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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: racket à l'école (primaire, collège, lycée..)  (Lu 13214 fois)

26 février 2009 à 17:05:18
Lu 13214 fois

BULLYSSON


On en a déjà parler c'est certain mais je ne retrouve pas les topics avec la fonction recherche.  :(

On sait aujourd'hui que de nombreux jeunes sont victimes de racket, de violences physiques et verbales... et ça de 6 à 20 ans... les agresseurs sont souvent du même âge ou à peine plus vieux... parfois profitant de la force du nombre mais pas forcément... la maxime d'un chef de gang ricain de la brotherhood y prend ancore une fois tout son sens :
"Manipulation... by Intimidation"

Si on pouvait faire un récapitulatif des conseils à donner à nos petits frêres, fils, cousins, proches etc... ça serait cool... ou une remontée des topics anciens sur le sujet...  ;)

Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

26 février 2009 à 17:11:11
Réponse #1

gahús


Le coup de boule ou dans les boules ?  :down:

Plus sérieusement je pense que c'est très difficile psychologiquement pour un jeune de se plaindre auprès de ses parents ou adultes d'être victime d'un racket. Question de fierté...

26 février 2009 à 17:36:32
Réponse #2

Urdjaby


Bonjour,

Je n'ai jamais été victime de racket personnelement bien que je me sois souvent battu, mais certaines de mes connaissances en ont souffert, et ce avec couteau sous la gorge.
j'en ais parlé avec mon père et le résultat de notre discussion est le suivant.

1: S'il y a un couteau, tu te laisse faire, t'a beau avoir 10 ans de kung fu derrière toi si le mec il sait s'en servir un tout petit peu ça peut faire des blessures très grave, voire la mort.
2: Il faut savoir être au bon endroit au bon moment, on passe pas dans les ruelles sombres seul, on évite de s'aprocher de groupe louche, et si on en voit un arriver, on court le plus vite possible et puis c'est tout.
3: si ils ne sont pas armés, se défendre le mieux possible essayer de les attirer dans un endroit ou on peut les prendres 1 par 1 ainsi leur nombre ne leur sert a rien, allumer le chef si possible, ils ne sont généralement pas très courageux.
4: Si on ce laisse faire et qu'ils n'était pas armés, on devient une cible, un pigeon, il faut savoir être imposant et savoir ce faire respecter afin d'éviter les problèmes, ne pas chercher les embrouille pour autant, il vaut mieux ne pas avoir d'ennemi sinon on en pati toujour a un moment.

Mon père et moi étant pratiquant d'art martiaux (mon père est professeur) on a les moyens de ce défendre face a des agresseurs lambda, la dernière fois que je me suis battu, c'était contre le caid du collège, je lui ais cassé le nez, j'ai plus jamais jamais eu de problème aprés, il a été voir ailleur quelqu'un qui savait pas ce défendre, et c'est toujour comme ça. Selon moi faire profil bas est une très très très mauvaise solution, même si on ce fait casser la guelle, si on ce défend, ils reviendront pas. Je pense pouvoir dire que c'est le même principe pour le racket.

Je parle bien sur dans le cadre du collège et du lycée. Il est dommage d'en venir aux coups, mais c'est un language qu'ils comprennent très bien, et au moins pas besoin de répéter.

J'espère avoir été utile a la conversation, bonne journée.

PS: petit anecdote, un ami a moi, petit, pas du tout musclé, a été agressé par 3 racailles, j'était là j'ai tout vu, son premier réflexe a été de donner une grosse patate de toute ses force dans la tête du leader, c'est un réflexe basique de grand singe, mais ça a marché, ils sont partis sans demander leur reste, ils l'ont même pas touché, Bien sur ça n'est pas le cas a chaque fois, il faut savoir analyser la situation et adapter son comportement.
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

26 février 2009 à 17:51:25
Réponse #3

Aerazur


Salut David

Les 2 conseils que j'ai donné à mes 2 adolescents ( fille et garçon ) :

  • Ne pas résister
  • M'en parler ou en parler à un adulte responsable

@pluche

J.Phil.

De mon coté, absolument d'accord. Mes enfants sont encore petits, et peu de chances qu'on tente de leur extorquer des bonbons: le plus jeune n' a pas encore 5 ans mais est bien à la maille, comme disent les pêcheurs.
Cependant, c'est une mise en pression psycho telle que déjà peu d'adultes savent le gérer efficacement. Inutile donc de demander à des enfants ou des ados de gérer des paramètres que seule l'expérience enseigne. La communication entre gamins et parents doit etre absolument limpide, et la confiance réciproque.

26 février 2009 à 21:21:26
Réponse #4

crotale


Trés bons conseils :up:

Et n'omettons pas de prodiguer un conseil de prudence élémentaire : ne pas faire preuve d'ostentation avec des objets susceptibles d'attiser la convoitise d'autrui. (I-pod et mobiles derniers cris, argent,etc...)

On se fait rarement racketter quand on a rien à donner ;)
http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

26 février 2009 à 21:24:13
Réponse #5

crotale


ok les gars, un enfant ou un ado soyons fou jusqu'a 16 ans ne doit s'en remettre que aux adultes qui sont chargé de sa sécurité et de son intégrité.

donc une fois qu'il a prévenu les adultes il se passe quoi?

pour les surveillant?
pour ses parents?
pour la police?
pour ses grands freres?

merci pour vos reponses

jeff

Parents et personnel enseignant avisés, dépot de plainte et audition du mineur, et puis enquête, avec témoignages, recherches pro, et bien d'autres ;)
Souvent les mis en cause sont identifiés, car déjà connus, peu méfiants et trop sûrs d'eux.

http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

27 février 2009 à 17:23:48
Réponse #6

Aerazur


effectivement je t'avais oublié :D

merci pour les reponses

jeff

Il y a des lois et des gens pour les faire respecter. Autant utiliser ce potentiel.

28 février 2009 à 15:05:41
Réponse #7

BULLYSSON


Je suis assez étonné de voir que le conseil est le recours systèmatique à l'autorité supérieure ou institutionnelle...

Biensûr vous avez raison et j'adhère complètement à ce conseil mais si on remet deux secondes les choses dans le contexte, est ce que c'est vraiment LA solution ?

Imaginons un gamin de 7/8 ans qui se fait volé ses images à l'école par un autre enfant à peine plus âgé... sous des menaces de mort de l'interressé : "donnes moi tes images ou t'es mort !"

Pas certain que le meilleur conseil qu'un parent puisse donner à son enfant soit de ne pas résister et d'aller le dire à la directrice de l'école... biensûr c'est ce qui apparait comme étant le plus logique mais est ce que c'est rendre service à l'enfant... au niveau de son caractère je veux dire, et de sa capacité future à se sortir de telles situations....

Il n'y a pas d'âge pour commencer la SP/SD selon moi... mais les contextes ne sont pas forcément les mêmes que pour des adultes...

z'en pensez quoi ?
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

28 février 2009 à 21:55:29
Réponse #8

Walk


Amha tout passe au départ par l'intégration au sein d'un groupe. Le fait d'être intégré, ou faussement intégré ;D, protège du racket, on agit ainsi de manière préventive. J'ai connu des gamins qui dealaient, racketaient.. déjà en primaire et leur première cible était toujours la personne qui se détache du groupe. De même au collège...
C'est pas l'âge qui fait vieillir, c'est le kilométrage...

01 mars 2009 à 10:40:51
Réponse #9

pieton


De manière générale, outre le problème direct de l'aggression, de la coercition,... le fait que le gamin soit choisi comme proie est en général déjà un problème en soit.

01 mars 2009 à 13:57:57
Réponse #10

BULLYSSON


Côté parents, il était prévenu qu'on le soutiendrait face aux adultes en cas de problème (blessure infligée, affaires abîmées...), si on était certains qu'il n'avait fait que se défendre en dernier recours.

ça c'est un point extrémement important selon moi !  :doubleup:

Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

01 mars 2009 à 19:08:32
Réponse #11

Bikeman


En ce qui concerne la solution d'en parler avec des adultes de l'école (instit, surveillants, autres), le gros problème est le fameux code "d'honneur" de la cour de récré qui interdit de dénoncer ses gentils camarades, même si ils sont des #$*& qui n'ont aucun honneur justement. Comme le dit jilucorg cela mene le plus souvent à plus de problèmes, à plus long terme, et avec plus de personnes qu'au départ   ^-^

01 mars 2009 à 20:17:25
Réponse #12

Urdjaby


Bonsoir,

Personnelement je trouve que vous avez super bien réagi, ce genre de personnes ne s'attaquent réellement qu'au victimes n'ayant aucun répondant, dès que l'on peut devenir une menace pour eux, ils s'en vont.
On peut les comparer a des annimaux qui font les beaux devant les femelles afin de montrer qu'on est les plus beau les plus forts et les plus inteligents, un annimal s'il voit qu'il y a péril n'attaquera jamais a moin d'être affamé ou en situation de survie.
Le seul moment ou ils sont dangeureux c'est quand on est vraiment seul. Et là, vaut mieux savoir courrir très vite.
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

01 mars 2009 à 21:27:35
Réponse #13

Eric Lem


Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

03 mars 2009 à 09:27:26
Réponse #14

j2m


Je suis assez étonné de voir que le conseil est le recours systèmatique à l'autorité supérieure ou institutionnelle...

Biensûr vous avez raison et j'adhère complètement à ce conseil mais si on remet deux secondes les choses dans le contexte, est ce que c'est vraiment LA solution ?

z'en pensez quoi ?

Je ne sais trop si c'est la solution, mais c'est bien celle que j'ai appliquée avec succès lorsque l'un de mes gamins fut soumis à la pression d'un de ses camarades de classe qui le forçait depuis quelques semaines à donner les réponses des devoirs ou lui volait son matériel scolaire qui lui  manquait.
Ce n'était pas du véritable racket, mais il y avait un sérieux malaise. Lorsque mon fils m'en a parlé, il était fort choqué jusqu' à simuler des malaises pour ne pas aller à l'école.

Je lui ai expliqué que notre société avait des Lois et tous le monde devait les respecter. Qu'il était intolérable que certains usaient de violence pour assouvir leur paresse et leurs envies. Qu'il existait une autorité qui avait pour devoir de faire respecter la Loi et qu'on allait ensemble régler ce problème dans le cadre légal de l'école. Bref que tous ne se réglait pas à coup de poing mais aussi par l'utilisation des outils juridiques de notre société.

Bref, lettre à la direction avec copie au titulaire de classe, prise de contact avec les parents de l'élève en question pour leur expliquer le problème, etc...

La direction de l'école à pris les mesures qu'il fallait, d'autres plaintes de parents concernant le même élève ont permis de constituer un dossier, avec pour conséquence dans un premier temps le changement de classe de l'élève et ensuite renvoi de l'établissement pour l'année prochaine.

leçon pour mon fils:
La force n'est pas uniquement physique, elle est aussi dans la capacité de faire fonctionner les bons rouages de notre société, les chevaliers des temps modernes n'ont plus d'armures et d'épée, mais possède un diplôme de droit.

Bien entendu, ce n'est pas la seule solution à ce type de problème, mais dans le cas présent, elle a bien fonctionné.





« Modifié: 03 mars 2009 à 12:40:19 par j2m »

03 mars 2009 à 09:31:43
Réponse #15

éric


"Us, and them."
Juste une opinion, et une façon de vivre.


Oui, c'est beau...mais tous les souffres douleurs ne deviennent pas des battants, quels sont les dégats sur les autres?

Tous les enfants n'ont pas le même potentiel, et puis, voir souffrir son gamin en espérant qu'il prenne le dessus, il faut pouvoir le supporter...

Et dans le cas d'une jeune fille ça se passe comment?

Comment contrôler le niveau de pression qu'ils subissent?

Les enfants comptent sur la protection des parents c'est important pour eux.
Le petit mot sur le carnet de correspondance, ou le rendez vous pour voir ce qui ce passe en font partie il me semble.

C'est à l'autorité (profs...)de gérer la violence dans le cardre de l'école.
 Le problème selon moi c'est qu'ils commencent de plus en plus jeune à y faire n'importe quoi.
La non intervention des enseignants me gène, en primaire on voit des garçons s'en prendre aux filles de façon répétée pratiquement sans sanction.










03 mars 2009 à 15:19:40
Réponse #16

BULLYSSON


Bon concrètement, les conseils que j'ai donné à une amie...

Ton fils de 7 ans revient à l'école sans une partie de ses jouets/cartes/billes etc...

1) lui demander ce qui s'est passé, où sont ses jouets... de cette manière l'enfant SAIT que l'on a remarqué que quelque chose n'allait pas. L'encourager à parler... dans le calme, sans énervement... une telle situation n'est PAS la faute de l'enfant... rien ne sert de l'inquiéter d'avantage...

2) Si l'enfant nous explique qu'il a été victime de racket... lui redire qu'il a le DROIT et même le DEVOIR de se défendre de toutes ses forces pour préserver coûte que coûte sa santé si on le frappe, l'intimide ou on le menace... pour reprendre l'expression du Manitou "tu frappes quand tu as peur, pas quand tu es énervé".... L'enfant ne sera jamais puni par ses parents si il blesse ou fait mal dans ce cadre bien précis.

3) Si tu le souhaites, des adultes (professeurs, pions, justice, police etc..) sont là pour intervenir si besoin dans ce genre de situations "anormales"...
En premier lieu il pourra aussi et d'abord compter sur ses parents qui ne  laisseront personne lui faire du mal... l'enfant doit être complètement rassuré sur ce point.

4) On ne lui rachète pas ce qui lui a été volé !!!!! L'enfant doit aussi comprendre ce qu'il perd dans ce type d'affaire...


On ne sera pas forcément d'accord sur les points 2) et 4) à la lecture des précédents posts...


« Modifié: 03 mars 2009 à 19:38:29 par BULLYSSON »
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

03 mars 2009 à 15:44:38
Réponse #17

éric


Eric,

à aucun moment, je n'ai suggéré que les parents se devaient de rester passifs et que les autorités compétentes devaient être tenues à l'écart.

J'ai réagi sur un point précis et très particulier. Pas plus, ni moins. Je ne parle pas d'envoyer son enfant à l'abattoir.

Oui, c'est vrai Serge, à aucun moment tu n'as suggéré que les parents se devaient de rester passifs et que les autorités compétentes devaient être tenues à l'écart.

Désolé de t'avoir mal lu et compris.  :-[

Je n'ai jamais pensé que tu parlais "d'envoyer son enfant à l'abattoir" c'est juste que je trouve qu'il est difficile de juger le niveau de pression que subissent les enfants et donc les risques qu'ils courent.


Il m'a tout de même semblé que tu suggérais que le fait d'être un souffre douleur dans son enfance pouvait favorablement influer sur le caractère d'un enfant.
C'est certainement vrai, je n'en doute pas, mais il ne faut pas oublier ceux sur qui cela produira un effet négatif notamment parce qu'ils n'auront pas su faire face.

Pour certains je suis persuadé que le choix de se fondre dans un groupe reste la  solution "la moins pire", il ne faut pas les juger. (ce que tu n'as pas fait non plus)
Ce peut être le cas de ceux qui habitent dans les "quartiers" qui à mon avis peuvent difficilement adopter la même stratégie que ceux qui rentrent le soir dans un pavillon paisible.

Un exemple extrème : dans un reportage un prisonnier disait qu'il était obligé de faire ce qu'un chef de gang lui demandait car sinon le prochain ordre que le chef donnerait serait contre lui!


















« Modifié: 03 mars 2009 à 18:07:00 par éric »

03 mars 2009 à 19:14:43
Réponse #18

éric


Ce qui me gêne un peu, pour ma part, ce sont les assertions globalisantes comme "ils commencent de plus en plus jeunes à y faire n'importe quoi" ("ils" = qui donc désigne ce "ils", quelle catégorie ? "de plus en plus jeunes" : quelles données statistiques comparatives ? "n'importe quoi" : quoi exactement de si aberrant ?) ; et aussi des assertions comme "La non intervention des enseignants me gène, en primaire on voit" (quels enseignants ? "en primaire" : de quel(s) établissement(s) s'agit-il ? Tous les enseignants de toutes les écoles élémentaires francophones se désintéressent des brimades répétées que chacun voit être infligées aux filles ? Indifférence ou lâcheté institutionnelle, donc ?

Le message ci-dessus affirme donc comme une vérité indiscutable que, d'une part, de façon de plus en plus précoce, les enfants (?) sont de plus en plus violents et asociaux ; d'autre part, que personne dans l'ensemble des établissements scolaires ne fait rien pour y remédier, et ce en toute connaissance de cause. Je trouve cela assez pénible, autant par ce qui est dit explicitement, que par ce que j'entends derrière ce type de discours.


jiluc.

" La non intervention des enseignants" ne t'as pas fait plaisir et je le comprends.

Je pense qu'il est difficile de nier que la violence à l'école augmente, il semblerait que ce ne soit pas partout et que cela ne concerne pas toutes les formes de violences mais elle augmente.

Je n'ai peut être pas trouvé les statistisques que tu attendais mais j'ai tout de même trouvé un document interessant:

http://www.inhes.interieur.gouv.fr/fichiers/OND_rapport2007_08_ViolencesScolairesDebarbieux.pdf

Il y a donc un problème à l'école et le corps enseignant doit avoir du mal à le maîtriser puisque il en est lui même une des nouvelles victimes.

Dans mon post je parlais effectivement au niveau local, comment pourrait-il en être autrement? Je ne suis pas partout.
Je n'aurait pas dû globaliser puisque je n'ai pas de statistiques claires? C'est possible et je veux bien le reconnaître.


"Ils" désignent les enfants qui selon moi présentent un comportement préocupant.
Je ne suis pas médecin, inutile de me le demander, je donne juste mon avis de parent préoccupé par le problème.

Les bagarres entre garçons ne me posent pas de problèmes je pense même qu'elles sont "naturelles" et plus ou moins inévitables.
Ce qui me gêne et qui me semble nouveau c'est la violence de certains jeunes garçons "ils" sur les filles de leur âge.

Outre les coups, le fait le plus "dingue" qui m'à été rapporté par ma fille a été : un grand écart forcé contre un grillage de l'école qu'aurait subi une des ses camarades...
Les enseignants en ont ils été les témoins? Je n'en sait rien et franchement je ne le pense pas mais  ce que je sais c'est que malgrè les plaintes répétées de plusieurs parents (dont certains sont également enseignants ) les problèmes continuent.
J'ai dû aller "trouver" le père d'un l'élève pour faire cesser le comportement de son fils envers ma fille, il a changé de cible...


Là ou j'ai effectué ma scolarité ce genre de comportement était impensable, je ne l'ai jamais vu et il aurait été "virilement" réprimé et à mon avis non renouvelé.

Je terminerai en disant que contrairement à ce que tu as peut être pu croire, je respecte les enseignants et ce même s'ils ne sont pas parfait   :) (les moyens manquent peut être) et j'attends de mes enfants qu'ils en fassent autant.










 




« Modifié: 04 mars 2009 à 10:46:12 par éric »

03 mars 2009 à 19:20:44
Réponse #19

Karl


Vieux débat.
Un enseignant enseigne avant tout.
Doit-il éduquer, réprimer ?

03 mars 2009 à 22:20:34
Réponse #20

Leif


Citer
Vieux débat.
Un enseignant enseigne avant tout.
Doit-il éduquer, réprimer ?

tellement vieux que les enseignants oublient a quel ministère ils sont affiliés.

Par contre un enseignant n'est que le prolongement de notre éducation pas autre chose, ils apportent un gros plus.

jeff

13 mars 2009 à 17:36:03
Réponse #21

Bison


Bonjour,

Citation de:  Jilucorg
Expérience perso : mon fils avait commencé le (pré-)judo à cinq ans, et il n'a jamais arrêté depuis (il a 20 ans). Cela lui a fait acquérir dès le CP une assurance physique et morale face à ce genre de situation, une confiance en lui-même, alors que ce n'est pas son profil spontané.
[...]
Un ou deux fauchages bien propres de caïds de cour de récré en primaire, une projection volontairement spectaculaire dès la 6e  d'un bien plus baraqué qui avait voulu le "tester" (projection rattrapée avant que le kéké ne s'explose la tronche par terre), le tout devant un groupe de potes du kéké, et il a passé des années totalement sereines
[...]
C'est du cinéma, ces projections, mais sur des ados gavés de films et de jeux vidéos "de baston", ça marche impec pour se faire respecter...

+4
Quatre, parce que judoka sur quatre générations de bovidés ...
Et il y a ici un vieux professeur avec un nombre astronomique de dan, qui, après avoir vu passer mon père, moi-même et mes trois enfants, accueille aujourd'hui les deux ainés de mes petits enfants :  six et huit ans.

Celui de huit ans a sa ceinture jaune, c'est déjà un petit paquet de muscles, une anguille!

Jilucorg dit que c'est du cinéma, les projections ... certes ... mais il parle aussi d'une projection "rattrappée avant que le kéké ne s'explose la tronche par terre". Hors, quand on a la maîtrise pour contrôler ... on a aussi - et spécialement en compétition -  la technique pour "alourdir" la projection ...

Et celui qui s'envole ainsi pour la première fois et qui  atterrit lourdement - le dos,  la nuque ou les coudes sur du pavé ... ite missa est!

Bref ... si vis pacem, para bellum. Et le judo est un sport super dans cette optique!
C'est aussi un sport civilisé, où l'on se fait de bons copains au fil des ans. Et ces copains là, en règle générale, ne seront ni fumeurs, ni buveurs,  ni ...

Un sport élitiste en somme ... mais pas par le fric, ni par la naissance. Simplement par le courage et l'intelligence qu'il développe, qu'il exige pour la pratique de la compétition.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

13 mars 2009 à 22:43:13
Réponse #22

Hexenwulf


"Us, and them."
Juste une opinion, et une façon de vivre.


Oui, c'est beau...mais tous les souffres douleurs ne deviennent pas des battants, quels sont les dégats sur les autres?

Tous les enfants n'ont pas le même potentiel, et puis, voir souffrir son gamin en espérant qu'il prenne le dessus, il faut pouvoir le supporter...


+1
mon ainé est plutot du style souffre douleur
je en sais pas quoi en faire.
j'ai essayé les arts martiaux, mais il a le dynamisme d'un bulot ^-^
pourvu que cela change....
quand au rôle du milieu enseignant, je ne leur demande pas plus que ce que je ferai moi si je voyais leur gamin se faire lyncher dans la rue.
un cas récent chez un ami proche m'incite  à penser que les proviseurs ont tout intérêt a étouffer ces cas pour ne pas voir leur plan de carrière remis en cause. J'essaye de ne pas en faire une généralité, mais comme en entreprise c'est la politique dominante et que "on" aimerait caler l'école sur l'entreprise (ceux qui veulent cela n'ayant jamais sorti leur cul d'un conseil d'administration), m'est avis que ça aide pas beaucoup à prendre le problème à bras le corps

ps : c'est normal que je ne vois  certains messages que lorsque ils sont utilisés par d'autres en citation ?

13 mars 2009 à 22:54:25
Réponse #23

Leif


salute

pour les technique de sd elles sont toutes mortelles si murphy eet avec toi.

Mon oncle prison ferme pour avoir tué un jeune lors d'une baston il ne voulait pas mais d'habitude quand tu chutes y avait un tatami ,la un rebord de trottoir.

il faut toujours faire attention a tout donc il vaut mieux eviter  les plans foireux, c'est du travail de longue haleine.

Attention aussi au syndrome du soufre douleur, c'est une bombe en puissance.

Il ne faut pas beaucoup de force dans l'index pour faire tres mal.

a+

jeff

14 mars 2009 à 04:46:34
Réponse #24

Patrick


quand au rôle du milieu enseignant, je ne leur demande pas plus que ce que je ferai moi si je voyais leur gamin se faire lyncher dans la rue.
Je ne suis pas d'accord, la protection et la surveillance des enfants placés sous la responsabilité de l'EN est un devoir qui n'a rien de commun avec les obligations d'assistance à personne en danger du citoyen lambda sur la voie publique.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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