Pour ryanair, j' ai entendu aussi qu' au niveau formation, pour les pilotes et stewards, c' était limite. De même pour l' entretien des " zincs " . Quelqu' un a une confirmation ?
Ragôts de mauvaises langues ...
Formations très standardisées, tout à fait dans les normes officielles.
Avions neufs et nickel, économiques en carburant.
Bien entretenus : un avion mal entretenu coûte cher!
Personnel motivé, équipages disciplinés.
Discipline de vol encouragée par la direction ...
Tout cela est déjà énormément positif.
Le bémol :
Des chefs pilotes, des instructeurs et des commandants de bord relativement jeunes.
Pas la "bouteille" pour mettre au point des programmes d'entraînement exigeants ... de ceux qui apprennent à réagir avec génie - ou au moins avec intelligence - dans les situations imprévues, à sortir des sentiers battus en cas de nécessité ...
Mais ... on a vu par ailleurs, il y a un an, un équipage de British Airways (pilotes dans la quarantaine) se comporter "en dessous de tout" dans une situation analogue.
Double panne en finale à Heathrow d'un B 777 en provenance de Pékin : l'équipage est resté quasiment paralysé pendant quarante secondes, l'avion a continué au pilote automatique et s'est abattu en perte de vitesse avant le seuil de piste. Pas de blessés graves, perte totale pour l'avion, mais, à un ou deux mètres près (en hauteur), c'était la vraie catastrophe.
Les chefs pilotes et instructeurs de BA n'avaient pas été plus "imaginatifs" au niveau des programmes d'entraînement. Ils n'avaient pas été plus "sélectifs" non plus au moment de l'engagement des pilotes ...
L'accident a évidemment fait l'objet de longues discussions sur les forums spécialisés ... d'où il est ressorti que le fait de ne pas inclure dans l'entraînement les informations et les exercices appropriés relevait d'un choix économique (en clair : chez British Airways, on fait aussi le minimum légal). Quelques "pointures" de BA ont rejoué le scénario à l'identique au simulateur, en pilotant l'avion manuellement d'une manière sensée, et ont atteint le seuil de piste, pour un atterrissage virtuel en douceur. (On peut faire confiance à la "fidélité" du simu.)
C'était donc un accident évitable, si l'équipage avait été correctement sélectionné et formé, c'est-à-dire si British Airways avait eu la volonté de sélectionner et de former ses équipages "au mieux".
Tout ceci nous ramène, il me semble, au thème même de ce forum ... la survie.
D'une manière générale, pour se préparer "
au niveau professionnel" aux situations vraiment crades ... il est vraiment utile de diversifier les exercices, de créer des surprises, et d'envisager, ne fût-ce que mentalement, le pire des scénarios ...