Bonsoir,
Anke : je ne saisis pas vraiment votre question ni votre demande.
Vous pouvez répéter la question svp ? en version simplifiée pour moi ?
Perso, pas d'entraînements qui consisteraient à aller dans la verte au moment le plus pourri sous les conditions les plus funestes. Pour raisons personnelles. Mais parfois, à mon grand dam, des conditions de chien à traverser. En milieu rural ou urbain. Et là, je ne prends vraiment pas mon pied, mais vraiment pas du tout. Et si je croisais des personnes qui faisaient la même chose pour le plaisir, je serais très surpris à leur sujet.
Toutefois, je m'y intéresse. Parce que c'est assez pénible comme ça pour ne pas en rajouter par ignorance.
En fait, je pense : SURVIE = SOUS-VIE. Régime de crise dans l'espoir de retrouver la vie ou de la quitter le moins mal possible.
Survie = sous-vie. Foutu état à quitter au plus vite, et surtout au mieux.
Survie = vie de sauvage, échec de la préparation, de la civilisation.
A ne pas confondre avec la vie sauvage hé !
Il y a quelques années, sur ce forum, j'avais pensé recenser les situations de survie. A présent, j'ai l'impression que c'est vain et que tout se résume avantageusement à ce que je viens de dire.
Pour illustrer :
Survie = l'Argentin qui vit dans son wagon en se demandant ce qu'il va faire pour manger dans la journée ; le mec dans sa voiture qui vient de faire quelques tonneaux ; le promeneur en sandales + short en montagne une fois la nuit tombée ; le pilote au bout de son parachute après avoir essuyé tir ennemi ; le gars qui se trouve face à un tesson de bouteille aimablement brandi ; le mec dans le désert qui en se réveillant s'aperçoit qu'il avait mal entravé son chameau préféré ; et puis probablement aussi le gars qui fait des efforts pour ne pas se tirer une balle dans la tête après trop de difficultés.
Tout sauf du jeu, tout sauf de l'entraînement qui n'en sont que des préparations, des tests. Et encore moins une sorte de romantisme anti-conneries modernes ou anti-insertion sociale.
Romantisme = élan, dispositif affectif, sentimental.
Survie = big merdouille et surtout kleine dé-m*rde. Les pieds gelés, les muscles fondus après un mois de sous+mal nutrition, l'effet tunnel, le mec qui passe à 1 m de l'accidenté sonné à 130 km/h en klaxonnant, la carcasse complète qui tremble de froid sans pouvoir arrêter cela, le mec qui annonce à un autre dans la détresse : pour ton dossier, crève, tu corresponds pas aux cases prévues etc.
Outre le romantisme robinson-inesque, pas impossible aussi que des motifs de ce genre puissent participer de certains intérêts :
- états de stress post-traumatiques
- tendances paranoïdes, voire paranoïa
- scouts / militaires impénitents
- "motivations exactes, adéquates"
- un petit mélange ... bien secoué (!) ... de tout cela et d'autres choses
A chacun de voir pour soi et éventuellement d'aller faire le point avec des spécialistes et puis voilà ... !
Ah, oui, je crois que vous nous / vous ? interrogiez sur l'effet inducteur que cela peut avoir chez l'afficionado. Outre le problème de l'antériorité de l'oeuf et de la poule, je n'en sais rien, j'ai pas étudié le milieu, ni avant ni après et je ne le ferai pas. J'ai simplement tendance à croire que cela peut être comme "la" drogue et la psychopathologie : en résumé : éventuellement origine de la pathologie, mais le plus souvent simple révélateur. Le mec qui voltige en arabesques prononcées et surtout sévères après un joint, c'est qu'il avait déjà très probablement le motif imprimé au préalable. Et s'il n'arrive pas à décrocher du jaja, ce n'est probablement pas fortuit ni uniquement lié au produit. kif kif pour l'intérêt pour la survie et la part qu'il peut prendre dans la vie de chacun sur le long terme.
D'ailleurs, il y a une chose assez amusante à considérer qui consisterait pour une personne à passer toute sa vie, tout son temps, toute son énergie à la survie, à faire des efforts pour être en mesure de sauver sa vie en toutes sortes de circonstances ... et n'avoir rien d'autre la vie. Ca ferait assez penser à la préparation acharnée au sauvetage lui même acharné... d'une coquille vide !
En résumé : survie truc de barges ? Oui. Non. Un peu des deux.
Selon la motivation, la place que cela prend dans la vie (au lieu de la vie elle-même ?), l'état d'esprit associé.
A Samouraï77 et Chasseur : curieux votre façon d'aborder les choses relatives à votre projet professionnel sous l'angle de la souffrance.
Soyez sportifs, rustiques, démerdards et ayez un bon caractère, une très forte motivation, et un bon niveau de culture générale et pratique. Le reste, ce serait bizarre ...
A CEFT :
citation : "Au fait, en "un mot" comment appele t on en français les gens qui pratiquent et utilisent les techniques de survie "
des sinistrés, des accidentés, des clochards, des victimes, des militaires, mais qui ont en commun d'être non résignées.
sinon, pour ce qui est de l'entraînement : des survivalistes ?
De Diesel :
"Ceux à qui j'en ai parlé trouve déjà barge de dormir dehors dans une tente en été. Alors le reste, c'est un détail. "
Justement, possibilité d'avoir des détails, histoire de rigoler, parce que ça a l'air de bien commencer ...