bonjour
je vois que je suis pas le seul a trouver les cartes espagnoles dangereuses! C'est vrai qu'il faut faire gaffe avec.
Vos réponses collent bien à ce qui s'est passé.
Et bien oui, on aurait dû faire demi tour plus tôt, mais … c'est pas facile de faire demi tour. On avait déjà bien marché, on aurait perdu la journée.

maintenant si je ne vois pas d'eau demi tour... ou 6 litres sur le dos!
Pour répondre a nirgoule, j'ai bien rigolé en lisant « s'arrêter de marcher à 11h » … le rythme habituel, c'était lever le camp a 11h... et donc souvent se retrouver à chercher un endroit ou dormir alors qu'il fait nuit (ce que je vais maintenant éviter le plus possible !)
bon sinon je veux pas que vous vous imaginiez trop la bande de guignol qui vont en rando. Un peu quand même, on a pris des risques qu'on connaissait (ou qu'on a découvert), mais en essayant quand même de faire gaffe.
Pour ce qui est du repérage, (et l'endroit où on était sur la carte), il y avait un peu de flou, mais pas énorme. On voyait sur la carte qu'on pouvait couper vers la rivière (2km a vol d'oiseau en coupant, et bien plus par d'où on venait). Pas de ravin indiqué, les courbes de niveau serrées mais pas trop. L'air pas si loin et pas trop difficile

C'est vrai aussi qu'on avait pas demandé aux locaux, ça aurait pu éviter de trouver des sources sèches.
Quand je disais flaque pour la première source, c'est plutôt vase avec 2 ou 3 mm d'eau. A ce moment la on en aurait pas bu.
Sinon Did on a vérifié que si en europe un coin n'est pas habité c'est pas pour rien. Un dahut se casserait la gueule!
Lambda, on avait un réchaud (vu la taille des sacs, on pouvait bien avoir un réchaud) il y en a un qui avait une scie égoïne, marteau et clou... un costaud, mais maintenant que je pense a partir léger, ça me fait bien rigoler. Les mules (donc du coup moins de place pour l'eau. ..)
on avait pas de lait en poudre aussi!
En relisant ça, je pense à un truc. La différence théorie pratique...
David, dans ce cas les deux premiers conseils sont pas compatibles:
1) on cherche à DESCENDRE par le côté où on a le plus de chances de trouver de l'eau le plus proche, et tant mieux si c'est sur notre chemin mais sinon tant pis...
2) on évite le suraccident : inutile de se foutre dedans en prenant des risques, ou en se perdant...
Bon il faut bien voir que c'est pas la Beauce, et gros risque de se trouver a bloqué par un canyon ou truc du genre si on va au plus court. En repensant au contexte, fallait faire demi tour, même si c'est plus long c'était moins risqué. Le risque de se trouver bloquer vaut largement celui du manque de flotte.
Par contre, on a vérifié que faut pas manger du saucisson dan ses cas là. Mais moralement il était bien.
Je continue
une petite nuit en hamac, pour se retrouver levés très très tôt (dur parce qu'on avait pas pris ce rythme).
On était toujours pas d'accord sur ce qu'on allait faire. Je veux pas dire de conneries sur la façon dont s'est décidé le fait de couper tout droit a la rivière, mais il y a eu qqs tenions là dessus.
Pas koh lanta, mais pas loin. Personne voulait faire demi tour. Pour moi absolument hors de question de continuer jusqu'au lac. Même si sa pouvait passer, un délire roulette russe me tentait pas (une très grosse journée de marche en plein cagnard sans eau... hummm). Donc je leur dit que je tire tout droit a la rivière, et que eux continuent s'ils le veulent (ce qui aurait pu aussi être « catastrophique »). Finalement ils me suivent, bon grès mal grès.
Et c'est parti pour la rivière. Sur la carte, se je me plante pas, on voyait qu'il fallait passer d'une petite vallée à une autre, car celle ou on était paraissait bien raide (risque de falaise en bas?). Le passage d'une vallée à une autre semble délicat, mais sans doute (sur le papier...) faisable en 3 endroits.
Pour que vous ayez une idée de la pente: à un moment je pose le sac 2 minute le temps de pisser. Le sac, posé le coté dos sur le sol, a basculé est se met a se sauver. Pas le temps de terminer, je pars en courant sauter sur le sac (plaquage de rugby),sinon il avait l'air de vouloir descendre bien loin.
C'est abrupte, donc, avec plein d'arbres
Finalement on arrive pas a passer dans l'autre vallée (les coins apparemment faciles sur la carte sont trop dangereux.
Et ça se révèle plus long que prévu

: a midi la moitié de parcourue (on marche doucement, c'est raide, et pas mal de temps de « perdu » pour essayer de changer de vallée). On meure de soif... La fille peine le plus. Pour sa premiere rando elle est servie! Pour moi ça va, je suis a l'aise en descente. Par contre, il y a une tension du style « on aurait pas du passer par là », et comme c'est moi qui voulait aller direct a la rivière...
Bon la descente va très doucement. J'ai donc décidé de partir en « éclaireur », avec les gourdes vides, trouver de l'eau et remonter. On pouvait difficilement se paumer, c'était tout droit jusqu'à la rivière, grosso modo à un km à vol d'oiseau. C'était sans doute pas très utile de se séparer, mais vu l'ambiance je préférais y allez seul à mon rythme plutôt que de rester avec les autres. C'est vraiment con se se prendre la tète dans ces cas là...
Je trace, et une heure plus tard je m'assoie 5 min, et là... le bruit d'une cascade

. Au bruit, elle n'est pas loin. Et la une téléportation s'est produite, 2 secondes plus tard je suis la tête dans l'eau, à boire comme un chameau! (y avait l'eau qui sortait de la roche en faisant une cascade... si c'est pas mignon).
Bref je rempli les gourdes, mais impossible de montrer, plus de jambes. Et puis je vois les autres plus haut, à 30 min de marche. Donc autant les attendre.
Il est 4 heures de l'aprem, on a de l'eau (on commençait a avoir soif!) mais on est pas encore à la rivière.
Un peu plus tard, je vais voir sur quoi continue le long du ruisseau (la suite de la cascade), ça se transforme en gorges, avec une falaise de 7/8 m a descendre. Et m**de! pour la contourner, il y a un passage de bien « casse gueule »: pente à 20%, avec une roche friable; si tu glisses, il y a quelque petits metres pour se ratraper et éviter une chute de 10m...
heureusement j'avais pris la corde sur moi pour aller voir la route. Finalement on arrive rapidement à la riviere principale (très encaissée). Je trouve un endroit pour descendre (4 mètres de désescalade, donc avec une corde...). Je retourne voir les autres, et fin de la journée.
Je continuerai plus tard.
En tout cas maintenant, j'ai compris qu'un des principaux pb dans ces cas là c'est les relations dans le groupe. Pourtant on se connaissait bien, déjà plusieurs vadrouilles ensemble. Et ça empêche pas mal de réfléchir. Syndrome koh lanta (ça fout les boules)
bonne journée