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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Séquence émotion...  (Lu 3928 fois)

09 janvier 2009 à 21:29:43
Lu 3928 fois

Anke


Il est de ces gens que l'on a la chance de rencontrer.
Il est de ces gens qui, le coeur en avant, redonnent l'espoir.
Il est de ces gens qui, prennent un peu ta part de souci, de problèmes comme s'il s'agissait des leurs.
Il est de ces gens qui pleurent de rage de ne pouvoir faire plus.
Il est de ces gens qui, sans ce forum, tu n'aurais pu rencontrer et te sentirais seul.
Il est de ces gens que tu considères comme les tiens... Et qui font partie de "ton monde"...


Voilà, c'est tout simple, comme évident.

09 janvier 2009 à 21:38:09
Réponse #1

DavidManise


Valable pour toi le premier, grand frère ;)

:love:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

09 janvier 2009 à 21:40:55
Réponse #2

vik


Franchement Anke, t'es vraiment un poete , moi qui suis de plus en plus sensible aux textes bien écrit (d'ailleurs, j'aime bien les anaphores dans les opemes  :) ), j'avoue que je suis impréssionné!
Pour parler de ce poeme, je suis d'accord avec toi, ici on trouve des gens vraiment merveilleux, et avec qui on a envie de partager


Je viens de découvrir la maladie qui couvait en moi, l' Ankonite  ;)

09 janvier 2009 à 21:50:17
Réponse #3

Eric Lem



Je viens de découvrir la maladie qui couvait en moi, l' Ankonite  ;)

Il parait que ça fait moins mal qu'une Ankulite...  :lol:




Je suis déjà loin, mais looooiiiin....
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

09 janvier 2009 à 21:54:46
Réponse #4

Anke


Va savoir Eric, va savoir....
M'en vais construire une hutte dans les bois avec Jbc tiens, en voilà une idée qu'elle st bonne, allez hop !

09 janvier 2009 à 22:02:17
Réponse #5

Criss Kenton


Tiens Vik, un poeme que j'affectionne enormement et qui, j'en suis sur, ne deplairait pas a Thierry non plus  ;)

A apprendre par coeur, interro lundi  :closedeyes:

La mort du loup

Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçus les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Nous avons écouté, retenant notre haleine
Et le pas suspendu. -- Ni le bois, ni la plaine
Ne poussait un soupir dans les airs; Seulement
La girouette en deuil criait au firmament;
Car le vent élevé bien au dessus des terres,
N'effleurait de ses pieds que les tours solitaires,
Et les chênes d'en-bas, contre les rocs penchés,
Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés.
Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête,
Le plus vieux des chasseurs qui s'étaient mis en quête
A regardé le sable en s'y couchant; Bientôt,
Lui que jamais ici on ne vit en défaut,
A déclaré tout bas que ces marques récentes
Annonçait la démarche et les griffes puissantes
De deux grands loups-cerviers et de deux louveteaux.
Nous avons tous alors préparé nos couteaux,
Et, cachant nos fusils et leurs lueurs trop blanches,
Nous allions pas à pas en écartant les branches.
Trois s'arrêtent, et moi, cherchant ce qu'ils voyaient,
J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient,
Et je vois au delà quatre formes légères
Qui dansaient sous la lune au milieu des bruyères,
Comme font chaque jour, à grand bruit sous nos yeux,
Quand le maître revient, les lévriers joyeux.
Leur forme était semblable et semblable la danse;
Mais les enfants du loup se jouaient en silence,
Sachant bien qu'à deux pas, ne dormant qu'à demi,
Se couche dans ses murs l'homme, leur ennemi.
Le père était debout, et plus loin, contre un arbre,
Sa louve reposait comme celle de marbre
Qu'adorait les romains, et dont les flancs velus
Couvaient les demi-dieux Rémus et Romulus.

Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dressées,
Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.
Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,
Sa retraite coupée et tous ses chemins pris,
Alors il a saisi, dans sa gueule brûlante,
Du chien le plus hardi la gorge pantelante,
Et n'a pas desserré ses mâchoires de fer,
Malgré nos coups de feu, qui traversaient sa chair,
Et nos couteaux aigus qui, comme des tenailles,
Se croisaient en plongeant dans ses larges entrailles,
Jusqu'au dernier moment où le chien étranglé,
Mort longtemps avant lui, sous ses pieds a roulé.
Le Loup le quitte alors et puis il nous regarde.
Les couteaux lui restaient au flanc jusqu'à la garde,
Le clouaient au gazon tout baigné dans son sang;
Nos fusils l'entouraient en sinistre croissant.
Il nous regarde encore, ensuite il se recouche,
Tout en léchant le sang répandu sur sa bouche,
Et, sans daigner savoir comment il a péri,
Refermant ses grands yeux, meurt sans jeter un cri.

J'ai reposé mon front sur mon fusil sans poudre,
Me prenant à penser, et n'ai pu me résoudre
A poursuivre sa Louve et ses fils qui, tous trois,
Avaient voulu l'attendre, et, comme je le crois,
Sans ses deux louveteaux, la belle et sombre veuve
Ne l'eut pas laissé seul subir la grande épreuve;
Mais son devoir était de les sauver, afin
De pouvoir leur apprendre à bien souffrir la faim,
A ne jamais entrer dans le pacte des villes,
Que l'homme a fait avec les animaux serviles
Qui chassent devant lui, pour avoir le coucher,
Les premiers possesseurs du bois et du rocher.

Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."

    Alfred de Vigny

Parait que ça fait moins de dégat qu'une Ankulite...  :lol:
Comme quoi la poesie est a la portee de tous  ;D
En passant Eric, j'ai parcouru le site de l'ACDS hier soir et ne peux que saluer humblement la qualite et le contenu de tes articles  :up:
Vu que j'habite dans le nord, je crois bien qu'une fois de retour dans l'hexagone j'irais faire un petit tour au plat pays...

Criss Kenton, qui a l'ane d'un poete depuis 1983*

* Celui de Francis Jammes

09 janvier 2009 à 22:04:44
Réponse #6

Eric Lem


Criss kenton, qui est le bienvenu en Belgique depuis 1983  ;)
Peace,

Eric.
*********************************
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"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

09 janvier 2009 à 22:06:53
Réponse #7

jbc


Va savoir Eric, va savoir....
M'en vais construire une hutte dans les bois avec Jbc tiens, en voilà une idée qu'elle st bonne, allez hop !
hum hum tu veut y faire quoi dans la cabanne ? :blink:
t'as une plume tout comme tu tape sur l'enclume mon ami :doubleup:

09 janvier 2009 à 22:38:41
Réponse #8

Anke


Bien écrit, Criss Kenton, tu sais lire dans les âmes.
Et sans nul doute aucun, comme le feu et ses flammes,
Dans nos regards il luit ton message évident.
Le silence se respire, le "tout" est en dedans...

Pas de pb de Hs Criss, pas de pb... J'aime aussi "L'aigle du casque" de V. Hugo, la fin :

"Alors l'aigle d'airain qu'il avait sur son casque,
Et qui, calme, immobile et sombre, l'observait,
Cria : Cieux étoilés, montagnes que revêt
L'innocente blancheur des neiges vénérables,
Ô fleuves, ô forêts, cèdres, sapins, érables,
Je vous prends à témoin que cet homme est méchant !
Et cela dit, ainsi qu'un piocheur fouille un champ,
Comme avec sa cognée un pâtre brise un chêne,
Il se mit à frapper à coups de bec Tiphaine ;
Il lui creva les yeux ; il lui broya les dents ;
Il lui pétrit le crâne en ses ongles ardents
Sous l'armet d'où le sang sortait comme d'un crible,
Le jeta mort à terre, et s'envola terrible."

09 janvier 2009 à 22:47:02
Réponse #9

Gros Calou


Il est de ces gens que l'on a la chance de rencontrer.
Il est de ces gens qui, le coeur en avant, redonnent l'espoir.
Il est de ces gens qui, prennent un peu ta part de souci, de problèmes comme s'il s'agissait des leurs.
Il est de ces gens qui pleurent de rage de ne pouvoir faire plus.
Il est de ces gens qui, sans ce forum, tu n'aurais pu rencontrer et te sentirais seul.
Il est de ces gens que tu considères comme les tiens... Et qui font partie de "ton monde"...
Voilà, c'est tout simple, comme évident.

1/ C'est vrai, c'est une sacrée chance.
2/ L'espoir c'est toi Anke, jamais rencontré  de personne aussi fort et là on parle pas de c*u!lles, mais de coeur.
3/ Comment ne pas le faire, tu donnes tant.
4/ put**n ce soir j'ai envie de casser des dents,  des genoux, envie de faire mal quoi ! Mais tu es là pour appaiser les colères.
5/ Tafdak pour moi il est d'autorité public, je le reconnais, le défendrais (toutes et tous dans la mesure des mes possibilités) et j'y suis bien, bien avec vous tous !
6/ Thierry..... J'en dirais pas plus, y a rien à dire, c'est ... comme ça, rien à expliquer !

Voilà c'est tout simple, nous avons la chance d'avoir un grand bonhomme parmis nous, il s'appelle Thierry alias Anke.

Je me rappelle avoir répondu au post d'Anthony, qui rendais hommage à ce grand bonhomme (le cricket anémique) qu'est Thierry, je lui disais " tu doit être fière d'être ton pote, et bien moi je le suis bien plus encore.

Il va vouloir me les arracher !  :lol:  ;)

 ;)

On est pas des héros hein ! juste des hommes qui se file la pogne !  :)

09 janvier 2009 à 22:53:04
Réponse #10

Berhthramm


Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas

 :-[

09 janvier 2009 à 22:55:07
Réponse #11

Criss Kenton


Du meme Hugo, auteur qui gagne a etre connu...  ;D

Sur une barricade, au milieu des pavés
Souillés d'un sang coupable et d'un sang pur lavés,
Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
- Es-tu de ceux-là, toi ! - L'enfant dit : Nous en sommes.
- C'est bon, dit l'officier, on va te fusiller.
Attends ton tour. - L'enfant voit des éclairs briller,
Et tous ses compagnons tomber sous la muraille.
Il dit à l'officier: Permettez-vous que j'aille
Rapporter cette montre à ma mère chez nous ?
- Tu veux t'enfuir ? - Je vais revenir. - Ces voyous
Ont peur ! Où loges-tu ? - Là, près de la fontaine.
Et je vais revenir, monsieur le capitaine.
- Va-t'en, drôle ! - L'enfant s'en va. - Piège grossier !
Et les soldats riaient avec leur officier,
Et les mourants mêlaient à ce rire leur râle
Mais le rire cessa, car soudain l'enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s'adosser au mur et leur dit: Me voilà.

La mort stupide eut honte, et l'officier fit grâce.

Enfant, je ne sais point, dans l'ouragan qui passse
Et confond tout, le bien, le mal, héros, bandits,
Ce qui dans ce combat te poussait, mais je dis
Que ton âme ignorante est une âme sublime.
Bon et brave, tu fais, dans le fond de l'abîme,
Deux pas, l'un vers ta mère et l'autre vers la mort ;
L'enfant a la candeur et l'homme a le remord,
Et tu ne réponds point de ce qu'on te fit faire ;
Mais l'enfant est superbe et vaillant qui préfère
A la fuite, à la vie, à l'aube, aux jeux permis,
Au printemps, le mur sombre où sont morts ses amis.
La gloire au front te baise, ô toi si jeune encore !
Doux ami, dans la Grèce antique, Stésichore
T'eût chargé de défendre une porte d'Argos ;
Cinégyre t'eût dit : Nous sommes deux égaux !
Et tu serais admis au rang des purs éphèbes
Par Tyrtée à Messène et par Eschyle à Thèbes.
On graverait ton nom sur des disques d'airain ;
Et tu serais de ceux qui, sous le ciel serein,
S'ils passent près du puits ombragé par le saule,
Font que la jeune fille ayant sur son épaule
L'urne où s'abreuveront les buffles haletants,
Pensive, se retourne et regarde longtemps.

 :love:

Criss Kenton, fan des trois mousquetaires depuis 1983

Quoi c'est pas Hugo?  :glare:

09 janvier 2009 à 22:59:04
Réponse #12

Gros Calou


 :love: :love: :love: Criss, Hugo a su gravé des valeurs dans nos coeurs d'hommes.

Merci à toi de nous le re-mémorer.

Où que tu sois, bon courage.

 ;)

09 janvier 2009 à 22:59:35
Réponse #13

jbc


Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas

 :-[
la tordue ça la rose et le reseda trés jolie texte !!

09 janvier 2009 à 23:06:41
Réponse #14

Gros Calou


Bon moi je vais coucher mon fiston et mes zigues par la même occasion, bonne nuit à tous, dormez tranquille, de belles âmes veillent sur nous.

 ;)




09 janvier 2009 à 23:09:56
Réponse #15

nemesys


Valable pour toi le premier, grand frère ;)

:love:

David
tout à fait d'accord avec toi !!
mais tu en fait aussi partie David !!

09 janvier 2009 à 23:10:13
Réponse #16

Criss Kenton


la tordue ça la rose et le reseda trés jolie texte !!
Voila! Me disait bien que je connaissais!
Merci JB!
La rose et le reseda  ;)

Criss Kenton, tordu depuis 1983

09 janvier 2009 à 23:50:42
Réponse #17

Criss Kenton


Encore un petit coup et apres c'est tout  :closedeyes:


It's hard, hard not to sit on your hands
And bury your head in the sand
Hard not to make other plans
And claim that you've done all you can all along
And life must go on

It's hard, hard to stand up for what's right
And bring home the bacon each night
Hard not to breack down and cry
When every idea that you've tried has been wrong
But you must carry on

It's hard but you know it's worth the fight
'Cause you know you've got the truth on your side
When the accusations fly, hold tight
Don't by afraid of what they'll say
Who cares what cowards think, anyway
They will understand one day, one day

It's hard, hard when you're here all alone
And every else has gone home
Harder to know right from wrong
When all objectivities gone
And it's gone
But you still carry on

'Cause you, you are the only one left
And you've got to clean up this mess
You know you'll end up like the rest
Bitter and twisted, unless
You stay strong and you carry on

It's hard but you know it's worth the fight
'Cause you know you've got the truth on your side
When the accusations fly, hold tight
And don't by afraid of what they'll say
Who cares what cowards think, anyway
They will understand one day, one day, One day

-------------------------------------------------

C'est dur, dur ne pas t'assoir sur tes mains
Et t'ensevelir la tête dans le sable
Dur ne pas faire d'autres projets
Et clamer que tu as fait tout ce que tu pouvais, tout le temps
Et la vie doit continuer
 
C'est dur, dur de ne pas se lever pour ce qui est juste
Et chaque nuit devoir apporter le bacon à la maison
Dur de ne pas s'effondrer et pleurer
Quand chaque idées que tu as essayé s'est revelee mauvaise
Mais tu dois continuer
 
C'est dur, mais tu sais que le combat en vaut la peine
Parce que tu sais que tu as la vérité de ton côté
Quand les accusations volent, tiens bon
Et n'ai pas peur de ce qu'ils diront
Qui se soucie de ce que les lâches pensent de toutes façons ?
Ils comprendront un jour, un jour...
 
C'est dur, dur quand tu es ici, tout seul
Et que tous les autres sont rentrés chez eux
Plus dur encore de savoir ce qu'il y a de juste dans le faux
Quand toute objectivité t'a abandonné
Et elle t'a abandonné
Mais tu continues encore
 
Parce que toi, tu es le seul restant
Et c'est a toi de ranger ce désordre
Tu sais que tu vas finir comme les autres
Amère et tordu, à moins que
Tu restes fort
Et que tu continues
 
C'est dur, mais tu sais que le combat en vaut la peine
Parce que tu sais que tu as la vérité de ton côté
Quand les accusations volent, tiens bon
Et n'ai pas peur de ce qu'ils diront
Qui se soucie de ce que les lâches pensent de toutes façons ?
Ils comprendront un jour, un jour...


Criss Kenton, amateur eclaire de Yann Tiersen et The Divine Comedy depuis 1983

10 janvier 2009 à 00:01:12
Réponse #18

DavidManise


Allez...  encore un peu de Hugo ;)  Spéciale dédicace pour le Criss Krenton ;)

Oui je comprends qu'on aille aux fêtes
Qu'on soit foule, qu'on brille aux yeux
Qu'on fasse, amis, ce que vous faites
Et qu'on trouve cela joyeux...

Mais vivre seul sous les étoiles
Respirer l'immense athmosphère
Aller et venir sous les voiles
Du désert où nous oublions
C'est âpre et triste et je préfère
Cette habitude des lions...

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

10 janvier 2009 à 02:11:30
Réponse #19

Eric Lem


put**n, si on m'avait dit qu'un jour je posterais ce genre de trucs...  :blink:

Mais bon...

Il n'y a pas de dieu
Il n'y a pas de politique
Il n'y a pas de paix
Il n'y a pas d'amour
Il n'y a pas d'autorité
Il n'y a pas de plan
Tenez-vous à l'écart de dieu
Restez perturbé
Glissez...


A votre avis, c'est de qui ça?  ;D

Un petit indice...

"I am not primarily a poet, I hate god gooey damned people poets messing
the smears of their lives against the sniveling world."

"Kill your dog. Run for Mayor. Live in a barrel. Plant tulips in the rain.
But don't write poetry."

 :huh:
Peace,

Eric.
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10 janvier 2009 à 09:30:00
Réponse #20

Criss Kenton


Mais vivre seul sous les étoiles
Respirer l'immense athmosphère
Aller et venir sous les voiles
Du désert où nous oublions
C'est âpre et triste et je préfère
Cette habitude des lions...
T'es sur que c'est hugo ca ? Ou alors il a mechamment pompe  :glare:
 ;D

Allez...  encore un peu de Hugo ;)  Spéciale dédicace pour le Criss Krenton ;)
Nan serieux, merci, tres touche  :-[
Mais tu sais moi je fait plutot partie de cette categorie la hein :


A votre avis, c'est de qui ça?  ;D
Je sais pas, le type qu'a dit aussi ca:
«La poésie en dit long et c’est vite fait. La prose ne va pas très loin et prend du temps.»
Et que quand tu lis ses bouquins en ecoutant du Lou Reed, ta consommation en vin augmente en meme temps que ta libido et ta paresse? Pas bien pendant les etudes, j'ai des potes qui y sont restes  ::)

Criss Kenton, qui a pour projet de devenir fou depuis 1983  ;)
« Modifié: 10 janvier 2009 à 10:20:22 par Criss Kenton »

10 janvier 2009 à 09:46:40
Réponse #21

Anke


Allez, c'est vraiment parce que c'est vous ...


" La poésie contemporaine ne chante plus... Elle rampe
Elle a cependant le privilège de la distinction...
Elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignore
On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du Codex.
Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.

Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, c'est la poésie qui illustre le mot.

Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes.

Le poète d'aujourd'hui doit appartenir à une caste, à un parti ou au Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.

La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.

L'embrigadement est un signe des temps.
De notre temps les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
Les sociétés littéraires sont encore la Société.
La pensée mise en commun est une pensée commune.

Mozart est mort seul,
Accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes.
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.
Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique.
Beethoven était sourd.
Il fallut quêter pour enterrer Béla Bartok.
Rutebeuf avait faim.
Villon volait pour manger.
Tout le monde s'en fout...

L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie !

La Lumière ne se fait que sur les tombes...

Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique
La musique se vend comme le savon à barbe.
Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu'à en trouver la formule.
Tout est prêt:
Les capitaux
La publicité
La clientèle
Qui donc inventera le désespoir ?

Avec nos avions qui dament le pion au soleil,
Avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues",
Avec nos âmes en rade au milieu des rues,
Nous sommes au bord du vide,
Ficelés dans nos paquets de viande,
A regarder passer les révolutions

N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,
C'est que c'est toujours la Morale des autres.

Les plus beaux chants sont les chants de revendications
Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations.

A L'ÉCOLE DE LA POÉSIE ET DE LA MUSIQUE ON N'APPREND PAS
ON SE BAT !"



(Léo Ferré, Il n'y a plus rien, 1973)

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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