Dox, je veux simplement dire qu'on ne peut se faire une opinion à partir d'une fiction, roman, film.
L'écriture de histoire est, dans ses méthodes, une science. Elle s'appuie sur des écrits, archives, des témoignages, des statistiques. L'historien resitue l'action dans le contexte de l'époque pour mieux comprendre l'enchaînement des faits.
Un film ou un documentaire de 45' sur cette guerre ne peut être que réducteur. Si sa propre culture sur ce moment de l'histoire se résume à trois scéances de cinéma autant dire qu'elle est proche de zéro (attention je ne dis pas cela pour toi Dox
).
Idéalement l'historien devrait se rendre sur un terrain d'opération pour parler d'un conflit comme celui-là. J'ai passé quelques années à faire de la socio du travail, je n'ai rien trouvé de mieux que la multiplication expériences des terrains pour comprendre ce qu'il se passait.
Tout à fait d'accord, se rendre sur le terrain est primordial, entrecouper avec les plans de campagnes et autres mouvements de troupes, du point de vue des faits, pouvoir retrouver la situation des unités à un moment précis, moults signes en témoignent encore. des tonnes d'archives a disséquer, recouper (encore et tjs).
La correspondance des poilus du front vers l'arrière (et inversement) est aussi une mine.
pleins de petits témoignages qui peuvent avoir leur importance.
le rôle de l'historien est de s'attacher aux faits, rien que les faits, pas tjs évident, c'est ce qui fait, je pense toute la difficulté du travail.
Et puis des évidences qui refont surface, dans le système économique de l'époque,
des fonds français auraient servi l'industrie allemande et inversement jusque vers la fin de la guerre.
Tout du moins des accord tacites entre les industriels des deux bords.
idem durant la deuxième , les états unis avaient des accords commerciaux avec l'allemagne jusqu'en 1942, (ou plus)
le grand père Bush a d'ailleurs été éclaboussé, si je ne me trompe pas.
Quid de l'intervention americaine ?
Sont rentré en guerre après l'affaire du Lusitania, coulé par un U-Boot,
ça a été LE prétexte, mais ils n'étaient pas très chauds pour mettre le doigt dans l'engrenage,
le fameux mythe 'Lafayette nous voila "est largement à revoir.
vu d'aujourd'hui la situation parait claire et tranchée, mais elle ne l'était pas tant que ça à l'époque.
Je vous garde en réserve ( si besoin) les récits de quelqu'uns des grand-pères dont je m'occupe, qui peuvent en dire long sur les exactions qu'ils ont subi pendant la dernière par les occupants. Inutile de vous dire qu'il entendent quelquefois des trucs qui les révoltent. Mais bon ce sont des grand-pères qui en ont chié, on peut comprendre qu'ils ne soient pas prêts à pardonner... Et ce qu'ils ont vécu ce n'est pas de l'endoctrinement, analyse historique, ou autre chose. Ils en ont juste pris plein les dents...
Je suis preneur, mon grand père a participé à la dernière phase de la bataille des alpes en 1945,
il n'en a jamais vraiment parlé, ou à demis mots, je pense que ma vision de la guerre a été en grande partie façonnée par ces non dits, suis très interressé par ces témoignages directs.