Voilà, j'ai commencé la réalisation de ce hamac forestier, ou banette pour forêt à la gîte.
Deux longueurs en 230 cm, d'un coupon large de 110 cm. Un loupé de fabrication, dont l'enduction se barre à la pluie, mais j'aime bien sa couleur réséda discrète. Tous les ourlets d'abord, puis lave-linge pour se débarrasser de l'enduction en fin de vie. Avec enduction, cela pèse 580 g, on descendra entre 400 et 450 g.
Quand ce sera fait, je coudrai les deux pièces en décalage latéral : partie centrale doublée, large d'environ 70 à 75 cm où l'on peut glisser un matelas de mousse, et le restant en toiles anti-roulis, simple épaisseur.
Quatre anses de suspension pour chaque extrémité, toutes en textile replié plusieurs fois.
Cela peut donc servir aussi de "foot-print"(1) sous tente, ou sous bâche.
En hamac, il faut donc huit noeuds de chaise, un par anse textile, pour suspendre ce hamac non serrant, et ses extrémités de toiles de roulis.
Et un toit là dessus ?
On trouve, à un prix bien plus faible que le tarif postal dessus, surtout au Royaume Uni, des Individual Protection Kits, qui étaient destinés à l'origine pour armer le remblai de terre au dessus d'une tranchée étroite, moins de 60 cm. L'idée de départ était étrange, car la protection anti-atomique éventuelle était fort précaire et partielle. Protection anti-chimique ? Un gag ?
Ça contient une bâche fort enduite 2 faces, raide, pas tout à fait assez large à 153 cm, assez longue à 257 cm, huit forts piquets de tube d'aluminium biseautés, et 20 m de paracord blanche. Le tout approche le kilo.
Coudre 6 anses sur des renforts aux quatre coins et au milieu des grands côtés. Voilà le toit minimal, peut-être à agrandir latéralement avec un tissu moins lourd, qui protège au moins des projections. Voire 8 anses, en ajoutant les milieux des petits côtés. Auquel cas, il faut coudre aussi des mini-pignons qui obligent la pluie venant de la corde faîtière à descendre par là, et non sur le milieu du hamac. Ils n'ont pas besoin d'être imper, juste brise-vent.
Les piquets et la paracord devraient suffire à fournir le plus gros de l'assurance antichute.
Une fois trouvé les bons arbres, et s'il pleut, on peut tenter de monter le toit d'abord, et la banette après, sous son abri.
Tant qu'il y a de la pente au sol, c'est inadapté au bivouac à plusieurs, ne convient qu'au coureur des bois solitaire. Inadapté aussi à toute tambouille, qui exige le calage par les racines d'un arbre aval.
Défaut du projet :
Pour faire un toit polyvalent, qui abrite d'un sacré orage, par exemple en groupe de deux quand la seule cabane accessible est déjà largement pleine, il faut la surface de deux IPK, cousus par le grand côté. Semblent costauds malgré leur âge, mais environ 500 g de toile enduite chacun.
(1) comme ils disent en bon franglais.