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Auteur Sujet: TASER  (Lu 34185 fois)

23 octobre 2008 à 20:27:01
Lu 34185 fois

balthazar


ATTENTION: ceci n'est pas un fil "pour ou contre", mais juste un partage d'un lien reçu, sur les effets des armes électriques, et de la conduite à tenir face aux victimes, en dehors de toute polémique. C'est seulement pour partager un document qui m'a paru relativement sérieux:

http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/7d/gkierzek.blog.lemonde.fr/files/2008/01/kierzekfinal-definitif-mp-mk.1200040191.pdf

23 octobre 2008 à 23:50:13
Réponse #1

Jonathan


Merci,

très intéressant, j'ai bien aimé le fait d'insister sur l'aspect arme du Taser.

Jonathan

24 octobre 2008 à 14:56:43
Réponse #2

kinette


Hello,
Des points qui me semblent intéressants (et à mon avis devraient nécessiter un peu plus de 2h de formation...

Citer
- Impact des sondes : les sondes du Taser® ont une lon-
gueur de 4 mm et sont en forme d’hameçon de façon à
s’accrocher sur les vêtements ou la peau de l’individu à
maîtriser. Leur retrait doit être immédiat après l’impact,
réalisé par les forces de l’ordre en étirant la peau d’une
main et en exerçant une traction linéaire sur les sondes.
Les organes profonds et vitaux (cœur, poumons, intestin)
ne risquent pas d’être atteints(17) ; en revanche, en fonc-
tion de la localisation lors du tir, il existe un risque théo-
rique d’atteinte vasculaire, notamment au niveau cervical
ou d’atteinte génitale. Deux cas dans la littérature rap-
portent également une pénétration oculaire avec risque
de perforation(18, 19). De manière plus anecdotique mais
ayant tout de même nécessité une intervention neuro-
chirurgicale, un récent cas de pénétration intracrânienne
de la sonde avec brèche durale a été décrit chez un jeune
homme de 16 ans, sans conséquence neurologique post-
opératoire(20). Ce cas attire l’attention sur le risque poten-
tiel de retrait intempestif des sondes localisées dans des
zones anatomiquement sensibles (crâne, proximité de
l’œil, bouche, aine, vaisseaux).

Personnellement je savais que ça utilisait deux électrodes, mais j'avais pas figé que ça se figeait dans la victime...  :'(

(j'en conclus que c'est pas un truc à utiliser dans des manifs par exemple: au milieu d'une foule, comment faire pour sécuriser la personne tombée au sol, lui enlever proprement les électrodes, etc... ???).

K

24 octobre 2008 à 15:56:25
Réponse #3

lambda


Salut a vous.

Je me pose la question suivante:

- est ce que l effet du choc électrique infligé sur une personne par un TASER n est pas quelque chose d un peu aléatoire parce que dépendant de la "conductibilité" de la persone et/ou de ses vetements en contact avec sa peau?
autrement dit:
D une personne a l autre, suivant que cette personne a la peau seche ou pas, qu elle soit mouillée par la pluie ou pas, ou encore suivant sa corpulence, si elle est un peu deshydratee ou pas... on peut avoir des consequences au choc électrique varialbles et pas forcément prévisibles, non?
N y a t il pas aussi un risque de choc cardiaque plus ou moins grand, lie a une déficience cardiaque quelconque?

En fait je m interroge sur la "non letalité" du truc, ou sur le fait qu il n est pas censé provoquer de dommages irreversibles...

pour les personnes etant amenées à utiliser ce bidule, qu en pensez vous?

a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

24 octobre 2008 à 16:28:43
Réponse #4

Berhthramm


bin selon l'article précité : nocivité cardiaque = 0

aprés clairement j'aime la conclusion de l'article, c'est une arme, ça reste une arme... mais c'est moins pire qu'une balle de 9mm...

Juste utilisation raisonnée par des personnes formées dans des situations adéquats et basta. Comme une matraque ou un tonfa d'ailleurs...

:)


edit : j'ai fais une rapide recherche de biblio sur pubmed, y a rien qui remonte avec le mot clé "Tazer" dans les revue med à comité de lecture....

;(
 
« Modifié: 24 octobre 2008 à 16:37:44 par Berhthramm »

24 octobre 2008 à 16:46:58
Réponse #5

onc roger


D une personne a l autre, suivant que cette personne a la peau seche ou pas, qu elle soit mouillée par la pluie ou pas, ou encore suivant sa corpulence, si elle est un peu deshydratee ou pas... on peut avoir des consequences au choc électrique varialbles et pas forcément prévisibles, non?

D'après le document cité la tension utilisée est de 50kV (=50000V) et le courant (suffisant pour l'effet recherché) est de 2mA (=0.002A)
Sachant que :
- Avec 50kV on peut fairer circuler un courant de 2mA dans une résistance de 25 millions d'ohms.
- la résistance moyenne du corps humain est d'environ 1 million d'ohms (très grossièrement)
- la couche isolante est très fine (surface de la peau) et avec une telle tension on peut "percer" celle ci par amorçage (pour info avec 50kV on peut créer un amorçage à travers 14mm d'air bien sec)
- les vètements proches du corps sont toujours au moins un tout petit peu humide

Je pense qu'on devrait atteindre les 2mA sans problème et ce avec de la marge ! Et si le générateur est bien conçu il est facile de ne pas dépasser ce courant quand la résistance est faible.

N y a t il pas aussi un risque de choc cardiaque plus ou moins grand, lie a une déficience cardiaque quelconque?

Si tu n'étais pas sachem je te soupçonnerais de n'avoir pas lu attentivement le document qu'indique Balthazar  ;) car c'est justement une des premières choses dont il est fait mention ... maintenant on peut mettre en doute les conclusions mais là je ne suis pas compétent pour juger ! As tu des données qui infirment celles de l'article ?

Pascal

24 octobre 2008 à 16:50:03
Réponse #6

Berhthramm


J'ai bidouillé les "limits" et mes paramètres de recherches de biblio et voilà :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/sites/entrez?db=PubMed

mais Pubmed permets pas les lien direct sur ces pages   >:( donc tapez dans le champs de recherche TASER (en majuscule) cliquer sur limits et tout en bas limitez la recherche à Tittle....


à chacun de se faire son opinion, les trucs indexé dans pubmed sont publiés et usuellement sérieux (à prendre et à lire en branchant son cerveau et son esprit critique quand même ;) )

« Modifié: 24 octobre 2008 à 17:20:10 par Berhthramm »

24 octobre 2008 à 16:57:11
Réponse #7

lambda


Pleinement d accord avec toi, Behrthramm pour le fait qu il faut que ce soit utiliser comme tu le dis.

Juste utilisation raisonnée par des personnes formées dans des situations adéquats et basta. Comme une matraque ou un tonfa d'ailleurs...
:)

apres, j ai regarde dans le wiki ce qu ils en disent...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pistolet_%C3%A0_impulsion_%C3%A9lectronique

et j ai retenu entre autre ce passage...

"
L'argument avancé par Taser sur le courant moyen très faible donc non dangereux est sujet à discussion car du point de vue électrique, le corps humain comporte de nombreuses non linéarité et constantes de temps qui font qu'une impulsion courte mais élevée continue à affecter le corps longtemps après sa disparition. Un bon exemple est l'effet d'un flash dans les yeux, la quantité de lumière reçue est très faible, mais l'éblouissement persiste. Les cellules nerveuses sont saturées, il en est de même avec une décharge électrique. Si le système nerveux ne revient pas au repos entre 2 décharges, il y a risque de tétanie des muscles sur la durée de la salve de décharge. Pour mémoire, les barrières électrifiées entourant les pâturages ont une fréquence d'impulsion nettement plus basse, de l'ordre d'une impulsion toute les une ou deux secondes.
"

surtout que si j ai bien compris, on est bien en presence d un train d impulsions avec une frequence de 19 a 20 Hz, si je raconte pas de conneries... (cf l article de wiki: 20000 pulses en 17 minutes d usage jusqu a vidage de pile (dans le cadre de test de l autonomie du truc, j imagine...))...

apres, ca reste le wiki... ;)

le truc c est qu aussi, en plus de ce cote frequentiel et temps de reponse de notre carcasse, on est a haute tension... alors c est vrai que c est pas la haute tension le vrai danger en soi, mais plutot l intensite du courant nous traversant, mais justement, si on peut parfaitement s electrocuter sous 220 v secteur, a "resistivite de corps donnee", sous 50000 V, l intensite du courant nous traversant devrait etre bien plus elevee, non (loi d ohm)?

apres, il est vrai que la forme du "signal" du taser est different de celui delivre par le secteur, et que les frequences utilisees ne sont pas les memes (20 Hz contre 50 Hz)... mais compte tenu des contres exemples "fatals" donnes a la fin de l article, je continue a me poser la question de la quasi non "letalite" averee de l engin par ces concepteurs...

Apres, j ai du manquer un truc et pas comprendre tout non plus...  :-[

a+,
Lambda

"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

24 octobre 2008 à 17:02:47
Réponse #8

onc roger


Je ne connais pas cet appareil mais si je devais en concevoir un (cela rentre dans le cadre de mon métier) je me débrouillerais pour limiter le courant à la valeur voulue (ici 2mA).

En gros :
Les 50kV permettent d'assurer qu'on obtient bien les 2mA quelles que soient les circonstances mais dès que le courant est atteint on limite la tension pour ne pas dépasser les 2mA ... je ne sais pas si je suis clair mais ce doit être faisable

Après je répète que je suis totalement incompétent pour juger des EFFETS du trucs hein !

Note aux modos :  j'm'a gourré et j'ai cliqué "notifier" au lieu de "modifier"  :-[
« Modifié: 24 octobre 2008 à 17:07:56 par onc roger »

24 octobre 2008 à 17:04:40
Réponse #9

lambda


Onc Roger,
grille par tes calculs...  :D on est d accord...

Apres, pour l article, si si j ai bien lu, mais justement, pas de donnees pour l infirmer directement je l avoue  :-[ , mais c est aussi en faisant rapido le meme genre et calculs que celui que tu nous a fais la que je me posais ce genre de question, meme si l article affirme le contraire... un poil d esprit critique, c est toujours sympa a avoir au fond de la poche...

apres, je dis ca sous reserve, ca reste une interrogation, pas une refutation de ma part, d autant que j ai pas la forme du signal sous les yeux et que comme tu le suggeres, le courant max de sortie d un gene, ca se limite...

a+,
Lambda

ps: etre "sachem", ca me mettra jamais a l abri de dire parfois des conneries, meme avec la meilleure volonte du monde...  :-[
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

24 octobre 2008 à 17:17:18
Réponse #10

Berhthramm


là je survole la biblio que j'ai mis plus haut (pour les non utilisateurs de Pub med je vous signale que les pictogramme au bord du nom des auteurs veulent dire quelques chose : une feuille sans texte = pas de résumé dispo, une feuille avec du texte = résumé dispo (comme c'est des résumé d'article scientifiques il ya les conclusions dedans (sinon article pourrave à écarter)), une feuille avec du texte et une barre verte = l'article est dispo gratuitement en ligne)...

Y a quand même pas mal d'article sur modèle animal ou a priori c'est sans conséquence pour la fonction cardiaque, y compris avec peacemaker...

24 octobre 2008 à 17:18:22
Réponse #11

lambda


Merci Behrthramm pour la biblio...  :)
a+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

25 octobre 2008 à 11:07:23
Réponse #12

jilucorg


Pour des infos sur les conditions d'emploi préconisées, la note d'instruction d'emploi du Ministère de l'Intérieur est téléchargeable sur ce site. La partie 4 précise les préconisations, précautions et interdictions d'emploi.


jiluc.

25 octobre 2008 à 20:14:35
Réponse #13

garfield


Salut,

Je me suis fait "tazé" ds le cadre du boulot il y a 2 semaines.   ;D

Ca a été les 5 secondes les plus longues de ma vie mais je suis tjs là et sans aucune séquelle.

Selon l'instructeur que j'ai eu, le risque de mortalité est très faible, notamment quant à un "pacemaker" par ex. En effet, le pacemaker travaille sur une fréquence x et le tazer sur une fréquence y.
Des tests ont été fait sur des animaux ayant un pacemaker. Les electrodes du tazer ont été appliquées juste à côté du pacemaker et cela n'a rien fait.

Bien sûr le risque zéro n'existe pas mais vu le nombre d'engins en utilisation sur le territoire US et le peu de plaintes qu'il y a s'y réferant, je suis serein.
De plus vous n'êtes pas sans connaitre, les milions de $ de procès gagnés pour des causes indéfendables. Donc si le tazer faisait l'objet de procès gagnés contre eux, je pense que l'entreprise serait en faillite depuis longtemps. 

Moi je pense que c'est un vrai progrès par rapport à une 9 mm et un méchant gain d'efficacité par rapport à une matraque ou un spray !!!!

Pour les effets ressentis :

 Les électrodes étaient sur mon pull, épaule à gauche et l'autre sur mon pantalon à droite.
Cela commence par le mollet droit qui va comme "exploser", puis tout le corps, et alors là j'ai gueulé comme un veau.  :'(
Cela provoque 19 contractions musculaires à la seconde et on a l'impression que cela ne s'arretera jamais.
Une fois les 5 sec passées, tout se relache et on n'a plus du tout envie de combattre ou de resister.

Je le referai pas demain mais bizaremment c'est pas comme un passage à tabac car une fois terminé, il n'y a plus de douleur, pas de courbatures, pas de coups bleu... Juste une grosse fatigue  ;D

Raaaaouw
Apprendre-Rassembler-Transmettre

25 octobre 2008 à 22:46:42
Réponse #14

Tumiza


Juste par curiosité: est ce que les électrodes arrivent à traverser tous les sortes de vêtement? Je pense en particulier e une combi de moto ou à une grosse veste avec un pull.
BAVU ba pris

25 octobre 2008 à 23:01:19
Réponse #15

Dox


AMNESTY INTERNATIONAL

Déclaration publique
Index AI : AMR 51/154/2007 (Public)
Bulletin n° : 194
ÉFAI
10 octobre 2007

États-Unis. Amnesty International publie le rapport sur les pistolets paralysants qu'elle a soumis au ministère de la Justice

Amnesty International publie le texte du rapport qu'elle a présenté à une commission d'enquête du ministère de la Justice sur les cas de personnes mortes après avoir reçu des décharges de Tasers et autres armes électriques. Amnesty International a remis son rapport le 27 septembre à Washington, DC, en y joignant un communiqué destiné au groupe d'experts médicaux assistant la commission d'enquête.

La commission d'enquête du ministère de la Justice (créée en juin 2006 et devant rendre ses conclusions en 2008) étudie plus de 100 décès de personnes maîtrisées par des policiers au moyen de Tasers ou d'armes électriques similaires, pour savoir si ces instruments ont joué un rôle déterminant dans ces décès.

Amnesty International se félicite de cette enquête du ministère de la Justice et de cette occasion d'exposer ses préoccupations. Dans son rapport, Amnesty International a de nouveau exprimé ses préoccupations relatives à l'usage d'armes à décharge électrique pour le maintien de l'ordre, s'interrogeant sur l'innocuité de ce matériel mais aussi sur les risques d'abus.

Amnesty International s'est déclarée inquiète de ce que les armes du type Taser ont été déployées aux États-Unis avant qu'on ne dispose des résultats de tests rigoureux, indépendants et exhaustifs sur les risques de ces armes pour la santé. Les recherches déjà existantes ont conclu que les risques d'effets indésirables des pistolets électriques sont généralement faibles chez l'adulte en bonne santé, mais des études ont également montré qu'il fallait mieux connaître les effets de ces armes sur les personnes affectées par des problèmes de santé, la toxicomanie ou d'autres facteurs. Selon Amnesty International, les données recueillies dans plus de 290 cas de personnes ayant trouvé la mort depuis 2001 après avoir été touchées par un Taser de la police indiquent que de nombreuses personnes décédées appartenaient aux catégories « à risque ». Quinze de ces décès se sont produits au Canada, et le reste aux États-Unis.

Les examens médicaux avaient généralement attribué la cause du décès à d'autres facteurs, comme la toxicomanie, mais, selon Amnesty International, il faut procéder à de nouvelles recherches sur les effets des décharges électriques dans diverses situations : personnes perturbées ou sous l'emprise de drogues ; cardiaques ; personnes déjà soumises à un moyen de contrainte ; ou en cas d'infliction de décharges multiples ou prolongées. Dans au moins 20 rapports d'autopsie examinés par Amnesty International, les coroners ont cité les pistolets électriques comme la cause directe ou aggravante des décès, parfois combinée à d'autres facteurs.

Les données recueillies par Amnesty International montrent que la plupart des personnes décédées avaient reçu plusieurs décharges, et que 92 d'entre elles avaient subi de trois à 21 décharges. Une personne avait reçu des décharges répétées alors qu'elle se trouvait menottée, suivant des cycles de dix-neuf, douze et dix secondes ; une autre personne est morte après avoir reçu une décharge ininterrompue de cinquante-sept secondes. Selon Amnesty International, la possibilité de prolonger la décharge électrique au-delà de cinq secondes, tant que le policier garde le doigt sur la détente, peut accroître dangereusement le degré de stress, et il faut impérativement que des experts indépendants et compétents étudient les effets psychologiques et physiologiques des décharges prolongées ou répétées.

Amnesty International a également déclaré : «Le degré de risque tolérable lié aux pistolets paralysants, ainsi qu'à toutes les armes et instruments de contrainte, doit être évalué par rapport à la menace. Il est évident que les pistolets électriques sont moins dangereux que les armes à feu, lorsque des policiers sont confrontés à une grave menace qui pourrait déboucher sur un usage de la force meurtrière. Cependant, la grande majorité des personnes décédées après avoir été touchées par des pistolets paralysants étaient non armées, et ne constituaient pas une menace de mort ou de blessure grave au moment où elles ont reçu des décharges électriques. Dans de nombreux cas, ces personnes ne semblaient représenter aucune menace réelle.»

Sur les 291 morts signalées, Amnesty International n'a pour l'instant recensé que 25 personnes qui auraient porté une arme au moment où elles ont reçu des décharges électriques. Aucune n'était munie d'une arme à feu.

Amnesty International reconnaît qu'il peut exister des situations « à distance » où les pistolets électriques à aiguilles peuvent être utilisés de manière efficace au lieu d'armes à feu, afin de sauver des vies. Cependant, la possibilité d'utiliser ces armes en mode incapacitant à bout portant (ce qui permet souvent de les utiliser comme instrument d'« obéissance par la douleur » sur des personnes déjà en détention), et la capacité d'infliger une douleur sévère par des décharges multiples et prolongées font que ces armes se prêtent intrinsèquement aux abus.

Amnesty International note avec inquiétude que de nombreuses forces de police aux États-Unis utilisent régulièrement les pistolets électriques comme moyen de contrainte pour maîtriser des personnes récalcitrantes ou perturbées qui n'occasionnent pas de risque sérieux. Cet usage a été constaté sur des mineurs, n'ayant parfois pas plus de neuf ans. Cette pratique contrevient visiblement aux normes internationales en vertu desquelles la police ne doit recourir à la force qu'en cas de « stricte nécessité », et proportionnellement à la menace rencontrée.

Les préoccupations exprimées par Amnesty International auprès de la commission d'enquête du ministère de la Justice ne sont pas atténuées par une étude dont les résultats ont été publiés cette semaine, émanant de spécialistes urgentistes de Wake Forest University. Cette étude, qui s'est penchée sur presque 1000 cas d'utilisation de pistolets paralysants sur le terrain, a conclu que les lésions étaient rares et, dans la plupart des cas, semblaient sans gravité.

Amnesty International n'a aucune raison de contredire les conclusions de l'étude de Wake Forest, et se félicite que les recherches continuent dans ce domaine. Cependant, l'étude ne dit rien de l'usage détourné des pistolets paralysants ni de la pertinence du recours à ces armes dans des cas où la personne touchée a trouvé la mort aussitôt après. L'étude ne semble pas avoir évalué avec précision les effets du Taser en fonction des facteurs de risque (par exemple l'infliction de décharges multiples ou prolongées, surtout quand la personne visée subit déjà d'autres moyens de contrainte), ni testé les effets de cette arme sur des groupes particuliers, comme les personnes sous l'emprise de drogues, agitées ou cardiaques. Selon Amnesty International, ces questions doivent encore être résolues, et nous espérons que l'étude du ministère de la Justice y répondra.

Amnesty International demande à tous les organes gouvernementaux et chargés du maintien de l'ordre de cesser d'utiliser les Tasers et armes similaires tant que des études exhaustives et indépendantes n'auront pas été menées sur leurs usages et effets, ou de limiter ce recours à des situations où les policiers seraient légitimement amenés à faire usage d'une force meurtrière, lorsqu'aucune alternative moins dangereuse n'est possible. L'utilisation des armes électriques de type Taser doit être encadrée par des normes et une surveillance strictes.



 

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/communiques_de_presse/etats_unis_amnesty_international_publie_le_rapport_sur_les_pistolets_paralysants_qu_elle_a_soumis_au_ministere_de_la_justice

25 octobre 2008 à 23:20:37
Réponse #16

Berhthramm


 :popcorn:

le rapport d'Amnesy internationnal ne s'appuie sur rien....


 :down:

25 octobre 2008 à 23:43:49
Réponse #17

jilucorg


Oui, et puis bon, premier post :
Citer
ATTENTION: ceci n'est pas un fil "pour ou contre"

Le débat est déjà bien accessible ailleurs, y a qu'à demander à Google :
Résultats 1 - 50 sur un total d'environ 736 000 pour taser danger


jiluc.

26 octobre 2008 à 01:27:45
Réponse #18

Dox


Citer
Amnesty International reconnaît qu'il peut exister des situations « à distance » où les pistolets électriques à aiguilles peuvent être utilisés de manière efficace au lieu d'armes à feu, afin de sauver des vies. Cependant, la possibilité d'utiliser ces armes en mode incapacitant à bout portant (ce qui permet souvent de les utiliser comme instrument d'« obéissance par la douleur » sur des personnes déjà en détention), et la capacité d'infliger une douleur sévère par des décharges multiples et prolongées font que ces armes se prêtent intrinsèquement aux abus.

Citer
Moi je pense que c'est un vrai progrès par rapport à une 9 mm et un méchant gain d'efficacité par rapport à une matraque ou un spray !!!!
le risque est de voir l'usage du taser se généraliser,
utilisé comme arme de neutralisation dans des cas précis, certes, `mais en voyant la dérive aux states, je suis dubitatif.
Présenter une arme potentiellement dangereuse comme innoffencive , je tique.
(malgré le laïus sécuritaire du constructeur)

j'avais effectivement noté que le sujet du topic n'était pas "pour ou contre",
il me semblait que ce rapport pouvait avoir sa place,
il me semble pourtant circonstancé, pourtant, non ?
j'ai dû me trompé, désolé, je sors.

En se referant aux préconisations d'usage,
ça serait pas mal de voir quelles formations "médicales",
(pour gerer les "incidents") vont être dispensées aux aux utilisateurs de ce gadget en plastoque,
puisque les risques ne sont pas à minimiser.





Citer
le rapport d'Amnesy internationnal ne s'appuie sur rien....
... gné ?
« Modifié: 26 octobre 2008 à 02:24:32 par Dox »

26 octobre 2008 à 05:54:14
Réponse #19

AL


Je fais vite fait 2 petites remarques avant de filer, le post dérapant dangereusement...

«Le degré de risque tolérable lié aux pistolets paralysants, ainsi qu'à toutes les armes et instruments de contrainte, doit être évalué par rapport à la menace. Il est évident que les pistolets électriques sont moins dangereux que les armes à feu, lorsque des policiers sont confrontés à une grave menace qui pourrait déboucher sur un usage de la force meurtrière. Cependant, la grande majorité des personnes décédées après avoir été touchées par des pistolets paralysants étaient non armées, et ne constituaient pas une menace de mort ou de blessure grave au moment où elles ont reçu des décharges électriques.(...)
Je ne connais pas beaucoup de monde qui accepterait de se retrouver face à une arme avec seulement un taser en main...

(...) Dans de nombreux cas, ces personnes ne semblaient représenter aucune menace réelle.»
Si c'est avéré, il s'agit tout simplement de bavures.

26 octobre 2008 à 07:54:53
Réponse #20

bison solitaire


"Paix et Félicité mon frère"
...
"Mais, nous ne sommes pas formés à ce genre de violence!!"

(Demolition man... visionnaire je vous dis!!!)


Blague à part, plutôt que de mettre un veto systématique sur les équipements des forces de l'ordre, il serait peut-être temps de proposer d'autres matériels...
Mais qu'on se le dise: quelque soit le matos, un policier pourra toujours commettre une bavure (circonstances, mauvaise appréciation, pétage de plomb ou réelle malveillance...).

26 octobre 2008 à 10:00:36
Réponse #21

Patrick


Je sais bien que le propos initial était les secours sur "tasés" mais comme je vois toujours les même propos à charge et rarement à décharge je me permet cette apparté.

Lors de son premier déploiement sur le comté de Miami/Dade alors le plus chaud des States, le taser à permis de diminuer le recours à l'arme de poing de 71%, ce qui est particulièrement énorme.

Ensuite, un bourrin, raciste qui endosse un uniforme pour satisfaire ses déviations trouveras toujours le moyen de les satisfaire, que ce soit à coup de bottin, de serviette mouillée, de crosse de calibre ou de matraque et n'a pas spécialement besoin du taser pour cela.

Par contre, et à ma connaissance les bourrins racistes ne forme pas la majorité, loin de là, de nos forces publiques de sécurité qui risquent leur vie dans nos rue pour laisser bien propres nos petites fesses de contribuables. Alors, les priver ainsi d'un moyen efficace et infiniment moins létal de faire que force reste à la loi, ne me paraît pas souhaitable.

Travaillons, par contre, encore et toujours en amont pour améliorer le recrutement, la formation initiale et continue de ces officiers de la loi et arrêtons une bonne fois pour toute de considérer que flic = nazillons.

J'ajouterais que si on a une faiblesse cardiaque ou un pacemaker, rien ne nous oblige non plus à casser les burnes à autrui jusqu'au point de voir arriver la maréchaussée.

Enfin, je pense aussi que le taser et dans une moindre mesure le flashball sont aussi des moyens efficaces de traîter ceux qui veulent se faire sauter le caisson ou s'ouvrir la gorge, sans trop de risque pour les secours.

Pour finir, arrêtons de subsituer une démagogie à une autre et mettons réellement en parralèle les points positifs et négatifs en ayant bien conscience que la perfection n'est pas de ce monde et que le risque zero n'existe pas, jamais.
« Modifié: 26 octobre 2008 à 10:21:41 par Patrick »

26 octobre 2008 à 10:14:04
Réponse #22

jilucorg


On peut rappeler qu'en ce qui concerne la France — fait notable, puisque ce n'est pas le cas général, en particulier aux USA et au Canada — le TASER X26 utilisé par la police nationale (quid des polices municipales ?) est équipé d'un enregistreur vidéo, d'un enregistreur audio et d'une puce qui emmagasine toutes les données d'utilisation (toutes actions horodatées) : l'ensemble se met en marche automatiquement dès la mise sous tension de l'appareil, même si aucun tir n'est effectué.


jiluc.

26 octobre 2008 à 10:54:14
Réponse #23

bison solitaire


Bien d'accord avec Patrick; on pourrait prendre le problème inverse et considérer toutes les fois où l'emploi du taser a permis de ne pas utiliser l'arme à feu - Et bien d'accord aussi avec le fait que lorsqu'on est cardiaque, épileptique, et bien d'autres choses, ben on évite, encore plus que les autres, de se mettre dans des situations pour le moins délicates.
...
Et je confirme pour Jilucorg, en ce qui concerne l'enregistrement de l'action lors de l'utilisation des taser en France.

26 octobre 2008 à 11:06:14
Réponse #24

garfield


Je savais bien que j'aurais pas du poster ici....C'EST LA DERNIERE FOIS, ON NE M'Y REPRENDRA PLUS !!!! >:( >:(

BIEN SUR il faut une doctrine d'emploi, ce type de materiel demande une formation (obligatoire d'ailleurs) et des règles d'engagement.
C'est d'ailleurs pour cela que je me suis fait tazé,cela fait partie de la formation !!!!!

Le rapport d'amnesty ne prend en comte que les p... de cas où il ya eu abus!!!!!

Raaaaaaaah, enfin non je me tais, je vais devenir désagréable...

 

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