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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Pardon à tous, séminaires Senshido Novembre reportés  (Lu 1696 fois)

29 octobre 2008 à 10:44:56
Lu 1696 fois

GZF


Les gars, toutes mes excuses les plus sincères, il m'est impossible d'obtenir le visa à temps pour Novembre et je me vois forcé de reporter le séminaire à Décembre.

Dès que j'ai le visa je posterais les dates sur le forum et informerais ceux qui m'ont contacté par courriel personellement.

Je suis vraiment navré les gars, et ca me fend le coeur d'avoir à reporter ce voyage :(  J'ai honte d'avoir une nationalité pourrie qui limite mes déplacements comme ca :-[

Pour me faire pardonner, j'offre un séminaire de deux heures gratos sur les tactiques de combat au baton de Senshido à tous ceux qui s'enregistrent à deux séminaires ou plus en décembre.

Encore pardon les amis :(


29 octobre 2008 à 13:02:09
Réponse #2

Kilbith


J'ai honte d'avoir une nationalité pourrie qui limite mes déplacements comme ca :-[

Tu n'as pas avoir honte d'une perception de la situation géopolitique qui semble imposer des précautions particulières restreignant la circulation des personnes au plan international.

Ton pays est le descendant d'une civilisation trimillénaire qui a donné à l'humanité notre écriture, participé à l'exploration de la méditerranée et propagé la civilisation classique au Ponant. Malgré les vicissitudes de l'histoire, il témoigne des complexités du "vivre ensemble".....

Les levantins sont enviés pour leur sens du commerce et la grâce des libanaises est un sujet d'admiration et d'envie depuis que les conteurs sont parmi nous.

Le Liban est présent dans les écrits depuis la nuit des temps :

"Car la violence faite au Liban retombera sur toi, ainsi que la destruction des animaux frappés d'épouvante, à cause du sang humain répandu, des violences faites à la terre, à la ville et à tous ses habitants."
(Habacuc 2/17).


Si tu devais avoir un sentiment de honte, je serais alors humilié par ta honte.  :(


Pour mémoire : http://www.guichetdusavoir.org/ipb/index.php?act=ST&f=2&t=18126

"Réponse du département Civilisation

A propos de l'Histoire du Liban...

Il faut revenir sur l'origine même de la présence française au Liban, et rappeler le statut particulier de ce pays partagé entre la culture occidentale et celle des pays arabes. Il a toujours occupé à l'intérieur du Proche et du Moyen-Orient une place originale, en raison de sa diversité humaine et de ses liens privilégiés avec l'occident. Son histoire est d'autant plus complexe qu'elle est marquée par des guerres successives et de très nombreux clivages politiques ou religieux. On dénombre dix-sept communautés libanaises identifiées chacune par sa doctrine religieuse et son histoire spécifique mais non par ses différences ethniques.

Au XIXè siècle, le Liban devient le terrain privilégié de la rivalité des puissances européennes qui hâtent l'effondrement de l'Empire Ottoman. Beyrouth, deuxième port de l'Empire, donne accès aux marchés arabes de l'intérieur, la montagne devient le premier fournisseur de cocons de l'industrie lyonnaise de la soie. Grande-Bretagne, France, Autriche et Russie trouvent chacune dans une communauté un appui à leurs ambitions politiques... (voir l'article très complet de l'encyclopédie Universalis notamment le chapitre 2 et 3 consacrés aux origines de l'Etat moderne, à sa création et à l'indépendance, ainsi qu'au développement démocratique).

Mais l'enracinement français tient certainement à ce que "peu après la Première Guerre mondiale en 1920, la France obtient de la Société des Nations un mandat sur les régions syriennes du Levant. Le royaume de Syrie est proclamé, tout en réservant au Mont-Liban le statut de région autonome. Mais progressivement, un mouvement nationaliste arabe mobilise des intellectuels de Beyrouth et du Mont-Liban qui aspirent à l'indépendance de la Syrie, sous la direction d'un souverain arabe, tandis que d'autres, parmi lesquels les maronites sont majoritaires, pensent à un État libanais indépendant, protégé par ses liens privilégiés avec la France.
En 1920, sous la pression de ces derniers, le gouverneur français défait les nationalistes syriens, proclame l'État du Grand Liban et fixe ses frontières.

Les clivages rendaient improbable la naissance d'une entité politique libanaise unifiée, d'autant que chaque communauté gardait en mémoire sa version bien particulière de l'histoire, rarement en accord avec celle des autres.
En 1941 de durs combats y opposent forces anglo-gaullistes et troupes fidèles au régime de Vichy en juin et juillet. Lorsque l'indépendance est proclamée. Les troupes françaises évacuent le pays en 1946.
Une convention nationale était un bon compromis de court terme pour parvenir à l'indépendance, mais elle s'est révélée trop faible pour assurer la cohésion de l'État. La France n'a pas légué à son ancienne colonie une constitution et une administration suffisamment solides. Ainsi, le Pacte national institue un système politique confessionnel répartissant les pouvoirs entre maronites, sunnites, chiites, orthodoxes, druzes et catholiques". vous pouvez consulter toute la chronologie de l'histoire du Liban sur Wikipedia qui s'en tient au déroulement des faits historiques et politiques successifs :
Histoire chronologique du Liban et Histoire du Liban

"Les Chrétiens menés par le président maronite de la république Bechara El-Khoury et musulmans conviennent alors des grandes orientations du Liban indépendant, appartenance à la nation arabe, mais en même temps affirmation de la spécificité du pays et insistance sur les relations anciennes, spéciales et indissolubles avec l'Occident. Le pacte national constitue une fragile arme de dissuasion face à des forces centrifuges ou à des pressions extérieures".. (encyclopédie Universalis op-cité).

Pour aller plus loin et vous faire votre propre opinion quant- à la présence française au Liban et ses implications (positives, négatives, rapprochements, divergences, sur lesquelles nous ne pouvons émettre "d'opinion"), vous trouverez plusieurs ouvrages disponibles à la Bibliothèque Municipale de Lyon traitent précisément de ces périodes "françaises" au Liban :

-notamment : La France et l'orient arabe, Naissance du Liban moderne. 1914-1920, de Gérard D. Khoury, ed. Armand Colin, 1993. extrait : (selon l'auteur) " La France, traditionnellement protectrice des lieux saints et des chrétiens d'Orient doit faire face à une double gageure : contre l'hégémonisme britannique, les complicités anglo-arabes et le radicalisme des mouvements indépendantistes, tout en ménageant ses rapports avec les uns (ses alliés) et les autres (ses protégés), en somme elle va tenter de concilier ses intérêts de puissance coloniale d'une part, et les contraintes d'un nouvel ordre diplomatique de l'autre. Clémenceau sera l'homme de la situation, quand il signe le 6janvier 1920,un accord avec l'émir Faysal; il est sur le point de convertir la politique ottomane de la France en une véritable politique arabe"...
Ce livre propose des interprétations nouvelles des conditions dans lesquelles ont été fondés les états du Liban et de Syrie par la France.
-Le Liban contemporain,La vie politique libanaise sous le mandat français, p. 86de Georges Corm, ed. la découverte, 2003.

- Histoire du Liban de Jacques Nantet, ed. Téqui, 1989.

- Un petit Que sais-je ? Le Liban par Jean-Pierre Alem, IIème partie, chapitre 4 "le mandat français", ed. PUF, 1994.

Pour la période plus récente, on consultera :
-Une croix sur le Liban, chap.3 "les nouveaux amis de la France", de Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, folio,1985.

Pour approfondir :
-Histoire du Liban contemporain en 2 volumes, très riche et complète, plus de 1500 pages illustrées, par Denise Ammoun, ed. Fayard, 2005 (t.02,voir p.35 "le duel franco-libanais" se poursuit"), et 1997 (t.01 consacré au début du siècle).

Vous trouverez également des passages consacrés à la "clientélisation" des communautés dans "la Déchirure libanaise" par Nadine Picaudou, ed.complexe, 1989, qui revient sur les maronites, "figures de protégés traditionnels de la France" et tente d'en expliquer le sens, historiquement (jusqu'à relater une lettre de Saint Louis remerciant le patriarche de l'aide apportée aux francs par les montagnards chrétiens du Liban" mais aussi économiquement : "le parrainage français sur les maronites au XIXe s. est d'un autre ordre, il fait de la communauté clientèle politique privilégiée de la France dans la région, et le point d'appui de ses projets impériaux...

On trouve de nombreux sites internet ayant trait à " l'amitié franco-libanaise" notamment" sous des aspects culturels, ainsi le site "Liban vision" revient-il sur les relations France-Liban, et fait le compte-rendu d'une table ronde réunissant spécialistes de l’éducation et représentants de l’édition et des médias au Salon du Livre de Paris en 2006, faisant le point sur l’état de la francophonie au Liban.

...malgré une légère érosion, la francophonie se porte toujours bien au pays du Cèdre. « Une bonne santé » sans doute due à son statut particulier de langue seconde, c’est-à-dire ni langue nationale ni langue étrangère. « Un concept qui s’applique uniquement à la spécificité libanaise ». Elle est partie des capitulations de François Ier en 1535 (accord passé avec le sultan ottoman par lequel le roi de France devient le protecteur officiel des chrétiens d’Orient), qui ont permis l’installation des missionnaires français dans le Levant. Arrivée au Liban par les missionnaires, la francophonie va s’y propager à travers l’enseignement et garder, des siècles plus tard, dans une grande partie, son aspect missionnaire (autant au niveau des missions religieuses que laïques). Le français est aujourd’hui pratiquement comme une langue maternelle, car il n’est pas le fruit d’une politique étatique" a signalé Bahjat Rizk.

Enfin, cette question d'une potentielle "sympathie française" envers le Liban, vient d'être soulevée par le quotidien Libération (du 18 juillet 2006) et peut vous apporter des éléments de réponse (à prendre là aussi avec précaution, s'agissant d'un point de vue singulier n'engageant que l'auteur) : Le Liban, fils protégé de la France
" (dispo site Libération)


« Modifié: 29 octobre 2008 à 13:39:11 par Did »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

30 octobre 2008 à 11:30:22
Réponse #3

GZF


Merci les gars, grand merci Did  :) allez, j'espère se voir bientot.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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