'assaut.

La gravité des blessures des trois gendarmes n'a pas été précisé. Quant au forcené, il a été interpellé "sans dommage pour lui", a précisé la direction de la gendarmerie.

C'est la première fois depuis l'assaut de l'Airbus d'Air France à l'aéroport de Marseille-Marignane en décembre 1994, au cours duquel une dizaine de gendarmes avaient été blessés, que trois membres de cette unité d'élite sont atteints lors d'une même opération.

20 janvier 2007 à 09:16:40
Réponse #1

Corin


Cela nous montre une chose. En matière de survie, l'entraînement, la préparation est essentielle (comme le GIGN) mais à force de pratiquer, on prend de plus en plus de risques, on simplifie ses procédures, on édulcore ou on pratique dans des situations que l'on prend de moins en moins le temps d'analyser et il y a de la casse.

Le GIGN, c'est obligé, aura de plus en plus de casse s'il ne se remet pas un cran en arrière sur le plan opérationnel. Il y a déjà eu le premier mort en opération maintenant ce sont des blessés multiples.

Il ne s'agit pas de préjuger de leurs rythme, techniques ou procédures mais simplement d'analyser cela au travers du prisme statistique.

Quand on commence à se blesser (même légèrement) ou à se faire peur, il faut ralentir son rythme. C'est valable pour le GIGN mais aussi pour nous. Si on ignore ces signes, on va à la catastrophe.

Je vais prendre un exemple statistique. Je suis arrivé sur les rotules au stage hiver (beaucoup de boulot, opérations de fin d'année...). Le premier soir, pour faire mon abri, je me suis collé un minuscule coup de scie sur un doigt (2 ou 3 mm). Ca m'a servi de repère pour me dire que j'étais crevé et qu'il fallait que je fasse plus attention. J'ai ralenti le rythme et j'ai observé ce qui se passait. Je me suis rendu compte que pour beaucoup d'actions, je devais y aller en redoublant d'attention car le froid et la fatigue me rendaient vulnérable. Le troisième jour, pour refaire mon sac, il m'a fallu près d'une heure :D.

A+

20 janvier 2007 à 10:36:39
Réponse #2

Corin


Tu arrives à analyser des évenements sur la base de statistiques presque "unitaires"...  :o

Le principe même de l'accident est qu'il est imprévisible...  :-[
J'y crois tellement que c'est encore plus grave: un des trois blessés est mort. Je ne me base pas sur un incident mais sur la montée en gravité des incidents au GIGN. Et j'en tire simplement la conclusion que lorsque tu vois les incidents devenir de plus en plus graves, c'est le signe qu'il faut analyser le mode de fonctionnement et les procédures. En plus, cela s'est produit sur un incident de base du boulot du GIGN: la maîtrise d'un forcené armé.

Citer
Un gendarme du GIGN est mort et deux autres ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une opération visant à maîtriser vendredi un forcené à son domicile à Gensac-sur-Garonne, au sud de Toulouse.

Le gendarme tué, le maréchal des logis chef Frédéric Mortier, 35 ans et célibataire, avait été atteint au moment de l'assaut contre André Rouby, un entrepreneur plâtrier à la retraite de 66 ans, qui n'avait pas voulu répondre aux multiples tentatives de prises de contact du GIGN.

Un de ses collègues été plus légèrement atteint lors de cet assaut mené vers 22H00, a indiqué le préfet de la Haute-Garonne André Viau lors d'un point de presse auquel assistaient le procureur de la République et le commandant de la Région de gendarmerie Midi-Pyrénées.

Le troisième gendarme avait été blessé plus grièvement lors de la mise en place du dispositif vers 18H30, a indiqué le directeur de cabinet du préfet.

C'est la première fois depuis l'assaut de l'Airbus d'Air France à l'aéroport de Marseille-Marignane en décembre 1994, au cours duquel une dizaine de gendarmes avaient été blessés, que trois membres de cette unité d'élite sont atteints lors d'une même opération.

Le ministre de la Défense et de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy qui ont exprimé leur extrême et profonde émotion, se rendront au chevet des victimes, samedi à Toulouse. Aupravant, M. Sarkozy ira s'incliner devant la dépouille du maréchal des logis chef.

Le forcené, qui, sitôt maîtrisé "sans dommage pour lui", a été placé en garde à vue pour "tentatives d'homicides multiples et également assassinat", a précisé le procureur de la République Paul Michel. Il est passible de poursuites devant la cour d'assises, a-t-il ajouté.

Vendredi matin, une patrouille de la gendarmerie réquisitionnée par le maire de Gensac-sur-Garonne, une commune située à une cinquantaine de km de Toulouse avait essuyé des tirs du sexagénaire, qui avait auparavant pris pour cible la voiture de son ex-épouse.

Retranché dans sa maison, le forcené aurait encore utilisé son arme en tirant des balles Brenneke, de gros calibre et destinées à la chasse au sanglier. L'intervention du GIGN a alors été décidée et les gendarmes de cette unité d'élite ont mis en place leur dispositif.

C'est à ce moment-là que cet entrepreneur, qui avait déjà eu des antécédents psychiatriques et admis dans un hôpital psychiatrique toulousain, a blessé à l'épaule gauche l'un des membres du GIGN. Le gendarme, grièvement atteint, a dû être évacué vers l'hôpital Rangueil de Toulouse où son diagnostic était réservé vendredi soir.

Le forcené, décrit par certains comme "un homme gentil", avait déjà eu des crises de ce type, mais "il avait pu être être maîtrisé", a indiqué à l'AFP Henri Devic, le maire de cette bourgade de 350 habitants du Comminges.

"On savait qu'il était fragile. Il a perdu la raison depuis ce matin et il était incontrôlable", a poursuivi l'édile, ajoutant que l'homme avait eu "une vie éprouvante", perdu deux jeunes enfants et "traumatisé par la guerre d'Algérie".

Une soixantaine de gendarmes du GIGN avaient pris position près de la maison située sur un coteau non loin d'un club de parapente où un PC avait été installé, avec la présence d'une vingtaine de pompiers.

20 janvier 2007 à 11:04:10
Réponse #3

pat35


Je suis en partie d'accord avec toi Corin, mais je pense qu'il faudrait connaitre le scénario d'assaut pour savoir ce qui c'est réellement passer. Est-ce qu'il y avait qu'un seul groupe d'assaut ou plusieurs, quel était la configuration des lieux, ou se trouvait le tireur ...je pense que cela fait pleins de paramètres à prendre en compte avant de d'avancer quoi que ce soit sur ces hommes. Je connais pas les hommes du GIGN , je fréquente plus le GiPN par rapport à mon métier, je pense qu'ils font très attention dans leurs entraînements et autres , mais comme ils le disent également , reste le facteur "chance" et ça même le meilleur entraînement ne peut l'y contraindre.

En tout cas un homme est mort , seul ce triste résultat compte .

20 janvier 2007 à 11:44:31
Réponse #4

Corin


Une pensée pour les êtres chers qu'il laisse derrière lui  :(
Il était célibataire. C'est déjà mieux que marié et des enfants.

Pour que l'on se comprenne bien. Il est évident qu'il y aura des enseignements à tirer de ce qui vient de se passer. Mais ce que j'ajoute, c'est qu'en analyse de risque, il faut noter la montée de la gravité des incidents et leur rapprochement.

Cela signifie qu'il faut regarder le rythme de travail, le matériel par rapport à celui des gens en face qui se dotent de trucs de plus en plus durs, les procédures qui commencent à être connues (notamment des terroristes, etc.), l'expérience et l'entraînement des hommes.

Bref, au-delà de cet incident, il faut noter qu'il leur en arrive de plus en plus graves, de plus en plus souvent. Ca, c'est un signe indiscutable comme quoi le système doit être revu.

A+

20 janvier 2007 à 11:56:28
Réponse #5

pat35


Ok  Corin , mais il était apparemment équiper d'un fusil de chasse, il faut penser que cet homme à déjas fait un conflit , qu'il n'était peut-être plus en possession de ses moyens lors de la pénétration des Gendarmes, donc plus riens à perdre, hors dans ce cas précis, les Gendarmes font tout pour protéger la vie , même du gars en face , ils ne sont pas montés à l'assaut de preneurs d'otages....

je ne pense pas non plus que toutes les techniques utilisées par les forces anti-terroristes soient connus de tous, beaucoup de techniques sont connues, mais l'emplois des matériels, des hommes, et les nouvelles donnes d'approches etc... je ne pense pas qu'elles soient connues, et même si c'est le cas, il faudrait énormément de temps pou parvenir à déjouer des gens qui s'entraînent toute leurs vie pour ça !!!

mais quand tu dit "Cela signifie qu'il faut regarder le rythme de travail, le matériel par rapport à celui des gens en face qui se dotent de trucs de plus en plus durs, les procédures qui commencent à être connues (notamment des terroristes, etc.), l'expérience et l'entraînement des hommes."

"Bref, au-delà de cet incident, il faut noter qu'il leur en arrive de plus en plus graves, de plus en plus souvent. Ca, c'est un signe indiscutable comme quoi le système doit être revu."

en effet il suffit de voir la dernière saisie d'armes faite dans les bouches du rhône , que des armes de guerre, et l'attaque du fourgon blindé à Metz ...il y a beaucoup de choses à revoir, mais est ce que le système est prêt à accepter cette révision , et notamment dans l'emplois des groupes anti-terroristes ...

20 janvier 2007 à 12:05:24
Réponse #6

Corin


En gros, le sens de ma réflexion est de dire qu'il y a deux plans à regarder.

1. Que s'est-il passé lors de cette opération? Et en tirer des leçons pour des opérations du même type ou d'un type voisin.

2. L'organisation ou le système présente des signes de fatigue. Il faut constater que c'est le deuxième mort en opération (jusque là, c'était à l'entraînement), que cela s'est produit ces dernières années et qu'à chaque fois le bilan s'aggrave. Il y eut d'abord des blessés, un à chaque fois, puis plusieurs, puis un mort et maintenant un mort et des blessés.
Cela signifie qu'au-delà de l'évènement, il y a une prise de risques de plus en plus grande et une perte d'avantage par rapport à la partie adverse. L'étape à venir, s'ils continuent sur ce rythme, c'est qu'un jour le GIGN échoue.

C'est pourquoi, je trouvais intéressant de faire cette analyse en disant que dans l'usage des techniques de survie où l'on veut pousser le système toujours plus loin, il faut faire attention aux petits incidents. Ils nous montrent que la limite est atteinte et doivent nous inciter à la prudence.

A+

20 janvier 2007 à 12:12:27
Réponse #7

Corin


il était apparemment équiper d'un fusil de chasse, il faut penser que cet homme à déjas fait un conflit , qu'il n'était peut-être plus en possession de ses moyens lors de la pénétration des Gendarmes, donc plus riens à perdre, hors dans ce cas précis, les Gendarmes font tout pour protéger la vie , même du gars en face , ils ne sont pas montés à l'assaut de preneurs d'otages....
Le GIGN a toujours connu ça. Sa première sortie en France, c'était un forcené armé d'un fusil de chasse.

je ne pense pas non plus que toutes les techniques utilisées par les forces anti-terroristes soient connus de tous, beaucoup de techniques sont connues, mais l'emplois des matériels, des hommes, et les nouvelles donnes d'approches etc... je ne pense pas qu'elles soient connues, et même si c'est le cas, il faudrait énormément de temps pou parvenir à déjouer des gens qui s'entraînent toute leurs vie pour ça !!!
L'accès à l'information permet de synthétiser l'expérience et d'aller à l'essentiel. Plus tes méthodes sont connues (livres, journaux, images d'intervention à la télé) plus la partie adverse peut entrer dans une réflexion juste et affinée sur ce qu'elle doit contrer.

en effet il suffit de voir la dernière saisie d'armes faite dans les bouches du rhône , que des armes de guerre, et l'attaque du fourgon blindé à Metz ...il y a beaucoup de choses à revoir, mais est ce que le système est prêt à accepter cette révision , et notamment dans l'emplois des groupes anti-terroristes ...
Ce genre d'unité n'a pas le choix que de remettre toujours son ouvrage sur le métier car s'il ne le fait pas, il le paie au prix fort comme aujourd'hui. Je maintiens que c'est probablement toutes leurs techniques, matériels, procédures voire installations, etc. qu'il faut inspecter voire changer pour casser la spirale dans laquelle ils sont rentrés.

A+

20 janvier 2007 à 12:16:53
Réponse #8

pat35


ta réflexion est juste et je pense que tous ceux qui ont participer à cette affaire vont se posé la même question ou les mêmes questions...mais hélas pour appliquer de nouvelles méthodes , il faut du temps et de l'argent et lorsque que tu vois qu'avec le nouvelle loi d'orientation financière, tout nos budgets sont revus à la baisse , et peut importe le service , donc pour des gens comme le GIGN ou le RAID , ça demande encore plus de débrouillardise etc... mais ça c'est un autre sujet !!!

et pour les techniques de survie, il faut reconnaître , qu'avec le meilleur entraînement on peut avoir des accidents , et qu'il faut en être conscient !!!

mais comment reconnaître la limite ??? je pense que c'est une bonne question !!!

20 janvier 2007 à 12:17:38
Réponse #9

fred2


bonjours
ces dernières nouvelles nous rappellent que rien n'est jamais acquis. Il est regrettable que ces personnes aient été blessées et que l'un d'entre eux soit decedé.  C'est malheureusement un des risques de ce métier.
L'évolution des personnes en face de ces representants des forces de l'ordre est depuis bien longtemps le sujet de bien des discussions. Il faut aussi bien voir que la dans le cas présent ce n'était pas un terroriste surentrainé et equipé d'arme de guerre, juste un homme avec une arme et une possible experience militaire (être trauma de la guerre ne signifie pas avoir été une bête de combat) ou simplement un chasseur.  Bref pour les membres du GIGN c'était un mauvais jour mais ils ont fait leur job.  C'est ca qui est important pour eux je pense.
Tous cela peut lever des questions sur l'évolution de leur entrainement (comme pour toutes les autres unités speciales) ont voit là poindre les résultats de travail en autarcie et du systeme de la pyramide classique à tous ces types d'unités. Ça a quelques défauts mais ça a aussi surement des avantages. Il reste à se dire que ce triste jour servira à faire encore evoluer la techniques de ces professionnels.
a+
fred2
« Modifié: 20 janvier 2007 à 19:12:10 par DavidManise »

20 janvier 2007 à 12:20:21
Réponse #10

bison solitaire


Je suis d'accord avec Corin; bien qu'appréciant les reportages sur ces groupes, je me suis souvent dit que trop d'informations sur les méthodes et les matériels y étaient disponibles. Certes certains aspects resterons toujours confidentiels, mais quelqu'un qui a un passé de militaire et/ou chasseur peut très bien extrapoler à partir de pas grand chose.
Dans le cas présent, il ne faut pas non plus écarter une erreur de la part de ces gendarmes. C'est arrivé pour le RAID dans le passé.

20 janvier 2007 à 12:23:31
Réponse #11

pat35


Le GIGN a toujours connu ça. Sa première sortie en France, c'était un forcené armé d'un fusil de chasse.
L'accès à l'information permet de synthétiser l'expérience et d'aller à l'essentiel. Plus tes méthodes sont connues (livres, journaux, images d'intervention à la télé) plus la partie adverse peut entrer dans une réflexion juste et affinée sur ce qu'elle doit contrer.
Ce genre d'unité n'a pas le choix que de remettre toujours son ouvrage sur le métier car s'il ne le fait pas, il le paie au prix fort comme aujourd'hui. Je maintiens que c'est probablement toutes leurs techniques, matériels, procédures voire installations, etc. qu'il faut inspecter voire changer pour casser la spirale dans laquelle ils sont rentrés.

A+

je suis entièrement d'accord avec toi, donc il faut arrêter les pubs , les magazines , les reportages , pour que ces gens retombes dans l'anonymat le plus complet, mais là je pense que nous allons devant le refus de pleins de gens soit disant bien attentionnés dans divers ministères !!!

et surtout que l'on arrête de nous vendre du sensationnel , pour faire de l'audimat , mais là je m'éloigne du sujet, je faisais part de ma réflexion !!

20 janvier 2007 à 12:26:47
Réponse #12

Corin


Tafdak Fred.

mais comment reconnaître la limite ??? je pense que c'est une bonne question !!!
Ce que j'explique depuis tout à l'heure: quand tu vois qu'il y a de plus en plus d'accidents en opération et de plus en plus grave. Surtout sur des opé qui devraient s'apparenter à du classique pour cette unité.

je me suis souvent dit que trop d'informations sur les méthodes et les matériels y étaient disponibles.
Ok Eric, mais c'est le temps (et la démocratie) qui veut ça. Quand le GIGN a démarré, son mode opératoire surprenait tout le monde et d'abord la partie d'en face. Maintenant un gars qui monte un coup connaît des tas de choses à faire pour contrer ou freiner une intervention d'une telle unité.
D'ailleurs, tout le monde le ressent. Après l'affaire de l'Airbus de Marignane (même s'il y avait un coup politique derrière), la première décision a été d'interdire que les visages des membres du GIGN puissent être reproduits.

A+

20 janvier 2007 à 12:32:32
Réponse #13

pat35


oui mais après l'affaire de Marignane , certains Gendarmes, dont les noms avaient été rendus publique ainsi que les visages, lors de la réception à l'Elysée  ont reçus des menaces après cette affaire.

et il n'est pas normal qu'au nom de la démocratie , on expose les techniques, les matériels etc...de tout les groupes opérationnel, qu'ils soient anti-terroristes , ou judiciaire , trop d'images = plus de prises de risques

20 janvier 2007 à 12:38:16
Réponse #14

bison solitaire


Effectivement Corin, et pour nuancer mon propos, je dirais que d'une façon générale ce qui est livré pour un reportage c'est quelque chose de déjà obsolète, l'unité ayant recours à autre chose.
Et puis ces reportages, ce sont les meilleurs campagnes de recrutement.
...
Quant au début du GIGN, c'est vrai il fallait quelque chose qui surprenne. Ca a été réussi, mais peut-être, comme au RAID, qu'il y a maintenant un "formatage", je m'explique: des "Prouteau" et "Barril", je ne sais pas s'il y en a encore beaucoup, comprenez, je ne sais pas si on arrive encore beaucoup à surprendre. Tout finit par se scléroser si on se remet pas en question, y compris les corps d'élite.
« Modifié: 21 janvier 2007 à 14:51:21 par Corin »

20 janvier 2007 à 13:20:43
Réponse #15

Corin


oui mais après l'affaire de Marignane , certains Gendarmes, dont les noms avaient été rendus publique ainsi que les visages, lors de la réception à l'Elysée  ont reçus des menaces après cette affaire.
Surtout, Balladur n'avait pas apprécié que Mitterrand les reçoive et s'approprie ainsi une part de son action.

A+

20 janvier 2007 à 13:31:14
Réponse #16

pat35


ouais enfin les coulisses de l'Elysée , je ne connais pas !!! tout ce que je sais c'est les menaces reçus par ces Gendarmes !!! après les problèmes politico-politicards c'est un autre sujet !!!

j'ai bien relu les différents post et notamment les derniers, c'est certain qu'il y a un soucis pour nos formations anti-terroristes, mais ne sont elles pas arrivées au bout de leurs doctrine et emplois , je m'explique : ces formations échanges avec les autres pays et leurs différents groupes , donc il y a un fort potentiel d'enrichissement d'échanges etc...mais ne sont ils pas arrivés au bout de tout ce qui peut se faire comme scénarios catastrophe etc...en essayant pleins de combinaisons possible...d'où ma question, ne sont ils pas dépasser ??? ne faut-il pas mettre une autre doctrine d'emplois et de résolution des problèmes !!!

un problème non résolu encore, et je pense pas que l'on y arrivera c'est le "suicide by cop" et je pense que c'est devant ça que les Gendarmes ont eu peur de se retrouver !!! c'est mon hypostèse !!!

20 janvier 2007 à 14:15:41
Réponse #17

fred2


bonjours
faut pas se voilé la face les reportage les livres sur certains groupes font audiances et recettes c'est vendeurs pour pas mal de chose y compris recruté des membrespour les personnes de ces groupes aussi c'est un cv pour apres dans le civil les bonnes places sont deja reservé.
tous ces infos livré en vrac sont pas perdus pour tous le monde voir le dosier action directe tous cela se retourne un jours contre les intervenants.
trops d'infos sont devoillé c'est sur de plus l'ideés que l'ont peut montrer qlq chose parceque il y a de la reserve c'est pas toujours clair pour faire une penetration ans une piecesa un seul entré il ya queleque variante sur la negociation de la dites porte mais pour entré faudra toujours passer l'encadrement .
les echanges avec d'autres groupes ne sont pas si frequents il suffit de voir qu'il est quasiment jamais posible d'avoir des echanges entre unites speciales du meme pays pour comprendre qu"avec les unites etrangeres la retention d'imformation est le sujet du jours.
ce qui est tres malheureux c'est qu"enciore une fois un homme soit mort surement en grande partie a cause de conneries de ce genre et que ce ne sera surement pas le dernier
a+
fred2

20 janvier 2007 à 14:24:48
Réponse #18

zoltan charles henderson


J'avoue ne pas comprendre.

 Je ne possède aucune information complète - à l'exception de cette non information sur l'utilisation de brenneke à forte charge pour sanglier MDR- sur ce qui s'est passé et comment cela s'est passé. Donc je ne vois pas comment juger, parler de conneries et tirer un enseignement... Si vous avez des infos merci de les communiquer afin que l'on puisse tous se faire une idée.

21 janvier 2007 à 11:15:44
Réponse #19

fred2


bonjours
je ne vois pas qui a parle de juger le deroulement de cette intervention seul les personnes sur places peuvent le faire.l'infos sur la munition utilisé  laisse 2 options ou les personnes touche ne portais pas de protection balistique ou il ont ete touché a des endroits nom couverts
pâr connerie je visait non pas les operateur mais le systeme qui enferme ces personnes dans des carcans .etais visé aussi par ce therme la trop grande diffusion sur le materiel utilise et les methodes d'entrainement ains que les tactiques usité
a+
fred2

21 janvier 2007 à 11:24:58
Réponse #20

bison solitaire


Fred 2, tu as tout dis dans ce dernier post... vraiment tout...

21 janvier 2007 à 11:58:50
Réponse #21

Corin


Je suis d'accord avec Fred2. Laissons tomber le côté émotionnel et le détail de cette malheureuse opération.

Si j'étais responsable au-dessus du GIGN, je ferais faire une inspection pour vérifier pourquoi la fréquence des accidents augmente et pourquoi leur gravité augmente.

Autrement dit, la règle pour un système, quel qu'il soit, c'est d'aboutir au résultat recherché. On ne crée pas une structure comme le GIGN pour qu'elle gagne de temps en temps mais pour qu'elle gagne à tous les coups.

Sans vouloir choquer, on doit, dans ces systèmes-là, appliquer le principe: s'il y a un mort, tu as tort.

Pas de place au hasard ni à "la faute à pas de chance". Je pense que Fred2 pense comme moi (et d'autres): quand tu es dans une unité d'élite, et j'extrapole sur la survie qui nous intéresse, tu ne réfléchis pas pour réussir avec une part de hasard. La part de hasard, ce sont tous les éléments que tu ne maîtrises pas. Il n'appartient qu'à toi de les identifier, connaître, comprendre, intégrer et dépasser. Il faut parfois casser le thermomètre pour le faire: ne pas rester dans le cadre défini.

A+
« Modifié: 21 janvier 2007 à 13:37:07 par Corin »

21 janvier 2007 à 13:51:05
Réponse #22

fred2


bonjours

Bon, voilà les exemples de ce que je qualifie de connerie:
Ces remarques ne sont pas du tout liées au GIGN mais touchent la gendarmerie et l'armée.

Il y a quelques années maintenant, la gendarmerie a décidé de créer une méthode de tir et d'intervention pro avec divers paliers de riposte, à partir du contact verbale en passant par la msa (maîtrise sans armes) et le baton asp.
Pour les techniques de tir, la base choisie a été la NTTC suisse, avec moultes modifications qui sont arrivées à ne plus être que des bribes de NTTC, dans un systeme franco-francais où tout change d'un instructeur à l'autre. Résultat: un système qui reste difficile à instruire rapidement, crée des bugs et où les élèves se posent des tas de questions.

Le parfait exemple à mon avis est la positif universel de riposte qui repose sur une position specifique répondant a une situation particulière. Et de ça, on en fait une generalité qui est incompatible avec le reste mais c'est comme cela. Pour moi, c'est une connerie.

Quand, par exemple, à un problème donné, il n'y a pas de solution immédiate et que la prise de décision peut prendre une minute, tous devient bien plus grave sous un tir adverse. Il n'empêche que cela reste trop souvent la realité.

a+
fred2
« Modifié: 21 janvier 2007 à 14:26:20 par Corin »

21 janvier 2007 à 14:45:29
Réponse #23

Corin


Je pense que Fred2 et moi n'avons jamais été autant d'accord sur un sujet.

A force de vouloir tout normer, organiser, on finit par tuer l'instinct. Et en matière de défense avec armes, tuer l'instinct, c'est se faire tuer.

Je pense que l'on pourrait passer des heures à disserter sur le sujet c'est pourquoi je ne prendrais qu'un exemple pour illustrer le propos de Fred: le "drill boîte de conserve".

Je n'ai pas vu les images ni lu le rapport mais les faits m'ont été rapportés par des personnes de confiance dans un contexte qui ne leur était pas favorable, donc j'y crois:

Il y a quelques années, le FBI a perdu l'un de ses tout meilleurs éléments, formés aux dernières techniques, dans la force de l'âge, alors qu'il faisait ses courses au supermarché.

L'agent fédéral arrive sur le parking alors qu'un homme armé sort du supermarché après l'avoir braqué. Estimant la situation suffisamment sécurisée pour intervenir, il sort son arme et sa plaque et somme le braqueur de se rendre. Le braqueur fait feu. L'agent riposte. Il manoeuvre parfaitement sous le feu pour acculer le braqueur dans un coin du parking. Les deux hommes sont désormais très proches. L'agent fédéral a tiré plusieurs cartouches. Sans attendre, il procède au changement de barillet à un moment opportun. Et là, il se fait tuer, avec une arme chargée et en parfait état de fonctionnement, alors qu'il avait l'avantage.

L'explication vous fait tomber de l'armoire. Le FBI a eu un patron qui pour mettre le Bureau dans le sens de l'histoire, a développé une politique du développement durable en son sein. Une des conséquences, outre le tri des déchets, etc. fut de mettre des poubelles sur les parcours de tir, en l'occurence des boîtes de conserve.
La vidéo surveillance du parking du supermarché a montré que l'agent fédéral après avoir changé de barillet a cherché à vider ses étuis comme sur le parcours de tir. Pendant un laps de temps, il aurait baissé les yeux, ne trouvant pas la boîte de conserve. Et ça lui a été fatal.

Bref, quand on se retrouve sous le feu, ça ne ressemble jamais à la procédure: il y a un ou plusieurs adversaires et des gens qui n'ont rien à voir avec l'action; on est en voiture et il faut en sortir; on ne voit pas d'où viennent les coups de feu (en général, au début, on ne comprend même pas qu'on est visé)...

Donc, le propre d'une formation, d'un entraînement et d'un matériel, c'est d'offrir une solution qui permet à l'instinct d'adapter la riposte dans une situation réelle. Ouvrir le feu, ça ne ressemble pas à un exercice sur stand de tir.

A+
« Modifié: 21 janvier 2007 à 14:50:32 par Corin »

21 janvier 2007 à 15:00:52
Réponse #24

fred2


bonjours

Corin, pour ce qui est du drill de boîte de conserve, je l'ai vu plusieurs fois de mes yeux, lors de séances de tir où des personnes avec un revolver à 6 coups ont fait un rechargement à 5 coups tirés comme lors des autres trainings dirigés par des moniteurs maison. Et là, pour ou moins un de ceux à qui s'est arrivé, son niveau n'est pas en cause, c'est un des meilleurs combattants que j'ai vu, issus des force de l'ordre.

Je pense d'ailleurs qu'il va rigoler en lisant ces lignes. Ces faits sont anciens mais ce jour-là, il était heureux que les moniteurs ne soient pas là car je pense qu'il les aurait complimenté sur l'entrainement réaliste qui ne lui avait pas été dispensé.

L'instinct, oui, mais il faut aussi des pilliers techniques, tactiques et surtout du travail de drill. Ce qui "casse les co"""les " à presque tout le monde: faire, refaire, encore refaire. Une des qualités reconnues à l'etranger avec les Francais et la suivante: tu montre et montre une technique. Les Frenchy le font une fois, deux fois, trois fois. A la quatrième, il t'explique ce que tu n'a pas compris dans ta technique.

A méditer.
a+
fred2
« Modifié: 21 janvier 2007 à 15:13:57 par Corin »

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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