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Auteur Sujet: Autarcie raisonnée et relative  (Lu 29032 fois)

05 novembre 2008 à 05:39:44
Lu 29032 fois

gmaz87


Bonjour,

Par curiosité j'aimerais connaître ceux d'entre vous qui sont sur cette voie, ou plutôt comment vous le vivez, tant dans les méthodes que dans l'approche intellectuelle.

Par autarcie raisonnée et relative, j'entends la production maison de produits ou de services existants ailleurs ( commerce) et dans le terme relatif  je comprend  l'achat ou l'échange du reste.

Pour moi l'autarcie n'est pas un geste individuel mais plus une démarche dans un cadre collectif avec échanges de compétences dans un environnement communautaire (village, hameau, ville peut être, réseau d'entre aide etc..)

Pour ma part je vis dans un petit hameau Creusois, 21 personnes permanentes, souvent âgées, et qui pratiquent une certaine forme d'autarcie relative, tant par nécessité ( faibles revenus) que par habitudes ancestrales.

Si l'un d'entre vous pratique seul au fond des bois, en autarcie totale et prolongée, ce sujet n'est pas fermé.

A vous lire.. :)
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

05 novembre 2008 à 13:53:55
Réponse #1

Amarurtuuq


Bonjour !

Personnellement, je ne vis pas (encore) en autarcie, mais j'ai découvert le blog d'une personne pratiquant l'autarcie (p'têt que le lien a déjà été donné mais ça faisait un moment que je n'étais pas passée sur le forum... je ne suis plus à la page  :D  ) :

http://monotarcie.blogspot.com/

Bon, sinon j'essaie de faire un maximum de trucs par moi-même. Je me suis remise à la couture, je fais mon pain, mes produits ménagers et maintenant que j'ai dégotté une maison avec un (petit) jardin, je vais faire un potager. Je participe à Freecycle pour dégotter les trucs dont j'ai besoin et que je ne peux pas fabriquer. C'est un début, mais c'est déjà pas mal.

Amarurtuuq

05 novembre 2008 à 18:41:41
Réponse #2

Alain Marcel


Bonsoir,

Par curiosité j'aimerais connaître ceux d'entre vous qui sont sur cette voie.

Pour moi, l'objectif n'est pas l'autarcie en tant que telle, mais de réapprendre une partie de ce que mes parents savaient faire. Celà passe par le jardinage dans un premier temps. Outre les récoltes certe modestes, celà m'a permis de renouer le contact avec les voisins de quartier à travers l'échange de méthodes, d'outils et du fruit de notre travail respectif.

A plus long terme, j'aimerai pouvoir produire une partie de l'électricité et de l'eau chaude que l'on consomme, par le solaire ($$$), et virer la chaudière au fioul pour passer exclusivement au bois.




06 novembre 2008 à 05:40:25
Réponse #3

gmaz87


Bjr,

Tous deux vous répondez dans le sens de ma question, à savoir le terme "relatif", qui je sais est un peu en contradiction avec la définition du mot autarcie.
Pour moi également c'est la ré appropriation de savoirs et gestes anciens, complété par un partage sur un plan local ou autres, des mêmes savoirs ou d'une mutualisation de moyens.
Le tout plus par conviction philosophique que réellement par absolue nécessité.
A+
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

06 novembre 2008 à 08:42:13
Réponse #4

DavidManise


Salut :)

Comme toi, je conçois l'autarcie d'un petit groupe possible...  disons à l'échelle d'un village.  L'autarcie d'une famille je n'y crois pas, sauf à court terme.

Concrètement, ici à Barnave, si demain on devait subitement se priver de toute chaîne logistique, ça serait dur mais en coopérant entre les habitants on pourrait soigner, chauffer, hydrater, nourrir et divertir tout le monde...  les gamins continueraient d'aller à l'école, qui serait encore chauffée même sans électricité (il y a encore les conduits de cheminée).  Paradoxalement, pendant le premier hiver, ce sont ceux qui sont considérés comme inactifs aujourd'hui (retraités qui savent encore faire un jardine et tresser des paniers et recoudre un futal) qui seraient les mieux lotis, les plus enviés, et qui auraient le plus gros statut social.  Seuls eux et les quelques paysans qui savent encore faire les choses "de base" pourraient assurer la survie de la communauté.  Et si ce genre de crise hypothétique arrivait dans disons 50 ans, quand tous les anciens seront morts et que plus personne ne saura faire les choses à la main...  ben on serait mal.

Au sein d'un village, aussi, on a une structure politique simple et claire, qui permet d'éviter les embrouilles et de gérer les litiges.  On a un maire et un conseil municipal qui peuvent et doivent prendre les décisions pour gérer les crises, gérer les redistributions ou éviter les "redistributions forcées", avoir une vue d'ensemble et faire en sorte que personne ne soit oublié, et que personne n'écrase ou ne profite par la force, etc.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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07 novembre 2008 à 06:05:25
Réponse #5

gmaz87


David,

C'est bien mon approche de la question et doublement pour avoir vécu ( pendant un temps limité, une semaine) pendant l'hiver 2006/2007, une période neigeuse qui a isolé la commune de la "civilisation".

Plus de courant, plus de routes ouvertes (arbres en travers et 50cm de neige), pas de pain et pour le chauffage c'était selon les modes de chauffage de chacun.

On a fait avec, chacun veillant sur les besoins du voisin, le pain cuit dans le vieux four de l'un d'entre nous  et les veillées le soir à la lampe à pétrole et ensuite grâce à un petit groupe électrogène qui passait de maison en maison  (les congelos), alimenté par l'essence récupéré dans nos véhicules.

Ce fût l'occasion de voir que grâce aux anciens, les actes réflexes de vie communautaire revenaient vite, sur la commune, dans chaque hameau des équipes de désœuvrés (pas moyen d'aller bosser), ont entrepris de dégager les routes des arbres, le midi c'était la bouffe chez l'un ou l'autre, idem le soir.

La conclusion c'est que même sur une court période le salut ne vient que du groupe, pas de l'individu, et si cela avait du perdurer sans doute ça aurait été encore plus vrai.

Salut
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

07 novembre 2008 à 17:51:35
Réponse #6

Black-Bass



Si l'un d'entre vous pratique seul au fond des bois, en autarcie totale et prolongée, ce sujet n'est pas fermé.

A vous lire.. :)

Bonjour,

C'est pas mon cas, mais je me demande si cette éventualité de vivre en décalage par rapport à notre bonne vieille société ne s'adapterait pas mieux dans un environnement totalement étranger au notre, administrativement, législativement etc..

Et en allant plus loin dans le raisonnement, calquer littéralement son mode de vie aux populations de l'endroit choisi en utilisant leur savoir faire toute en distillant ses propres connaissances .

Je trouve méritoire de vivre en autarcie dans un pays qui met en avant un système basé sur la consommation, c'est comme un peu, pour utiliser une image d'épinal,  mettre un enfant devant une vitrine de bonbon et de lui interdire l'entrée du magasin. 

Chapeau !

07 novembre 2008 à 18:18:20
Réponse #7

Chris-C


salut,

Citer
C'est pas mon cas, mais je me demande si cette éventualité de vivre en décalage par rapport à notre bonne vieille société ne s'adapterait pas mieux dans un environnement totalement étranger au notre, administrativement, législativement etc..


non je crois au contraire que tu rajoutes de la difficulté, c'est plus facile de le faire là
ou tu connais le climat, la région, tes voisins, le fonctionnement de ton pays...ect

Citer
Et en allant plus loin dans le raisonnement, calquer littéralement son mode de vie aux populations de l'endroit choisi en utilisant leur savoir faire toute en distillant ses propres connaissances .

oui et ce n'est pas incompatible avec le pays ou tu vis.
Il y a énormément de gens en France qui vivent une forme d'autarcie, les éleveurs par exemple et
il y a vraiment de quoi apprendre à leur contact. Bien sur je ne parle pas des éleveurs en mode intensif,
mais plutôt extensif. Qui élève leurs bêtes comme il y a 20, 30 ou 80 ans en arrière...
Mélanger une certaine indépendance vis à vis de notre sociéte de sur-consommation avec se qu'elle amène de bon c'est pour moi la définition de "Autarcie raisonnée et relative"

Citer
Je trouve méritoire de vivre en autarcie dans un pays qui met en avant un système basé sur la consommation, c'est comme un peu, pour utiliser une image d'épinal,  mettre un enfant devant une vitrine de bonbon et de lui interdire l'entrée du magasin. 

oui, mais il ne faut pas le voir comme la solution de la dernière chance, c'est aussi une façon de vivre,
un plaisir de savoir s'autosuffire sur le plan alimentaire par exemple, le moyen de se sentir à nouveau comme un humain proche de la terre. D'avoir fait la démarche intellectuelle que quelque chose nous gène
dans le fonctionnement de notre société et ne pas être fataliste... et donc en "faisant"
Un enfant qui bavent devant les étalages de sucrerie, plutôt de lui dire "nan t'en aura pas" on peu lui
dire vient on va fabriquer des bonbons au miel à la maison  :salive:

tu vois l'idée...

a+  :)

07 novembre 2008 à 18:56:38
Réponse #8

Dox


Lu ce bouquin :
http://www.futuropolis.fr/fiche_titre.php?id_article=717190
Un reportage dessiné sur une tentative de vie en communauté dans les années 70,
à priori c'est du vécu, pas du tout dans l'esprit sex, drugs and patchouli.
ça colle en plein dans le sujet il me semble.

Se projeter dans une autarcie type robinsons suisses de but en blanc me parait hardu (suis peut-^tre frileux),
à l'échelle d'un village, plus zen à mettre en place, plutôt vivre à la frontière qu'en marge,
garder ce qu'il y a de bon dans la société pour s'en affranchir (ou pas) petit à petit.
Je r^ve d'une architecture à la Navajo (pueblo), de petits espaces privatifs en cercle autour d'une d'une "grosse pompe à chaleur géothermique" par exemple.
garder son petit "chez soi" tout en en se souciant de son/ses voisins, un gros bidule qui avance à plusieurs.

 :)
que le bonheur vous inonde

09 novembre 2008 à 03:40:50
Réponse #9

gmaz87


bjr,

Ma conception de l'autarcie (enfin tel que je pratique) n'est pas un rejet systématique de la société, mais plus le désir de m'affranchir progressivement de l'évolution de la dite société.

En gros, de plus en plus d'individualisme, une dépendance qui s'accroit chaque jour à l'égard du système existant, la perte de savoirs faire de base ( se nourrir seul, se chauffer, réparer des trucs).

Et aussi ma conviction que si un jour nous avions à faire face à la nécessité de nous démerder dans un cadre de communauté de base ( hameau, village), il serait peut être un peu tard pour mettre en place à la fois un "esprit" et des "techniques" de partage et /ou d'échange de savoir faire.

A mon sens l'hyper dépendance que de plus en plus de personnes vivent vis à vis du système consumériste étouffe en eux les principes ancestraux de l'homme ( manger, se vêtir, se loger) et développe au contraire un sentiment faux sur une espèce de notion d'abondance de biens qui serait garantis quoi qu'il arrive.

Ce que je constate c'est que même dans les campagnes, et pour rebondir sur ce que dit Plumok, les agriculteurs , éleveurs dans mon coin ont progressivement abandonné , pour la plupart, les productions annexes destinées à la conso familiale (potager, porc, agneaux, volailles) pour se consacrer à la production unique de leur filière.
L'hyper spécialisation des productions agricoles a remplacé les principes anciens du "produire d'abord pour soit et vendre les excédents".

a+
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

09 novembre 2008 à 07:54:56
Réponse #10

Gwangi


Salut Gmaz87,

Si je reprends ta définition (
Citer
production maison de produits ou de services
), tout peut se percevoir d'un point de vue strictement économique, non ? Bon alors, dans ce cas, pour ma part je produis:
- une partie de notre bouffe à partir de la cueillette (champignons, baies, châtaignes...) que l'on met en conserve et au congélo ; ça nous fait quelques week-ends parfois un peu pénibles, mais quand on s'ouvre une boîte, on oublie tout et le budget s'en tient bien mieux.
- l'intégralité de notre chauffage est gracieusement fournie par les voisins. L'un des rares avantages de l'appartement en grande ville, c'est d'être chauffé par les voisins...
- mes fringues sont à bien 90% constitués de récup' quand des amis ou parents décident de faire du tri! En plus, des fringues déjà usées, c'est vachement plus confortable...
Et j'en passe plein d'autres...

Cela dit, soyons honnêtes : chez nous, c'est pas mal d'opportunisme, un peu de bon sens, mais en aucun cas de l'autarcie. Juste de la démerde... ;)

09 novembre 2008 à 11:48:11
Réponse #11

Nävis


- l'intégralité de notre chauffage est gracieusement fournie par les voisins. L'un des rares avantages de l'appartement en grande ville, c'est d'être chauffé par les voisins...

Ca marche tant que les voisins n'appliquent pas eux-même ce genre de conseils, qui ont commencés à se répandre ces dernières semaines ...  ;)

09 novembre 2008 à 15:10:46
Réponse #12

Dox


Citer
Et aussi ma conviction que si un jour nous avions à faire face à la nécessité de nous démerder dans un cadre de communauté de base ( hameau, village), il serait peut être un peu tard pour mettre en place à la fois un "esprit" et des "techniques" de partage et /ou d'échange de savoir faire.

Oui, mais il ya des lieux où m^me si la société actuelle tend à rendre la vie individualiste, il y a une "base technique" sur laquelle on peut rebondir très vite en cas de coup dur, j'ai vu des gaziers (dans mon village) se pourrissant à longueur d'année, avec parfois des jetés de caillasses, enclumes, montrage de fusil de chasse ... s'entraider naturellement lors d'une inondation, d'une avalanche, ou d'un coup de zef (99).
Peut-être à côté du sujet, mais pas completement, en cas de coups dur, une communauté où chacun sait naturellement couper son bois, jardiner, chasser se met en place plus facilement.
Le coin d'où je viens n'est peut-être pas représentatif, non plus, pas de production de masse hyper spécialisée,
élevage (moutons, brebis, vaches) dans une zone appelation controlée (pour le Beaufort), une grande partie des habitants produisant ses propres patates, poireaux, courges, oignons (et tout ce qui peut pousser en altitude) depuis ... la nuit des temps (ou presque).
Je pense qu'on peut retrouver ça de la Bretagne aux Vosges en passant par les Pyrénées, bref, un peu partout.

Il est clair que le schema  est plus complexe à reproduire en ville.
Quoique, on peut parfois ^tre surpris.
Il y a aussi des trucs qui se passent (jardins ouvriers (de moins en moins  :'( ), triages des poubelles, rheseau humain plus dense avec ce que ça induit en bien ou en mal...etc...)
« Modifié: 09 novembre 2008 à 15:17:18 par Dox »

09 novembre 2008 à 20:52:23
Réponse #13

basic


Il y a une forme d'autarcie qu'il faudra penser à développer dans les années qui viennent: celle des petits vieux (pardon seniors, dont je fais partie, d'après les publipostages que je reçois) qui n'auront pas envie de se transformer en légumes dans des établissements spécialisés pour personnes âgées dépendantes, en payant le prix fort. Ca existe déjà dans les pays anglo saxons des homes autogérés. Au fond, c'est la communauté des sixties pour les septuagénaires et au-delà. Ce n'est pas impossible à réaliser dans notre pays, où la terre agricole ne vaut plus rien dans certains coins, pour des retraités qui mettraient leurs économies en commun. Et qui, pourquoi pas, ouvriraient le système aux plus jeunes.
Que faudrait-il au départ?
- un ensemble de bâtiments de ferme transformables pour l'habitation, qui autorisent à la fois des espaces privés et des espaces communautaires
- des terres autour (bois pour le chauffage, pâture pour des animaux, potager  etc...) au moins dix hectares pour quinze personnes.
- une organisation juridique solide qui assure la durée du système (pour éviter que les conflits personnels ne fichent en l'air le projet et que ceux qui veulent partir puisse récupérer leurs billes sans léser ceux qui restent)
- et le plus dur, tout le temps,  réussir le renouvellement des générations...

09 novembre 2008 à 21:14:11
Réponse #14

lepapat


John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


10 novembre 2008 à 06:25:08
Réponse #15

gmaz87


Salut Gmaz87,

Si je reprends ta définition (), tout peut se percevoir d'un point de vue strictement économique, non ? Bon alors, dans ce cas, pour ma part je produis:
- une partie de notre bouffe à partir de la cueillette (champignons, baies, châtaignes...) que l'on met en conserve et au congélo ; ça nous fait quelques week-ends parfois un peu pénibles, mais quand on s'ouvre une boîte, on oublie tout et le budget s'en tient bien mieux.
- l'intégralité de notre chauffage est gracieusement fournie par les voisins. L'un des rares avantages de l'appartement en grande ville, c'est d'être chauffé par les voisins...
- mes fringues sont à bien 90% constitués de récup' quand des amis ou parents décident de faire du tri! En plus, des fringues déjà usées, c'est vachement plus confortable...
Et j'en passe plein d'autres...

Cela dit, soyons honnêtes : chez nous, c'est pas mal d'opportunisme, un peu de bon sens, mais en aucun cas de l'autarcie. Juste de la dém*rde... ;)

Ce n'est pas au sens premier, de l'autarcie, mais à mon avis c'est une approche, sachant que l'autarcie = savoir faire+opportunisme+philosophie ( ou nécessité) et à un moment ou un autre l'échange , la récupération ou le détournement de l'usage.
Je disais "raisonnée et relative" car dans la société moderne sauf a se marginaliser ou a vouloir a tout crin créer ce qui existe déjà à moindre frais, il faut composer ce que tu sembles faire.
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

10 novembre 2008 à 06:45:24
Réponse #16

gmaz87


Oui, mais il ya des lieux où m^me si la société actuelle tend à rendre la vie individualiste, il y a une "base technique" sur laquelle on peut rebondir très vite en cas de coup dur, j'ai vu des gaziers (dans mon village) se pourrissant à longueur d'année, avec parfois des jetés de caillasses, enclumes, montrage de fusil de chasse ... s'entraider naturellement lors d'une inondation, d'une avalanche, ou d'un coup de zef (99).
Peut-être à côté du sujet, mais pas completement, en cas de coups dur, une communauté où chacun sait naturellement couper son bois, jardiner, chasser se met en place plus facilement.
Le coin d'où je viens n'est peut-être pas représentatif, non plus, pas de production de masse hyper spécialisée,
élevage (moutons, brebis, vaches) dans une zone appelation controlée (pour le Beaufort), une grande partie des habitants produisant ses propres patates, poireaux, courges, oignons (et tout ce qui peut pousser en altitude) depuis ... la nuit des temps (ou presque).
Je pense qu'on peut retrouver ça de la Bretagne aux Vosges en passant par les Pyrénées, bref, un peu partout.

Il est clair que le schema  est plus complexe à reproduire en ville.
Quoique, on peut parfois ^tre surpris.
Il y a aussi des trucs qui se passent (jardins ouvriers (de moins en moins  :'( ), triages des poubelles, rheseau humain plus dense avec ce que ça induit en bien ou en mal...etc...)

C'est certain que le paysage rural est plus apte à une autarcie relative, simplement par ce que c'est dans le droit fil de ce que nos ancêtres pratiquaient, que l'espace est plus ouvert, que chacun connait son voisin, donc ses compétences et souvent le moyen d'échanger ou de troquer.
La culture paysanne n'est pas ( pas encore) celle du "je jette un truc encore valable pour un truc plus récent" mais bien "je garde dès fois que cela puisse servir ( voir les granges débordantes de vieux trucs)
Je reste persuadé que l'autarcie n'est pas une autonomie absolue et qu'elle passe au moins autant par le troc et l'échange de services et la mutualisation des moyens que par l'auto production totale, et dans cette approche il est vrai que la vie urbaine est clairement pénalisante , simplement parce qu'elle ne favorise pas la connaissance des autres.
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

10 novembre 2008 à 11:56:54
Réponse #17

Gwangi


Citer
Ca marche tant que les voisins n'appliquent pas eux-même ce genre de conseils

En effet, mais ça n'a pas l'air d'en prendre le chemin par chez moi : mes voisins sont plutôt des personnes âgées, bien souvent frileuses... Ça peut paraître un peu cynique, mais faut se dire que moi aussi un jour je chaufferai mes voisins. ;D

10 novembre 2008 à 19:19:16
Réponse #18

Black-Bass


salut,


tu vois l'idée...

a+  :)


Salut Plumok,

Oui, je vois très bien ce que tu veux dire, mais dans mon cas, ça doit venir surement d'une volonté aussi de voir un autre pays, et dans le même esprit un autre climat, faune et flore, participer à un fonctionnement différent loin du notre, serait-ce typiquement ce qu'on appelle le "mal du pays " ? il se peut !  ;)

Donc, je ne rentre pas dans la catégorie de ceux qui veulent vivre dans une indépendance raisonnée et relative " at home " c'est à dire en France.

Bonne soirée !

05 janvier 2010 à 18:19:59
Réponse #19

koustar


vivre en autarcie je ne pense pas que cela soit possible . mais savoir vivre comme autrefois ( disont 50 ans ) c'est tout a fait possible a la campagne . jardinage ,  élevage , troc . par contre faut s'entrainer a l'avance ( cela ne tombe pas du ciel ) la premiere fois ou j'ai tuer un lapin je n'ai pas pu le manger . dépèchez vous d'apprendre les anciens détendeur du savoir disparaissent

21 septembre 2010 à 20:14:23
Réponse #20

CoeurOuvert


@Amarurtuuq, il s'agit du blog de Geispe. A voir, son interview sur l'éco-blog : vivre en quasi-autarcie, l’expérience d’un homme http://blog.imprimerie-villiere.com/2010/09/vie-vivre-autarcie-auto-suffisance-survie-geispe/

26 septembre 2010 à 19:09:24
Réponse #21

BB1984


à ce moment là est ce que ne devrai pas plutot parler d'auto suffisance partielle?
je trouve cela plus accessible et plus confortable vis à vis du mode de vie de la société dans laquelle on vit.
(je vous avoue que je ne pourrais pas vivre sans technologie récente : PC,adsl,loisirs numériques sont le minimum légal pour moi  ;D)
Peut etre est ce un moyen moins radical pour que les gens re-saisissent enfin la simplicité de la vie.

Je ne vis pas à New York ;), mais la frivolité et la course à la consommation nous font souvent oublié le principal: vivre et se recueillir.

20 octobre 2010 à 09:34:50
Réponse #22

Ascanio


Intéressant ce fil ; le cours de ma vie ( habiter 6 ans à bord d'un voilier) m'a fait apprendre la débrouille et l'économie, notamment d'énergie. Depuis je répare l'irréparable, depuis la stéréo jusqu'au parapluie ; il faut reconnaitre que les poubelles des villes regorgent de matériaux gratuits.
Un des modes d'autarcie relative évoqués ici prend aujourd'hui le nom d'habitat groupé. Il y en a de toutes sortes, depuis le "pas de chiens ni de chats ni d'alcool ni de drogues ni de tabac ni de café" (authentique) à l'habitat trans-générationnel, des quartiers écolo-bobo des villes jusqu'aux indiens techno dans les Cévennes...http://www.habitatgroupe.org/ est un site qui fait le lien.
J'ai commandé sur ce site http://www.habitatgroupe.org/ la revue qu'ils publient.
Le statut juridique d'une telle organisation, par contre, semble assez épineux ; les coopératives d'habitation n'ont plus de statut légal en France, et la production en commun d'énergie pose problème, dans la mesure où on n'a pas le droit de vendre de l'électricité ni du carburant (questions qui m'interessent). Mais on a peut-être le droit de les donner ou de les troquer ?
" Celui qui sait s'orienter n'a pas besoin de GPS. " (pcc Lao-Zi.)

02 janvier 2011 à 11:47:23
Réponse #23

Sion


bonjour tout le monde !

J'adore ce forum !!!!  ;D

Voilà je souhaite poursuivre ce fil en en evocant mon expérience de "semi autarcie"  ;)

J'ai donc investit il y a quelques années dans une petite propriété au coeur des Vosges, petit hamaux de 50 habitants au caractere bien trempé(region superbe soit dit en passant), j'etais jeune, fêtard et travaillait comme barman. Bref rien de bien glorieux    :blink:

Chemin fesant j'ai quitté mon boulot (trop de monde et avec un esprit trop linéaire en plus) et depuis j'essaie de vivre en "me demerdant tout seul"

Je posséde une vingtaine de poules pondeuses (il faut environ 250 m² de terrain pour cela et une petite cabane), ce qui fait environ 15 oeufs par jours. La vente de ces ouefs (25 cts pièce) me permet de nourrire ces dites poules, quelques poules naines pour la couvaison, 12 canards de barbarie, trois chevres naines, 7 lapins, deux chiens et un chat ... voilà pour la ménagerie  ;#

De plus je chauffe cette petite maison exclusivement au bois (j'ai viré la chaudière fioul à la fin du premier hiver) avec un poele de masse entièrement en pierre (stéatite). Le bois je le fait moi même durant l'hiver, il faut environ 1 stere de bois par mois pour chauffer mon espace vital de 50 m², donc plus ou moins 7 steres par an. A savoir que le bouche à oreille permet de "trouver" facilement cette quantité de bois (elagage, nettoyage de propriétés ... )

Ensuite creation d'un jardin qui me procure une bonne partie des legumes de l'année grace aux conserves et un etang dans lequel j'ai quelques carpes, des gardons et depuis cette année des ecrevisses (les hérons etant trop friant de truites  :'()

Pour le reste toujours pas de boulot fixe (bucheron pendant trois ans puis remercié pour cause de manque de chantier) je vis de recup et de vides greniers. C'est un trés bon moyen de survivre dans ce monde moderne  :doubleup:

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout hihi ne me jugé pas j'adore ma vie.
Et encore bravo pour ce forum génial

02 janvier 2011 à 12:32:55
Réponse #24

raphael


salut Sion,

merci pour le témoignage :doubleup:

quelques photos peut être de ton  "univers" ?
Se connaitre et s'accepter


 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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