De nos jours, pratiquer un sport est un besoin essentiel dont les bienfaits ne sont plus à prouver.
Six millions de personnes pratiquent une activité physique dans un cadre associatif.
Parmis ceux-ci, certains choisissent les arts martiaux qui leurs permettent de se construire tant physiquement que moralement.
Au sein des nombreux styles offerts au futur pratiquant apparaît un style de karaté Okinawaien originaire de chine ; le UECHI-RYU.
HISTORIQUE DU UECHI-RYU
LES ORIGINES DU STYLE
Kanbun Uechi a appris ce karaté en chine au temple central dans la province de Fukien durant 13 ans (1897-1910). Le nom chinois pour ce karaté est le Pangai-noon. Quand Kanbun décède en 1948, ses étudiants ont renommé ce style en UECHI-RYU (ryu est le mot japonais pour école). Kanbun étudie ce style sous la tutelle du maître SHU-SHI-WA qui était connu pour être un très grand maître et un excellent professeur.
En 1906, sur les conseils de son maître, Kanbun ouvre une école de pangai-noon dans la région de NANJING. Kanbun Uechi enseignera pendant 3 ans, ce qui est un honneur rare pour un étranger.
En 1909, une querelle éclate entre paysans. Au cours de ce combat l’élève de Kanbun Uechi tue l’adversaire avec une technique fatale. Blâmé et tourmenté par le fait d’enseigner un art qui, employé à mauvais escient, peut être meurtrier, Kanbun décide d’arrêter l’enseignement et rentre à Okinawa en 1910.
KANBUN UECHI se maria et devint fermier dans le nord de l’île près de Naha. Durant ces années, la vie de Kanbun est méconnue. Le temps passant, un ami de kanbun ayant pratiqué avec lui en chine, vint à Okinawa pour des raisons commerciales. Ce dernier essaya de faire reprendre l’enseignement à Kanbun mais sans succès. Son ami se trouva malgré lui confronté à un professeur de karaté de Naha. Il remporta ce combat et fut défié par de nombreux autres professeurs, mais aucun n’a pu le battre. Après cela, de nombreuses personnes vinrent le voir et lui demandèrent de leur enseigner ce style de karaté redoutable. MR GOKENKEIN, l’ami en question, leur dit qu’il possède un très grand maître, qu’il vit à Okinawa et qu’il était un grand expert en chine.
C’est ainsi que la réputation de Kanbun grandit mais jamais personne ne l’avait vu pratiquer. Alors il reçut de nombreuses visites pour enseigner mais il leur expliqua qu’ils s’étaient trompés et qu’il y avait erreur sur la personne. Finalement les gens confrontèrent KANBUN et MR GOKENKEIN. Ainsi, il ne pu nier l’histoire mais refusa de parler de karaté ou bien de montrer un kata.
Finalement Kanbun partit vivre au japon à Wakayama en 1924 et ouvrit son dojo en 1925, devant l’insistance tenace des habitants qui subissaient des menaces mafieuses. Ses élèves étaient principalement des okinawaiens comme lui. Il enseigna à Wakayama jusqu’en 1947.
C’est en 1926 qu’arrive, d’Okinawa, Kanei, âgé alors de dix sept ans, afin de recevoir l’enseignement de son père pour lui succéder à la tête de l’école située à Futenma. Il est important de noter que la transmission de l’école UECHI-RYU est un cas unique dans l’histoire du karaté okinawaïen puisqu' à l’heure actuelle, elle en est à la troisième génération de la famille Uechi. Il y a de forte chance à penser que ce sera le fils aîné de kanmeï, l’actuel soke de l’école, qui prendra sa suite à la tête de celle-ci.
En 1942, KANEI débute l’enseignement à NAGO au nord d’OKINAWA. En 1948 KANBUN décède et KANEI prend la tête de l’école. En 1949, il arrive au dojo de FUTENMA (dojo central du UECHI-RYU).
DATES PRINCIPALES
1877 : Kanbun Uechi naît à Okinawa
1897 : Kanbun part pour la Chine, pour apprendre les arts du combat chinois et éviter le Service militaire
1906 : Kanbun commence à enseigner en Chine
1910 : Kanbun retourne à Okinawa et arrête l’enseignement
1911 : Kanei Uechi naît à Okinawa
1926 : Kanbun Uechi part pour le Japon, à WAKAYAMA et commence à enseigner dans ce pays
1927 : Kaneï Uechi commence à apprendre le karaté avec son père
1940 : Kaneï Uechi enseigne au Japon
1942 : Kaneï retourne à Okinawa et enseigne a NAGO
1945 : Les élèves d’autres styles de karaté demande à Kaneï de devenir leur senseï en lui construisant un dojo
1947 : Kanbun Uechi vit dans les îles Ishima d’ Okinawa et enseigne a un petit groupe d’élèves
1948: le 25 novembre : Kanbun meurt a Okinawa
1949 : ouverture du dojo FUTENMA
1967 : KANEI a 56 ans et est nomme 10eme dan par la nation karaté do rengokai
1975 : KANEI est nommé président de la zen okinawa karaté do renmei a 64 ans
1991 : décès de KANEI à 81 ans
Depuis le décès de ce dernier, c’est son fils Kanmei qui a repris la tête de l’école.
L’école au niveau numérique est la plus importante à Okinawa ainsi qu’aux USA où elle s’est implantée depuis le début des années soixante par l’intermédiaire de Georges Mattson. En France, le style est minoritaire mais commence à se développer par l’intermédiaire de Shimabukuro sensei et Takayasu Takemi. Mais on trouve aussi des dojos en Belgique, en Suisse, en Espagne avec KUNO, en Allemagne, en Italie, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie et en Grande Bretagne avec OTTO Wayne.
Le UECHI-RYU est représenté par trois animaux.
C’est son héritage chinois, le dragon « ryu », le tigre « tora », et la grue blanche « tsuru ».
La corrélation, entre les mouvements et les stratégies de combats des animaux que l’on trouve dans les katas, n’est pas toujours évidente. Elle est souvent insaisissable et vague.
Chaque kata ne représente pas un animal, mais ces trois animaux sont représentés dans les trois katas de Pangaï Noon, soit par extension dans les huit katas du UECHI-RYU.
Le dragon est reconnu par la respiration forte et par l’utilisation de la griffe du dragon pour attraper conjointement avec les blocages et les mouvements de jambes.
Le tigre est représenté par la tension dynamique des muscles durant les katas. Ainsi on passe de la contraction au relâchement tel un félin qui chasse et se déplace. SHOKEN et SOKUSEN sont appelés les dents du tigre en comparaison aux dommages qu’ils peuvent produire. HIRAKEN est également appelé le poing du tigre car la main ressemble à une patte de tigre qui attaque.
La grue blanche se montre plus par ses positions hautes. TSURU dachi, la position sur une jambe enseigne l’équilibre et la grâce. EN UECHI-RYU, le fait de lever une jambe est utilisé pour des blocages de coups de pieds.
Les blocages circulaires (mawashi uke) représentent les mouvements d’ailes d’oiseau. Les techniques de piques, quand à elles, peuvent être assimilées à une attaque par un bec d’oiseau, comme NUKITE et KOKEN.
ORIGINE DES ASPECTS MAJEURS DU KARATÉ UECHI-RYU
Vous pourrez trouver ici un récapitulatif des aspects techniques du UECHI-RYU :
TECHNIQUE ORIGINE DATES D’ORIGINE
SANCHIN CHINE INCONNUE
SEISAN CHINE INCONNUE
SANSEIRYU CHINE INCONNUE
DURCISSEMENTS DES MAINS CHINE INCONNUE
COMBAT CHINE INCONNUE
DURCISSEMENT DES BRAS CHINE INCONNUE
UTILISATIONS DES JARRES CHINE INCONNUE
SEISAN BUNKAI KANEI UECHI 1948
KOTAE KITAЇ (BRAS …) KANEI UECHI 1948-1960
MAKIWARA OKINAWA INCONNUE
COMBAT LIBRE STYLE KANEI UECHI 1948-À NOS JOURS
UECHI-RYU
DURCISSEMENT COMPLET KANEI UECHI 1960-A NOS JOURS
DU CORPS
KUMITE 1 KANEI UECHI 1956
JU IPPON KUMITE KANEI UECHI 1965
KANSHIWA KANEI UECHI 1956
KANSHIWA-BUNKAI KANEI UECHI 1956
DAINI SEISAN KANEI UECHI 1956
SEIRUI KANEI UECHI 1950
KANCHIN KANEI UECHI 1960
KYU KUMITE KANEI UECHI 1973
EQUIPEMENTS DE LA PRATIQUE
DESCRIPTION DU DOJO
Tous les dojos sont uniques et correspondent aux goûts de celui qui l’a créé.
Il est bon cependant que ce dernier possède un tatami bien que cela ne soit absolument pas nécessaire. Le dojo peut être d’une taille conséquente, plus de 100 mètres carrés ou bien d’une taille plus modeste environ 50 mètres carrés.
Les dojos, en France, appartiennent, pour la plupart aux communes, qui mettent ainsi ces derniers au service de l’association sportive. Ils répondent pour la plupart aux normes exigées par la loi sur le sport de 1984.
Les dojos possèdent tous un MAKIWARA pour le durcissement des diverses armes naturelles du corps (poings, pieds, coudes, extrémités des doigts…)
Dojo d’AZAY-LE-RIDEAU
EQUIPEMENT DU PRATIQUANT
L’équipement du pratiquant du UECHI-RYU est identique à celui des autres styles de karaté tel que le shotokan. Il se compose d’un karaté gi et d’une ceinture de couleur allant du blanc au noir.
LES FONDAMENTAUX
LE SALUT :
Le salut s’effectue au début et à la fin de chaque cours.
Les élèves sont en ligne par ordre des ceintures, le plus gradé à droite, face au Sensei. Le Sensei est face à eux. Il ordonne de se mettre en seiza puis mokuso (méditation de 1 à 3 minutes) et demande trois saluts successifs : shinza ni, sensei ni et otoga ni qui se font en s’inclinant vers l’avant en position de seisa en posant les mains jointes vers le sol.
Enfin le sensei se relève en premier puis demande aux élèves de se relever en prononçant kiritsu.
Le cours commence avec l’échauffement.
L' ECHAUFFEMENT :
Vous trouverez ici un échauffement typique et traditionnel du karaté UECHI-RYU appelé aussi hodjo undo.
Il dure entre 15 et 20 minutes. Pour les débutants il est bon d’insister sur les dix premier.
Puis au fur et à mesure de la progression, le professeur pourra incorporer la suite.
Voici l’échauffement :
1. Uechi sakio ageru undo (pivot de la cheville)
2. Kagato o ageru undo (décoller le talon)
3. Uechi o mawasu undo (cercle avec le pied)
4. Hiza mawasu undo (génuflexion circulaire)
5. Ashi mae yoko undo (étirement de la jambe)
6. Ashi uchi nanameni abery undo (lancer de la jambe)
7. Taio mae ni taosu undo (étirement de la jambe)
8. Koshino nenten (étirement des abdos et fessiers)
9. Udeo mae yoko shitani nobasu undo (étirements des bras)
10. Kubi no undo (assouplissement de la nuque)
11. Sokuto geri (coups de pied latéral)
12. Shomen geri (coups de pied de face)
13. Furi zuki (coup de poing circulaire)
14. Hazuki uke hira zuki (blocage-contre attaque exercice 1)
15. Shomen zuki (blocage-contre attaque exercice 2)
16. Soto uke shuto uchi ura uchi shoken nuki (idem exercice 3)
17. Higi zuki (coups de coude)
18. Tenshin zensoku geri (pivot et contre attaque avec la jambe avant)
19. Tenshin shoken niku (pivot et contre attaque avec le poing)
20. Shomen hagiki (pas avec pique des doigts aux yeux)
21. Koino shippo uchi (blocage de la queue de poisson)
22. Shinko kiu (profonde respiration)
L’échauffement du numéro 11 au numéro 22 correspond au kihons en karaté shotokan.
LES KATAS :
Le style UECHI-RYU compte huit katas qui sont :
-1: SANCHIN
-2: KANSHIWA
-3: KANSHU ou DAINI SEISAN
-4: SEICHIN
-5: SEISAN
-6: SEIRYU
-7: KANCHIN
-8: SANSEIRYU
SANCHIN est le kata de base de l’école.
Il repose sur le contrôle de la respiration et facilite le travail de la force interne.
LES POSITIONS
1 HEISOKU DACHI Pieds joints, du talon aux orteils
2 MUSUBI DACHI Talons joints, mais orteils écartés
(pour saluer)
3 HACHIJI DACHI Talons sur la même ligne, écartés de la largeur des épaules, orteils vers l’extérieur (position yoi).
4 HEIKO DACHI Talons sur la même ligne, pieds écartés parallèles
5 TIJI DACHI (SHO)
ou HIDARI SHIZENTAI (WA) Pied gauche avance sur la ligne du talon droit,
position en « T ».
6 ZEN KUTSU
DACHI Position vers l’avant.
Le genou avant, très fléchi, est à la verticale des orteils. La jambe arrière est tendue, pied tourné à 45° vers l’avant. Les pieds sont écartés de la largeur des hanches. On est face à l’adversaire. En UECHI-RYU, bien qu’enraciné, on est un peu plus haut que les autres styles de karaté
7 KO KUTSU
DACHI
Position vers l’arrière. Le pied avant est sur une ligne perpendiculaire au pied arrière et passant par le talon arrière. Le genou avant est un peu fléchi, le genou arrière très plié. On est de profil par rapport à l’adversaire.
En UECHI-RYU on est face à l’adversaire
8 NEKOASHI
DACHI Position vers l’arrière, dites du « chat ». Le genou arrière est très plié mais dirigé vers l’avant, ainsi que le genou avant. Les pieds sont plus rapprochés et le talon avant est très levé. On est face à l’adversaire
9 KIBA DACHI Position équilibrée sur les deux pieds, dite du « cavalier de fer ». Les pieds sont parallèles et les genoux très pliés. Le buste est bien droit. On est de profil par rapport à l’adversaire. On ne l’utilise pas en UECHI-RYU
10 SHIKO DACHI
Même position que la précédente mais les pieds sont tournés vers l’extérieur
Les positions en karaté UECHI-RYU sont les mêmes que dans les autres disciplines, cependant quelques modifications sont à souligner ci-dessous :
11 SANCHIN DACHI Position stable et équilibrée dite du « sablier ». Le pied avant est orienté vers l’intérieur à 30°, le pied arrière est lui bien droit, orienté vers l’avant. Les genoux sont pliés de façon à protéger l’aine. Les pieds sont écartés de la largeur des hanches. Le talon du pied avant est sur la même ligne que les orteils du pied arrière. C’est la position principale du style
12 TSURU DACHI C’est la position de la grue blanche. Il suffit de lever une jambe en protection.
LES COUPS DE UECHI-RYU
EXPLICATIF :
Nous allons voir ensemble les techniques de combat que nous trouvons dans le UECHI-RYU. Ce chapitre sera composé de la description des coups de poings, des pieds, des coudes, des genoux, des projections et de leurs zones d’impact privilégiées.
Pardon d’avance pour les techniques que je vais probablement omettre mais je ferais en sorte que ce panel, non exhaustif, soit assez représentatif de l’arsenal que possède le UECHI-RYU, alors que ce dernier privilégie le travail à mains ouvertes.
Les cibles désignées ne le sont qu'à titre indicatif, liberté est laissée au pratiquant de finaliser la portée de son geste.
NIVEAUX de TRAVAIL :
Il existe aussi dans ce style de karaté trois niveaux de travail :
-Gédan : En dessous de la ceinture, niveau bas.
-Chudan : Au dessus de la ceinture, jusqu’au-dessous de l’épaule, niveau moyen.
-Jodan : Au-dessus de l’épaule, niveau haut.
LES COUPS DE POINGS
Dénomination Technique Cible Illustration
a BOSHIKEN Coup donné directement avec le pouce replié sur la paume de la main Menton, orbites oculaires, sillon labio nasal, tempes, oreilles, gorge
b NUKITE Coup donné avec les doigts tendus comme un fer de lance Yeux, gorge, abdomen, côtes flottantes, aine, testicules
c SHOKEN ZUKI Coup donné en faisant ressortir la troisième phalange de l’index lors d’un zuki Visage,
plexus solaire, abdomen
d SEIKEN ZUKI Coup donné avec le poing bien serré avec le pouce sur les deuxièmes phalanges de l’index et du majeur Menton,
orbites oculaires, nez, plexus solaire, abdomen
e FURI ZUKI Coup donné comme un crochet en boxe, en gardant le corps bien de face Visage, tempes, menton, mâchoires, oreilles
f TETSUI Coup donné avec le poing en forme de marteau Visage,
tempes, clavicules
g URA KEN Coup donné avec le revers de la main composé des kentos avec un effet de fouet. En UECHI-RYU ce coup est donne à la verticale Nez,
yeux,
bouche
h HIRA KEN Coup donné avec l’extrémité des premières phalanges Côtes flottantes, les côtes,
sillon labio nasal
LES COUPS DE PIEDS
Les techniques de jambes peuvent se travailler de deux façons :
-Kékomi : Pénétrant, défonçant (avec les orteils).
-Keagé : Remontant, fouetté.
a MAE GERI Coup de pied direct donné avec les orteils ou le dessous du pied. Appelle sokusen geri en UECHI-RYU Menton,
visage, aine, genoux,
abdomen
b YOKO GERI Coup de pied de coté exécuté avec le tranchant externe du pied (sokuto geri dans le style UECHI-RYU, on ne passe pas la hanche) Menton,
visage, aine, genoux,
abdomen
c MAWASHI GERI Coup de pied circulaire fouetté exécuté avec le coup de pied (haisoku) Tête,
épaules,
tronc et les jambes
d URA MAWASHI GERI Coup de pied circulaire exécuté avec le dessous du pied en effectuant un pivot de 180° par l’extérieur Tempes,
oreilles, cou,
mâchoire, menton,
tête
e USHIRO GERI Coup de pied direct pénétrant arrière exécuté avec le talon après un pivot de 180° sur l’extérieur Abdomen
f KAKATO GERI Coup de pied écrasant haut exécuté avec le talon Tête,
épaules,
plexus
g MIKASUKI GERI Coup de pied en croissant de lune exécuté avec la face interne du pied (teisoku) Tête,
bras (Le rendu ne peut pas être fixé sur une photo)
LES COUPS DE COUDES
C’est une technique puissante au corps à corps. Il faut que l’angle formé par le coude soit le plus aigu possible pour plus d’efficacité
Les cibles seront pour la plupart la tête et le sternum. C’est pourquoi, pour les coups de coudes, je ne donnerai que les noms.
a MAE EMPI Coup de coude remontant direct Nez,
visage,
plexus
b MAWASHI EMPI Coup de coude circulaire Tempe,
visage,
côtes
c YOKO EMPI Coup de coude direct sur le coté Tempe,
visage,
côtes et plexus
d USHIRO EMPI Coup de coude direct vers l’arrière Menton,
plexus
e OTOSHI EMPI Coup de coude descendant Crâne,
nez
f USHIRO MAWASHI EMPI Coup de coude circulaire vers l’arrière Tête
LES COUPS DE GENOUX
Les coups de genoux en UECHI-RYU ont souvent lieu après une saisie. C’est pourquoi nous ne verrons que les principaux car les autres ne sont que des variantes.
a ITTSUI GERI Coup de genou direct remontant Tête,
aine
b MAWASHI IZA GERI Coup de genou circulaire Genoux,
tête,
cotes
LES BLOCAGES
Les blocages, en UECHI-RYU, sont les mêmes qu’en SHOTOKAN ou les autres styles de karaté. Mais le style possède tout de même des blocages typiques.
Ces blocages sont :
a AGE UKE Blocage remontant de l’extérieur de l’avant bras
b GEDAN BARAI Blocage balayant bas de l’intérieur vers l’extérieur, exécuté avec le tranchant interne de l’avant bras En UECHI-RYU on l’appelle HARAЇ UKE
c SOTO UKE Blocage de l’extérieur vers l’intérieur exécuté avec la face interne de l’avant bras, coude fléchi pour offrir une plus grande surface de blocage
d UCHI UKE Blocage de l’intérieur vers l’extérieur exécuté avec la face interne de l’avant bras, coude plié pour offrir une plus grande surface de blocage.
e SUKUI UKE Parade enroulante de l’intérieur vers l'extérieur
f JUJI UKE Blocage des deux bras en croix
g HAISHU UKE Blocage du dos de la main
h KAKIWAKE UKE Blocage ou dégagement des deux bras de l’intérieur vers l’extérieur. Bras croisés devant la poitrine pour l’arme, coudes pliés, paume vers le sol, mains à hauteur des épaules à l’arrivée
i TEISHO UKE Blocage vers l’intérieur de la paume de la main
j WA UKE blocage typique en UECHI-RYU, effectué en demi lune de l’intérieur vers l’extérieur. Avec la face externe de l’avant bras et en même temps l’autre bras bloque de l’épaule opposée, avec le coude plié à l’autre épaule. On peut ensuite frapper à l’épaule et à l’abdomen
k MAWASHI UKE Blocage effectué en forme de cercle de l’intérieur vers l’extérieur avec le bras tendu, puis plié au dernier moment
Les blocages en UECHI-RYU sont effectués dans le but de casser le membre adverse, d’où la présence du renforcement qui attaque mais on peut aussi sans servir juste pour dévier la trajectoire sans mettre de force. C est ce qu’on appelait avant en chine le « dur souple » pour désigner qu’il fallait savoir s’adapter à toute les situations, pouvoir bloquer avec force ou bien esquiver avec aisance.
En effet le blocage le plus utilisé en UECHI-RYU est mawashi uke, blocage souple pour attraper et frapper très durement.
LES KATAS
DÉFINITION :
Le style UECHI-RYU compte huit katas.
Le style au début n’en comptait que trois, issus de la Chine. Ces trois katas commencent avec le pied gauche devant en premier. Ceux qui ont été rajoutés par les successeurs commencent à droite. SANCHIN est le kata de base du UECHI-RYU. Il est le plus simple et le plus compliqué à la fois. En effet ce kata possède toutes les clés pour comprendre les autres katas. Il est aussi un kata de méditation pour fortifier son corps de l’intérieur par une respiration adaptée proche du CHI-KUNG.
LES KATAS :
Les huit katas sont :
-SANCHIN
-KANSHIWA
-KANSHU OU DAINI SEISAN
-SEICHIN
-SEISAN
-SEIRYU
-KANCHIN
-SANSEIRYU
Les trois katas de base, issus de la Chine, sont :
-SANCHIN
-SEISAN
-SANSEIRYU
Ce sont des katas très courts et très explosifs. Ils doivent être effectués avec KIME et conviction sans oublier la respiration qui joue un rôle très important dans ce style de karaté.
La respiration s’effectue ainsi, on inspire par le nez et on expire par la bouche sans l’ouvrir en effectuant un « tsst » bref. On ne respire pas lors d’un coup pour éviter tout relâchement.
LES BUNKAЇS
KANSHIWA BUNKAЇ :
Ce BUNKAI, comme pour tous les katas, est une série d’applications de mouvement. Ce ne sont pas des mouvements codifiés et « gravés dans la pierre » mais ce sont des mouvements standards que maître KANEI UECHI avait choisis et préférés aux autres. Ce sont des applications très réalistes pour des démonstrations et qui peuvent être effectués avec vitesse et force. Il est préférable de réaliser ce BUNKAI avec quatre élèves qui attaqueront rapidement et avec conviction, ce qui donnera l’impression à TORI d’être attaqué par plus d’un adversaire.
Ce BUNKAI peut être appris en même temps que le kata. Au début les attaques se feront lentement et calmement pour permettre au débutant de travailler proprement ces techniques. Plus l’élève progresse, plus les techniques seront réalistes et puissantes. On peut dans le cadre de la progression travailler les attaques hors distance, pour travailler avec force et vitesse, mais cela ne doit pas être une habitude. Il faut aussi penser au « KIAI » pendant les attaques et les contre-attaques. Les attaques peuvent se suivre ou bien avoir un petit temps entre chaque. C’est le réalisme qui est la clé de chaque bunkais. Les attaques peuvent avoir différentes distances et différentes forces. Il faut que le BUNKAI soit vivant.
Plus tard, quand ces mouvements sont bien appris, on peut travailler avec ses propres mouvements bases sur la compréhension des mouvements de KANSHIWA. On respectera toujours l’embusen du kata. S’il n’y a qu’un attaquant, il jouera le rôle des trois, plus lentement mais avec réalisme.
Voici la description du BUNKAI :
1 Le défenseur est encerclé sur trois cotés (droite, gauche et devant). Il se tient en kamae. L’attaquant situé sur sa gauche attaque avec oi tsuki jodan avec le bras droit. Le défenseur pivote et bloque avec mawashi uke avec le bras gauche et frappe avec le poing droit au plexus
2 Une fois le coup de poing donné, l’attaquant situé derrière lui attaque avec oi tsuki chudan avec le bras droit. Le défenseur pivote et bloque avec mawashi uke avec le bras droit et frappe avec le poing gauche aux côtes flottantes.
3 Une fois le contre effectué, l’attaquant situé devant attaque avec oi tsuki chudan avec le bras droit. Le défenseur pivote et bloque avec mawashi uke du bras gauche et contre avec un rapide coup de poing au visage.
4 Les attaquants vont reformer des attaques proches du kata. Dans l’application actuelle le premier attaquant attaque kisami tsuki avec le pied droit devant, le défenseur effectue un pas glisse vers l’arrière et bloque en sanchin avec mawashi uke bras droit. Il effectue ensuite sokuto geri dans les côtes.
5 Le deuxième attaquant réalise aussi kisami tsuki avec la jambe droite. Le défenseur se décale à droite et effectue mawashi uke avec le bras gauche et un sokuto geri avec la jambe gauche, dans l’abdomen.
6 Le troisième attaquant fait semblant d’attaquer avec un bâton au niveau de la tête en avançant le pied droit. Le défenseur rentre dans l’attaque en bloquant en mawashi uke au niveau du coude, avec le bras gauche et tire vers le bas en réalisent un coup de coude au niveau du menton et un ura Ken donné à la verticale sur le nez.
7 L'attaquant effectue un oi tsuki chudan, le défenseur bloque avec un mawashi uke avec le bras gauche. L’attaquant continue avec gyaku tsuki, le défenseur, sans bouger, baisse le bras de l’attaquant avec harai uke et frappe dans l’instant en ura ken dans le nez.
8 L’attaquant qui suit attaque avec oi tsuki chudan à droite. Le défenseur bloque à l’intérieur avec mawashi uke avec le bras gauche pour effectuer un mae geri avec la jambe gauche. L’attaquant sort vite du coup de pied en reculant le pied droit pour se remettre en position de combat.
9 Le défenseur, en posant le pied gauche après mae geri, jaillit vers l’avant en pas glissé pour attraper le bras gauche de l’attaquant et le baisser pour frapper en ippon ken dans la carotide ou au plexus.
10 Le même attaquant effectue oi tsuki avec la main droite. Le défenseur maintient la main de l’attaquant en prise avec ses mains comme à la fin kata. Ainsi il peut effectuer un mae geri.
SEISAN BUKAI :
Pour ce BUNKAI, il n’existe aucune règle établie. L’embusen du kata doit être respecté.
KANBUN UECHI n’a jamais expliqué les mouvements de ce kata aux élèves qui ne connaissaient pas le kata SANSEIRYU. Il aimait discuter avec ses élèves les plus avancés pour les applications que l’on pouvait trouver. Durant ces cours, il n’expliquait jamais ce qu’il démontrait afin que ses élèves trouvent par eux-mêmes et comprennent ce qu’il leur enseignait.
Pour travailler ce BUNKAI, on peut utiliser différentes techniques. On peut morceler le kata, faire section par section, ligne par ligne, avec plusieurs attaquants ou en entier.
C’est un BUNKAI, qui, effectué par des élèves avancés, est très spectaculaire en démonstration.
LES TECHNIQUES COMPLEMENTAIRES
Les blocages, très durs, que l’on utilise en UECHI-RYU imposent un entraînement typique. Pour ne pas se blesser quand on effectue une parade et provoquer une blessure sur les membres de celui qui nous attaque. On s’endurcit avec un conditionnement qui pourrait être celui-ci.
L’ENDURCISSEMENT : KOTAE KITAÏ
L’endurcissement, tant au niveau du ventre que des membres, sert à comprendre les coups et à s’enraciner dans les katas. C’est une partie du UECHI-RYU qu’il ne faut pas négliger.
Je vais vous présenter ce que nous pratiquons mais chaque style possède son entraînement et ses astuces pour s’endurcir et pratiquer leur style pleinement.
1. Coup dans l’estomac :
Un partenaire se place en sanchin et l’autre frappe avec le poing droit dans l’estomac.
2. Coup de pied dans l’estomac :
Un partenaire se place en sanchin, l’autre se place sur le coté et lui tient le bras droit pour avoir une bonne assise et frapper correctement. Ensuite il effectue des mawashi geri dans l’estomac en respectant l’endurance de celui qui reçoit les coups.
3. Différents blocages :
Pour effectuer ces blocages, l’attaquant frappe avec conviction mais reste dans sa dernière position pendant que le défenseur bloque avec force, que ce soit en age uke, en gedan barai etc.…
COMBINAISONS de TECHNIQUES :
En UECHI-RYU, on trouve aussi une petite combinaison qui facilite grandement l’entraînement pour l’endurcissement. Une fois que chacun la connaît il peut l’effectuer sans que le professeur explique à chaque fois l’ordre à respecter.
1. Les partenaires se font face en SHIKO DACHI puis effectuent ura gedan barai alternativement avec le bras droit et le bras gauche pour provoquer un choc entre leurs deux avant bras.
2. Sans remonter, ils effectuent en même temps ura gedan barai, uchi ude uke et gedan barai pour choquer respectivement le dessus de l’avant bras, le coté interne et le coté externe.
3. Un des partenaires ne remonte pas, l’autre se place en sanchin. Celui qui est en shiko dachi lève les deux bras comme pour jodan age uke et reste ainsi. Celui qui est en sanchin frappe de la main droite et de la main gauche en shuto sur les avant bras en variant les endroits où il frappe.
4. Les deux partenaires se font face en sanchin. Celui qui est à droite frappe en avançant en oi tsuki chudan. Le défenseur recule, bloque le bras en uchi ude uke, sans perdre le contact, il fait mawashi uke avec l’autre bras et frappe en tetsui avec l’autre bras de nouveau libre.
5. Les deux partenaires se font face en sanchin puis se frappent chacun leur tour quatre fois en coup de poings. Deux coups dans les pectoraux et deux coups dans le ventre seront effectués par l’un et l’autre.
6. Les deux partenaires se font face en sanchin puis frappent en mawashi geri avec la jambe arrière sur la jambe avant adverse et se remettent en position.
Cette petite combinaison de techniques se réalise souvent après avoir fait les katas lorsqu' on est épuisés physiquement et mentalement pour se forcer à se dépasser.
Ils existent aussi d’autres méthodes pour s’endurcir comme le sac de frappe très lourd. Tous les coups de pied sont réalisés avec force. On peut aussi donner des coups de poings mais il y a risques de blessures au poignet et aux métacarpes.
Une utilisation détournée trouve sa place dans l’entraînement. C’est l’utilisation des jarres lestées. On pratique les katas, surtout sanchin avec la respiration, en tenant les jarres par les doigts et le pouce devant soi, les épaules basses. Plus on progresse, plus on charge les jarres.
Le MAKIWARA est aussi utilisé pour se renforcer. Il tient une place importante dans la pratique du karaté traditionnel. Son usage tend malheureusement à disparaître. Pourtant son usage permet de corriger beaucoup de défauts et d’améliorer grandement ses coups.
LE COMBAT
Le combat tient un rôle important dans le style UECHI-RYU. Il revêt différentes formes qui trouvent leur place dans la compétition et le jyu kumite.
Les compétitions possèdent un grand nombre de règles qui ne trouvent pas leur place dans ce devoir. Je vais plus m’attarder sur les différences avec les compétitions de Karaté organisées par la fédération en France. Ce sont tout d’abord des compétitions au K-O sauf que les coups de poings au visage, à l’instar du shotokan, doivent être contrôlés. De plus, on a le droit d’accrocher pour frapper et faucher. Il n’y a pas de mitaines de combat. On peut utiliser les coudes et les genoux. On ne doit pas frapper les articulations du genou de face. Il n’y a pas de catégories de poids.
En gardant une liberté totale dans les attaques et les défenses, on reste proche de l’esprit martial.
Le jyu kumite est très important pour nous, on pourrait le qualifier de combat libre. C’est un héritage de l’époque de KANBUN UECHI où on ne s’attachait qu’à la valeur pratique de l’enseignement reçu. Il fallait être efficace à tout prix. Pour cela l’usage du jyu kumite était incontournable. Mais cela restait extrêmement dangereux. C’est dans cette optique que le renforcement s’est tellement développé dans cette école. A l’époque, c’était une question de vie ou de mort dans un contexte dangereux et sauvage. La notion de voie est une idée moderne qui vise à l’amélioration de la société par celle des individus, grâce à l’éducation physique et morale propre à chaque « DO ». Le UECHI-RYU a ainsi connu des changements. De nos jours, il est plus important de former des jeunes bien dans leur corps et leur tête. La notion de kokoro est très présente.
La pratique conduit l’esprit à une élévation.
L’entraînement de tous les jours au dojo avec seulement SANCHIN et le combat libre constitue toutefois un horizon trop monotone pour les pratiquants actuels.
voili voilou
C'est un bout du memoire que j'avais presenté a la ffkama.
Il manque des photos :-[mais elle n'ont plus de format sur mon pc
pour les modos si il faut mettre de l'ordre vous etes les bienvenus.
desolé si ce fut austere a lire, c'est bon premier et ne demande que a progresser.
a+
quelques petits liens:
http://www.youtube.com/watch?v=e95Hb_ZGPUI&feature=relatedhttp://www.youtube.com/watch?v=Ou1IBVO8Y40http://www.youtube.com/watch?v=YBb6PUbgycYa+