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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: une bonne situation me*dique en rando. qu'auriez vous fait a notre place?  (Lu 5522 fois)

03 février 2009 à 14:10:52
Lu 5522 fois

mat.151


bonjour a tous

et bien voila, puisqu'on est sur un site qui parle de survie, je repense à la seule vrai expérience de survie que j'ai eu avec 3 potes. Pas pour vous raconter nos"exploits", mais pour faire une sorte de débrifing, mieux comprendre nos erreurs, voir comment vous auriez fait. En gros, on se retrouve sans flotte dans un coin bien reculé en montagne, pas de sources. Je pense que ça peut etre instructif comme situation (effet chimpanzé par exemple; et puis enchainement de situations ... périeuses, pour sortir d'une premiere situation mer*ique). Pour moi en tout cas ça a été très riche en ensignements, mais c'est des ann"es plus tard que j'ai compris ça. Peut etre que cette histoire peu intéresser quelques personnes.

je donnerai donc les éléments au fur et à mesure, pour voir ce qui n'allait pas (ou allait, on s'en est sorti!), et ce qui aurait pu etre fait.

So, once happen a time, en juillet 2004, dans "los picos de europa", dans les asturies. On était 4 à partir en rando, l'objectif était de trouver un petit "lac" reculé, et chercher des traces de loups. Un des 4 voulait absolument essayer d'en voir, et il parait qu'il y en avait dans la zone...bon en tout cas, bon pretexte pour aller se poser plusieurs jours dans un coin paumé et magnifique.
Donc petite présentation de l'équipe: deux potes habitués a vadrouiller, environ ans. La soeur d'un d'entre eux, 17 ans, premiere rando. Et puis moi, 20 ans a l'époque, troisieme vraie rando (cad sans parents, ou moniteur de colo), mais habitué a vadrouiller aussi.

Donc nous voila parti en direction d'un coin bien isolé (on a cherché sur une carte les coins bien éloignés des chemins), avec un petit lac et une foret de qq Ha à coté. Environ 2 ou 3 jours de marche à partir des sentiers "importants". 3 sources indiquées comme permanantes sur la route.

donc on se charge en bouffe. 2 ou 3 litres d'eau chacun, et c'est parti !!  entre 15 et 20kg chacun sur le dos  :o (moins pour la fille) je connaissais pas le site randonner-leger.fr a lépoque! des scies, cordes, de quoi se faire un campement.
il est 10 heures (?), et on quite les sentiers principaux.


Les pics d'europe, c'est ...whaaaa.. :love: :love:.et dans le coin ou on était, c'etait bien raide. que des montagne bien pentues, avec un canyon en fond de vallée. (allez voir sur google, ça vaut le coup...). Que des chemins de chevres, raide de chez raide. Les 3/4 des arbres ont une forme completement destroy, ils poussent a l'envers. magnifique

Grosso modo, l'itinéraire c'est : on part du canyon, on s'éloigne a peu pres perpendiculairement au canyon, pour passer un col (prévu pour la fin d'aprem), puis continuer un ou 2 jours , plus ou moins perpendiculairement au canyon tjs.

on marche, fait chaud. tres chaud meme. et c'est bien raide. apres qq heures de marche, on devrait s'approcher de la premiere source, et la... une flaque  :(. et encore flaque c'est genereux. il nous reste encore pas mal de flotte.
... bon, on se regarde, on continue.

bon je crois que c'est la premiere connerie de faite. Pas d'eau ici, fallait pas esperer en trouver plus haut... mais on a continué

Fin d'aprem, on arrive vers le coin ou il devrait avoir la deuxieme source. Apres une longue recherche (!) , on la trouve. Ou ce qu'il en reste! des mousses humides, meme pas une flaque. Et m**de! :o
Bon si je me souvient bien, il va bientot faire nuit à ce moment; Moi j'avais un peu economisé ma flotte, il devait me rester... un demi litre :'(. A 4 on devait avoir un litre d'eau, et un litre de lait. Et on creve de soif!! on boirait bien un litre chacun!

On pose le camp. Ambiance un peu tendue... celui qui voulait voir les loups veut continuer, les autres sont pres a le suivre. il ya deux sources( :lol:) indiquées sur le chemin du lendemain, et puis un lac accessible apres une bonne journée de marche. pour rappel on arriverait dans un coin paumé.

pour moi hors de question de continuer. je suis pas du genre a prendre plein de précautions, mais là ça sent venir la grosse galère. ça voudrait dire une grosse journée de marche en plein soleil, avec un lac a l'arrivé (les sources faut oublier!), si on se plante pas de chemin bien sur. Parce que à ce moment, on sait pas exactement ou on est sur la carte...

 Par contre hors de queston de faire demi tour. ça serait pourtant le plus raisonable.  Mon idée: couper tout droit à la riviere, en bas il y a de l'eau et ça c sur à 200%.

quesque vous pensez de la situation? je sais pas s'il y a assez d'élements pour répondre, je peux apporter quelques précisions. quesque vous feriez dans cette situation?

voila, fin de la premiere journée. Il en reste 3 avant de se sortir completement de cette situation, avec moultes péripecies. a suivre donc

petite précision, au niveau bouffe il y a ce qui faut! mais que du deshydraté, de sauciflard et du pain. En gros, que du saussisson, parce que le reste on a essayé, mais sans eau impossible a avaler. et puis des céréales pour aller avec le lait.

voila. le reveil est mis pour 5 h du mat, histoire de partir a la fraiche. Au moment ou on se couche, on sait pas encore ce qu'on va faire.


« Modifié: 05 février 2009 à 02:04:12 par mat.151 »

03 février 2009 à 14:42:19
Réponse #1

Nirgoule


Bonjour,

Premier problème. Je ne sais pas si les Picos sont comme le parc d'Ordesa, un massif calcaire, mais si c'est le cas, effectivement l'eau peut être un gros problème. Comme d'ailleurs dans tous les massifs calcaire où l'eau s'infiltre en profondeur.

Deuxième problème la fiabilité des cartes espagnoles : mauvaise. La première déconvenue devant la source sèche doit alerter, plus tu montes et moins tu as de chances de trouver de l'eau. Sauf une retenue alimentée par un glacier par exemple.

Troisième problème, plus tu manges et plus tu dois boire. Sinon aucune assimilation des calories possible. L'eau est vraiment ta priorité, avant la nourriture.

Quatrième problème, tu vas monter, suer, te fatiguer et donc te déshydrater pour en fin de compte te mettre en danger. Tu as de forte chance qu'il n'y ait pas d'eau (sauf si tu as demandé aux randonneurs. Ce n'est pas interdit de questionner, se renseigner avant de poursuivre dans la mauvaise voie).

Ma conclusion :
Assurer en descendant chercher de l'eau.
Une fois en bas se renseigner sur les points d'eau.
Augmenter les capacités d'emport à 3 litres mini par journée avec un point d'eau le soir. Sinon passer à 5 litres par jour par personne.
Marcher le matin tôt et arrêter vers 11h.

 ;)
« Modifié: 03 février 2009 à 14:50:28 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 février 2009 à 14:46:45
Réponse #2

lambda


Je me permets de te repondre par ces quelques elements, loin d etre exhaustifs  :-[ :

- de facon generale, j aurai primo, bien potasse mes cartes avant de partir et demande aux locaux ce qu ils pensaient de la validite des sources et sur le terrain: passe vraiement beaucoup de temps pour me reperer, ou autrement dit, tres regulierement, des le debut de la rando, j aurai fais le point (compas/carte) afin de ne jamais etre dans le doute de sa position et eviter ca
on sait pas exactement ou on est sur la carte...

- vu les conditions meteo chaudes, j aurai augmenter mon litrage d eau initial (5 l au lieu de 3) et j aurai virer certains bordels pas forcement essentiels pour le camp, ainsi que la brique de lait.

- y a une regle general qui dit en gros que des que lq possibilite se presente, on recupere l eau qu on trouve sur le moment pour refaire, meme partiellement, ces reserves... "on sait jamais". donc: recuperation de l eau de la flaque de la premiere "source", filtrage et purification avec une pastille type micropure, et/ou ebullition avec un de vos rechauds (zaviez un rechaud?).

- recherche de flotte en contre bas de la premiere source, meme si ce ne sont que des flaques...

- j aurai eviter dans la mesure du possible de quitter les sentiers "principaux"...

- vue l absence de point "civilise" tels que tu decris la region, j aurai soi fais demi-tour a la deuxieme source, ou rejoindre la vallee comme tu le proposes, pour atteindre la riviere, en etudiant la carte attentivement avant tout mouvement, histoire de pas se planter au bas de rochers, ou de simplement pas etre bloque par un gros "point d arret", genre ravin ou barre rocheuse.... ca a toujours l air d etre plus facile sur les cartes et "pas si loin que ca", ca l est rarement...

voila en vrac quelques suggestions. enfin suivant ma petite expe de maintenant, parce que il y a 4 ans, j aurai sans doute pas fais mieux que vous...  :-[

a+,
Lambda

ps: grille par Nirgoule sur pas mal de points....  :)
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

03 février 2009 à 14:58:07
Réponse #3

Nirgoule


D'accord avec lambda, première co*nerie : te perdre. Si tu ne sais pas où tu te trouve comment être sûr de trouver le lac. En descendant tu vas finir par tomber sur l'eau, ou une falaise  :ohmy: !

D'accord aussi sur le poids 20kg en montagne, plein soleil, en plein été : c'est trop. Le lait en poudre ça existe (mais faut trouver l'eau à mettre dedans  ;D ).

Bonne expérience, après tu t'engages plus de la même façon.
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

03 février 2009 à 15:15:12
Réponse #4

Rouri


@ Mat.151

Bonne initiative que de partager ton expérience! :up:

Considérant, que j'ai vue des gars devenir presque des zombies (confusion et désorientation) à cause de la déshydratation et de la chaleur... je n'ai pas aimé cette expérience, alors, dès la première source à sec, j'aurai foutu le camp!  ;)

Mais, avant cette expérience et étant plus jeune, j'avoue que j'aurai continué en me fiant sur le lac... car un lac cela se trouve et il y a de l'eau... ;)

03 février 2009 à 15:41:19
Réponse #5

Anke


Pareil que Rouri ( sauf que moi je suis un peu trouillard !) Pas d'eau, on rentre !
D'autant que tu avais déjà fait le calcul (" il me reste 1/2 litre...En gros un litre pour le groupe...")
Moralité ( pour moi) se méfier aussi des effets de groupe et les envies( challenges, défis et autres bêtises) qui vont avec. C'est bien pour nous que tu nous racontes, ça fait une piqure de rappel, parce que déshydraté, même si tu es rompu à la rando ou la survie en temps normal, ben tu n'as pas plus de neurones qu'une moule... ;)

03 février 2009 à 15:46:58
Réponse #6

Rouri


Citer
Pareil que Rouri ( sauf que moi je suis un peu trouillard !

@ Anke :)

1- Je n'ai jamais dit que je ne l'étais pas! ;)

2- De plus, j'admire ta franchise!!! :up:


03 février 2009 à 15:52:57
Réponse #7

ucorsu


Pareil que Rouri ( sauf que moi je suis un peu trouillard !) Pas d'eau, on rentre !
D'autant que tu avais déjà fait le calcul (" il me reste 1/2 litre...En gros un litre pour le groupe...")
Moralité ( pour moi) se méfier aussi des effets de groupe et les envies( challenges, défis et autres bêtises) qui vont avec. C'est bien pour nous que tu nous racontes, ça fait une piqure de rappel, parce que déshydraté, même si tu es rompu à la rando ou la survie en temps normal, ben tu n'as pas plus de neurones qu'une moule... ;)

+1
Je rajouterai que celui qui n'a jamais vraiment eu soif, ne peut que partiellement comprendre ces judicieux conseils ;)
Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

03 février 2009 à 16:00:52
Réponse #8

Kilbith


Bonjour,

Merci de nous faire partager ton expérience :

*Je trouve la réponse de nirgoule très pertinente : on doit s'interroger sur le terrain dans lequel on évolue (orographie....) et la pertinence des cartes (ne jamais se fier à une carte, encore moins si elle est espagnole)
Juste un point supplémentaire de "géographie humaine" : en Europe, si un coin est inhabité c'est qu'il n'est pas "bon" pour le genre humain, donc méfiance.

*Pour la partie plus "survie", la réponse de Lambda complète bien  la première.  :up:

Pas grand chose à ajouter....

si ce n'est de se méfier de toute situation ressemblant au piège abscon, surtout si celui-ci est renforcé par une situation groupale dans laquelle trois jeunes mâles hommes sont avec une jeune fille. Au piège abscon se surajoute des problèmes d'ego, de comportement surprotecteur, de machisme..... ::)

Mais franchement à 20 ans, je n'aurais pas vu les choses de cette façon. Maintenant, vu que j'ai eu une fois la sensation de la "grosse langue semblable à l'étoupe" pendant 24 heures en montagne.....je me méfierais plus.

"Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait"  ;)

"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

03 février 2009 à 16:48:04
Réponse #9

DavidManise


Nirgoule a dit EXACTEMENT ce que je pense :

Premier problème. Je ne sais pas si les Picos sont comme le parc d'Ordesa, un massif calcaire, mais si c'est le cas, effectivement l'eau peut être un gros problème. Comme d'ailleurs dans tous les massifs calcaire où l'eau s'infiltre en profondeur.

Deuxième problème la fiabilité des cartes espagnoles : mauvaise. La première déconvenue devant la source sèche doit alerter, plus tu montes et moins tu as de chances de trouver de l'eau. Sauf une retenue alimentée par un glacier par exemple.

Troisième problème, plus tu manges et plus tu dois boire. Sinon aucune assimilation des calories possible. L'eau est vraiment ta priorité, avant la nourriture.

Quatrième problème, tu vas monter, suer, te fatiguer et donc te déshydrater pour en fin de compte te mettre en danger. Tu as de forte chance qu'il n'y ait pas d'eau (sauf si tu as demandé aux randonneurs. Ce n'est pas interdit de questionner, se renseigner avant de poursuivre dans la mauvaise voie).

Ma conclusion :
Assurer en descendant chercher de l'eau.
Une fois en bas se renseigner sur les points d'eau.
Augmenter les capacités d'emport à 3 litres mini par journée avec un point d'eau le soir. Sinon passer à 5 litres par jour par personne.
Marcher le matin tôt et arrêter vers 11h.

:akhbar:

Quand on manque d'eau et qu'on n'a pas de source d'appro SÛRE, on est en situation de survie.  Point barre.  Donc là en l'occurence :

1) on cherche à DESCENDRE par le côté où on a le plus de chances de trouver de l'eau le plus proche, et tant mieux si c'est sur notre chemin mais sinon tant pis... 
2) on évite le suraccident : inutile de se foutre dedans en prenant des risques, ou en se perdant... 
3) on ne mange pas, surtout pas des protéines salées grasses !  Le saucisson, ça déshydrate à mort... 
4) pas de clope, pas d'alcool, pas de thé, pas de café...  bref on évite les diurétiques
5) on LIMITE LA TRANSPIRATION, donc bouger COOL, doucement...  parler peu, et se reposer dès qu'il fait chaud.  Donc à la limite bouger de nuit.

Et pis bon évidemment : toujours boire avant d'avoir soif.  Et ne pas rationner l'eau.  L'eau dans la gourde ne sert qu'à rassurer, mais elle n'hydrate rien. 

Donc en clair moi si j'avais été dans le groupe j'aurais vidé ma gourde devant la flaque (tout bu) et fait le plein...  et au vu du faible débit, j'aurais cherché à faire le plus gros plein possible sachant que je montais (normalement avec mon outre MSR j'ai toujours de quoi stocker 6L au minimum) et que l'eau se ferait de plus en plus rare.  Y'a pas de mystère hein :

David
« Modifié: 03 février 2009 à 17:10:17 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

05 février 2009 à 14:33:56
Réponse #10

mat.151


bonjour

je vois que je suis pas le seul a trouver les cartes espagnoles dangereuses! C'est vrai qu'il faut faire gaffe avec.
Vos réponses collent bien à ce qui s'est passé.
Et bien oui, on aurait dû faire demi tour plus tôt, mais … c'est pas facile de faire demi tour. On avait déjà bien marché, on aurait perdu la journée. ::)

maintenant si je ne vois pas d'eau demi tour... ou 6 litres sur le dos!

Pour répondre a nirgoule, j'ai bien rigolé en lisant « s'arrêter de marcher à 11h » … le rythme habituel, c'était lever le camp a 11h... et donc souvent se retrouver à chercher un endroit ou dormir alors qu'il fait nuit (ce que je vais maintenant éviter le plus possible !)

bon sinon je veux pas que vous vous imaginiez trop la bande de guignol qui vont en rando. Un peu quand même, on a pris des risques qu'on connaissait (ou qu'on a découvert),  mais en essayant quand même de faire gaffe.
Pour ce qui est du repérage, (et l'endroit où on était sur la carte), il y avait un peu de flou, mais pas énorme. On voyait  sur la carte qu'on pouvait couper vers la rivière (2km a vol d'oiseau en coupant, et bien plus par d'où on venait). Pas de ravin indiqué, les courbes de niveau serrées mais pas trop. L'air pas si loin et pas trop difficile  ::)

C'est vrai aussi qu'on avait pas demandé aux locaux, ça aurait pu éviter de trouver des sources sèches.

Quand je disais flaque pour la première source, c'est plutôt vase avec 2 ou 3 mm d'eau. A ce moment la on en aurait pas bu.

Sinon Did on a vérifié que si en europe un coin n'est pas habité c'est pas pour rien. Un dahut se casserait la gueule!

Lambda, on avait un réchaud (vu la taille des sacs, on pouvait bien avoir un réchaud) il y en a un qui avait une scie égoïne, marteau et clou... un costaud, mais maintenant que je pense a partir léger, ça me fait bien rigoler. Les mules (donc du coup moins de place pour l'eau. ..)

on avait pas de lait en poudre aussi!


En relisant ça, je pense à un truc. La différence théorie pratique...

David, dans ce cas les deux premiers conseils sont pas compatibles:

1) on cherche à DESCENDRE par le côté où on a le plus de chances de trouver de l'eau le plus proche, et tant mieux si c'est sur notre chemin mais sinon tant pis... 

2) on évite le suraccident : inutile de se foutre dedans en prenant des risques, ou en se perdant... 


Bon il faut bien voir que c'est pas la Beauce, et gros risque de se trouver a bloqué par un canyon ou truc du genre si on va au plus court. En repensant au contexte, fallait faire demi tour, même si c'est plus long c'était moins risqué. Le risque  de se trouver bloquer vaut largement celui du manque de flotte.

Par contre, on a vérifié que faut pas manger du saucisson dan ses cas là. Mais moralement il était bien.

Je continue
une petite nuit en hamac, pour se retrouver levés très très tôt (dur parce qu'on avait pas pris ce rythme).

On était toujours pas d'accord sur ce qu'on allait faire. Je veux pas dire de conneries sur la façon dont s'est décidé le fait de couper tout droit a la rivière, mais il y a eu qqs tenions là dessus.
Pas koh lanta, mais pas loin. Personne voulait faire demi tour. Pour moi absolument hors de question de continuer jusqu'au lac. Même si sa pouvait passer, un délire roulette russe me tentait pas (une très grosse journée de marche en plein cagnard sans eau... hummm). Donc je leur dit que je tire tout droit a la rivière, et que eux continuent s'ils le veulent (ce qui aurait pu aussi être « catastrophique »).  Finalement ils me suivent, bon grès mal grès.

Et c'est parti pour la rivière. Sur la carte, se je me plante pas, on voyait qu'il fallait passer d'une petite vallée à une autre, car celle ou on était paraissait bien raide (risque de falaise en bas?). Le passage d'une vallée à une autre semble délicat, mais sans doute (sur le papier...) faisable en 3 endroits.

Pour que vous ayez une idée de la pente: à un moment je pose le sac 2 minute  le temps de pisser. Le sac, posé le coté dos sur le sol, a basculé est se met a se sauver. Pas le temps de terminer, je pars en courant sauter sur le sac (plaquage de rugby),sinon il avait l'air de vouloir descendre bien loin.

C'est abrupte, donc, avec plein d'arbres

Finalement on arrive pas a passer dans l'autre vallée (les coins apparemment faciles sur la carte sont trop dangereux.

Et ça se révèle plus long que prévu ;): a midi la moitié de parcourue (on marche doucement, c'est raide, et pas mal de temps de « perdu » pour essayer de changer de vallée). On meure de soif... La fille peine le plus. Pour sa premiere rando elle est servie! Pour moi ça va, je suis a l'aise  en descente. Par contre, il y a une tension du style « on aurait pas du passer par là », et comme c'est moi qui voulait aller direct a la rivière...

Bon la descente va très doucement. J'ai donc décidé de partir en « éclaireur »,  avec les gourdes vides, trouver de l'eau et remonter. On pouvait difficilement se paumer, c'était tout droit jusqu'à la rivière,  grosso modo à un km à vol d'oiseau. C'était sans doute pas très utile de se séparer, mais vu l'ambiance je préférais y allez seul à mon rythme plutôt que de rester avec les autres. C'est vraiment con se se prendre la tète dans ces cas là...

Je trace, et une heure plus tard je m'assoie 5 min, et là... le bruit d'une cascade :D. Au bruit, elle n'est pas loin. Et la une téléportation s'est produite, 2 secondes plus tard je suis la tête dans l'eau, à boire comme un chameau!  (y avait l'eau qui sortait de la roche en faisant une cascade... si c'est pas mignon).

Bref je rempli les gourdes, mais impossible de montrer, plus de jambes. Et puis je vois les autres plus haut, à 30 min de marche. Donc autant les attendre.

Il est 4 heures de l'aprem, on a de l'eau (on commençait a avoir soif!) mais on est pas encore à la rivière.

Un peu plus tard, je vais voir sur quoi continue le long du ruisseau (la suite de la cascade), ça se transforme en gorges, avec une falaise de 7/8 m a descendre. Et m**de!  pour la contourner, il y a un passage de bien « casse gueule »: pente à 20%, avec une roche friable; si tu glisses, il y a quelque petits metres pour se ratraper et éviter une chute de 10m...
heureusement j'avais pris la corde sur moi pour aller voir la route. Finalement on arrive rapidement à la riviere principale (très encaissée). Je trouve un endroit pour descendre (4 mètres de désescalade, donc avec une corde...). Je retourne voir les autres, et fin de la journée.


Je continuerai plus tard.

En tout cas maintenant, j'ai compris qu'un des principaux pb dans ces cas là c'est les relations dans le groupe. Pourtant on se connaissait bien, déjà plusieurs vadrouilles ensemble. Et ça empêche pas mal de réfléchir. Syndrome koh lanta (ça fout les boules)


bonne journée

05 février 2009 à 15:02:57
Réponse #11

lambda


Pour que vous ayez une idée de la pente: à un moment je pose le sac 2 minute  le temps de pisser. Le sac, posé le coté dos sur le sol, a basculé est se met a se sauver. Pas le temps de terminer, je pars en courant sauter sur le sac (plaquage de rugby),sinon il avait l'air de vouloir descendre bien loin.

C'est abrupte, donc, avec plein d'arbres

juste une suggestion pour ce genre de cas (vecu):
Ne cours pas apres ton sac, c est des coups a te vautrer et te foutre une patte en l air, et/ou a rouler de concert avect ton sac en bas de la pente...
gros gros risque d accident.
de facon generale, dans des reliefs escarpes, on fait tout lentement, trankilou:
1- pour eviter la connerie des "3 secondes" d etourderie ou d inattention, te menant a la chute...
2- pour s economiser,

donc, ton sac, ben si il se barre, il se barre, tu le laisses rouler sans le quitter des yeux. et une fois stabilise (tu estimes ca si tu le vois ne plus rouler, ou tu ne l entends plus bringueballer dans la fin de pente).
Ensuite, tu descends trankilou en faisant bien attention a ta progression, si possible en suivant le chemin de ton sac. et arrive au plus proche de ce qu il te semble etre son point de chute, ben tu cherches toujours trankilou en cercle "concentriques". pas de precipitations.

Pour t aider, taches de couleur orange ou fluo jaune (par exemple) sur ton sac: paracorde, foulard, que sais-je
et puis c est la que le fait d avoir son kit survie constament sur soi (kit qu on a teste et qu on connait bien), desolidarise du sac
prends toute sa valeur...

pour ce point:
pas la peine de donner la tentation de se separer en le proposant (si il n y a pas une urgence sanitaire, des secours a chercher tandis qu une personne garde un blesse sur place...).
On est toujours plus fort a plusieurs... plus de neurones au m3, donc plus d idees, plus de capacite physique, plus d emulation de groupe positive.
ca peut frictionner, mais bon...
bref, a mon humble avis, tant qu y a pas de raison urgentes et inevitables de se separer, faut pas...
mais au final, vous etes restes ensembles, c est bien...

Donc je leur dit que je tire tout droit a la rivière, et que eux continuent s'ils le veulent (ce qui aurait pu aussi être « catastrophique »).  Finalement ils me suivent, bon grès mal grès.

juste mon avis...  :-[

a+,
Lambda
« Modifié: 05 février 2009 à 15:08:14 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

05 février 2009 à 17:13:13
Réponse #12

Lynx


Eh ben, quelle aventure...

Deux petites choses, ce qui a été dit avant est bien, donc je rétreins.

- La brique de lait: vidée ca fait un excellent réceptacle pour chopper un source qui goutte, tu peux l'arranger, l'adapter au relief et y revenir plus tard.Encore faut il repasser par la...cela dit en une nuit...
- La recherche d'info: plus que la carte, les gars du coin, aujourd'hui une recherche sur le oueb...chercher les indices (bergerie, parc a betes= eau..)
Bref bosser la préparation a fond dans ce genre de coin, et se mettre des limites rigoureuses (si pas d'eau a ce point la, retour)
- Effectivement, la réserve.... l'autonomie dans les coins pas très accueillants, ça veut dire porter lourd donc 6 litres c'est bien.
- Le rythme: le 4-10 / 20-22 c'est pas mal, surtout si tu arrives à rester dormir à l'ombre dans la journée...(une grotte dans ces pays la ?)
- La discipline de groupe: prendre le temps pour s'entendre et mettre un plan en commun, les plans A, B, C... le respecter.C'est valable partout, les replis sont importants à envisager, ce peut être aussi des moyens pour demander de l'aide en cas d'accident.
- Attention, dans les pays karstiques les eaux ne sont (peu) pas épurées, un lessivage d'un (maigre) alpage te donne une eau plus que polluée...donc rester sur un besoin de survie, et traiter.

Voila c tout, je vais aller faire un saut sur gogole eurfe vori ou c'est ce coin...




Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

05 février 2009 à 17:46:37
Réponse #13

georges


Humm chaleur, marche en côte, que dire

1: En zone chaude et dur marche tot et stoppe tot (ca c'est dis)

2: 20kg dans le sac mais vous aviez quoi la dedans ??? en région ou je sais que la chaleur donc la soif est mon pire ennemi je me chage plus d'eau que d'autre chose le risque de crver de soif est plus importent que de froid (ou je me trompe)

3: Les sauciflare et autres joyeuserie hiper sallé donne soif trés soif c'est pour cela que je e prescrit durant mes activités sauf si evidemment je sais que l'eau ne sera pas un problème.

4: Le lyophilisé haaaaaa la chose pratique ben franchement je préfere les barrquette au lyo pourquoi ben simplement l'eau. (Ca me rappel un largage humanitaire en étiopie de palette de lait en poudre pffffff) Non franchement je préfere me taper 1kg de plus mais être certain que je ne dépendrais pas de l'eau pour la bouffe 'Economie economie)

5: Ce que je fais d'habitude en région inconnue c'est pointer les points d'eau (riviere, etang, lac, etc.) pas les sources car souvent trop aléatoire ou je me renseigne ches les indigénes eux ils coanissent des points qui ne serait pas pointer sur la carte sisi ca m'est arrivé en Corse et en Auvergne.

6: Et puis un moment faut que un du groue s'impose même si faut pousser une gueulante et faire peur quant la vie d'humain est en jeux on ne rigole plus même si on a envie de voir des loup la j'aurais dis "hé du con ou on fait demi tour ou les loup tu risque de les voirs de trés prés et même del'interieur"

7: Bon votre cas devenait critique mais au points d'eau si vous aviez creusé enfin si il y avait possibilité vous auriez surement trouvé de l'eau et la un coup de bandana un micropure ou autre chose vous aurez aidé.

voila

05 février 2009 à 19:02:07
Réponse #14

Anke


ça caille à la montagne la nuit, même l'été. Il n'est pas rare de se retrouver en hyptherm plu svite qu'on pourrait l'imaginer. Donc une "petite laine"....

05 février 2009 à 19:27:33
Réponse #15

georges


Ben vi je sais ais de la a avoir 20kg j'aurais embarqué un bidon de 5litre d'eau avec  :love: oki oki je suis peut etre encore un des grand malade qui se trimballe avec 23 kg sur le dos  :down: mais bon j'aime bien mon confort  :-[ et que c'est parceque j'ai le gros et boooooo berghaus que je sent presque rien (hé hoooo doucement j'ai dis presque rien)  :D et l'habitude bon ok je sort  ::)

06 février 2009 à 18:48:59
Réponse #16

Nirgoule



mat.151
Belle aventure ! Si tu en étais à ta dixième rando en montagne on pourrait t'engueuler, mais sans trop d'expérience… Sauf que certaines histoires finissent plus mal.
Ton bon sens et ta prudence ont sauvé la situation. D'ailleurs si le groupe t'a suivi c'est qu'au fond ils ne se voyaient pas continuer à monter.

J'ai dit 11h, parce que ma première rando sur plusieurs jours, je l'ai fait en Cévennes (le tour). Et le premier jour je suis parti avec femme et enfant (7 ans) à 11h justement en plein caniar.  :'(
Le lendemain nous sommes partis à 6h du matin. Avec deux litres d'eau, pour boire finalement le soir !  :'(
Le troisième jour je partais toujours à 6 h mais en ayant vérifié les points d'eau sur la carte (IGN!) et en emportant beaucoup plus du précieux liquide.  :D

Donc je parlais un peu d'expérience, c'était il y  .. ans.
« Modifié: 05 mai 2009 à 09:32:44 par Nirgoule »
"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

07 février 2009 à 10:50:09
Réponse #17

guillaume


parc a betes= eau..

Oui mais de l'eau fortement polluée en général : crottes de moutons/brebis, sol piétiné et donc bouillasseux. Ça m'est déjà arrivé dans le Vercors avec AV, on a réussi à récupérer 1L de flotte et je peux vous dire qu'on la bien filtrée puis bouillit...

a+

11 février 2009 à 10:27:45
Réponse #18

mat.151


bonjour

alors au départ si j'ai écris ce post c'était pour voir comment d'autres personnes auraiet réagi. En gros demi tour, ou plus d'eau emportée.

Bon maintenant la suite.
Donc on a de l'eau, mais le passage jusqu'à la riviere est périlleux (chemin le long perpendiculaire a une pente, glissage de 10 metres si on glisse). On passe donc cet endroit prudement, un par un et attachés avec une corde.
Dans les 2/3 heures pour faire 100 metres!

Puis on continue de marcher un une heure, et on trouve un accés facile a la riviere (très encaissée, ça fait un canyon). On descend le canyon. La nuit tombe (on est parti vers 11h/midi a mon avis, l'heure habituelle...). Et la on se retrouve bloqué: pas moyen de continuer sans faire trempette.
on se dit qu'on va passer la nuit la, meme si ça n'enchante personne (le lit d'une riviere ça peut etre très dangereux, et puis stt on entent des ptits cailloux qui tombent d'en haut...

et c reparti pour des discussions inutiles. Y en a qui veulent continuer. Pour moi faire ça de nuit c'est vachtement risqué, et si y a plusierus passage ou faut nager... hum bonheur (eau a -15°C)
Donc y a le pb des cailloux qui tombent. Je propose de s'abriter le long des parois, y a des ptits renfoncements, a qqs m de hauteurs. Pas assez pour vraiment dormir a l'aise, mais au moins on est en sécurité.

j'ai découverr la que dans des situations merdiques, on peut facilement arreter des reflechir et ne faire qsue raler, sans chercher a trouver une solution (que des on aurait du... >:(). Bon c'était surtt une personne qui mettait cette ambiance...

Au lieu de chercher une solution a plusieurs, les individualismes remontent (j'ai bien senti ça pour moi, jme suis di que dan s ces conditions ils n'ont qu'a se demerder... super les vacances).

Finalement on dort en plein milieu, en priant pour pas recevoir de caillou sur la gueule.
Le matin (6h) on est reveillés par des goutes d'eau. Branle bas de combat, on va pas rester ici a zttendre que le niveau monte.
Et puis la super idée pour passer les points ou on a pas pieds: on a fait des "radeaux" avec les sacs et une bache. ça faisait un gros baluchon qui flotte  (les duvet sont protégés dans des sacs poubelle. On passait les sacs en 3 fois.
A vhaque fois, il y en avait 2 qui faisaient les allers retour, les 2 autres se réchauffent.
Et bien j'ai jamais autant caillé de ma vie!
7 ou 8 passages comme ça a faire ^-^ et finalement 2 ou 3 h apres le départ, on retrouve un chemin important!
ouf
3 jours de galere (qui auraient pu etre beaucoup plus cool avec une meilleur entente), parce qu'on avait fait confiance à une carte espagnole (et puis on a merdouillé derriere).

Pour finir l'histoire, mon frere et un pote nous on rejoint, apres on je suis retourné en France avec eux en traversant les pyrénées a pinces (en mode contrebandier: plein d'absinthe, de clope, du super porto aussi...on est encore tombé en rade de flotte (un soir il ne restait qu'un petit litre, mais y en a partout dans les pyrénées) et bien la on a eu de quoi survicre :D) et puis apres 3/4 semaines de vadrouille en stop avec le frangin  :love:


: un personne dans un groupe peu mettre une ambiance...spéciale :'(  (connaissant la troupe ça m'a vraiement surpris qui ça donne ça)
la prochaine qui fait ça je lui met 2 baffes! ça empeche d'avancer de dire "on aurait dû..."
pas faire confiance aux cartes espagnoles >:(
emmener bcp plus de flotte
une bache et une corde c super pratique!
etc...

en tout cas une expérience comme ça c'est formateur!

voila, merci a vous d'avoir lu et donné vos commentaires.
bonne journée

11 février 2009 à 10:54:18
Réponse #19

Woodrunner


Le problème des groupe d'ami c'est:

"TROP DE GRANDS CHEFS PAS ASSEZ D'INDIENS!" (je crois que c'est le père Deun qui me l'a sortie celle là  ;))

Tu as eu tous les problèmes possibles et imaginables lors de ce séjours!
Ca me rappel plein de souvenir de virer avec mon meilleur pote ou avec mes pionniers aux scouts,... (que de conneries accumulés ::))

Les erreurs étant faites, l'important est de faire un bon débriefing et de tirer des choses concrètes de ces erreurs. Tu as certainement appris beaucoup de cette expérience, et je pense qu'on a tous fait ce genre de connerie et qu'on en fait tous de temps en temps!

C'est bien de partager cela avec nous, cela permet à chacun de se remettre en question!
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

11 février 2009 à 11:11:14
Réponse #20

Chris-C


tain c'est assez incroyable  :blink:

pourquoi prendre un chemin périlleux pour aller traverser une rivière encaissé dans un canyon?
Si l'eau monte pendant la nuit, cailloux sur la tête; humidité et froid pendant la nuit...
Attaché à une corde, ça veut dire être assurré ou juste attaché à une corde?

préfére me foutre à poil et traverser que rester là... pour sûr, enfin dans le cas ou je m'enfermerais
dans ce genre de situation  ;D

Vous avez eu de la chance, souhaitons que l'expérience vous ai profité....

a+  :)

11 février 2009 à 18:56:07
Réponse #21

guillaume


emmener bcp plus de flotte

Surtout tirer une conclusion de ton expérience : toujours faire le plein d'eau dès que c'est possible, même si c'est pour 50 cL.
Tu dis que tu es encore tombé en rad d'eau par la suite, tu n'aurais pas dû...

a+

12 février 2009 à 14:45:40
Réponse #22

mat.151


bonjour

Pour répondre a Plumok, on a pris ce chemin, parce que si on faisait demi tour, on se tapait une montée bien raide, très longue... et on pensait pas etre bloqué si rapidement en bas. Belle connerie c'est vrai, parce que vu que la riviere était encaissée...Et on pouvait pas continuer le soir, sinon on aurait fini par nager la nuit... là ça aurait été très dangeureux.
et en cas de montée des eaux on avait repéré une sortie (qui nous aurait fait faire toute la montée dont j'ai parlé, mais bon...)

Sinon on était juste attachés avec la corde, et assurés un peu a l'arrach, mais en cas de chute ça aurait sans doute suffi.

c'est vrai que c'était dur de faire plus de conneries! mais en tout cas bonne leçon, sans conséquences heureusement.

et pour répondre a guillaume, j'ai dis qu'on etait tombé plus ou moins en rade de flotte dans les pyrénées. J'aurais du dire d'eau potable, y avait des ruisseaux partout (mais avec des patures autour), et on savait qu'on allait rapidement trouver une source le lendemain (carte française ;), et effectivement on a trouvé la source là où c'était indiqué).

mais depuis ça je fais le plein d'eau dès que possible! et je suis plus tombé (ou pas encore retombé) en rade de flotte.

sinon bien dit woodrunner! :D

allez bonne journée a tous

mathieu


 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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