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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Suggestion de (brève !) lecture (gratuite) : survie en haute montagne  (Lu 5244 fois)

01 novembre 2008 à 11:35:39
Lu 5244 fois

Arvernos


Bonjour à toutes & à tous !

Juste une petite suggestion de lecture, très édifiante.
On y parle de survie pure, même si, au final, il n'y a pas eu survie, mais drame. Et par ailleurs, ce drame est justement à l'origine de la création d'une superbe unité, le PGHM.
Donc, si vous avez un D4 dans votre champ d'action habituel, vous savez que le rayon montagne & rando propose une petite revue occasionnelle et gratuite, peu originalement baptisée "QUECHUA".
Au-delà des pages informativo-publicitaires zabituelles (comme la "révolutionnaire" (?) nouvelle raquette à neige Inuit), le numéro 21, automne/hiver 2008, propose un article poignant sur "l'affaire Vincendon & Henry" (Noël 1956). Deux jeunes alpinistes victimes de leur passion, de leur manque d'expérience, et du manque d'organisation (à l'époque) des secours en haute montagne.
Bref, je vous passe les détails, vous les découvrirez (ou les re-découvrirez, pour ceux qui connaissaient déjà l'histoire) dans le magazine. Sachez seulement, puisqu'on parle ici de survie en milieu naturel, qu'ils ont survécu 12 jours sur les flancs du Mont-Blanc, en plein mois de décembre, pointes à - 30°, sans nourriture ni abri (ni même de gants et de lunettes, emportés par la tempête !)  :ohmy:, avant de succomber, après de vaines et désordonnées tentatives de sauvetage ...

AMHA, à lire ...

PS pour les modos : fil à déplacer sans vergogne s'il n'est pas à sa place  ;) !
« Modifié: 01 novembre 2008 à 11:59:40 par Arvernos »
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

01 novembre 2008 à 11:43:15
Réponse #1

Géo


merci du tuyau!

12 jours dans ces conditions  :ohmy: ? c'est énorme je trouve, respect

01 novembre 2008 à 12:05:25
Réponse #2

Arvernos


...
à J+6, l'un des deux a les avant-bras gelés (survol hélico) ...
à J+9, les 2 sont encore vivants, mais membres et visages gelés ... L'un des deux tombe dans une sorte de coma ... Les sauveteurs, eux-mêmes en péril, doivent se résigner à les laisser sur place, dans la carlingue de l'hélico venu "les sauver", et qui ... s'est écrasé devant eux !
à J+12, survol en hélico de leur zone, plus de signe de vie ...
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

01 novembre 2008 à 13:28:01
Réponse #3

jilucorg


Un documentaire vidéo en trois parties à voir sur le sujet ICI, ICI et .


jiluc.

01 novembre 2008 à 15:21:43
Réponse #4

François


Dramatique affaire, pleine d'enseignements tant au point de vue technique (survie, montagne, déroulement des secours) qu'au niveau organisationnel.
En autre, cela aide à comprendre pourquoi, en France, les secours ont été "étatisés" à ce point. La seule exception notable étant je crois les sauvetages en mer encore largement assurés par des bénévoles (la SNSM)

EDIT : Et la Croix Rouge au bord des routes peut-être aussi ?
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

01 novembre 2008 à 16:09:14
Réponse #5

Corin


L'affaire Henry et Vincendon, deux alpinistes morts en partie à cause de la bêtise des hommes. Ils ont croisé Walter Bonatti, célèbre guide italien, qui a pu ramené son client.
Sale affaire qui a plus que jamais mis fin aux cordées de secours composées de guides de haute montagne. En effet, c'est, entre autres, le paroxysme de la querelle Saint-Gervais - Chamonix qui a été la cause de tout ça.
Y'a des mecs qui ont pas dû pouvoir vraiment se regarder dans la glace après.

Ca nous rappelle la prudence nécessaire en haute montagne.

A+

EDIT : Et la Croix Rouge au bord des routes peut-être aussi ?
A priori, ça n'existe plus.

06 novembre 2008 à 13:23:39
Réponse #6

gglt


[...]
En autre, cela aide à comprendre pourquoi, en France, les secours ont été "étatisés" à ce point. La seule exception notable étant je crois les sauvetages en mer encore largement assurés par des bénévoles (la SNSM)
[...]
Le Spéléo-Secours Français aussi. Le SSF et la SNSM, sont les 2 seuls organismes non-étatiques français où les secours sont assurés par les pratiquants eux-mêmes.
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

06 novembre 2008 à 14:26:30
Réponse #7

Kilbith


Salut,

J'ai la revue "montagne et alpinisme" des années 70 qui avait consacré un long article à cette affaire. C'est amusant, je la relisais ce WE précisément sur ce sujet. Voici de mémoire l'ananlyse.

Il y avait un ensemble de problèmes qui expliquent le drame.

*Des conditions météorologique très mauvaises à une époque où les prévisions étaient peu fiables.

*Un (relatif) manque de condition physique des deux étudiants. Ils n'arrivent pas à suivre l'alpiniste italien qui, lui, réussit à s'échapper.

*Une mauvaise décision de bivouac de leur part.

*Le fait que l'un des étudiant est parisien et aspirant guide l'autre étant aussi "d'ailleurs".....il ne sont pas de la vallée, sont là pour leur plaisir et avaient décidé d'affronter la montagne en hiver. Il semble que les locaux n'étaient pas très motivés pour aller secourir deux "étrangers" qui faisaient de la montagne pour la gloriole. Nous sommes dans les années 50.

*Des moyens publiques mal coordonnées et dépendant de plusieurs centre de décisions. Avec en plus de mauvaises communications.

*Du matériel de secours improvisé et techniquement inadapté : le sikorsky n'était pas adapté à la montagne les pilotes inexpérimentés pour ce milieu. Les hélicoptères récents (alouette) n'étaient pas disponibles au départ dans les alpes et leur mise en oeuvre ne dépendait pas du secours en montagne (PGHM).

*De ce fait, l'hélicoptère de secours s'écrase et il faut désormais évacuer les pilotes et les sauveteurs à pieds.....comme ils sont en meilleur santé que Vincendon et son équipier, la décision est logique. A cette occasion des photos des deux rescapés sont prises (main et nez gelés sont visibles) ce qui va médiatiser l'affaire dans la presse.

*Le matériel de l'époque relativement rustique, lourd et relativement hydrophile qui ne permettait pas d'affronter un bivouac prolongé.

 
Cette affaire a été très médiatisée car il était possible d'apercevoir les deux hommes avec une longue vue. Cela a aussi été l'occasion d'un règlement de compte entre les montagnards de l'époque.


« Modifié: 06 novembre 2008 à 15:10:45 par Did »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

08 novembre 2008 à 17:50:06
Réponse #8

François


Le Spéléo-Secours Français aussi. Le SSF et la SNSM, sont les 2 seuls organismes non-étatiques français où les secours sont assurés par les pratiquants eux-mêmes.
La curiosité n'étant pas le moindre de mes défauts, j'ai fouillé un peu et j'ai trouvé çà :
La présentation des associations (agréées) de sécurité civile, sur le site du ministère de l'intérieur.

la SNSM et le SSF, mais aussi l'ordre de Malte, la "Fédération des secouristes français Croix blanche", la "Fédération française de sauvetage et de secourisme", la "Fédération nationale des radios transmetteurs au service de la sécurité civile", etc ...

"Le potentiel humain des grandes associations de secouristes partenaires des pouvoirs publics représente plus de 200 000 bénévoles dont plus de 50 000 équipiers-secouristes, spécialisés dans les secours à personnes en état de détresse physique ou morale, immédiatement disponibles disposant des connaissances nécessaires pour être admis au sein des équipes structurées, hiérarchisées et dotées d'un matériel adapté leur permettant de participer aux secours organisés sous le contrôle des autorités publiques."
« Modifié: 08 novembre 2008 à 17:55:09 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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