citation de Lysisca :
"Pour terminer, le virus de la mosaïque du choux-fleur est un virus végétal, qui n'a pas grand chose en commun avec les virus animaux. Déjà, le réassortiment de virus animaux est très rare. Alors avec un virus végétal en prime...On nage en plein film de science fiction de série Z."
finalement j'ai peut etre j'ai completement faux... Mais je me pose quand meme des questions
Bonjour,
Il y a un problème de compréhension: le fait qu'un promoteur puisse fonctionner dans pas mal de cellules ne permet pas du tout à un virus d'être compatible avec tout un tas d'organisme.
Le promoteur n'est qu'un tout petit bout d'un virus ou d'un gène. Disons que ça serait comme le démarreur d'une voiture. Il se peut que récupérer la pièce d'une machine et la mettre dans une autre machine fonctionne. C'est le cas du promoteur du virus de la mosaïque. Ca ne signifie pas du tout que ce virus se balade dans la nature dans autre chose que son chou-fleur favori (c'est juste un coup de bol pour les biologistes moléculaires, qui ont trouvé que ce bout de séquence marchait ailleurs pet permettait de bricoler).
L'intégration d'un virus et sa réplication dans les cellules demande non seulement un promoteur qui fonctionne, mais de très nombreuses autres pièces de machinerie (on ne croirait pas, mais un virus est loin d'être un truc simple).
Ceci dit, la question n'est peut-être pas si stupide qu'elle en a l'air, car pour d'autres virus (pas du tout celui du chou-fleur) on commence à se demander s'il n'y aurait pas des "transgenre"
http://www.mpl.ird.fr/suds-en-ligne/fr/virales/expansio/filo03.htm#sudsPour le virus de la mosaïque du tabac, apparemment il arriverait à se multiplier chez des insectes (mais pas n'importe quels insectes, et ça fait partie des exceptions):
http://books.google.fr/books?id=_M4tHiD8VXgC&pg=PA412&lpg=PA412&dq=virus+animal+v%C3%A9g%C3%A9tal&source=web&ots=7KeQcUrjJc&sig=JsuU4gTUfyyxUqWDrgkRtOX2Zpc&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=10&ct=result#PPA413,M1Si on voulait vraiment être parano, on pourrait penser que l'existence dans le végétal d'un gène dont le promoteur fonctionne potentiellement bien chez l'animal pourrait favoriser son expression s'il passe chez l'animal... ceci dit, les végétaux qu'on mange sont aussi eux-même bourrés de promoteurs qui doivent bien fonctionner chez l'animal (et ne parlons pas de la viande!!!), et on n'a pourtant encore pas observé d'humain se mettant à synthétiser des protéines végétales.
Les OGM posent pas mal de problèmes et de questions, et ce n'est pas la peine de rajouter des craintes infondées et un peu "surréalistes", surtout que ça dessert complètement les personnes qui se battent contre la diffusion des OGM dans l'alimentation pour des raisons valables ;-)
(ce qui n'empêche pas du tout de se poser des questions: la génétique n'est pas une chose simple, et la biologie moléculaire encore moins).
K