Je plusoie avec Did pour la bouffe, d'autant plus que les Lapons ont été (et parfois sont toujours) des éleveur nomades. Si ce mode de vie subsiste depuis si longtemps, c'est bien pour la simple raison que c'est le seul qui fonctionne et qui t'empêche de crever de faim (et encore, faut se les chercher les rennes dans la cambrouse

). Sonc espérer vivre en chasseur-ceuilleur là bas, alors qu'on a passé sa vie à vivre dans un environement humain, c'est UTOPIQUE.
Dans le Troms (environement semblable à la laponie, en plus montagneux et un peu plus clément, merci l'ocean), la canne à pêche, tu la prend en rando pour faire un complément succulent au "vulgaire", mais pas pour en vivre. La pêche est bien trop aléatoire (surtout en lacs, qui peuvent rester très froid bien dans l'été, et le poisson ne mord pas).
Mais il est bien vrai que quand il est d'humeur mordeuse,le poisson est en général largement moins méfiant qu'en Europe. Là, je te parle demon expérience perso, mais la Laponie est peut pêtre un peu diférente (eau de fonte de neige (la laponie est une grosse éponge), et pas de glacier (comme dans le Troms), donc surement moins froide mais bon...
Franchement, si tu rêves de Laponie, en rando pour 1 ou 2 semaines, avec la canne en complément oui, mais penser vivre "sur le pays", c'est un vachement poussé à mon avis. Mais bon... Après, Did, Lambda, Lemuel, notre Grizzly national, moi même (et d'autre membres que j'oublie surement), qui avons évolué dans ce type de biotope (ou similaires) à un moment donné, pour des durée variables et à des saisons différentes, nous nous trompons peut être. Nos commentaires semblent peut être paternalistes ou "réac'", ch'sais pas... Mais dude, là, c'est la nature, la vrai, pas le GR autour de Gavarnie (qui est très beau d'ailleurs, pas de doute) à proximité relative de secours. Là, si t'as le moindre pépin, y'a pas de couverture pour le portable, et il se peut que personne ne passe par là l'année durant (et c'est ça qui fait la beauté du lieu aussi...). Mais autrement dit, si t'as la moindre tuile, t'es dans la m*rde jusqu'au scalp. Et je suis désolé, mais c'est pas deux randos dans les Alpes qui vont t'y préparer (environement complêtment différent etc...), bien que ça aprenne tout de même à "prendre soin de soi même soi même" et d'évaluer ses limites.
Mais sinon, part avec un(e) ou plusieur(e)s ami(e)s.

Ce genre d'expérience sont vachement mieux partagées avec quelqu'un de proche

(et puis une jolie copine, c'est mieux qu'un Wilson non?

), et au moins, en cas de soucis, y'en a toujours un pour aider l'autre, que ce soit pour la vaisselle, chercher du bois, faire le camp ou la non souhaité, mais toujours possible, catastrophe. Et y'a pas besoin de beaucoup.
Petit scénario (très commun) : un passage à gué avec un fort courant, un sac lourd, tu perds pied (caillou glissant, glace au fond, ça arrive très souvent), et gloup! Je raconte pas du char, c'est arrivé à ma copine... Si le temps est clément et t'as un copain avec, tu bois éventuellement une tasse (lui risque d'y aller aussi en voulant t'aider, au fait), t'es mouillé, mais bon... Vous aviez prévu le coup, sacs doublés avec un sac étanche donc toute les affaires sont sêches, tu te changes, rigole avec le pote, et voilà...
Mais supposition. T'es seul ou ton pote passe à l'eau aussi et se retrouve dans la même panade que toi. Le sac te fait flotter, mais pas comme tu voudrais : il te garde la tête sous l'eau ; faut le balancer ou c'est le grand bol. Tu paniques et le lache. Bon, tu sors de la rivière indemne et vois ton sac se débiner tout seul. Génial, il fait +1°, il neige mouillé (ça arrive en été), la flotte était à +4°. T'as plus de sac de couchage, plus de tente, plus de réchaud. Faire un abris de fortune (genre en A), t'oublie, la végétation est trop rase. Il fait froid, t'es mouillé, t'as plus de change. Faire un feu? Ouais, peut être... Si ta motricité est pas trop flinguée... Mais là tout est mouillé (et tu tremblesde froid, donc oublie les fuzz-stick), rien ne prend au firesteel, ni aux allumettes (pas utlisables de toute façon, tu trembles trop) ou au bic (que par prévoyance tu avais empaqueté dans un ziploc fouré dans ta poche). Là, de nouveau j'exagère pas, les bouleaux et saules nains, en été, sont gorgé d'eau (l'arctique est comme une grosse éponge en été) à tel point que si t'en coupe un, la souche perle (vécu dans le Troms).
Bon ben voilà... t'as p'têt 4 heures à vivre...

Game over...
Alors, bon. Je ne veux en aucun cas casser ton rêve, beaucoup d'entre nous l'avons fait aussi et réalisé, mais il faut quand même être très très très bien préparé, dans ton sac, ta tête et ton corps. Ceci ne signifie pas être un super athlete (vu mon bide, loin s'en faut

), mais il faut être "solide" dans tout les sens du terme. Sans te parler du stoicisme demandé pour suporter les moustiques qui t'assaillent non-stop.

Et là, je te fais un topo sur l'été, qui est la période "clémente"... L'hiver lui ne pardonne JAMAIS (et comme did la montré, la faute se paye au minimum par la perte d'un morceau). Je cherche pas à faire peur ou à faire du "théatre" c'est juste qu'il faut bien se rendre compte que c'est rude comme endroit, et que c'est pas toi qui commande. Mais après, si on fait tout ce qui faut pour que ça se passe bien et que Murphy fout pas trop son nez dedans, c'est de supers expériences qu'on oublie jamais!

Donc on... je te dirais qu'une chose : au boulot

et fait toi un bon pote de sortie, un mec (ou fille) en qui tu peut avoir confience, et "complémentaire" : si t'as un "low" il(elle) pourra te mettre un peid au c*l et vice versa

bref... Et puis voilà quoi...
Bonnes sorties