Les ouvrages de Henry Plée et Fujita Saïko font en effet référence en la matière, et reposent sur les expérimentations sur prisonniers de guerre de la sinistre unité 731, donc inutile de préciser que le sentiment de "stress" était largement outrepassé pour les malheureux "marutas" ou cobayes humains devant subir d'atroces expérimentations.
Un petit compte-rendu que j'avais fait à l'époque de la diffusion sur France 2 d'un reportage sur l'unité 731 :
Petit compte-rendu du reportage sur l'unité 731 :
Le documentaire s'appuie essentiellement sur des images et des documents d'archives, ainsi que de témoignages d'anciens employés de l'unité 731.
De 1938 à la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs milliers de prisonniers de guerre de l'occupant japonais ont servi de cobayes aux médecin d'un centre tenu secret.
Aucun de ces cobayes n'est jamais ressorti vivant de l'unité 731.
Ces expérimentations scientifiques dissimulées sous des faux prétextes de prévention d'épidémies et de purification de l'eau, consistaient en fait à tester par injections sur êtres humains les virus de la peste, du typhus, du choléra, de la typhoïde.
Ce centre secret de visection et d'expérimentation utilisait également des chambres froides et des chambres à gaz à l'encontre des prisonniers.
Des anciens employés, épris de remords et de dégout, spectateurs et acteurs de ces atrocités, témoignent aujourd'hui des scénes d'horreur auxquelles il devaient faire face, ainsi que des ordres formels auxquels ils devaient obéir.
On ressent, à travers ces témoignages effroyables une certaine émotion, comme de la culpabilité et un besoin de se confier, de parler enfin.
Ces anciens employés de l'unité 731 ont travaillé sur des scénes de reconstitutions en terre cuite, ont établi des croquis pour que cette partie de l'histoire du japon ne sombre pas dans l'oubli.
A l'origine de cette unité, ce fut l'invasion de la mandchourie en 1931.
Les ultranationalistes japonais sont ensuite obsédés par la menace soviétique et décident de contribuer à la fabrication d'armes chimiques et bactériologiques.
Les dirigeants militaires japonais souhaitaient faire de la maladie une arme dévastatrice et silencieuse, et pour ce faire, n'hésitaient pas à recruter du personnel dans les meilleures unités de médecine du japon.
Trois à cinq milles prisonniers chinois, russes, mandchous, coréens, et probablement américains serviront de cobayes avant d'être brulés.
Ces cobayes appelés vulgairement "bûches" par leur bourreaux geoliers, les militaires et les scientifiques, subissaient des brutalités en cas de révolte s'il refusaient les injections de virus, ils n'avaient aucune chance de survie.
Les recruteurs de cobayes pour l'unité 731,constitués par des membres de la police militaire, recevaient quand à eux des avantages en terme de primes ou de perspective de carrière. Il leur était demandé de recruter des cobayes en considération de spécificités telle que le sexe, l' âge...
Les batiments de ce sîte d'expérimentation ultra-secret s'étendaient sur plusieurs hectares, les complexes réservés à la détention des prisonniers étaient pourvus de dispositifs déclencheurs de gazs toxiques, permettant de venir à bout d'une révolte éventuelle.
D'aprés les témoignages, certains employés malencontreusement contaminés par les virus utilisés, devenaient cobayes à leur tour, car il était impossible de les soigner à l'extérieur du centre, par crainte d'en divulguer l'existence et de trahir le secret !
En 1942, l'unité 731 utilise des rats en quantité importante dans ses laboratoires.
Ces rats sont contaminés avec le virus de la peste, puis ils sont mis en contact avec des puces qui, elles mêmes, sont ensuite utilisées comme des armes pour répandre la peste sur des théatres de guerre.
Afin de vérifier l'efficacité de ces bombardements de puces, des cobayes humains en nombre sont solidement attachés en cercle, à découvert, puis subissent les effets de bombes larguées par l'escadrille de l'unité 731.
Un de ces pilotes restitue l'une de ces missions, où pour lui, il ne s'agissait que de bombes lachées sur des cibles. Rien de plus !
Les cobayes prisonniers humains servaient également à entrainer les médecins japonais novices à la chirurgie militaire, les récits des médecins et assistants sont accablants d'attrocités.
Aprés le bombardement du 6 août 1945, lorsque l'URSS envahie la Mandchourie, le 8 août 1945, la destruction totale de l'unité 731 est
décidée.
Lors de la phase de d'offensive de l'armée Russe, l'unité 731 est détruite, les prisonniers gazés et brulés, le sîte "nettoyé".
S'ensuit le bombardement du 9 août 1945
Le 11 août 1945, l'escadrille 731 lache des bombes sur le sîte.
Le 14 août au soir, l'unité 731 est déserte et les employés fuient vers la corée par la voie ferroviaire, se réfugiant ensuite au japon ou dans des temples complices.
Le 15 août 1945, l'empereur déclare la fin dela guerre...
Le procés des criminels de guerre japonais dura trente et et mois, et aucun des dirigeants de l'unité 731 ne fut inquiété.
La vesion officielle de ces expérimentations fut la prévention des épidémies et la purification de l'eau.
Actuellement, il existe un musée, avec scénes reconstituées de personnages en cire.
Le sîte devrait être prochainement classé au patrimone mondial.
Compte-rendu suite au reportage de la série documentaire Contre-courant, diffusée le 29/07/2005 sur France 2, "Kizu, les fantômes de l'unité 731", de Serge Viallet.