Tout va déjà dépendre de ce que tu cherches à faire après, et si tu veux/dois récupérer le support en bon état. Certaines méthodes de révélation vont être incompatible avec d'autres études sur le support considéré, ou avec la bonne conservation de ce support. Ensuite, le choix de la méthode va dépendre du matériau sur laquelle est posée ton empreinte, de l'état de la surface, de l'âge supposé de l'empreinte, et enfin sur ce que tu veux faire de l'empreinte révélée.
Cela fait beaucoup de paramètres, et au final il faut jongler entre les choix les moins mauvais possibles (y compris en tenant compte des risques selon la méthode choisie).

Les empreintes latentes "déposées" sont constituées d'un dépôt de produits de sécrétion des glandes eccrines, sebacées et apocrines (mélange complexe et variable d'acides gras, d'acides aminés, d'acides organiques et d'un peu de protéines), et d'un dépot de contaminants (poussières, graisses, encre, sang). Ces dépôts vieillissent à des vitesses variables et selon les conditions. Les empreintes latentes peuvent aussi être "moulées" dans un support ductile, ou par soulèvement d'un support adhésif (comme les empreintes sur le coté collant du scotch).
1 => Il y a des méthodes qui ne modifient rien: photographie.
2 => Il y a des méthodes qui modifient l'empreinte latente, en augmentant son contraste, sans détruire le support: par example, étaler une poudre fortement contrastée, avec l'effet que l'empreinte devient moins précise, voir plus précise du tout. Selon le support et la poudre choisie, le nettoyage peut ne pas être évident.
3 => Il y a des méthodes qui modifient et l'empreinte, et le support: techniques chimiques pour la révélation sur les supports absorbants comme les papiers, par exemple.
La technique de fixation des empreintes aux vapeurs de cyanoacrylates est un peu entre les méthodes 2 et 3. Les vapeurs de la colle polymérisent en présence d'eau et de certaines des substances présentes dans l'empreinte latente, et forment un dépôt blanc. C'est un technique souvent moins sensible que d'autres, mais facile à utiliser et qui fonctionne sur une variété de surfaces (mais pas sur la plupart des matériaux poreux). Le contraste doit ensuite souvent être amélioré, avec des poudres ou des colorants.

MAIS les vapeurs sont toxiques, et réagissent avec la peau et les muqueuses. La chambre d'exposition dans laquelle les vapeurs vont s'accumuler doit fonctionner avec un extracteur d'air, les mains (et avant-bras!) doivent être protégés avec des gants, et des solutions de lavage des yeux doivent être prêtes.
Si tu veux juste avoir une image, commence par essayer d'obtenir une photographie.
Sur un support lisse et réfléchissante (carte de crédit, métal, verre), la lumière va être réfléchie avec un angle égal à l'angle d'incidence. Tandis que les dépôts formant l'empreinte latente vont diffuser la lumière. Selon les conditions déclairage, on peut optimiser la différence de contraste entre la surface et l'empreinte latente, et ainsi obtenir soit une empreinte foncée sur fond plus clair, soit l'inverse. En bref, c'est la démarche inverse des photographes d'objets brillants, qui font tout pour que ni empreintes ni défauts de surface n'apparaissent sur leur photo.
Idéalement, pour qui trouve un miroir semi réfléchissant, on peut faire une photo avec réflexion spéculaire. Cette technique de photo permet de révéler les détails et défauts d'une surface réfléchissante (et non transparante).
CSI c'est bien, mais la vraie vie c'est mieux!