Je transmet :
" Ce n'est ni banal, ni le hasard qui me fait prendre la plume. J'ai écris ce texte qui vous est destiné sur le livre que mon mari Anke, m'a donné pour extérioriser par l'écriture ce que je n'arrivais pas à dire. C'est à l'occasion du décès de mon père le 14/02 de cette année qu'il m'a remis ce livre.
Comment vous remercier pour tous les messages de sympathie et d'amitié que vous tous envoyez et qui je l'avoue, me font monter des bouffées d'émotion.
Il n'est pas dans mes habitudes de m'apitoyer, mais plutot de me battre. Mais je l'avoue aujourd'hui, le décès de Papa, mon fils malade psychiatrique, mon mari en réa en Juin( choc anaphylactique) plus cette affaire de maison, cela fait trop, trop à porter seule et en cela votre aide et votre présence me sont d'un grand réconfort.
De même Thierry trouve ici, auprès de vous, un grand réservoir pour se ressourcer, avancer, vous êtes pour lui très importants.
J'ai tout comme Thierry la "prétention" d'avoir mis ma vie au service des autres et ce depuis trente ans. Je n'ai pas honte de le dire, oui j'ai sauvé des vies, oui, j'ai donné sans compter, sans attendre en retour, si ce n'est la satisfaction d'avoir fait "bien". Le plus difficile pour moi, c'est sentir que ces trentes années là n'ont pas l'air de compter pour grand-chose et que l'on met notre bonne foi en doute.
Au regard de notre passé, notre vie n'a pas été "un long fleuve tranquille", mais plutot "un fort coup de vent sur la mer d'Irlande". Il n'empêche qu'il faut maintenir le cap en craignant que la prochaine vague ne nous coule...
Nous ne pouvons qu'espèrer qu'au bout du compte, la mer se calme enfin et que le bateau puisse continuer à naviguer cette fois-ci dans des eaux plus sereines.
Je ne suis pas du tout branchée "survie" au sens ou tout le monde pourrait l'envisager et je n'interviendrais donc pas plus sur ce forum, mais il m'a semblé "bien" de vous écrire ces quelques mots.
En attendant, notre porte vous est grande ouverte, car, nous l'apprenons aujourd'hui grâce à vous, l'amitié sincère n'est pas l'apanage des gens que l'on cotoie tous les jours, ni forcément des visages connus....
Merci encore, merci à tous.
Christine ( Mme Anke)."