A moins que notre ami Bison soit lui même l'auteur de cette exploit
Pas moi mon cher, mais bien un certain
Neil Williams, voici bien longtemps en Zlin ... Voir "Aerobatics".
Bon, ce n'était pas une rupture franche ... juste une aile qui se pliait. Pour les détails :
Communication dans Flight Magazine.
En gros, pour les non spécialistes : au cours d'un entraînement en vue des championats du monde de voltige, l'aile gauche de son avion "craque" (elle se replie vers le haut d'au moins 45°).
- Réaction "réflexe" : annuler les contraintes.
- Analyse rapide de la situation, passage en vol inversé (vol sur le dos) pour inverser les contraintes. L'aile se remet plus ou moins en place.
- Problèmes d'alimentation en carburant : analyse et solution.
- Retour vers le terrain et "approche" en vol dos.
- Serrage des ceintures "à deux mains" (elles sont déjà très serrées en voltige, surtout la ceinture abdominale) tout en pilotant avec les genoux.
- Remise à plat en dernière seconde, atterrissage sur le ventre,
- Position "survie" dans le cockpit".
- "Même pas mal!"

So british :
"
having also collected some semblance of breath and composure I returned to the aircraft ..."
Question "survival mindset" : il a su utiliser tout ce que son avion pouvait lui donner, improviser, garder un sang-froid extraordinaire et lutter jusqu'au bout.
Bref, un très gros stress, même pour un chamion de voltige, mais les réflexes éduqués ont joué, et son cerveau a continué à fonctionner. Chapeau bas!
Une chose tout à fait remarquable : il s'est souvenu d'un précédent "incident" analogue ralaté dans le milieu des pilotes de voltige de haut niveau, et a compris que ce qui lui arrivait, c'était juste un autre point de fixation de l'aile qui lachait, et il a donc agi en conséquence.
Il n'est pas le seul, à avoir réalisé un miracle après avoir "perdu" une partie de son avion ... Sans doute furent-il des milliers, pendant la guerre. Et plus récemment, il y a cet Airbus de DHL, frappé par un missile à Bagdad, qui s'en est sorti ... une véritable pièce d'anthologie.
Un avion, cela se pilote ...
Avec un stick, un palonnier, un ou des moteurs.
Pas avec une radio.

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PS1 : Focey, tu peux me traiter de parano parce que je préfère voler en liberté que voler "suivi". Bof ... alors tu traites aussi de parano tous ceux qui randonnent seuls, et dont on ne parle pas, car ils connaissent vachement bien leur affaire. Et apparemment tu apprécies mal ce que cette liberté apporte. A chacun son truc.
Mais tu n'es pas tout à fait impartial, pas tout à fait "honnest" quand tu dis que le seul but d'un plan de vol optionnel, c'est d'assurer les SAR ...
Les plans de vol ont aussi une autre "utilité" : justifier les services. Avec une nette tendance à les rendre quasi obligatoires. C'est vraisemblablement pour cela que les plans de vols internationaux restent obligatoires au sein de l'Europe, et même de l'espace Schengen, alors que rien, strictement rien ne le justifie.
Les services ATS en général sont aussi là pour eux-mêmes, alors, plus il y aura d'assistés, plus il y aura de pouvoir du côté de l'administration! (ATS, douane ... même combat!).
Inconsciemment sans doute, tu défends ton steack.
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Mais bon, un contrôleur pilote, c'est quand même un meilleur contrôleur, j'imagine.

Pour être un bon - un vrai - pilote, il ne te reste plus qu'à faire un stage ou deux de voltige, et ensuite un tour de France sans radio, sans plan de vol, dans un bon vieux jodel 112 ou 120. Avec des Michelin ... la carte idéale pour trouver les petits terrains! Une petite qualif de vol en montagne, aussi? (J'ai toujours regretté ...).
Je ne t'envoie pas à la mort là? (Après, tu auras les bases pour t'attaquer à l'IFR).
La météo étant ce qu'elle est, veille quand même à avoir au moins un instrument gyroscopique : ce sera ton parachute (un petit indicateur de virage suffit, électrique ou à dépression ... ). A condition de bien l'employer.
Conseil à tous : si on on perd sa visibilité vers l'avant, en étant près du sol, et si on a de quoi voler aux instruments, on "dégage" en grimpant, pas en descendant! Et on dégage quand? Tout de suite!
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PS2 : Neil Williams s'est tué en 1977, en vol à vue quelque part dans les Pyrénnées alors qu'il assurait le convoyage d'un vieil Heinkel de l'Espagne vers l'Angleterre. Son plan de vol ne l'a pas sauvé ... Je n'ai pas les détails, mais il a aussi écrit un bouquin "Airborne" qui relatait justement un précédent convoyage, je crois. Allô, Père Noël?

PS3 : 1977, nostalgie ... mes premiers "grands" convoyages sur l'Atlantique Nord et sur l'Afrique! - Avec canot, PLN, ELT et tout le fourbi requis, sans état d'âme dans ces circonstances! (Cette fois là, sur l'Afrique : deux atterrissages hors PLN, un mayday, une arrivée avec un moteur "à sec d'huile" ... et largement de quoi écrire un bouquin, moi aussi, au niveau des anecdotes!)
Edit : orthographe