Nous avons (en France) un système économique basé sur la consommation de biens pour la majorité importés ; en effet, l'emploi est essentiellement (85 %, de mémoire) du tertiaire, des gens qui remplissent des dossiers dans des bureaux. Nous produisons de la nourriture, du tourisme, de l'armement, de l'automobile (encore un peu) et de l'avionique. Ah oui, et aussi des produits de luxe. Donc si tous ces gens se retrouvent au chômage et à la rue, que va-t-il se passer ? Vont-ils vivre dans des yourtes et des caravanes ? Toute cette population est probablement incapable de vivre en autarcie. Les savoir-faire se sont pour beaucoup perdus, hormis chez ceux qui ont gardé des attaches paysannes et ceux qui se préoccupent, comme nous sur ce forum, de ces questions.
Plus de consommation, plus de bagnole, plus de télé, plus de smartphone, plus de fringues. Moins de TVA pour l'état, moins de sous pour les restaurateurs et le secteur touristique, moins d'impôts dans les caisses de l'état. Donc, de plus en plus difficile de payer les frais divers. Moins de soins médicaux, moins de pompiers, de police.
J'arrête là, ma propre énumération commence à me donner le frisson.
On devra se concentrer sur les besoins essentiels : s'abriter, manger, se vêtir. Ce dernier point me turlupine depuis que j'ai lu que c'était une des plus grandes difficultés pendant la seconde guerre mondiale. D'où faire venir les vêtements que nous ne fabriquons plus ?
Ou même le tissu ? Les Chinois ne pourront pas toujours pratiquer des prix aussi bas, que ce soit parce qu'ils devront réévaluer leur monnaie ou à cause du pic pétrolier.
Faut-il stocker des rouleaux de tissu et des aiguilles ?