Une indication, pour le minimum vital, pourrait être "l'équipement" des bergers Hadendawa qui passent 8 à 10 jours seuls avec les chameaux. De leur point de vue c'est une vie normale, mais du mien cela ressemble assez à de la survie :
- deux bidons de 5 litres d'eau
- une couverture de laine
- une espéce de gandoura pour seul habit
- un solide baton
- une musette avec de quoi se nourrir :
- de la farine, mangée en boullie avec le lait des chamelles s'il y en a
- un peu de sel
- du café
- gamelle, tasse et cafetiére en terre cuite
- un peu de charbon de bois
- un briquet
En résumé, de l'eau, un peu de nouriture, de quoi se protéger du soleil et de la chaleur le jour, du froid la nuit et du vent jour et nuit.
Plus un bâton qui fait office d'outil polyvalent, d'arme et mât pour faire un abri avec la couverture.
La poussiére et le sable, il faut apprendre à vivre avec, plutôt que d'essayer de les combattre. Quand il n'y a pas d'eau à gaspiller, le sable est un nettoyant de fortune pour la vaisselle, les habits et le corps.
(ah, un bon bain de sable propre, çà gratte un peu mais c'est vivifiant

)
Tous les dix jours, ils font plusieurs dizaines de km à pied pour mener les bêtes jusqu'à un point d'eau et se ravitailler.
Handicapé par mon manque d'adaptation, je rajouterai bien des chaussures et un chéche et/ou un chapeau. Et un sac à dos ou autre moyen de portage pour emporter plus d'eau (minimum vital trois à cinq litres par jour, selon la saison, pour un européen bien aclimaté et expérimenté). Pour des raisons culturelles aussi bien que pratiques, je renplacerai la gandoura par un pantalon et une chemise - manches longues fortement conseillées - et la farine et le lait de chamelle par du muesli et du lait en poudre.

En l'absence de boussole, le moyen d'orientation le plus facile c'est le soleil le jour et les étoiles la nuit. Quand il est trop haut, le soleil n'est plus utilisable, mais de toutes façons on ne marche pas en pleine chaleur si on veut aller loin avec l'eau qu'on peut porter.
Reste à savoir trouver de l'eau, ou des gens qui savent où en trouver ..
Rares sont les déserts ou la population est systèmatiquement hostile à un voyageur isolé (le Tibesti parait-il). En général, la priorité pour survivre serai donc de trouver des gens. Suivre une trace, même si elle parait fraiche, est un peu aléatoire. On risque fort de tomber sur un camp déserté depuis plusieurs semaines. A mon humble avis, avant de se déplacer il faut bien réfléchir, savoir où on est, où on veut (peut) aller, et pourquoi.
Ne se mettre en marche que lorsqu'on a la réponse à ces questions.