Selon mes souvenirs de petite fille, la première fois que j'ai posé des questions sur les déchets qui voyagent dans la mer, c'est après avoir assisté sur une plage de la Mer du Nord à l'agonie d'un immense goéland qui avait avalé un sac plastique (qui pendait encore un peu par son beau bec). Il était grand, encore tout chaud, il savait faire ce dont je rêvais (voler et jouer avec le vent et les embruns), et il souffrait beaucoup. J'ai appris ce jour là que les choses peuvent aller très mal, et que l'on ne peut pas toujours tout réparer, même avec la meilleure volonté du monde. Et la volonté, j'en avais vraiement! Je m'en souviens encore. Mais cela n'a pas servi.
Après ce jour de début de vacances, je me souviens que les plages étaient pleines de déchets. Et le soir il fallait nettoyer les pieds avec du beurre, et finir avec des solvents qui puaient. J'ai harcelé mes parents de questions (je savais poser des questions vraiment, vraiement pas faciles!) et il me semble que ce fut un des tournants pour une vie plus respectueuse vis à vis l'environnement pour toute la famille. Rien de tel qu'une môme triste pour pointer du doigt toutes les failles de comportement.
Depuis j'ai beaucoup lu sur les courants marins et les voyages des déchets dans les océans. Et sur les animeaux marins qui en sont victime en les confondant avec de la nourriture. J'ai même participé à des actions de nettoyage de la côte méditérannéenne quand je faisais de la plongée.
Mais je n'avais pas encore pas vu ça ... !Un septième continent, composé de déchets plastiques qui tournent en spirale, et qui s'agglomèrent et se compactent sur une épaisseur estimée déjà à près de 30 mètres de profondeur. Le plastique ne se dégrade pas, mais se fragmente en morceaux plus petits, devenant toujours plus dangeureux pour les animaux qui le consomment par erreur. Et ces plastiques sont chargés de polluants et de métaux lourds.
The great Pacific Garbage Patch - wikipediaLe septième continent - wikipediaVu l'importance et la gravité de cette pollution, je n'en reviens pas de n'en avoir entendu parler que récemment.
Sur le site de la fondation
Algalita Marine Research Found, un document intéressant (en anglais) en téléchargement:
AMRF's White Paper on Pelagic Plastics.