Je crois que l'état d'esprit, tout du moins son approche, on en parle tout le temps et pas spécifiquement dans une section particulière, enfin, si dans la section urbaine on en parle plus et pourquoi ? Tout bètement parce que l'exutoire "matos", ben il est pas épais ( ben oui en ville on se ballade pas avec un sac de rando de 70 l sur le dos plein de petits bordels de maniaques qui servent à rassurer le porteur !)
Section outils coupants, on se gargarise de beaux couteaux et on a raison, y'a de bien belles choses, mais on se rend vite compte qu'en batonnant avec un opinel N°8 ( ou un scandi

), on a toutes les chances de le pêter et de se retrouver sans l'outil coupant ( qui a ses limites, mais qui coupe !). Donc en clair on réfléchit au préalable et puis, pour les plus chanceux d'entre nous, il y a ceux qui vont aller vérifier, essayer, analyser : je pense notamment à la reflexion du gars qui regardait Into The WIld et qui se disait : " mais il est fou, avec ses bottes ! Mais casse-toi de ton bus ! Le con , c'est sûr il va crever !". Ce n'est pas tant ce qu'il disait qui est important, mais qu'il fasse l'analyse de ce qui se passait à l'écran.
De même, tous les posts édités sont source d'enseignement et aident amha à se construire un "mindset". Tout du moins pour les gars et les filles qui s'accrochent à ce forum ( dont on ne dira jamais assez l'utilité !).
Dans telle ou telle situation, après avoir lu, discuté il y aura des choses qui reviendront, qui nous aurons émus, pour lesquelles ont se sera engueulé, qu'on aura appris. Ce sera le rôle du souvenir et de la restitution de l'apprentissage ( qui peut se faire même devant un clavier, si,si, tout du moins en terme de manière d'aborder les choses).
En fait je crois que ce qui est véritablement important c'est que l'on garde une "empreinte" et peu importe laquelle, l'important c'est qu'elle soit là. C'est à partir de là que l'on pourra choisir divers modes pour sa propre construction avec les moyens dont chacun dispose.
Pour l'un se sera "la petite voix" qui lui dit : " ça chie, va pas plus loin !", là le gars s'arrète et reflechit, en même temps il "casse" la spirale de la surenchère des emmerdements à venir, le reste va suivre.
Quand à l'inné, je me méfie de ce concept là, on aurait vite fait de déraper vers des concepts élitiste ( sans même le vouloir !) Je crois que nous avons tous le même potentiel à survivre, mais que nous n'en avons pas tous conscience, ou tout du moins que certains d'entre-nous ( nos contemporains, pas forcément les copains du forum hein ) peuvent être tellement innibés qu'il sont incapables de réagir, tout du moins dans la phase aigue quand un pb survient.
Dans les camps, je ne crois pas qu'il y eut des spécialistes de la survie, en revanche il y a eu des gens qui ont trouvé les mécanismes pour survivre que ce soit la haine, l'orgueil ou la lacheté ou la ténacité, peu importe. Ces gens là ont trouvé leur propre mode de fonctionnement pour continuer à avoir L'Envie de Vivre...
L'envie et l'entêtement : "Non, je vais pas crever, pas comme ça..... et je vais me bagarrer, m'auront pas..." Je crois que la seule différence c'est celle-là. Il n'y a qu'à se donner comme exemple ce gars qui à perdu deux fois sa famille ( Juif du ghetto de Varsovie), la première dans les camps, la seconde dans un incendie ( me rappelle plus son nom). Ce type là n'était pas spécialement un "survivor" ou un commando. Il avait envie de continuer, tout bêtement.
Je pense que pour "coucher" un mec comme ça ( qui
veut avoir envie à la limite), mis à part une balle dans la tête ( et encore faudra pas le louper !), rien ni personne ne peut y arriver...
J'aime ce sujet !