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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: un Ami Imaginaire  (Lu 5710 fois)

27 septembre 2008 à 09:41:56
Lu 5710 fois

vik


salut!
alors j'espere que ce sujet n'a pas été déja abordé, j'ai fait des recherches sur google mais rien trouver  ;)
Alors voila , cet été j'ai vu le film "Seul au Monde" avec Tom Hanks , je ne me refere pas a lui en tant que survivor, mais j'ai trouver un point intéréssant dans la survie a long terme en milieu isolé.
la fameuse regle de 3 se termine par : 3 mois sans rapport social--> dépression?
bref en cas de survie a long terme, se créer un "Wilson"  ;) (ami imaginaire matérialisé par un objet ) peut etre, a mon avis utile.
En analysant un peu un comportement de monologue avec un objet, je crois avoir compris que de parler a un objet fait office de réflecteur, qui nous fait réfléchir sur ce que l'on dit. En effet il se peut que quand on le demande a son "ami" , on se le demande a soi-meme et de ce fait , permet de ne pas se mentir a soi-meme (ne pas se cacher par ex, ses chances de réussite de faire tel ou tel chose ) en plus d'avoir une distraction, de ne pas se laisser crever parceque on manque de volonté (a ce moment-la l'objet peut servir de support comme pour parler a des proches qui seront matérialiser par l'objet, ainsi on fait de la discussion avec a peu prés n'importe qui )
de plus, on peut matérialiser son "ami" dans n'importe quoi (eviter les excréments de chien, meme si attachant, pas sur qu'ils tiennent longtemps la route )

bien sur eviter de tester cet objet de survie a votre boulot ou devant votre famille , si vous ne voulez pas finir dans une camisole de force avec des monsieur blanc  ;D )

alors, qu'en pensez vous?

a+
victor  ;)

27 septembre 2008 à 11:41:15
Réponse #1

Géo


slt!

bah écoute je suis assez d'accord avec toi.

Je suis sur que beaucoup de gens qui sont restés longtemps seuls (en situation de survie ou pa) avaient leur propre "Wilson".

Ca doit faire un bien fou de pouvoir parler à quelquechose, de s'imaginer des réponses, de parler de plein de chose rigoler peut être? ou de pouvoir gueuler sur quelqu'un :D

donc je pense aussi que c'est utile

A+!

27 septembre 2008 à 13:08:13
Réponse #2

Anke


Je ne suis pas sûr que cela soit réellement nécessaire, mais ce peut être un dérivatif, un support.
En effet nous portons en nous notre culture, nos références aux autres ( avec les interdits psy notamment)et les schémas sociaux qui s'y rapportent. Ce qui fait que nous sommes à la fois " Je" et l'Autre. Trois mois sans contact social ( je n'ai pas l'expérience) mais je ne suis pas sûr de "dérailler" au bout, étant d'un naturel solitaire. Donc pour moi, un "Wilson" pas vraiment nécessaire, le travail du souvenir et de l'espoir de retrouver la civilisation un jour faisant office de catalyseur en quelque sorte....

27 septembre 2008 à 13:20:58
Réponse #3

vik


sur que ce n'est pas nécéssaire mais tout dépend des tendances plutot grégaire ou solitaire du mac en question, de plus sa ne coute rien de trouver un caillou par terre a qui parler.
comme le disais David:
1)-attitude
2)-savoir
3)-physique
4)-outils
( http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,10605.0.html )
on remarque donc que les deux points les plus importants sont de l'ordre du mental, donc si ca peut aider a garder un mental a peu prés stable (sans parler de l'effet de choc de se retrouver en condition de survie) ce qui permet a son tour de bien appliquer l'attitude (pour eviter le sur-accident par ex) et le savoir (ne pas mélanger des infos cruciales et déja essayer de ne pas penser tout le temps a quand revoir la civilisation mais surtout pensez a l'instant présent

voila un peu mon approche de l'utilité d'un reflecteur en situation aggravé

a+ ;)

27 septembre 2008 à 18:36:57
Réponse #4

Chester


Bonjour à tous en passant,toujours très instructif et sympa,ici! Même si je ne participe plus trop souvent,ben savoir que vous êtes là...ben,c'est bien,quoi :)

bon,trève de HS,place à ma p'tite expérience.

En l'occurrence, c'était pas Wilson qu'il s'appelait,mais Charles. C'était mon "frère invisible" de 3 à 6 ans environ,et il m'a sauvé psychologiquement après la perte d'une petite soeur.Il n'était pas matérialisé par quoi que ce soit,ni par une noix de coco ni rien. Peut-être qu'un adulte aura plus besoin d'un support matériel?
Après,quand c'est allé mieux,il s'est barré tout simplement. Mais,cela dit,c'était pas non plus un cadeau:je me rappelle,qu'est ce qu'il était chiant comme frangin! ;D

Tout ça pour dire que oui,dans certaines situations,un alter ego imaginaire peut aider à bien décompresser. Déjà,se parler à soi-même en se tutoyant ça peut aider à décompresser.
A éviter évidement en public,sous peine d'être condamné à fréquenter des personnes imaginaires pour le reste de sa vie :lol:

27 septembre 2008 à 19:03:53
Réponse #5

lawrence




on a TOUS besoin d'un "réflecteur" comme tu dit vik, personne ne peut vivre entièrement seul... dans les faits et dans la tète.


AMHA ce n'est même pas une question de "solitaire ou pas", juste de situation choisi ou subit, on peut partir des mois seul par choix, si on à un chien ou un cheval c'est mieux, si de temps en temps on rencontre quelqu'un ou on à un contact radio c'est tout bon.


La solitude forcée par contre, c'est beaucoup moins facile, en gros le solitaire forcé se parle à soit même constamment, le "wilson" apparaîtra mais dans des situations bien bien hard, comme dans "je suis une légende" ou il discute avec des mannequins dans le magasin de films ..


Quand tu vie seul, la survie de l'esprit s'effectue via un voisin qui rentre chez lui touts les soirs, des bruits de moteurs, de la musique au loin, un animal de compagnie (connu pour ses aspects affectif) tout signe d'activité humaine vous permet de tenir.


ça nous rappelle aussi qu'on a beau être solitaire, voir misanthrope on ne peut pas se passer des autres totalement.
« Modifié: 22 octobre 2009 à 18:56:55 par lawrence »
"La sécurité trop parfaite des habitants du monde supérieur les avait amenés insensiblement à la dégénérescence, à un amoindrissement général de stature, de force et d'intelligence." - The Time Machine ; H. G. Wells

27 septembre 2008 à 19:59:12
Réponse #6

Patrick


Bonjour à tous en passant,toujours très instructif et sympa,ici! Même si je ne participe plus trop souvent,ben savoir que vous êtes là...ben,c'est bien,quoi :)
Cool, nous sommes ton Wilson quoi  :'(

27 septembre 2008 à 22:27:46
Réponse #7

pierauspitz


Juste pour mettre mon petit grain de sel :
J'ai fait l'expérience de "solitude" lors d'une expé sur le terrain l'été dernier.
On était trois, complêtement coupé du monde, sur une montagne pelée et paumée au Svalbard. Je bossais sur un sujet particulier, mes deux camarades sur un autre, donc nous étion tout le temps  séparés. De plus, assez vite, on a pris nos propre emplois du temps, donc nous ne nous sommes cotoyé que très peu, bien qu'on avait toujours le petit dej' ensemble.

Je doit dire qu'à la fin du mois, je commençais serieusement à me sentir seul. Ce sentiment était d'autant plus accentué par le coté "mort" de l'endroit où nous étions. Cailloux, glace, neige. rien d'autre, mis à part un ou deux piafs de temps en temps, silence absolu. Quand le seul bruit alentour sont tes pas, ta respiration et tes battements cardiaques, pendant un mois, ça fait tout drôle...  :blink
Si en plus, on rajoute une petite couche de danger (ben oui, en géologie, les données, faut allez les receuillir, donc il faut crapahuter, et parfois, ça crain : chute interdite ou sinon...). Même si je n'ai jamais pris de risques stupides, plus d'une fois, j'étais vraiment pas fier.
J'avoue que je ne me suis jamais senti aussi seul de ma vie, et ça commençais à serieusement me tournebouler : je parlais tout seul, et commençais à vraiment déprimer... J'avias pas de Wilson, mais je me parlais comme si je parlais à un pote, que je l'encourageais ou le conseillais (genre "fais gaffe, cette pierre, elle va rouler"... "Ca glisse là, fait un détour par ce gros rocher"... "Bon, là, fais pas l'con, si tu tombes, t'es mal" etc...)
La fin de l'expé et le retour parmis mes potes et tout s'est résolu presque du jour au lendemain, il m'a tout de même fallu 3 bonnes journées pour me réhabituer à la vie "normale" (bruits, confort : lit trop mou, eau chaude beaucoup trop chaude etc...). Par contre, le bonheur de pouvoir aller ch*er sans avoir à perdre toute sensibilité du fondement à cause du froid, c'est royal!  ;D

Bref, tout ça pour dire, que je suis plutot un mec solitaire, mais là... J'ai vraiment compris que nous sommes avant tout des animaux sociaux, et même les plus ours d'entre nous ont besoin de leur copains (surtout quand ça va pas, ou qu'on en chie).

28 septembre 2008 à 19:59:24
Réponse #8

Chester


Cool, nous sommes ton Wilson quoi  :'(

Naaan,vous êtes bien mieux!vous avez plus de répondant :D

29 septembre 2008 à 10:19:21
Réponse #9

** Mathieu **


Salut,

Sans en arriver à l'extrémité d'une situation engagée, on communique tous avec soi même d'une manière ou d'une autre...
Pour certains c'est une voix intérieure, pour d'autres ce sont des images, ou des sensations tactiles, kinesthésiques, etc.

Par exemple, X croise dans l'escalier le voisin du dessus qui lui dit "faut arrêter de faire des soirées en semaine et de recevoir plein de monde à pas d'heure, cela fait trop de bruit" et X lui répond "oui monsieur Bidule, je comprends, etc." pendant qu'intérieurement il se dit à lui-même "c'est ça, cause toujours mon pote de toute façon l'année prochaine chuis plus là..."
Dans ce cas là cela fait fonction de mécanisme de défense ou de soupape d'échappement...

Cette faculté est très utile dans bien des contextes...
Elle peut aussi constituer un frein dans certaines situations où l'attention nécessite d'être entièremment réceptif sensitivement à l'extérieur...

En escalade par exemple...
La petite voix qui te fait prendre conscience du gaz en dessous, et ben elle fout la m*rde...

Après sur le principe, je ne pense pas que l'on puisse se passer de communiquer, donc dans l'isolement on aura certainement un discours/dialogue intérieur ou un ami imaginaire...
Le danger peut se situer au niveau de ce que l'on appelle la dissociation ;
En effet si ton ami imaginaire te suggère de faire des actions négatives, tu peux penser : "ce n'est pas moi qui pense à ces actions négatives, c'est lui" d'une certaine manière tu te déresponsabilises et fuis le réel, il y a dissociation ; dans les classifications - que je n'approuve pas - que l'on utilise aux states, tu deviens border-line : grosso-modo un schizo qui ne deviendra pas fou...

Bon enfin je suis peut-être un brin hors sujet là...

@+

29 septembre 2008 à 12:22:59
Réponse #10

DavidManise


Salut ! :)

J'ai pas trop l'expérience des amis imaginaires.  Enfin quand j'étais petit, style à 2-3 ans, il paraît que j'avais un "manusculaire".  C'était une sorte d'animal de compagnie imaginaire.  J'ai souvenir du mot, mais pas de la bestiole ;D

En revanche, la solitude j'ai donné un peu.  Par choix, surtout (longues virées seul dans la nature, dont une très longue), mais aussi par obligation, pendant un temps.  Je suis d'un naturel vraiment solitaire.  Franchement, passer une semaine entière vraiment seul, pour moi, c'est synonyme de vacances.  Un mois, ça me va même encore très bien.  Je rentre pas plus taré qu'au départ.  Mais il y a une limite réelle, un moment donné.  Pour moi, cette limite c'est "ouais mais à quoi bon vivre tout ça, puisque personne d'autre que moi n'en saura jamais rien" ?  Et là tu te lèves, tu tournes le dos au paysage magnifique, tu prends ton sac et tu rentres. 

Concrètement, nous avons un besoin fondamental, je pense, de communiquer avec un être vivant qui nous comprend, et d'avoir un statut social.  Même les ermites reçoivent de la visite de temps en temps, et ils ont un statut social bien défini.  Et les ermites qui tiennent sur la durée sont ceux qui partent en disant à tout le monde où ils sont et pourquoi ils y vont, et qui en retirent carrément de la reconnaissance sociale.  Ils ne font que retarder le moment où ils seront revus, où il reverront autrui, et où ils pourront être confortés et reconnus dans un statut très noble.

Dans le même ordre d'idées, la pire violence qu'on puisse faire à un chien, c'est de l'ignorer complètement.  Sans statut dans la meute, sans existence sociale, il dépérit psychologiquement et physiquement.  Très vite.  Et je pense que c'est pareil pour les humains.  Je pense qu'inconsciemment nous préférons de loin nous faire pourrir la gueule que d'être ignorés totalement. 

Donc, de perdre l'espoir de revoir un jour d'autres êtres humains doit être une chose terrible.  De former une société à soi tout seul est un truc complètement inutile, vain, stérile...  et on retombe sur le mode "ouais mais à quoi bon".  Et on ne peut pas prendre son sac et rentrer. 

Je pense que la dépression doit suivre assez vite.  Et je pense que la dépression ne fait pas bon ménage avec un contexte de survie où il faut se battre comme un dingue tous les jours contre sa fatigue et sa flemme juste pour assurer le minimum vital.

Même les plus solitaires, même les vieux ours endurcis à l'absence des autres ont besoin d'un minimum de contacts, sinon la survie est impossible.  Et quand je dis trois mois sans contact social, je suis généreux...  :(

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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30 septembre 2008 à 01:56:47
Réponse #11

Madudu


d'ailleurs je me pose des questions à propos de ce "3 mois sans contacte sociale", je me demande si c'est pas un peu pour jouer le jeux de la règle des 3.
Au bout de ses fameux trois mois, le mec moyen est schizophrène ? Ou il se suicide? Quels maladies mentales risquent d'apparaitre et quels en sont les symptômes ?

30 septembre 2008 à 08:35:38
Réponse #12

vik


bah tout dépend des cas, je pense (je ne fait que penser) que quelqu'un qui a d'abitude plein de contact sociale, et n'en a plus pendant trois mois, avec en plus l'effet de choc de se retrouver en situation critique, peut etre que (comme dit plus haut) le gars se dit qu'il n'a plus aucune chance de survivre et a moins d'entrain a essayer de sauver sa peau
enfin moi ca me dit ca en gros ;)

30 septembre 2008 à 10:20:04
Réponse #13

Berhthramm


Que fait un enfant avec son ours en peluche ? à un degrés de maturité différent ce que fait Tom Hanks avec Wilson....
Donc c'est un comportement tout à fait naturel.

:)


30 septembre 2008 à 11:18:53
Réponse #14

Samourai77


Heu moi j ai pas besoin de trois mois pour parler au chose ou objet  :glare:
Une araignée ou une bestiole me monte dessus entre dans mon sac je lui parle "hey toi que fait tu là? Non va pas la!" je me prend une branche dans l'œil je m adresse a l'arbre " haaaa ta voulu m éborgné ou quoi ! "
le feu prend pas je lui dit " allez va si "  c est ponctuel c'est pas tout le temps et je ne dit pas non plus bonjour au lampadaire mais je parle de temps en temps  avec ce qui inter-agi avec moi.

Faut-il que j aille consulté ? :D

30 septembre 2008 à 16:46:10
Réponse #15

Madudu


Perso ça se résume souvent à "ptin !" ou "fais chier" et autres remarques skato  ;D
je pense que c'est normal, ça évacue les tensions, même minime ^^
Par contre quand le feu prend pas je suis pas agréssif : "allez vas-y accroche toi mon vieux !"

 


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